De plus en plus d’électeurs de Mélenchon votent pour le RN


De plus en plus d’électeurs de Mélenchon votent pour le RN

Intéressant article du Parisien, qui a dû faire s’étrangler de rage le journaliste qui l’a écrit et la direction du journal. Alors ils fustigent Mélenchon fautif, selon eux, de ne pas avoir donné de consigne de vote en 2017 (qu’est-ce que ça change ? ) et l’encouragent à lutter sur le terrain contre cette très « dangereuse dérive »  mais le constat est très intéressant. Le RN serait en voie de dédiabolisation dans les territoires oubliés par la République, la France profonde qui a compris que le risque majeur était l’immigration. Cheval de bataille majeur pour toutes les élections à venir et pour l’avenir de notre pays.

Et qui pourrait faire basculer la France politiquement. Si, et seulement si, il y a coalition – et non rivalité- des opposants à Macron, Marine, Zemmour etc.

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Intéressant encore cette partition de notre pays, entre les territoires perdus de la République investis par les Aliens, les territoires oubliés de cette même République où meurent les nôtres et les grandes villes peuplées de bobos-autruches, alliés des Aliens… On y reviendra.

 

Ces Insoumis tentés par le Rassemblement national

Dans les régions désindustrialisées, l’électorat populaire de Jean-Luc Mélenchon a voté massivement pour le parti de Marine Le Pen aux européennes. Explications.

« Couvrez ce lien que je ne saurais voir ! » balaie Jean-Luc Mélenchon lorsque l’on ose évoquer une passerelle entre la France Insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN). Pourtant ! Marine Le Pen n’a-t-elle pas relevé, lors de la crise des Gilets jaunes, des « convergences » avec LFI sur les traités de libre-échange, l’opposition au travail détaché et aux privatisations, ou sur le RIC(NDLR : référendum d’initiative citoyenne) ?

« Tout nous oppose », lui a rétorqué ipso facto le leader d’extrême gauche. Et notamment l’immigration. Un terrain glissant sur lequel la France Insoumise n’hésite pas à prendre des risques « électoraux » en prônant la régularisation de tous les travailleurs sans papiers alors que le RN la combat au nom de la défense des intérêts des salariés français.

LIRE AUSSI >«La France insoumise et le RN s’adressent aux mêmes électeurs» : le constat d’un militant LFI

Même si, sur le plan national, la porosité entre les deux électorats reste très faible – en 2017, seuls 7 % des électeurs du leader Insoumis avaient déposé un bulletin FN dans l’urne au second tour de la présidentielle -, la tentation s’est parfois muée en conversion. Particulièrement dans les régions désindustrialisées, du Nord et du Grand Est, le rivage méditerranéen ou la vallée de la Garonne. Des bastions traditionnels de gauche, communistes, socialistes puis « insoumis », où le parti de Marine Le Pen réalise aujourd’hui ses meilleurs scores.

Près de 36 % des Insoumis ont « une bonne opinion du RN »

Les digues « psychologiques » s’érodent aussi peu à peu. Selon un sondage Odoxa de mai dernier, pour 58 % des sympathisants de la France insoumise, « le parti de Marine Le Pen doit être considéré comme les autres ». Un résultat en hausse par rapport aux élections régionales de 2015. Et si seuls 5 % des électeurs du Parti de gauche assuraient avoir « une bonne opinion du RN » il y a quatre ans, près de deux Insoumis sur cinq (36 %) partagent désormais ce sentiment.

Une « dédiabolisation » alimentée probablement par le jeu dangereux de plusieurs ténors de la France Insoumise. Jean-Luc Mélenchon en tête dont le refus de donner une consigne de vote, le soir du premier tour de la présidentielle, est considéré comme une erreur, voire une faute par nombre d’Insoumis. Andréa Kotarac, un élu régional LFI en Rhône-Alpes, n’a-t-il pas justifié, en mai dernier, son ralliement au RN par sa volonté de « faire barrage » à Emmanuel Macron ? « Les porosités entre LFI et RN que nous observons, là, s’incarnent », a immédiatement relevé Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, proche du chef de l’Etat.

