Chaque cellule de la prison de Condé-sur-Sarthe est équipée d’un téléphone fixe… y compris celle de Mérah


Chaque cellule de la prison de Condé-sur-Sarthe est équipée d’un téléphone fixe… y compris celle de Mérah

.

Les 187 détenus peuvent désormais passer des coups de fil 24 heures sur 24. Ce qui fait grincer les dents des syndicats. Car un seul agent est dédié à l’écoute de ces conversations.

Mise à jour 12H00 :

Le quartier de prise en charge de la radicalisation en est pourvu. D’après le syndicat FO Pénitentiaire, Abdelkader Merah, le frère de Mohamed Merah, transféré à la prison de Condé-sur-Sarthe début août a, par exemple, accès au téléphone dans sa cellule.

source :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/orne/alencon/telephones-cellules-passent-mal-prison-conde-sarthe-1712509.html

.

Ce mois de juillet 2019, moins de six mois après l’attentat perpétré au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe, des cabines téléphoniques ont été installées dans chaque cellule de la prison « la plus sécuritaire » de France. Une décision de la ministre de la Justice afin de contrer l’usage des portables.

Astuce technique : ils peuvent transférer leurs appels sur d’autres numéros cachés !

Mais cette nouvelle mesure heurte le syndicat Force Ouvrière. « Jusqu’à présent, il y avait des cabines téléphoniques dans les cours de promenades et les unités d’hébergement. Les détenus pouvaient téléphoner sur le créneau 7 h/19 h, nous avions donc les moyens d’écouter en temps réel », souligne un responsable FO local.

Car la cabine téléphonique n’a évidemment rien en commun avec la ligne fixe d’un particulier. D’abord, le détenu ne peut pas recevoir d’appels. Pour en passer, il doit faire enregistrer des numéros après de l’Administration pénitentiaire en fournissant les factures qui attestent qu’ils appartiennent bien aux personnes visées. Quand le numéro est enregistré, le détenu peut alors le composer depuis sa cabine. Et sa communication est déduite du forfait qu’il a souscrit (de 10 € à 100 €).

Aussi, désormais, avec une cabine dans chaque cellule, « les détenus peuvent téléphoner 24 heures sur 24 ! Et les agents d’écoute n’arrivent plus à suivre compte tenu du nombre pharaonique d’appels passés », dénonce Force Ouvrière, dans un communiqué.

D’autant qu’un maximum d’appels auraient lieu le soir et la nuit, « quand il n’y a plus d’écoute », signale le responsable local FO. « Quand l’agent prend son poste le matin, il doit donc écouter toutes les conversations de la nuit ! Certaines durent parfois 1 h 30 ! C’est ingérable. Ce qui fait que nous avons parfois jusqu’à 48 heures de décalage ! », peste le surveillant non sans signaler qu’aux quartiers d’isolement et disciplinaire (QI et QD), « les profils sont inquiétants, on ne peut donc pas avoir tout le temps 48 heures de retard ! »

Par ailleurs, selon le syndicat FO :

« Les détenus arrivent à effectuer des manipulations interdites leur permettant de transférer des appels et de faire des conférences ! Ils composent bien le numéro enregistré par l’Administration et à l’autre bout, la personne transfert sur un autre numéro sans que l’on sache à qui il appartient ! »

« Il faut deux agents à la téléphonie »

Depuis un mois, FO « fait remonter à la direction que le nouveau logiciel d’écoute ne permet plus d’écouter ni de suivre les conversations ». Le syndicat exige donc « que le matériel soit opérationnel rapidement afin de garantir la sécurité de tous ! »

Il réclame également « que le service téléphonie soit constitué de deux agents, du lundi au vendredi, et qu’une solution soit trouvée pour le week-end ».

Avant de conclure : « Devons-nous rappeler la teneur des écoutes lors de l’attentat envers nos deux collègues ? » Si le responsable local FO reconnaît que cette mesure de cabines téléphoniques dans les cellules des détenus « a été signée bien avant l’attentat », il constate que « la priorité de l’Administration est donnée aux détenus et pas aux surveillants qui, depuis le 5 mars, ne sont pas encore tous équipés de gilets pare-lames. L’Administration préfère privilégier le confort du détenu ».

