L’islamisme, une réponse à l’islamophobie ? Même en pays musulman qui interdit la critique de l’islam ?


L’islamisme, une réponse à l’islamophobie ? Même en pays musulman qui interdit la critique de l’islam ?

Vous trouverez ci-dessous un article très important, publié en allemand sur la  page Facebook du 2 avril 2019, du célèbre écrivain germano-égyptien,Hamed Abdel Samad, parue suite à des élucubrations de soi-disant « experts » dans la presse allemande, qui m’avaient fait hurler de rire jaune, tant l’ignorance de ces « experts » auto-proclamés est immense.

Je rappelle que Hamed est l’auteur de l’ouvrage traduit en français chez Grasset en mars 2017 : « Le fascisme islamique », dont seul, Valeurs Actuelles, rendit compte sur 6 pages, à l’époque.  I

Il y a encore 2 ans seulement, les « esprits d’influence » restaient fermés comme des huîtres sur le sujet. Je note que depuis, les esprits critiques de l’islam sont de plus en plus audibles sur les plateaux. Un progrès tardif, mais progrès. Tout cela, à cause de l’agression antisémite qu’a dû subir Finkielkraut, en rentrant chez lui, un samedi de gilets jaunes. Cet incident a subitement réveillé ceux qui se trouvaient profondément sous Rohypnol. Il y en a encore, comme Plenel ou Askolovitch. On se rendait compte avec effarement, que l’antisémitisme ne venait pas de l’extrême droite. Que c’était le fait de ces « autres », qui composent le « multikulti » et/ou les sociétés parallèles musulmanes de France depuis des décennies. Pourtant, nom de Dieu, il suffit d’ouvrir le coran et de lire ! Ce que grand nombre ne fait pas, comme Ali Juppé qui avouait sur le plateau de Canal + à Michel Onfray qui lui demandait s’il avait déjà lu le coran …, ne jamais l’avoir ouvert !  Mais, laissons la parole à Hamed-Abdel Samad(1) que je traduis.

(1)Pour en savoir plus sur Hamed-Abdel Samad, fils d’imam, passé chez les Frères musulmans qui, se dit à présent athée :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hamed_Abdel-Samad

Collonia Agripinensis

 

Texte en allemand, tiré de la page Facebook de Hamed-Abdel Samad, du 2 avril 2019.

https://www.facebook.com/hamed.abdelsamad/posts/10157246108110979

 

 

Des experts se répandent à affirmer, que l’islamisme et l’antisémitisme seraient une conséquence directe à l’islamophobie en Occident.

 Vraiment ?

 Alors, l’islamisme et l’antisémitisme au Pakistan, en Iran, au Maroc ou en Indonésie et dans le reste des 54 états islamiques devraient disparaître, car comme chacun sait, il n’existe pas d’islamophobie dans ces pays.

Ces phénomènes y existent pourtant depuis toujours. Bien avant que les migrants musulmans se mirent en route pour l’Europe.

Nous vivons un développement très dangereux dans la science et grand nombre de journaux. D’un côté, le Qatar, des milliardaires saoudiens, la Turquie, financent grand nombre d’études et même des instituts de recherche en Occident, afin de rendre présentable le sujet « islamophobie ».

Ils ne font pas cela, pour seulement protéger les musulmans qui se trouvent en Occident de la haine et de la discrimination, ce qui serait un but légitime en soi, mais afin de propager les projets douteux de l’islam politique sans rencontrer de résistance. Un grand nombre de journalistes se prête volontiers à ce projet. De l’autre côté, nous avons des activistes et intellectuels juifs qui font des alliances bizarres avec des associations islamiques et le groupe Al-Ahmadiyya, ainsi qu’avec des thuriféraires d’Erdogan, afin de paraître tolérants et ouverts au dialogue. Ou alors, ils ont d’autres motifs que j’ignore. Peut-être croient-ils sincèrement qu’ils protègeront ainsi les juifs de l’antisémitisme. Je participerais immédiatement à cette campagne sur l’islamophobie, si dans les faits, des musulmans normaux pouvaient en profiter. Sauf que c’est le contraire qui se produit.

Le processus de chantage derrière la signification d’islamophobie veut éradiquer toute critique de l’islam, afin que les acteurs de l’islam politique puissent continuer leurs plans sans être dérangés. Ce qui ne protège pas les musulmans de la haine contre eux, mais l’exacerbe.

Et au troisième côté, des experts et journalistes socialisants, règnent dans les chaires et rédactions d’un grand nombre de médias de gauche et propagent le discours postcolonial de l’idéologie multiculturelle et la culpabilité de l’Occident face au tiers monde, comme base de leurs travaux.

Nous observons que le terme « islamisme » disparaît lentement, pour être remplacé par « extrémisme motivé par la religion » ou « religieusement motivé ».

Grand nombre de rédactions refusent désormais le terme, quand de plus en plus, le terme « islamophobie » est utilisé pour expliquer un nombre de phénomènes avec lesquels il n’a rien à voir. En revanche, la critique de l’islam dans les sciences ou les journaux a presque totalement disparu. Pourtant, dans les universités, les étudiants sont prêts à échanger avec les critiques de l’islam. Cependant, les universités leur refusent d’organiser de telles rencontres. C’est la même chose dans les écoles. Pareil pour la Centrale Fédérale des Sciences Politiques, ainsi que dans les fondations politiques. La critique de l’islam est un tabou, quand les Frères Musulmans et autres thuriféraires de Erdogan sont chaleureusement invités à présenter leurs perles …

Facebook et Twitter sont très rapides pour effacer les contenus critiques de l’islam, et extrêmement lents, lorsqu’il s’agit de commentaires islamistes haineux et de sa propagande.

Où donc pourrait-on aborder ces sujets controversés, si ce n’est dans les universités, les écoles, la Centrale Fédérale de Sciences Politiques et autres fondations politiques ?

Où donc pourrait-on écrire, si ce n’est dans les journaux de gauche, toujours prompts à publier des critiques contre l’église ou des caricatures de Jésus ? Et même, dans les réseaux sociaux qui promettaient jadis plus de liberté d’expression, où cela devient de plus en plus problématique.

La liberté ne se perd pas en une nuit, mais pas à pas. Il est temps de résister ! Ne dites pas plus tard que vous ne saviez pas !


Hamed-Abdel Samad

Traduction : Collonia Agripinensis.

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One thought on “L’islamisme, une réponse à l’islamophobie ? Même en pays musulman qui interdit la critique de l’islam ?

  1. AvatarHollender

    Les  » autruches  » européennes sont toutes expertes en quelque chose, surtout quand il y a des micros et des caméras pour immortaliser leur nullités.
    EUX ils savent……tout sur tout., la seul chose qu’ils ne savent pas c’est fermer leur gueules et écouter ce que les gens qui ont baigné dans la SECTE ISLAM et en sont sortis ont à dire.
    Il y a aussi ceux qui ont vécu des années dans des pays comme le Pakistan, l’Arabie saoudite, à côté d’une saloperie de minaret et d’un singe hurleur perché en haut.
    Il faut vite se débarrasser de Mohamerde Macron et de ses potes; plus on attend et plus l’issue sera sanglante car ils prennent de plus en plus d’assurance.

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