Et l’usine Bic délocalisée en Tunisie, Macron, c’est pour relancer l’économie ?


Et l’usine Bic délocalisée en Tunisie, Macron, c’est pour relancer l’économie ?

Les syndicats feraient mieux de gérer ce pourquoi ils sont subventionnés :
Mêmes pas capables de garder la production de stylos en plastique.
Vannes : Trente-trois salariés sur les 39 travaillant sur le site morbihannais vont être licenciés d’ici cet été. Une partie de la production sera délocalisée en Tunisie.
Le Bic 4 couleurs, le stylo iconique commercialisé depuis les années 1970 et les autres stylos de la marque créée en 1945 par Marcel Bich vont quitter les chaînes de l’usine Bic écriture de Vannes (Morbihan). Une partie de la production va être délocalisée à Bizerte en Tunisie.
Devinez ce qu’ose leur imposer le géant financier, sans aucun scrupule ? De former, jusqu’au mois de juillet, les ouvriers tunisiens qui, en Tunisie, vont les remplacer !

Lutter contre les délocalisations, qu’il disait, le candidat Macron : raté !

C’était écrit noir sur blanc dans son programme économique : pour lutter contre les délocalisations, il fallait « baisser le coût du travail » et « baisser les charges pour les entreprises ». La main sur le cœur, Emmanuel Macron souhaitait « une Europe qui développe nos emplois et nos entreprises » : sur ce sujet comme sur tant d’autres, c’est (encore) raté ! Bic prend ses cliques et ses claques pour se délocaliser en Tunisie.

Les décennies passent, les gouvernements se succèdent, les mêmes promesses sont réitérées, rien ne change : les délocalisations se poursuivent, et celle de Bic se trouvait dans les tuyaux des actionnaires depuis longtemps.

En 2012, il achetait un terrain de trois hectares à Bizerte (nord de la Tunisie), rapportait, la même année, La Tribune. Coût de cet « investissement sur le moyen terme » ? Douze millions d’euros. En 2015, il rendait la chose publique en annonçant seulement « envisager le transfert d’une partie de son activité à Bizerte ». En janvier 2019, les 39 salariés de Bic Sport, située à Vannes, ne digèrent pas que leur usine prenne le large au motif que le groupe n’a trouvé aucun terrain sur place pour déménager 80 % de sa production ! À croire, en plus, qu’il s’avérait impossible, en France, de créer une « usine verte » : elle a bon dos, l’écologie…

L’entreprise connaît-elle la crise – et quand bien même – qu’elle se verrait contrainte d’employer des Tunisiens payés 338 dinars par mois, soit environ 112 euros pour 48 heures de travail par semaine (SMIC et horaires tunisiens, chiffres de 2015) ? Pas vraiment. Avec deux milliards de chiffre d’affaires en 2017 pour un bénéfice net de 288 millions d’euros, elle a pu distribuer 161 millions d’euros à ses actionnaires. Alors, on comprend la colère des salariés en grève illimitée, bientôt licenciés : sur un total de 39, seuls 6 pourraient être « reclassés » à Marne-la-Vallée, selon Le Parisien. Quelle chance pour eux, comparés aux premiers, de devoir déménager…

En fait, il y a une autre raison à ce plan de licenciement dû à une délocalisation sous des cieux plus avantageux. À l’origine, la filiale Bic, souhaitant recentrer ses activités sur ses productions historiques (stylos Bic, rasoirs, papeterie), a vendu au groupe Tahe Outdoors sa filiale Bic Sport (domaine du surf) qui lui louait ses locaux. Et alors ? Alors, le géant estonien voulant acquérir la totalité afin d’augmenter sa propre production, Bic n’avait plus qu’à laisser place nette. Appât d’encore plus de profits grâce à des salaires tirés vers le bas d’un côté et, de l’autre, attrait financier en ne prenant pas le risque de rater la vente, voilà à quelle sauce sont mangés les ouvriers.

Et, pour couronner cet empilement, non pas d’illégalité, mais d’absence de moralité qui jette les salariés dans leur propre pays comme de vieilles chaussettes, devinez ce qu’ose leur imposer le géant financier, sans aucun scrupule ? De former, jusqu’au mois de juillet, les ouvriers tunisiens qui, en Tunisie, vont les remplacer !

Que de promesses en diverses « priorités » depuis des décennies de la part des gouvernants qu’ils savent pertinemment ne pouvoir honorer ! Lutter contre le chômage ? Une priorité. Lutter contre la baisse du niveau des écoliers ? Une priorité. Lutter contre l’immigration illégale, contre la délinquance ? Une priorité. Lutter contre les délocalisations ? Encore une priorité. Et pour tout cela, quels magnifiques résultats !