Sources :

Ouest France

et actu.fr du 19 août.

 

.

Les détenus peuvent recevoir leurs proches dans une unité de vie familiale (UVF), appartement meublé de deux ou trois pièces.

Réouverture de l’UVF en septembre ?

Autre source d’inquiétude du syndicat Force Ouvrière : « la prochaine réouverture de l’Unité de Vie familiale ». Là où Michaël Chiolo et sa compagne Hanane Aboulhana s’étaient retranchés lors de l’attentat du 5 mars. Il s’agit de petits appartements dans lesquels les détenus peuvent recevoir leur famille, sur un temps limité. « Les travaux ont été effectués, elle devrait rouvrir en septembre ».

Cela, sur fond de tensions permanentes, depuis cet été, au quartier disciplinaire (QD). « Des détenus passent leur temps à maculer leurs murs d’excréments et d’urine quand ils ne les jettent pas directement sur les surveillants ! Tout cela pour obtenir leur transfert. La situation est difficile pour les agents qui doivent quotidiennement nettoyer ces cellules. »

Sur l’attentat du 5 mars, voir les articles RR :

http://resistancerepublicaine.com/2019/03/15/attaque-terroriste-a-conde-sur-sarthe-ledifiante-expertise-psychiatrique-de-michael-chiolo/

http://resistancerepublicaine.com/2019/03/06/conde-sur-sarthe-chiolo-netait-pas-a-lisolement-qui-est-responsable-belloubet-et-beaucoup-dautres/

Un article du 20 août revient sur l’établissement, un « chaudron ».

https://www.nouvelobs.com/justice/20190820.OBS17339/conde-sur-sarthe-la-prison-de-tous-les-dangers.html

Attentat terroriste en mars, prise d’otages en juin, nouvelle attaque en juillet… Ce centre pénitentiaire ultrasécurisé de l’Orne, où sont regroupés djihadistes et grands criminels, est réputé être le plus difficile de France.

Ce n’est plus une prison, c’est un chaudron. Comme si toutes les crises de l’administration pénitentiaire française s’étaient cristallisées à l’intérieur de cette énorme structure de béton posée en 2013 à côté d’Alençon (Orne). En entrant à Condé-sur-Sarthe, on tombe sur une affichette, épinglée après que deux surveillants ont été blessés, en mars, par un détenu qui a fait allégeance à l’organisation Etat islamique. La note s’adresse aux visiteurs. La moitié des prisonniers sont des djihadistes ou des radicalisés ; les autres, des criminels de droit commun. La note spécifie que les personnes « porteuses d’une tenue dissimulant le visage, même s’il n’est pas intégralement couvert, doivent [se] découvrir. A défaut, elles ne peuvent entrer dans l’établissement ».

Au risque d’excéder les familles, c’est la première fois qu’il est demandé aux femmes d’ôter leur voile pour accéder aux parloirs. Le Conseil d’Etat doit examiner dans les prochaines semaines le recours déposé par l’épouse d’un jeune djihadiste condamné à neuf ans de prison. Elle demande que soit « protégée sa liberté religieuse dans le cadre de ses visites ». Une première requête a été rejetée par le Tribunal administratif de Caen. « Il n’y a aucune discrimination : toutes les femmes sont fouillées sans exception, s’agace un surveillant, qui confie que des matériels interdits sont déjà entrés… dans des couches-culottes ! On est bien obligés de fouiller… »

Avec sa « jumelle » de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, Condé-sur-Sarthe est l’établissement le plus sécurisé de France. Ses résidents affichent un profil si particulier que le lieu échappe à la surpopulation carcérale : seulement cent quatre détenus pour près de deux cent cinquante places. Pourtant, après l’attentat terroriste de mars, il s’est surtout attiré la réputation de prison la plus dangereuse de France. Car, depuis, les incidents s’enchaînent. En juin, c’est un prisonnier condamné à une très longue peine qui s’est livré à une prise d’otages. Et, voilà quelques semaines, un détenu qui s’est jeté sur un surveillant au cri d’« Allah Akbar ».

