Barrages à vendre ? La France peut dire merde à Bruxelles, mais Macron ne le veut pas


Barrages à vendre ? La France peut dire merde à Bruxelles, mais Macron ne le veut pas
L’Europe veut obliger la France à privatiser ses barrages !  Bruxelles a même envoyé à la France une « mise en demeure »  lui enjoignant de renoncer à être maitre chez elle et à être autonome énergétiquement.

L’hydroélectricité en France
La France est le 2e pays européen producteur d’hydroélectricité, derrière la Norvège.
La production en année moyenne (68 TWh) correspond à la consommation domestique moyenne annuelle d’environ 27 millions d’habitants, soit de l’ordre de 40 % de la population française. Elle représente 12 à 14 % de la production totale d’électricité et 1/3 de l’énergie électrique renouvelable française.
L’hydroélectricité est la garante de la sûreté du système électrique par sa capacité d’intervention rapide en puissance de pointe, avec ses 12 000 MW adossés à de grands réservoirs de barrage.

http://www.france-hydro-electricite.fr/lenergie-hydraulique/chiffres-cles

Mais Bruxelles ne l’entend pas de cette oreille :
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Or, la France a tout à fait le droit de refuser d’obtempérer, elle peut conserver le contrôle de ses barrages 
 « soit au titre de la « réserve de sûreté » utilisée pour la gestion de l’eau qui alimente les populations ; soit au titre de l' »intérêt stratégique » pour la gestion de barrages qui déterminent la survie d’une région ».
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Mais Macron s’obstine, il veut obéir à Juncker, il veut faire plaisir à ses copains des multinationales qui louchent sur des bijoux de famille.
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En plusieurs endroits, en France, la Résistance s’organise pourtant. Et que les organisateurs soient des politiques, des syndicalistes, des gauchistes, des membres d’Attac ou des patriotes, on s’en fiche. Il faut que ça bouge. Comme ici à Lannemezan :
À l’initiative des gilets jaunes de Lannemezan un collectif, s’est créé : Gardons nos barrages, suite à une soirée info «L’eau bien public».
Cette première réunion à Hèches était animée par Michel Sanciaud, d’Attac 65 ; Pierre Seube et François Brouquisse. Au cours de cette réunion, une présentation sur la réglementation des barrages et les obligations des différents intervenants (exploitant-concessionnaire, état et communes et plan communal de sauvegarde en particulier, vis-à-vis de la sécurité).
Une présentation de la situation actuelle des barrages et des risques liés à l’ouverture à la concurrence du renouvellement des concessions hydroélectriques, bien commun public de l’eau, les conséquences de sa privatisation et des pertes de revenus pour l’État et les collectivités.
Un débat animé où un ancien de la SHEM rappelle l’historique de l’utilisation de l’hydroélectricité avec la nationalisation de l’eau et de son utilisation le 13 octobre 1919, jusqu’à la décision catastrophique du président de la République et de son Premier ministre de l’époque, en 2001, avec la ratification de la libération du marché de l’énergie.
Le collectif s’interroge : «Comment n’arrivons-nous pas à bloquer le renouvellement des concessions alors que le gouvernement suédois s’y est opposé ? Les documents d’appel d’offres au renouvellement sont refusés au citoyen et ne seront éventuellement communiqués qu’une fois choisi le concessionnaire. Plus d’une centaine de députés viennent de signer une démarche pour refuser l’ouverture des concessions à la concurrence et réaffirmer que l’eau doit rester un bien public. La CACG s’oppose également (officieusement) à la libéralisation des concessions. Il y aura également un risque concernant la sécurité des centrales nucléaires. Aujourd’hui, la commission européenne tente d’imposer ses directives non seulement à la France mais aussi à d’autres pays comme le Portugal, mis en demeure du 7 mars dernier, comme l’Autriche, l’Allemagne, la Pologne, la Suède le Royaume-Uni. L’ouverture à la concurrence, c’est la rentabilité au détriment de la sécurité, du coût dont le prix, de la gestion optimisée de l’eau, notre bien public».
Mobilisez-vous, bougez-vous, ne vous laissez pas faire ! 
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Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques.


