Ce second scrutin est donc vécu par les Turcs comme un second plébiscite contre Erdogan, d’autant plus symbolique et valeureux que ce dernier tient son pays d’une main de fer et que tous les medias sont à ses ordres, sans parler des moyens financiers et matériels dont a disposé le candidat d’Erdogan et de l’AKP, Binali Yildirim, ancien Premier Ministre d’Erdogan, d’ailleurs…

Et le camouflet est encore plus grand qu’en avril, car, si Ekrem Imamoglu l’avait emporté avec 13 000 voix d’avance sur son concurrent, cette fois c’est 700 000 !!!!

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Comment expliquer cette victoire d’Imamoglu et cette défaite d’Erdogan ?

Sans doute par plusieurs facteurs. D’abord l’indignation devant les manoeuvres d’Erdogan pour faire annuler l’élection, ensuite la crise économique et le recul sans précédent des libertés. Mais aussi, et cela devrait nous guider pour 2022, par une coalition de toutes les forces de l’opposition, qui a même reçu le soutien d’un parti pro- kurde de gauche HDP. Tous derrière un homme, Ekrem Imamoglu, et son slogan « tout ira bien ».

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Le même Ekrem Imamoglu qui pourrait bien devenir un sacré rival pour Erdogan pour la présidentielle de 2023… Erdogan a peu de marges de manoeuvre…

Et c’est une bonne nouvelle pour nous. L’islam prend l’eau de toutes parts et les salopards se voient tous, un jour ou l’autre, remis en cause par le peuple. C’est pour cela que Macron et ses copains de Bruxelles veulent tant que les nations disparaissent et que nous obéissions à des technocrates non élus et apprentis dictateurs, favorables… aux Frères musulmans.