.

Bras de fer avec les avocats sur les unités de vie familiale

Comment garantir la sécurité d’un tel établissement, tout en conservant un minimum d’humanité dans l’accueil des familles ? Un vrai casse-tête. « Dans cet établissement avec une sécurité passive et active très forte, nous échappons aux failles habituelles que sont les téléphones portables [des brouilleurs sont installés presque partout, NDLR] ou les projections d’objets par l’extérieur [les murs sont trop hauts]. Un élément venant de l’extérieur ne peut qu’être apporté par un visiteur », nous détaille le directeur de l’administration pénitentiaire, Stéphane Bredin, qui surveille Condé-sur-Sarthe comme le lait sur le feu.

Les unités de vie familiale (UVF) – ces petits logements de deux ou trois pièces créés il y a dix ans pour permettre aux prisonniers de maintenir des liens avec leurs proches – devaient être des enclaves de confiance. Elles sont désormais au centre du bras de fer entre autorités pénitentiaires et avocats.

Le 5 mars, à 9h50, c’est dans l’un des trois appartements de l’UVF que Michaël Chiolo et sa compagne Hanane Aboulhana décident de frapper. Ces deux-là ne forment un couple que depuis quelques mois. Chiolo, ancien SDF condamné à trente ans de réclusion pour la séquestration et le meurtre d’un ancien résistant décoré de la croix de guerre auquel il voulait voler 300 euros, est l’un des 1 000 délinquants de droit commun radicalisés en prison. Il a rencontré sa compagne Aboulhana par l’intermédiaire du site Mektoube.fr, « n° 1 de la rencontre destinée à la communauté maghrébine et musulmane ». Depuis, elle fait le tour de France des parloirs, au gré des différents lieux de détention de son nouvel amant, se présentant d’abord tête nue puis, progressivement, entièrement voilée…

Ce 5 mars, à l’UVF, la jeune femme, qui prétend être enceinte, appelle : elle se sent mal, veut sortir. Mais, lorsque deux surveillants accourent, elle et Chiolo frappent avec des couteaux en céramique aux cris d’« Allah Akbar ». Indétectables aux portiques de sécurité, les armes blanches étaient vraisemblablement dissimulées dans son faux ventre.

Le Raid, appelé en renfort, trouve au soir le couple retranché dans la salle de bains de l’UVF. L’épouse tient un câble électrique sortant de ses vêtements ; le mari crie qu’ils ne se rendront pas. Tous deux se jettent, couteaux à la main, sur la colonne d’assaut. Les policiers tirent. Grièvement blessé, Chiolo est à terre, un boudin de tissu beige sanglé autour du ventre. Aboulhana, qui n’était en réalité pas enceinte du tout, n’a que son câble, relié à rien. Les explosifs étaient factices. Tous deux laissent un testament, signé le jour même, revendiquant leur radicalisation et leur « volonté de combattre les mécréants ».

« Une usine à gaz »

Cet attentat terroriste, le quatrième en milieu pénitentiaire en trois ans, catalyse toutes les peurs des surveillants de prison. « L’établissement est une usine à gaz. On doit faire en avançant, mais toujours face à l’inattendu. Personne ne sait ce qu’il faut faire », décrypte le délégué local de la CGT. « Ces détenus ont fréquenté des zones de guerre. Ils sont entraînés et prêts au maniement des armes. On a peur du coup fourré », s’alarme un agent de Condé. Selon un autre, les détenus sont « manipulateurs », des « procéduriers qui ont tout compris au système ».

Nous avons eu accès aux enquêtes initiées après l’attaque. Le rapport de l’Inspection générale de la Justice commandé par la garde des Sceaux met en évidence au sein des personnels « une crainte diffuse et partagée des recours [que pourraient engager les détenus contre les surveillants]. La question des palpations que chacun s’interdit, par peur de ne pas être autorisé ou des invectives de la population pénale et des visiteurs, est à cet égard typique ».