11 thoughts on “Barrages à vendre ? La France peut dire merde à Bruxelles, mais Macron ne le veut pas

  1. Avatarzantafio

    vendre les barrages pourquoi pas, ce sont des ouvrages en béton qui ont pour la plupart plus de 50 ans et le béton se fragilise avec les années. Se débarrasser de ces vieux machin avant qu’ils ne pétent tout en récupérant du pognon n’est pas forcément une mauvaise idée.

    1. AvatarAlexcendre 62

      Lors des éventuelles ruptures que vous prévoyez et les quarante ans d’expertise et de procès qui vont suivre qui va s’occuper des victimes et des dégâts ! VOUS ? vue que les groupes financiers nouveaux propriétaire seront a l’autre bout du monde cachés derrière une cascade de responsabilité .

  2. Avatarcalirement

    RESERVE DE SURETE ou INTERET STARTEGIQUE il faut contrer l’arriviste Micron aux ordres de BRUXELLES et des COMMISSAIRES EUROPEENS et ne laisser aucune chance à ce traitre pour l’envoyer devant une juridiction car même si il a des conseillers juridiques nous en avons également dans notre camp qui sont aussi compétents et aussi motivés.

  3. Avatarcalvo

    Ca n’est qu’une de plus.
    Mais rien ne l’arrêtera: il trouve suffisamment d’électeurs pour poursuivre le délire. Je pense qu’il n’a pas que le champagne de luxe payé par les cons-tribuables.

  4. AvatarAlexcendre 62

    La vente de ce genre de chose devrait être interdite ! la principale règle du privé est et sera toujours le profit maxi et sans limite , hors dans ce genre de transaction je doute que la sécurité soit bien intégrée au lot et que les conséquences d’une défaillance possible soit assurées en conséquence . Une centrale nucléaire ou un barrage sont des risques majeurs que seul un état peut répondre , cette simple réflexion montre bien qu’aucun acheteur ne peut assumer et de fait la vente de ces choses n’est pas possible ou n’est pas possible sans truander l’opinion public avec le concours des médias . Quant aux écolos il sont prêts a avaler des tonnes de couleuvres pour avoir des places voir emmerder monsieur Dupont pour sa voiture de 10 ans pour se donner bonne conscience , et nous faire croire que cela va gommer les monstrueux dégâts des quatre plus gros pollueurs mondiaux .

  5. Avatarinconnue

    ce mec vend la France, tous les ouvrages ne lui appartiennent pas, mais à nous encore un e preuve,q e de notre pays, il s’en moque: , ils ont été construits grâce à nos impôts, et de la sécurité qu’en fait-il?encore une preuve que de notre pays il s’en moque, il doit toucher des dessous de table lors de la vente de notre patrimoine, de nos infrastructureset bien d’autres sujets que l’on ne avise

  6. Avatarzantafio

    Si l’on avait des gouvernant intelligent le vente de ces barrages serait assujetti à l’obligation d’entretien et de démantèlement en cas de risque d’effondrement, de plus l’argent de la vente servirait de réserve en cas de problème. Mais ça se serait avec des gouvernants intelligent, mais comme nous avons des énarques!!!

  7. AvatarJean-Francois Morf

    Les centrales nucléaires privatisées explosent (Fukushima), car les contrôles privés ne sont plus faits sérieusement. Les barrages privés lâcheront, car les contrôles privés seront faits à la va-vite. A Fukushima, les privés n’ont pas payé les dégâts. Privatiser les bénéfices, étatiser les pertes, telle est la devise de Bruxelles!

  8. AvatarJoël

    « mais Macron ne le veut pas » lol
    macron vendrait sa mère et sa femme qui pourrait l’être pour gagner une place à l’Olympe de Bruxelles.

  9. AvatarBOSC

    Ce petit monsieur fait bien la preuve de sa volonté de soumettre notre pays aux dicktats de Bruxelles définitivement. Vendre nos barrage revient à se livrer pieds et poings liés aux groupes industriels étrangers. On est loin de de Gaulle qui disait à peu près ces mots: C’est à l’Etat et à l’Etat seulement que doit revenir la gestion de l’énergie de notre pays pour la mettre à l’abris des convoitises des banques et des groupes industriels étrangers. Etre indépendant en énergie nous assure une liberté de manœuvre. Nous pouvons voir tous les jours le résultat des société étrangères financées par nos impôts soit-disant pour les relever qui ferment et mettent nos employés au chômage. Assez d’étrangers chez nous!

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