Finalement, le candidat patriote soutenu par le RN sera Serge Federbusch


Finalement, le candidat patriote soutenu par le RN sera Serge Federbusch

Une confusion évitée de justesse: c’est finalement Serge Federbusch qui sera le candidat du Rassemblement National (RN) aux élections municipales à Paris, et non Jean Messiha qui avait évoqué l’hypothèse d’une candidature. Pourra-t-il détrôner Anne Hidalgo ? Entretien.
https://fr.sputniknews.com/france/201909111042079566-s-federbusch-a-paris-le-rouleau-compresseur-en-marche-cest-plutot-un-rouleau-comprime/

Jean Messiha, membre du bureau national du Rassemblement national (RN), avait annoncé au mois d’août envisager une candidature aux élections municipales à Paris. Le Bureau exécutif du parti a tranché: ce sera Serge Federbusch, le président de l’association «Aimer Paris», qui partira défier Anne Hidalgo aux élections du printemps 2020 avec le soutien du RN. Un pari difficile pour l’ancien conseiller du maire et ancien directeur général de la Société d’économie mixte du Centre de Paris.

Sputnik France: le RN vous a donc officiellement adoubé, êtes-vous soulagé?

Serge Federbusch: «Je n’ai jamais été véritablement inquiet, ce n’est pas dans ma nature, et il faut rester serein en politique. Je continue de penser que l’union fait la force, que l’ouverture est une bonne chose dans une ville comme Paris, où le contexte politique est difficile, largement déterminé par des considérations clientélistes ou une idéologie écologiste contre-productive, qui conduit à prendre des décisions contraires à l’environnement. La pollution recule partout grâce aux nouveaux carburants, à la voiture électrique, etc. sauf à Paris, tout simplement parce que Hidalgo créé des embouteillages dantesques et multiplie des effets de com’, des effets d’annonce.»

Sputnik France: Alors Jean Messiha va-t-il rejoindre votre équipe?

Serge Federbusch: «[Jean Messiha] n’avait jamais manifesté, avant cet épisode du mois d’août, un intérêt pour les questions de la ville de Paris. Je trouvais assez étonnant cette aventure en solitaire: une élection municipale, ce n’est pas une élection présidentielle uninominale à un ou deux tours! C’est un scrutin de liste: il faut plus de 500 candidats dans 17 circonscriptions! Tout cela ne se fait pas en claquant des doigts. Il ne m’a pas appelé, pour l’instant, il n’en est pas question et malgré tout, ce n’est pas une élection à deux, c’est une élection à 540!

On va vite oublier cet épisode que je considérais comme un peu inutile. Maintenant, nous sommes en ordre de bataille: je suis soutenu de manière très claire par le RN, ils seront tout à fait partie prenante dans la coalition qu’“Aimer Paris” va présenter aux municipales. Je crois que nous attirerons aussi les électeurs des Républicains dépités par le chaos dans leurs rangs –où certains vont à la gamelle macroniste, comme Pierre-Yves Bournazel [positionné au centre-droit, celui-ci a notamment proposé aux “candidats de ‘l’arc progressiste’ un débat sur le fond, sur les idées, pour permettre aux Parisiens de se réapproprier l’élection”, ndlr]. Nous, nous serons droits dans nos bottes, avec des propos très clairs: ni Hidalgo ni Macron, avec des propositions sur la sécurité, la circulation, la pollution.»

«Nous voulons créer des conseils de sécurité de quartier.»

Sputnik France: Alors, par exemple, une proposition sur la sécurité? Rappelons au passage que l’insécurité inquiète de plus en plus à Paris, avec par exemple une augmentation de 37% des vols à la tire entre 2018 et 2019.

Serge Federbusch: «Nous voulons créer des conseils de sécurité de quartier. La police municipale travaillera avec les riverains, les syndicats de copropriété, les associations de propriétaires, pour organiser des rondes citoyennes, pour que les petites crapules locales, qui sont souvent identifiées, soient encore mieux surveillées et mises hors d’état de nuire. Les gens, en particulier les femmes, doivent pouvoir sortir le soir tranquillement dans leur quartier. On aura une politique qui s’appuiera sur une osmose entre la police municipale et les riverains. Ce sera une forme innovante, mais qui rejoint des formes ancestrales de protection des citoyens, par exemple aux Pays-Bas, pour retrouver cet état d’esprit des défenses citoyenne des libertés, pour que cela ne repose pas uniquement sur la police, à qui les citoyens délèguent finalement la sécurité, ce qui n’est jamais très bon.»