Les investigations de la sous-direction antiterroriste, elles, mettent en lumière le rôle particulier d’« un cercle d’épouses de détenus ». L’une d’elles, installée dans l’Orne, héberge les autres femmes d’islamistes incarcérés. Ces « sœurs », comme elles se désignent elles-mêmes, se fréquentent et s’entraident au quotidien, exactement comme leurs compagnons qui occupent des cellules contiguës dans le même quartier de la prison, la « maison centrale 2 ». Cette proximité alimente le soupçon d’un réseau constitué pour chercher les failles dans la sécurité carcérale.

Juste après l’attaque de Chiolo, les surveillants, traumatisés, se sont regroupés sur le parking de l’établissement pour exprimer leur ras-le-bol et leur effroi face à ces « hauts profils ». Pendant les deux semaines de blocage de la prison par les gardiens, la température est encore montée d’un cran à l’intérieur du chaudron. Les détenus sont restés confinés vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans leurs cellules de neuf mètres carrés. Plus de sport. Plus de parloir. Plus la moindre nouvelle aux familles. Les poubelles pas ramassées. L’eau parfois coupée dans les cellules. « Des détenus se sont retrouvés seuls, isolés, sans lien autre que des surveillants équipés de casques et de boucliers », témoigne l’avocat Benoit David, qui, tout comme la présidente de la section française de l’Observatoire international des Prisons (OIP), Delphine Boesel, défend plusieurs détenus dans leurs recours contre l’administration.

Alors que tous les esprits étaient focalisés sur la menace terroriste, la crise suivante est venue d’ailleurs. Le 11 juin, alerte. Cette fois, c’est Francis Dorffer, connu comme le loup blanc par l’administration. Entré en prison à 16 ans, il en a 35 et n’est pas libérable avant… 2060. Il tente une nouvelle prise d’otages. C’est sa spécialité. Il retient deux surveillants pendant quelques heures, puis il se rend. L’affaire fait les gros titres de la presse.

Condé-sur-Sarthe : qui est Francis Dorffer, le preneur d’otages multirécidiviste ?

En interne, elle sera pourtant vite chassée par un point de crispation : les protestations lancées par quatre détenus pour obtenir leur transfert. Ils dénoncent leurs conditions de détention et mènent, indéfiniment, une guerre d’usure. D’après des témoignages recueillis par « l’Obs », ce petit groupe fabrique même, au sein du quartier disciplinaire, des « bombes » constituées d’urine et d’excréments pour les jeter vers les uniformes. Des cellules ont été incendiées. « Ils veulent nous pousser à bout », souffle un jeune surveillant.

« Une dynamique complexe »

La bataille se mène aussi sur le terrain du droit. Au printemps, les recours de deux détenus enjoignant à la garde des Sceaux de « prendre des mesures nécessaires au rétablissement normal du fonctionnement du centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe » ont été rejetés par le Conseil d’Etat. Mais la Cour européenne des Droits de l’homme devrait bientôt être saisie sur le même thème. Le défenseur des droits et le contrôleur général des lieux privatifs de liberté ont aussi été saisis. Et tout au long de ces derniers mois, des détenus ont défilé devant le Tribunal correctionnel d’Alençon, à quelques kilomètres de là, pour répondre de dégradations ou de violences.

En juillet, un prisonnier passé par plusieurs établissements des Antilles et de métropole est poursuivi pour outrage et rébellion. « J’étais énervé, j’ai peut-être postillonné », dit-il à la juge, alors qu’un surveillant affirme qu’il lui a en fait craché dessus en lançant : « Je vais bien te niquer la race. » Le tribunal se fait apporter les vidéos prises par les caméras du centre de détention. On ne distingue rien de clair à l’image. L’homme, qui accuse des groupes de surveillants de provoquer les détenus, est condamné à huit mois de prison supplémentaires.

La prison de Condé-sur-Sarthe est-elle vouée à rester un chaudron qui rend fou ? Le directeur de l’administration pénitentiaire, Stéphane Bredin, évoque une « dynamique complexe » : il doit à la fois gérer les détenus durs et des personnels à bout, tentés parfois par une sécurité maximaliste.

