Finlande : un système éducatif hors du commun, mais un pays tellement différent de la France…


Finlande : un système éducatif hors du commun, mais un pays tellement différent de la France…

Elles ne sont Greta qu’en apparence. Ouf…

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La Finlande étonne et pas uniquement de par la qualité de ses pilotes F1 et rallye. Le PISA – Programme international pour le suivi des acquis des élèves – place régulièrement les élèves finnois sur le podium mondial. À la veille de la rentrée scolaire de nos chers petits cancres dont les cocardiers sont les plus appréciés, un petit tour d’horizon est le bienvenu.

Le PISA évalue les compétences des écoliers en maths, sciences et compréhension à l’écrit. Estoniens et Finnois premiers Européens en culottes courtes. L’Allemagne oscille autour de la 15ème place, la France de la 25ème. Les pays du bloc arabo-musulman terminent en tête mais uniquement si vous inversez le classement. Normal, le Coran n’apprend qu’à compter jusqu’à 114 (sourates)

La Finlande obtient son indépendance le 6 décembre 1917. Pays autrefois essentiellement agricole, l’éducation est devenue au fil des décennies une priorité absolue des gouvernements. Aujourd’hui, l’enseignement est le premier secteur d’investissement et la pédagogie s’y est hissée au niveau d’une croyance. Là-bas, l’instituteur c’est un peu le curé du Moyen-Âge.

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Le système pédagogique finnois est assez singulier. L’Agence Nationale de l’Éducation prépare les programmes transmis aux écoles. La particularité, c’est que l’enseignant dispose d’une large autonomie pour l’appliquer selon ses propres méthodes. Il n’y a ni audit externe ni contrôle, tout est basé sur la confiance État-corps professoral et le sens des responsabilités du directeur d’école.

On y développe de plus en plus les compétences individuelles de l’écolier au détriment de la connaissance brute. L’approche cognitive est holistique et favorise l’interactivité entre plusieurs domaines. On apprend comment apprendre et penser de manière critique plutôt que de se concentrer sur la biologie ou l’histoire proprement dite(s)

La politique n’a pas droit d’entrée à l’école, zéro tolérance, ce qui est loin d’être le cas du Groupe Višegrad où le national-patriotisme a fait son retour en force au sein des manuels d’histoire, cela a ses plus et ses moins et j’y reviendrai. Au sein des écoles publiques, pas de religion, pas de croix mais des cours de morale et de religions comparées. Par contre les écoles luthériennes dispensent toujours la foi.

En Finlande, le métier d’instituteur est estimé et valorisé financièrement. Le prof débute sa carrière à 3.000 € net environ et la prestation d’heures supplémentaires lui fait déjà dépasser le revenu moyen national. En Finlande, vous êtes instit, vous êtes quelqu’un (confirmé par l’une de mes relations en vadrouille permanente à Helsinki)

Leena Liusvaara ne rate pas le wagon de la globalisation

Leena Liusvaara, directrice d’école primaire à Helsinki, 500 étudiants environ

  • « J’apprends aux écoliers à affronter globalisation et numérisation. Le monde change et notre petite nation n’y pourra rien changer »
  • « Mes élèves sont Finlandais mais il sont avant tout citoyens du monde »
  • « Je ne demande pas à mes étudiants de connaître par cœur le nom des oiseaux peuplant le parc de l’école, ils obtiennent cela en un instant via Google. Je leur apprends à comprendre les problèmes et à trouver les outils nécessaires pour les résoudre collectivement »

Contexte en deux mots

  • La Finlande est très homogène ethniquement et compte un peu moins de 6 millions d’habitants.
  • Le suédois y est assez répandu et les deux voisins vivent en belle harmonie.
  • En 2017, les migrants furent par ordre décroissant russes, somaliens et irakiens.
  • Le pays compte un petit pourcent de musulmans, pas de quoi réveiller un RN.

Et la France ?

Il y a certainement matière à réflexion mais France n’est pas Finlande. Quand vous naissez Français, un devoir vous incombe presque automatiquement et vous pend à la tétine : l’entretien et la transmission de l’héritage culturel français, à véhiculer sur le long sentier de la vie.

Dans tous les domaines, la France se suffit bien plus à elle-même que la Finlande. Autant celle-ci ne peut survivre que grâce à son ouverture au monde, autant celle-là peut se permettre une approche plus nationale de l’enseignement et, n’ayons pas peur des mots, plus identitaire. Un contremarquage tricolore de chaque classe me paraît la moindre des choses. Et au garde-à-vous à l’entrée du prof !