«Anne Hidalgo, c’est autre chose, c’est un adversaire beaucoup plus coriace que toutes les marionnettes agitées par Macron sur la scène parisienne.»

Sputnik France: En face de vous, il y a le rouleau compresseur de la République En Marche, mais aussi Rachida Dati…

Serge Federbusch: «Le rouleau compresseur en marche? C’est plutôt un rouleau comprimé! Entre Benjamin Griveaux qui incarne le mépris et Cédric Villani qui ne connaît rien à la crise du logement à Paris, je suis assez serein: s’ils vont jusqu’au bout, ils feront entre 5 et 7% chacun! Anne Hidalgo, c’est autre chose, c’est un adversaire beaucoup plus coriace que toutes les marionnettes agitées par Macron sur la scène parisienne. Elle a un véritable appareil clientéliste, la sortir de la mairie sera la vraie difficulté. Je pense que les électeurs LR nous rejoindront, car nous sommes les seuls à incarner les valeurs qui leur tiennent à cœur.»

Vous attendiez le programme logement de #Villani ?
Le voici.

— Ian Brossat (@IanBrossat) September 6, 2019

​Sputnik France: Le Rassemblement national n’a atteint que 6,3% aux dernières élections municipales, est-ce vraiment un atout de partir en campagne avec eux, alors que le parti semble privilégier la défense de la «France périphérique» plutôt que celle de la métropole?

Serge Federbusch: «D’abord, 6,3%, ce n’est pas rien, loin de là! Ils ont des militants, des valeurs qui méritent d’être portées à Paris. C’est utile dans une dynamique qui nous permet de dépasser la barre des 10%, le seuil nécessaire pour se maintenir au deuxième tour. Il y aura deux listes à ces élections: la liste “Aimer Paris” et toutes les autres, qui vont toutes ânonner des inepties pseudo-écologistes. Hidalgo c’est mère écolo, Villani ce sera le super maire écolo, les écolos sont écolos, etc. Nous serons les seuls à dire des choses claires et concrètes: par exemple, créer des parkings dans Paris! Personne n’osera le dire ni proposer de rouvrir la circulation en semaine sur la rive droite parce que c’est le chaos dans le centre. Nos adversaires seront huit contre un, mais huit à se partager un électorat et nous serons seuls de l’autre côté. Pour ce qui est de LR, je ne sais même pas s’ils parviendront à labelliser des candidats, ce qui n’est pas une mince affaire dans l’état où ils se trouvent. “Aimer Paris” incarne la seule véritable alternative possible à Hidalgo.»

Print Friendly, PDF & Email
Print Friendly, PDF & Email



Marcher sur des oeufs

Au crépuscule de ma vie, je flâne sur les chemins de la connaissance qui me ravit. Musique, histoire, religion, tout ce qui fait l'homme et tout ce que fait l'homme me passionne.


2 thoughts on “Finalement, le candidat patriote soutenu par le RN sera Serge Federbusch

  1. AvatarJoël

    Quand même courageux le gars.
    Récupérer une telle fosse à purin fait passer les écuries d’Augias pour une crotte de mouche.
    Je ne sais pas s’il se rend bien compte de ce qui l’attend s’il est élu.

  2. SarisseSarisse

    Jean Messiha doit viser un destin national, Paris n’est plus un tremplin , comme du temps de Chirac.
    La France périphérique doit encercler Paris et les grandes villes boboïsées, et encercler par la même occasion leurs banlieues (banlieues qui leur fournissent mains d’oeuvre mais aussi milices, comme le cas d’un Benalla et l’encadrement très arabo-musulman du sommet de cette élite le montre , mais pas le garde-manger!)
    C’est par le ventre que cette périphérie peut l’emporter.
    La France périphérique regroupe le noyau central de la nation, des agriculteurs (ce que l’on appelle plus explicitement des » paysans »), des néo-ruraux et d’anciens citadins qui ont fuit ces banlieues ethniques , multiculturelles et multiconflictues et devenues invivables.
    Tout n’est pas perdu, la France Périphérique peut devenir si elle se regroupe et se mobilise (comme les Gilets Jaunes) , la Grande Armée , au sens politique, qui peut renverser le cours des événements.
    Après tout, c’est un peu comme à Covadonga avec des paysansvbasques et des asturiens, mais aussi pendant la dernière guerre , c’est bien par la périphérie qu’on a libéré des nations sur des plages à l’Ouest et de grandes plaines glacéescà l’Est.
    Qui encercle qui? ce sont des Alésia avec des assiégeants qui peuvent à leur tour se retrouver assiégés.

Comments are closed.