« Comme je l’ai dit aux personnels, notre objectif doit être de garantir leur sécurité dans l’établissement, dans le respect des droits fondamentaux et avec un projet réaliste dans la durée. »

Tous savent que plus on impose des conditions dures, plus on crée les conditions du prochain incident. Pessimiste, un surveillant de la vieille école évoque ses débuts au « Château », surnom de la vieille prison d’Alençon, à quelques kilomètres de là. L’établissement, regrette-t-il, était « vétuste, surpeuplé, mais il y avait un côté familial, humain. Quand un type montait en pression et allait commettre une agression, on le voyait venir. Là, ça arrive d’un coup. On est ciblé pour rien. Juste pour ce que l’on est ».

Comme pour lui donner raison, un nouvel incident a encore éclaté à Condé, le 30 juillet. Lors de la distribution du repas du soir, un détenu s’est précipité sur un surveillant avec un crayon taillé en pointe, en criant « Allah Akbar ». Le détenu a immédiatement été placé en quartier disciplinaire. Selon un délégué CGT, il aurait lancé : « Je vais faire ça tous les soirs, j’ai prêté allégeance à Daech [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique, NDLR] »… Une revendication qui suscite une forme d’incrédulité. Condamné pour association de malfaiteurs et vol aggravé, cet homme souffre depuis des mois de pathologies psychiatriques. Son geste donne l’impression que les plus fragiles se sont à leur tour emparés du maelström des problématiques politico-religieuses de l’établissement, et qu’ils ont décidé d’en faire un cri de guerre.

Autres articles RR sur le sujet :

http://resistancerepublicaine.com/2019/06/11/encore-une-prise-dotage-a-conde-sur-sarthe-prison-moderne-et-sure-quelle-dit-la-belloubete/

http://resistancerepublicaine.com/2019/03/06/conde-sur-sarthe-tout-sexplique-on-na-pas-le-droit-de-fouiller-les-visiteurs-des-prisons/

http://resistancerepublicaine.com/2019/03/06/conde-sur-sarthe-les-5-graves-fautes-de-ladministration-penitentiaire/

Print Friendly, PDF & Email
Print Friendly, PDF & Email



Jules Ferry

n’est pas prêt à renoncer à son mode de vie occidental. En un mot ou avec un dessin, Jules Ferry dit NON à ceux qui veulent reléguer les femmes au foyer, couvrir leur tête, rallonger leurs jupes, jeter les homosexuels du haut des tours, interdire l’alcool, limiter la liberté d’expression, bannir les caricatures religieuses, censurer les livres, codifier la tolérance…


11 thoughts on “Chaque cellule de la prison de Condé-sur-Sarthe est équipée d’un téléphone fixe… y compris celle de Mérah

  1. AvatarHellen

    Une prison c’est quoi???
    Une chose est certaine, une prison ne doit pas être une colonie de vacances, dans laquelle tout est permis…
    Il ne devrait même pas y avoir un téléphone…
    Si quoi que ce soit arrive, ou par les appels répétés régulièrement que chaque détenu peut passer, il faut mettre la Ministre de la Justice dans cette prison, dans une cellule avec les pires d’entre eux…
    La Sinistre de la Justice met tout en place pour faire en sorte que des attentats organisés à partir des prison aient lieu…
    Alors n’oublions pas celle-là, avec tous les autres, mais le jour où le paiement des actes de chacun de ces Politiques devront être payés il faudra que ces gens-là le paient par de la prison à vie, en vendant tous leurs biens acquis sur le dos du Peuple… pour payer leur prison, et pas avec caviar et homards…!!! Nous savons désormais depuis suffisamment longtemps, quel est le but affiché avec les décisions qu’ils prennent, pour pouvoir leur faire payer aussi longtemps qu’ils vivront, mais à leur frais, et non aux frais du peuple…
    Je suis écoeurée de voir où ce pays en est arrivé… et surtout écoeurée de tous ces soi-disant Politiques qui ne savent que vendre la France et les Français pour les éliminer… et rien d’autres…!!!!
    N’oublions jamais…!

  2. Charles Martel 02Charles Martel 02

    Pas belle la France pour les racailles? Il y a beaucoup de nos vieux retraités qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts qui rêveraient de chambres comme ça , mais en France macronienne une racaille vaut bien mieux qu’un retraité français qui a bossé honnêtement et payé ses impôts toute sa vie

  3. Amélie PoulainAmélie Poulain

    C’est à peine croyable de lire cela….