Que pourrait bien susurrer Emmanuel Macron aux 33 Vannois éjectés de leur emploi ? Qu’ils n’ont qu’à se former à d’autres « compétences ». Et à ceux balancés à 500 kilomètres de chez eux, de gaiement déménager ? Dans les deux cas, n’est-ce pas, il n’y a qu’à traverser la rue…

Caroline Artus
http://www.bvoltaire.fr/lutter-contre-les-delocalisations-quil-disait-le-candidat-macron-rate/

Relancer l’économie qu’il dit dans sa lettre ! Ben là, c’est raté aussi.

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17 thoughts on “Et l’usine Bic délocalisée en Tunisie, Macron, c’est pour relancer l’économie ?

  1. jean

    Sur cet article et sur l’article précédent de l’Alsace, c’est une conséquence directe de notre appartenance à l’UE, les délocalisations sont orchestrées par l’art 63 des traités européens qui interdit le controle des mouvements de capitaux. Le disloquement de la France est forcée par la commission européenne ainsi de réduire les états à des entités plus petites ainsi plus facilement manipulables. éviter par exemple les soulèvements des nations comme les gilets jaunes par exemple. Seule solution FREXIT.

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  2. durandurand

    Licenciés pour licenciés ,les ouvriers de bic n’ont pas besoin de former les Tunisiens . C’est comme dans toutes les entreprises où les actionnaires de puissants financiers se gavent de dividendes sur le dos des salariés alors que ces ouvriers n’ont que des miettes ,quand miettes il y a . Bien sûr ces corrompus de syndicats se couchent devant la finance en leurs léchant le cul et tant pis pour le pauvre salarié franchouillard ,qu’il aille grossir le rang des demandeurs d’emplois .Salops de syndicats et de syndicalistes !

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  3. Verdammt

    Les syndicats ne défendent plus rien.
    Ils sont achetés et ils n ont pas la cote auprès des travailleurs.
    C est du vécu. Autrefois les syndicats protegaient les ouvriers.
    C est fini depuis longtemps. Meme Georges Marchais était contre l immigration.
    Pourtant c était un coco.
    Alors on va nous fabriquer no stylo billes chez des gens qui ne savent pas travailler ? On va rigoler un jour.
    On a des patrons de merde qui cherchent le profit a cours terme.
    A terme ça va payer LOL…

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  4. Adalbert le Grand

    On ne peut pas reprocher aux dirigeants de Bic de gérer la société au mieux de ses intérêts et de rester compétitifs. Les concurrents eux n’attendent pas et ne font pas de cadeaux!

    Il se trouve que nous sommes dans une économie ouverte au monde, et que pour tirer notre épingle du jeu il faut être compétitif, sinon on rejoindra le tiers-monde.

    Il y en a aussi assez de cette sottise française consistant à toujours vouloir « préserver l’emploi » en dépit du bon sens, en l’occurrence le sens économique, en menant des combats d’arrière-garde pour essayer de ne rien changer et continuer comme dans le passé.

    Combien a-t-on ainsi gaspillé d’argent public pour subventionner des activités condamnées, des canards boiteux au détriment de l’investissement dans l’innovation? Nous ne cessons de payer le prix de cet aveuglement économique passé et malheureusement présent.

    Si cette entreprise estonienne crée des emplois sur place et développe une activité qui grossit et fait des petits, où est le problème?

    Avec la logique que vous défendez, on aurait encore des voitures à cheval et des écuries partout. Pauvres cochers et palefreniers à qui on a supprimé leur gagne-pain!

    Sinon, le contre-modèle, si vous voulez vivre en autarcie, c’est la Corée du Nord ou Cuba…

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  5. Christian Jour

    Quand je le dis que le macron n’est pas le président des Français, mais le sinistre président des étrangers.
    Il s’attaque au chômage en laissant délocaliser nos usines et après il veut durcir les lois sur les chômeurs. Pas à tous, les chômeurs musuls eux ne risquent rien, faut pas déconner quand même, ce sont ses petits copains.

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  6. Alexcende 62

    Avec le temps nous comprenons mieux les réticences de De Galle a aller se faire piéger dans l’ Europe , malheureusement notre classe politique n’a pas compris grand chose de l’ Histoire ils ne se sont contentés de suivre les cabris du centre bons a vendre leur pays pour un plat de lentilles . En principe un contrat où l’on ne peut pas faire marche arrière ça s’appelle un piège a cons et avec cette Europe nous sommes bien dans un piège a cons , si nous croisons un Cabris ( il faut de la chance ils sont devenus invisibles ) une seule question a poser l’ Europe depuis trente ans en France combien de chômeurs ? combien de misères , la petite Allemagne du début est devenue la grande Allemagne maitre de l’ Europe . Pour la France ce fut l’inverse mais le drame est que beaucoup de gens n’ont pas encore compris .

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    1. Machinchose

      «  » » » » »………..chez les barbues ?

      alors là, va falloir mettre le turbot !! ………………….(kilékon !! ) j’ en rigole moi-même 😆

      PS: je la dédie a Exocet et a Charles martel en toute amitié !!

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