Bruxelles veut interdire le financement européen des partis anti-UE, bonjour la démocratie et la liberté


Bruxelles veut interdire le financement européen des partis anti-UE, bonjour la démocratie et la liberté

On sait que la démocratie n’est pas la tasse de thé de Bruxelles, au contraire. Elle est même le cauchemar de ses dirigeants et amis, parmi lesquels Macron figure en bonne place.

Ils n’en ont pas honte, ils avancent à visage découvert.

Jusqu’à présent, les partis politiques européens ( qui rassemblent les groupes et partis nationaux ) sont en partie financés, au pro-rata de leur représentativité, par l’UE. Exactement comme les partis nationaux sont financés par les Etats.

Logique, le Parlement européen étant constitué de toutes les tendances, il est censé permettre à toutes ces tendances de défendre les idées de ceux qui ont élu les députés européens.

Eh bien, Manfred Weber, le successeur possible de Juncker si les populistes ne parviennent pas à prendre le pouvoir au Parlement lors des prochaines présidentielles, vient d’annoncer que cela allait changer.

L’UE ne devrait, selon lui, payer que les partis pro-UE.

Tout simplement.

Tu veux de l’oseille ? tu dis comme moi, tu me lèches les pieds, tu ne me contestes pas.

Coup de tonnerre en provenance de Bruxelles : Manfred Weber (CSU), chef de file du Parti populaire européen (PPE), demande que les partis œuvrant à l’encontre des objectifs de l’Union européenne ne reçoivent plus d’aide financière provenant du budget de l’UE. « Les partis européens dont le but est de détruire l’UE, comme les extrémistes de droite de Le Pen ou encore de vastes secteurs de l’AfD, ne devraient plus à l’avenir recevoir d’argent des fonds européens« , a-t-il déclaré au journal Die Welt.

On a bien sûr le droit de critiquer l’Europe, a poursuivi le dirigeant politique. […] « Mais il n’y a au monde aucune institution qui soit assez naïve pour financer ses propres adversaires. Ces partis hostiles à l’Europe paient avec l’argent européen des contribuables leurs campagnes, leurs actions et leurs affiches dont le but est de faire disparaître l’UE. »

Weber a en outre demandé des changements dans le financement des partis européens par des États-tiers. « Il est inquiétant et effrayant d’avoir en Europe des partis qui se laissent influencer dans leur politique par des soutiens financiers d’États-tiers. L’Europe doit veiller à ce que des forces étrangères comme les dirigeants russes et iraniens ou comme le gouvernement de Maduro au Venezuela ne puissent avoir une influence sur la politique menée en Europe. »

Les propos de Weber ont du poids. En tant que chef de file du PPE, ce conservateur a de très grandes chances de succéder en automne, après les élections européennes, à Jean-Claude Juncker comme nouveau président de la Commission de l’UE.

(Traduction Fdesouche)

Die Welt

http://www.fdesouche.com/1182679-le-chef-de-file-de-la-droite-europeenne-veut-couper-les-vivres-aux-partis-hostiles-a-lue

On comprend la logique…

Sauf que l’on n’est pas dans un groupe, dans une association, dans un parti…on est dans un système censé -je dis bien censé- représenter tous les peuples d’UE.

Comme cela va devenir facile de faire disparaître toute opposition, tous les euro-sceptiques…

 

Ils sont tous, chacun à leur niveau, en train d’assurer une dictature absolue et en Europe et dans chacun des pays européens.

Les populistes traînés en justice, privés de leurs financements nationaux.

Les lois liberticides comme la loi Avia.

Ceux qui ont le pouvoir et l’argent ont aussi les medias  à leur service.

Les referendums sont interdits, et, quand ils ne le sont pas, les Etats  ne respectent pas la volonté populaire.

Le chantage économique pour ceux qui ne filent pas droit.

 

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Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques.


14 thoughts on “Bruxelles veut interdire le financement européen des partis anti-UE, bonjour la démocratie et la liberté

  1. AvatarHervé

    L’UE,c’est le »on »du con,et tant qu’on ne dénoncera pas clairement par leurs noms,ces salopards qui la dirige,et qui l’on voulu,malgré notre désaccord (référendum 2005), on ne pourra rien faire contre eux,et ils le savent..!

  2. AvatarStéphane

    Ils peuvent toujours essayer, la réponse du peuple n’en sera que plus forte.
    La prochaine étape c’est quoi ?
    Refuser le scrutin des urnes ?
    Ces gens là s’autorisent même le droit d’ingérence à l’étranger.

  3. AvatarStéphane

    C’est d’autant plus stupide que ce n’est pas le fond du problème.
    Cela n’empêchera pas les politiques nationales de s’exprimer comme elles le souhaitent, bien au contraire.