    Quel laxisme, ils ne se rendent pas compte que plus on accorde des avantages des psychopathes plus il y a rébellion surtout quand on les perd, c’est le contraire car il s’agit d’une forme de « renforcement positif « de leur comportement passé.

    Quel « sens » cela a-t-il ?

    Et ils ont le droit de faire des « recours » en plus ?… Quand on voit que certaines plaintes justifiées (quand elles sont prises !) ne sont même pas suivies et que les trois-quart des Français n’ont pas les moyens de se payer des recours à la Justice.

    Il y a bien sûr là l’action des avocats (payés par qui ? Déjà que leur famille est totalement prise en charge socialement pour la plupart, RSA, allocations en tous genres…) et d’autres associations diverses derrière, bien sûr (ils ont même des visites sympas en prison quand on voit la solitude des personnes âgées qui elles peuvent crever)…

    Ce qui est inhumain, c’est le traitement que subissent les surveillants pénitentiaires, le monde à l’envers comme toujours….

    Et qu’on ne me parle pas de Psychiatrie, c’est trop facile et c’est faux, ces gens-là sont des psychopathes ou des gens bien adaptés à « leur système social qui n’est pas le nôtre tout simplement, ce n’est ABSOLUMENT pas une pathologie psychiatrique.

    La seule manière d’agir avec ces assistés de tout genre, c’est d’agir par l’argent et les avantages qui doivent être « mérités » (ça donne un autre « morale ») : suppression des aides sociales (bons pour la nourriture et achats indispensables contrôlés comme avant) y compris à la famille, suppression des avantages octroyés jusqu’à ce qu’ils se tiennent correctement, relations limitées à l’essentiel, déchéance de nationalité pour ceux dont c’est possible et retour au point d’origine, recours non pris en compte (malgré les hurlements des avocats), etc….

    Quand il n’y aura plus de candidats aux postes de Surveillants Pénitentiaires, ils réfléchiront peut -être à tout ça.

    J’oubliais, que les Politiques arrêtent de mettre leur nez dans ce qui ne les regarde pas car ils n’y ont aucune compétences, c’est affaire de professionnels. L’action des avocats devrait aussi être limitée à l’essentiel, c’est-à-dire l’affaire pour laquelle le détenu est incarcéré.

    Quand on voit par exemple que lorsque la Police se déplace en Maison d’Arrêt même en phase d’enquête, elle ne peut voir le détenu si celui-ci n’en a pas envie… Idem pour les autres professionnels mandatés à l’endroit de leur affaire par les Juges d’Instruction…

    Je trouve, en France, qu’il y a plein de professionnels qui ont élargi, idéalisés pour la plupart, de façon exagérée les limites de leur action quitte à n’en même pas avoir les compétences, et donc leur pouvoir bien trop important.

    Il est temps de remettre les choses à leur place afin de re-trouver un équilibre dans notre Société.

    1. Amélie PoulainAmélie Poulain

      Excusez les nombreuses fautes de frappe, j’ai un clavier qui n’est pas facile, mais l’essentiel est compréhensible il me semble.

      Je rajoute à mon commentaire : je proposerais déjà, concernant les prises en charges des détenus et la régulation de l’ensemble, que chaque établissement établisse une Charte qui permettrait de déterminer les « rôles » et « places » et chacun (y compris des avocats), ainsi qu’où s’arrêtent les pouvoirs des uns et des autres.

  4. Amélie PoulainAmélie Poulain

    Quant aux détenus qui font le bordel manipulatoire afin d’obtenir leur transfert, cela me rappelle un exemple :

    Dans les HLM, j’avais appris que certains « cas sociaux » en logement passaient leur temps à pourrir la vie des locataires car ils souhaitaient obtenir une maison (que ces structures sociales n’ont pas manqué d’acheter un peu partout pour leurs usagers).

    En effet bien souvent, les travailleurs sociaux (autour, parfois jusqu’à 10 pour une seule famille, c’est dire le coût social en plus des aides à profusion…), optaient pour cette solution vu que dans une maison il y a moins de voisinage ou tout au moins plus éloigné, donc moins de risques de déranger.