Si je devais transplanter en France une et une seule des qualités finnoises précitées, j’opterais pour la revalorisation du métier. Et sur la lancée, celle du métier d’agriculteur. L’Europe est devenue à ce point imbue de sa personne qu’elle n’a même plus conscience de la provenance de sa pitance quotidienne. A-gri-cul-ture, bande d’idiots ! Pire encore, nos terres arables deviennent arabes.

Le classement ci-dessous pourrait faire rougir de honte certains Français mais il y a lieu de bleuir-blanchir-rougir de fierté face à l’apport historique de la France en la matière. Et de se poser une question qui se déduit du classement sans qu’elle ne soit exposée publiquement pour cause de bien-pensance : comment se fait-il que les nations les plus homogènes tiennent le haut de l’affiche ? La corrélation me paraît assez évidente mais il est de ces explications qui font bâtons dans les roues de la pétrolette Avia.

Classement PISA

Le classement PISA, c’est comme le classement FIFA : sans être d’une fiabilité totale, c’est une bonne photographie générale de l’état de forme des participants.

Bonne place du Vietnam mais pour rappel 0,1% de musulmans…

https://www.linternaute.com/actualite/education/1310839-pisa-2019-combien-de-points-obtient-la-france/#classement-pisa

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Richard Mil

Belge passionné de sciences humaines, amoureux de la culture française, gaulliste, athée, partage totalement les convictions de l’initiative citoyenne Résistance Républicaine


5 thoughts on “Finlande : un système éducatif hors du commun, mais un pays tellement différent de la France…

  1. Charles Martel 02Charles Martel 02

    Allez, on est très bien partis, encore un petit effort et grâce à des pourris comme Macron et Blanquer la France se rapprochera très vite de la tête du classement……, du classement inversé, cela va sans dire..

  2. Avatarjeanne

    Greta est un beau prénom ancien qui vient de Margarethe . il est à nouveau à la mode .
    Et pas toutes les petites Greta ont l’air ….et des tresses….etc etc etc ….en résumé il y a des Greta qui sont de formidables petites fille ou petits bouts de femmes ! qu’on se le dise !

  3. Jean-Paul Saint-MarcJean-Paul Saint-Marc

    Comme enseignant, je me suis attaché à comprendre le système finlandais !

    La première partie de l’enseignement regroupe l’équivalent du préparatoire, du primaire et du collège dans une école de base.
    L’Etat définit les objectifs mais n’impose pas de méthode ni de programme, mais des vérifications s’effectuent à divers moments. Aux enseignants d’adopter la meilleure méthode !
    Les écoles sont en réalité sous la responsabilité des maires qui recrutent en fonction des moyens attribués par l’Etat selon une procédure à moyens globaux constants (on se doute que les demandent sont motivées, surveillées et discutées…).
    Les redoublements sont réduits à minima.
    Dès qu’un élève est en difficulté dans un groupe ou une classe, il en est retiré et pris en main pour sa mise à niveau… Le système est coûteux a priori mais récupération par des classes qui ne sont pas ralenties.
    Dire que le système est celui d’une école unique où tous les élèves reçoivent strictement le même enseignement est un idéal qui ne tient pas compte de capacités individuelles inégales. A la sortie de l’école de base (vers 15 ans), certains s’orientent vers des lycées, d’autres vers du technique, d’autres vers le professionnel et quelques 7% sont « perdus » ce qui en gros le pourcentage des gosses en difficultés lourdes.
    Certains demandent à redoubler la dernière année pour entrer dans un établissement visé et un peu difficile à obtenir…

    Ce qui est camouflé en France, les lycées ont leurs orientations et CHOISISSENT leurs élèves, ce n’est pas un droit pour les élèves !
    Les élèves au cours de leur scolarité lycéenne doivent obtenir un nombre défini de modules de niveaux différents pour avoir leur « BAC ». Suivant les niveaux et la nature des modules ils peuvent postuler pour telle ou telle formation universitaire. Les universités les plus demandées imposent des concours !

    Comme quoi, tout est différent de la France !

    Depuis l’évaluation PISA qui vit la Finlande en tête, la Finlande a baissé très relativement. D’une part sous l’assaut si j’ose dire des asiatiques, mais aussi parce que les petits finlandais ont pris la grosse tête, se prenant pour des petits princes… Il y a 9 ans, il était noté dans le rapport global que les deux pays où les classes étaient les plus perturbées étaient la Finlande et la … France !

  4. AvatarJonathan

    « Mes élèves sont Finlandais mais ils sont avant tout citoyens du monde ».

    Si c’est cela que les profs finlandais apprennent à leurs élèves, alors non seulement l’enseignement dans ce pays n’est pas meilleur que chez nous, mais la Finlande a pris le train de la mondialisation et son sort est scellé.

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