Pour Adrien Quatennens, jeune député du Nord, considéré comme l’un des « poulains » de Mélenchon, la concurrence du RN, c’est vers l’électorat de droite qu’elle s’exerce. « Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon de 2017 se sont réfugiés dans l’abstention et, marginalement, vers les écologistes, analyse Quatennens. Beaucoup moins vers les autres partis de gauche disqualifiés par des années à la tête de certaines municipalités et par le quinquennat Hollande. Il y a une vraie colère de gens qui pensent que le vote RN leur sera plus utile. C’est un travail de fourmi que nous menons pour les convaincre du contraire », reconnaît cependant le député du Nord.

Le RN continue à creuser son sillon dans les terres populaires de cette France des « oubliés. » Entre les deux tours de la présidentielle, Marine Le Pen avait posté une vidéo sur les réseaux sociaux où elle s’adressait directement « aux sept millions d’électeurs qui ont voté pour la France insoumise ». Un vivier de taille pour son parti.

http://www.leparisien.fr/politique/ces-insoumis-tentes-par-le-rassemblement-national-18-06-2019-8095602.php#xtor=EREC-109-[NLalaune]—$%7B_id_connect_hash%7D@1

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Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques.


5 thoughts on “De plus en plus d’électeurs de Mélenchon votent pour le RN

  1. AvatarVent d'Est, Vent d'Ouest

    À mon avis LFI a copié certains thèmes du RN lors des Européennes qui, aussi loin que je m’en souvienne, c’était déjà du temps où le parti s’appelait FN, a toujours eu ce genre de discours.

    Certes, Andréa Kotarac, en se ralliant au RN, avait la volonté de « faire barrage » à Emmanuel Macron mais il avait aussi souligné qu’il désavouait LFI pour ses nombreuses dérives vécues au sein de ce parti et pour lui l’alternative la plus appropriée était de voter pour RN compte étant tenu de sa force politique grandissante contre LREM, contrairement aux autres partis traditionnels moribonds (PS, LR).

  2. AvatarG1Avis

    On peut être à l’opposé de convictions politiques mais quand ce sont les fondements même du pays qui sont en danger, les électeurs auront tendance à se rassembler.
    En 40 c’était les Allemands, là c’est pire car il ne s’agit même plus de culture et de valeurs occidentales.

  3. AvatarAlexcendre 62

    L’électorat intelligent amené aux même constats en arrivera aux mêmes conclusions et évoluera vers l’efficacité réelle laissant de coté les problèmes de chapelle et c’est tant mieux pour pour la France et les français . Laissons de coté le blabla les extrêmes ceci les extrêmes cela , les escrocs du centre ne se posent pas tant de questions concernant les trahisons et le pillage du pays en s’arrangeant entre copains .

  4. SarisseSarisse

    Effet Kotarac, départ de Kusmanovic?
    Plus LFI s’indigénise et plus les cadres « blancs »(sauf une Autain) semble prendre leurs distances avec ce parti.
    Il n’y a peut-être pas d’explication ethniciste (je penche plus pour l’abandon par ce parti de ses fondements républicains au profit de courtisaneries électoralistes islamophiles, gauchistes et communautaristes, c’est dunpareil au même, mais c’est ce que semblait penser le youtubeur Sofzilog dans sonbsujet sur Kotarac (le fils de serbe qui éprouve un malaise grandissant à rester dans une formation indigénisée par les Obono).

  5. RichardRichard

    En 40 c’était les Allemands ? Ceux-ci ont gagné la Troisième Guerre mondiale dont les champs de bataille sont les marchés industriels, l’auto Premium et la Bourse de Francfort.

    Aujourd’hui, le « Boche » s’est réincarné et se présente sous la forme d’un sympathique Berbère barbu armé de bonnes intentions et surtout de bonnes munitions. De plus, notre barbu bénéficie de nombreuses complicités au sein du gouvernement. Comme du temps de Vichy…

    PS Eh G1Avis j’adore la vache à lait ou Pluto à logo, elle me rappelle le somptueux Atom Hearth Mother by Pink Floyd. Oh désolé pas assez frenchie tout ça, alors va pour « La Vache et le prisonnier » hé-hé-hé…

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