    Ces gens avaient donc bien compris le système, dans leur perversité à toujours « tout » obtenir (et la Société marche dans ce jeu allègrement…), et l’utilisaient.

    Quand va-t-on arrêter en France de donner des avantages (récompenses ?) aux gens qui passent leur temps à foutre le bordel (voire agresser les autres) et à ne rien donner de positif d’eux-mêmes ?

    Au lieu de faire l’inverse qui serait de bon sens : « on obtient quand on mérite »….

    On aide oui, mais pas n’importe comment t le comble, au détriment des autres.

    Le monde à l’envers qui a commencé depuis bien longtemps…

    1. frejusienfrejusien

      j’approuve tous vos commentaires, c’est du bon sens,
      mais nos politichiens n’en ont plus du tout,

      et je mettrais bien la moche et bête comme gardienne de prison pendant deux semaines à la prison de Condé sur Sartre,
      je pense qu’elle n’irait pas à la fin de la première semaine, et qu’elle modifierait rapidement les règlements intérieurs

      1. Amélie PoulainAmélie Poulain

        Merci Frejusien.

        Il est vrai qu’il manque un capitaine au navire ainsi qu’une éthique bien structurée qui permettrait de ne pas aller dans n’importe quel sens.

        Normalement la Constitution et le Droit sont là pour ça… mais on voit ce que certains en font.

        Ainsi, on s’aperçoit, en France, que l’adhésion à une certaine « morale » (indispensable pour le vivre avec l’Autre) est de surface pour beaucoup car associée (confondue ?) à tort au Religieux (cf notre Histoire à ce sujet)..

        A travers la décision d’éloigner la Religion (Catholique) du Pouvoir politique (ce qui est un bien à mon sens), certains hargneux envers tout ce qui est religieux ont pris ce prétexte pour y projeter leur refus des limites, déni qui a pris forme comme un certain ancrage dans notre Société (cf le « Il est interdit d’interdire » de 1968)..

        On constate à mon sens ainsi, un certain malaise en France avec cette notion où les réactions du coup se situent dans l’extrême voire dans l’inversion.

        On oublie ainsi qu’il y a des limites « aliénantes » certes (quoique, cela permet aussi de rebondir et de se trouver, la Vie n’étant pas un paradis) mais aussi des limites « constructives » donc nécessaires à la construction même de l’être humain et à sa réalisation, voire au respect de l’un (l’agressé reconnu dans sa souffrance), tout comme de l’autre (l’agresseur dont reconnait l’acte du même coup et donc « le » reconnait)..

        .

      2. Amélie PoulainAmélie Poulain

        Il est vrai que tous ces bien-pensants changeraient d’avis si on les mettait in vivo !

        Excellente thérapie je pense.

    2. AvatarFomalo

      Le monde actuel de la « gôche » est textuellement le monde sinistre , donc le monde à l’envers.
      Aucun radotage ou commentaire soi-disant bien pensant n’empêchera cette inversion qui s’amplifie- maison individuelle des cloportes ou pas. Ce serait un pléonasme et nous sommes déjà saturés…
      « Veiller, prier, agir ,se taire » vous avez entendu parler?

  5. Avatarperpétue et Felicitas

    comment sont les prisons en CHINE ,
    en Turquie ?
    et ailleurs ….
    ici c’est F O U !
    on dit qu’on envoyait ,jadis ,au bagne des gens ui avaient volé un pain !

  6. AvatarCatherine Terrillon

    Il vaut mieux être taulard que SDF parce que le SDF n’a droit à rien : ni logement, ni nourriture, ni soins médicaux, ni téléphone, ni « unité de vie familiale ». Il peut crever dans la misère, la société s’en fout complètement. Par contre, les délinquants sont considérés comme des « victimes » (mauvaise éducation, milieu défavorisé, victimes de discrimination etc etc). On pourrait leur suggérer de commettre un délit (mineur) pour passer l’hiver au chaud ? Et si en plus ils ont le téléphone gratuit !

Comments are closed.