  4. Marcher sur des OeufsMarcher sur des Oeufs

    Cela veut dire, tous égaux, tous en démocratie SAUF
    plusieurs dizaines de millions d’électeurs, notamment des autochtones.

    Et ils n’ont pas honte, non seulement de leurs actes, mais en plus de faire état publiquement de telles aberrations !!!!

    Ils sont devenus vraiment cinglés ; ils ont l’esprit tellement embourbé qu’ils ne se rendent même pas compte e ce qu’ils disent, de ce qu’ils défendent, de ce qu’ils font.

    Pourquoi crient-ils tous alors « démocratie en danger » en faisant allusion aux nationalistes ?

    Pourquoi vont-ils faire la guerre un peu partout, soi-disant au nom de la démocratie et de leurs valeurs qu’ils veulent voir inonder la terre ?

    Se rendent-ils compte qu’ils n’ont plus aucune légitimité à parler ni de démocratie, ni de valeurs ?

    En plus ils nous offensent à agir de la sorte parce qu’ils agissent comme si les peuples n’étaient pas capables de constater l’arnaque et de la comprendre. Tout simplement ils nous prennent pour des imbéciles.

    En attendant ils veulent nous priver de nos droits citoyens, de nos droits politiques, de nos droits en tant que personnes mais valident, acceptent, favorisent l’émergence de partis politiques musulmans en Europe, dans l’UE, en France et en plus signent pour la charia en Europe.

    Alors ; quoi ? Il y a comme une entourloupe chez-nous ! Que les peuples en prennent conscience.

  5. Amélie PoulainAmélie Poulain

    « « Mais il n’y a au monde aucune institution qui soit assez naïve pour financer ses propres adversaires. Ces partis hostiles à l’Europe paient avec l’argent européen des contribuables… »

    Finalement, ce qu’il dit, c’est que l’on va pouvoir arrêter de financer voire virer tous ceux qui sont contre notre civilisation puisqu’ils sont financés et aidés par les contribuables des pays concernés et que ce serait naïf de continuer dans cette voie.

    J’ai bon ?

  6. AvatarAlain Gagnon

    MOI je suis québécois francophone chez moi au Québec le financement des partis politiques d’opposition et les referendum c’est inscrit dans la constitution. C’est le fondement de la démocratie au Canada. Si vous perdez ce droit en Europe aujourd’hui vous n’êtes plus une démocratie. C’est pas juste mon opinion, c’est un fait indéniable.

  7. AvatarJoël

    « dans un système censé -je dis bien censé- représenter tous les peuples d’UE. »
    Sauf que la mafia qui dirige tout ça n’est élue par personne. Ils se nomment entre eux dans le « milieu autorisé » comme disait Coluche.
    Et les peuples ne les intéressent pas du tout. La seule chose qui les intéresse, ce sont les contributions destinées à faire fructifier la BCE dont ils sont actionnaires.

  8. AvatarDorylée

    @Alain Gagnon
    Je suis tout à fait de votre avis. Il me semble qu’un dégénéré moustachu avait pratiqué de la sorte à partir de 1933 en Allemagne…..

  9. AvatarJoël

    Il serait de bon ton de rappeler à ce môssieur que les Français n’ont pas voulu de cette entreprise de racket et que celle-ci n’a été approuvée que contre leur gré par un young leader affairiste avec la complicité de parrains non élus.
    Une OPA sur tout un pays, Kerviel est un gamin à côté.

  10. AvatarZachod

    Il faut, je pense, placer cette déclaration fracassante de Manfred Weber dans le contexte de la procédure interne récemment déclenchée au sein du PPE (le groupe politique de centre-droit au Parlement européen) à l’encontre du Fidesz de Viktor Orban, un temps menacé d’expulsion.

    Finalement le Fidesz n’a pas été exclu du PPE, il en a été simplement « suspendu ». Et ce pour la simple et bonne raison que dans la perspective des élections européennes de mai, le PPE a mathématiquement besoin des députés hongrois Fidesz s’il veut rester le plus grand groupe à Strasbourg (condition sine qua non pour que Weber ait la moindre chance de devenir président de la Commission).

    Ayant donc conservé le Fidesz au sein de son groupe pour de pures raisons de politique politicienne, tel un bon vieux conseiller régional rad-soc impénitent, ce qui la fiche un peu mal, Weber s’empresse maintenant de jouer les chevaliers blancs en prétendant vouloir couper les vivres aux vilains méchants sceptiques.

    Bref, il tente une espèce de grand écart. On le sent quand même un peu gêné aux entournures. L’homme est certes aussi falot qu’ambitieux, reste que son point de vue est indéfendable. Il joue gros, sur ce coup-là. Cela peut très bien se retourner contre lui.

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