L’école dans la France de Macron ne ressemble-t-elle pas à l’école dans la Chine de Mao ?


L’école dans la France de Macron ne ressemble-t-elle pas à l’école dans la Chine de Mao ?

Hector Poupon dans  son article de ce matin décrit  le désespoir qui frappe les enseignants devant la faillite de l’ Ecole française actuelle.

http://resistancerepublicaine.com/2019/03/22/lyceens-agresses-a-coups-de-marteaux-et-de-machettes-lancien-proviseur-doit-se-retourner-dans-sa-tombe/

Le texte suivant, que j’extrais d’un livre de Simon Leys, montre la terreur qu’exerçaient  sur leurs  enseignants les fils des bureaucrates communistes chinois.

Simon Leys, d’origine belge, était un spécialiste de la Chine qui a dénoncé, avec courage, les crime de Mao et  les maolâtres des annés 60-70.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Simon_Leys

Le rapprochement avec notre situation actuelle est frappante en substituant « fils d’immigrés » à  « fils de  bureaucrates ».

J’ai mis en orange une traduction du chinois en  français  …

Je cite Simon Leys:

Comme toujours ce sont les rejetons de la « nouvelle classe » qui sont les plus insupportables.

Leur impudence et leur arrogance ne connaissent pas de bornes et à eux seuls  ils ont réussi à transfomer en purgatoire  la vie des enseignants:  aujourd’hui  il n’y a pas de profession plus ingrate  et plus maudite que celle d’instituteur.

H…, qui fit pendant quelques années de l’intérim dans les diverses écoles de Kwangchow  (de Seine Saint-Denis), me décrit cette expérience comme un calvaire.

Plus impeccable est leur pedigree, moins ces écoliers se sentent tenus de prêter attention à ce que l’on essaie de leur enseigner.

Sûrs de leur impunité, ils narguent l’instituteur qui effectivement n’ose pas les réprimander de peur des répresailles; quinconque essaierait de leur imposer son autorité, se verrait aussitôt accusé de « brimer la spontanéité des masses révolutionnaires » (« brimer la culture d’origine de populations immigrées »)

Sitôt qu’ils perdent pied dans leur travail scolaire, ils dénoncent l’instituteur pour son « mandarinisme ésotérique » (« son éthnocentrisme élitiste »); le malheureux se fait d’ailleurs prendre à partie par le directeur de l’école quand les cotes (NDLR: belgicisme pour le français « note »)  d’examens de  cette belle jeunesse sont trop médiocres:

« Qu’est-ce qu’il vous prend de persécuter ces fils de prolétaires (ces fils d’immigrés) ? Est-ce à cause de votre éducation bourgeoise (à cause de votre éducation raciste) que vous vous croyez permis … », etc

Durant tout un temps H… s’imposa bénévolement de faire des heures supplémentaires , allant trouver ces petits voyous à domicile en leur faisant des répétitions (en animant des heures  de soutien après les cours) pour tâcher de les maintenir à flot ou à les repêcher malgré eux.

Au bout du compte il dut se ranger à l’avis cynique et sage que lui avait donné un collègue plus expérimenté:

« Pour mettre fin à vos ennuis, c’est simple haussez automatiquement les cotes de tous les enfants de « bonne famille » (de tous les enfants de familles immigrées).

Leys, Simon : Images brisées,  Robert Laffont, 1976.

 

C’est ainsi qu’ Omar Sy, découvrit, sur le tard, que ses notes, obtenues dans un lycée de Trappes, étaient totalement  bidons ..

http://resistancerepublicaine.com/2019/02/05/omar-sy-se-plaint-les-eleves-de-banlieue-surnotes-quid-des-petits-musulmans-qui-refusent-notre-ecole/

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