Devant tant de connerie, je me demande si un monde de robots ne serait pas préférable…


Devant tant de connerie, je me demande si un monde de robots ne serait pas préférable…

Si vous pensez que l’humain est sacré, qu’il vaut mieux Staline ou Mao plutôt que rien, alors ne lisez pas ce qui suit ; vous risquez d’être appelé à une crise d’indignation.

Le 5 janvier, à Paris, avec les gilets jaunes, je me suis arrêté à un kiosque pour acheter le dernier Charlie Hebdo. Je ne l’achète pas souvent. Je le fais par devoir d’impertinence, afin d’aider le peu de contre-pouvoir que nous avons. En effet, je supporte difficilement l’hypocrisie que ses auteurs véhiculent et qui consiste à dire que tu ne peux pas parler comme eux si tu ne parles pas du même endroit.
C’est-à-dire que tu peux être d’accord avec eux à condition d’être bien à gauche de la gauche (mais pas celle-là, l’autre, enfin c’est compliqué…)
Il me semble qu’on appelle ça de la mauvaise foi.
L’interview récente de Gérard Biard (https://www.europe1.fr/societe/quatre-ans-apres-lattentat-charlie-hebdo-denonce-le-retour-des-obscurantistes-3832694), rédac chef de Charlie en est la parfaite illustration :

« Nikos Aliagas : « Dans votre édito, vous fustigez des intellectuels, les militants, les politiciens, vous citez Eric Zemmour, Régis Debré, Michel Houellebecq, je vous cite : nous devrions avoir la liberté et l’émancipation comme unique ligne d’horizon. Leurs jérémiades poussiéreuses et toxiques nous entraînent vers la dépression. Est-ce que l’obscurantisme dont vous parlez c’est de la faute de ces intellos, et pas un fait d’époque ? »

Gérard Biard : « Un fait d’époque ne vient jamais de nulle part, il est alimenté par des actions politiques, par des réflexions intellectuelles. Les intellectuels et les militants qui sont actifs dans la société contribuent à cet esprit qui aujourd’hui nous enferme dans une dépression intellectuelle. On a presque envie de se pendre en permanence (…) »

Que de circonvolutions pour ne pas nommer l’innommable ! En résumé, Daesh (l’obscurantisme) c’est la faute de ceux qui dénoncent Daesh et ses causes. Et « en même temps » (il fallait que je le place), comme ils (Zemmour etc.) dénoncent Daesh ils sont déprimants.

Je me suis bien marré en regardant la une de ce Charlie que j’ai serré contre moi, cette journée du 05 janvier, pour 2 raisons.
La première raison, c’est qu’ils n’ont pas pu s’empêcher de mettre le Pape en face d’un barbu, pour « équilibrer ». Comme si le Pape et ses suppôts avaient une once de responsabilité dans tous les attentats (255 morts en France depuis 2015, il est toujours utile de le rappeler https://ripostelaique.com/le-vrai-bilan-des-attentats-musulmans-en-france-2015.html).
Mais cela ne m’a pas étonné, je les connais depuis si longtemps. Je les achetais déjà du temps où je faisais mon service militaire, il y a 35 ans de cela ; c’est vous dire !
La deuxième raison c’est que les CRS ne plaisantent plus depuis quelque temps, et je me suis dis que mon CharlieHebdo pourrait peut-être amortir un éventuel coup de flashball.
Ça aurait été drôle et symbolique.

 

En fait, la vraie une c’est celle qui était dans « les couvertures auxquelles vous avez échappé » : un barbu avec la tache rouge qui représente le choc répété de la tête contre le tapis de prière avec la légende « obscurantisme » pointant vers la tête.
Le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle …fait mouche.

Comment leur en vouloir à Charlie, ils ont trop morflé…Sauf que ce n’est pas pour cette raison qu’ils mettent le Pape, mais pour éviter d’être conchié par la bienpensance.
A entendre Biard je n’ai aucun doute.

Ah il a bien changé mon Charlie. A l’époque, quand ils mettaient le Pape ou le Christ ils n’équilibraient pas avec Mahomet.
Ils n’en avaient rien à foutre de ce que pensent les gens.

Il n’empêche, j’étais bien content qu’ils parlent des « anti-lumières » qui gagnent du terrain. L’obscurantisme étouffe progressivement notre civilisation, comme le boa avec sa « maitresse ».
Vous ne connaissez pas cette histoire de bisounours ? La voici :
« Alors que son python a bien grandi et fait presque quatre mètres de long, elle (la bisounours ndr) le trouve plus agité que d’ordinaire. Elle constate que le serpent ne mange pas depuis plusieurs jours et décide de l’emmener chez le vétérinaire. Le médecin lui demande si elle dort avec son python toutes les nuits, si ce dernier s’entoure étroitement autour d’elle et s’étire de toute sa longueur. Elle répond par l’affirmative. Le vétérinaire lui apprend alors que son python n’est pas malade mais qu’il jeûne pour s’apprêter à la dévorer. »

Ça vous rappelle quelque chose ? Les petites compromissions, les accommodements heureux, la bienveillance envers notre ami qui, vous le voyez bien, il est pas dangereux (Et t’es qu’un facho si tu penses le contraire!).
Si vous avez compris que le boa n’était pas un animal « de paix et d’amour » alors vous êtes sur la bonne voie.
Hé oui, ils sont tristes chez Charlie, parce que, 4 ans après, le réveil des consciences est loin d’être évident. Ah résilience fatale ! Les bougies et les ours en peluche ont fait leur ouvrage.

Tout à mes pensées, ce jour là (on pense beaucoup quand on passe la journée à battre le pavé entre 2 bouffées de lacrymo), entre certains abrutis en jaune (oui, il y en a, comme partout) et d’autres (beaucoup plus nombreux – et fiers d’être payés pour ça) en uniformes robocop noirs, j’en venais à réfléchir sur à la nature humaine. Car le problème, in fine, est bien là. Remplacez la centaine d’hommes au pouvoir par une centaine de gilets jaunes, octroyez leur les mêmes avantages indus, les mêmes prérogatives et vous aurez le même système (Si vous ne me croyez pas, regardez ce que sont devenus les icones de Mai 68).

Mais travailler sur l’homme, sur ses jalousies maladives, sur son désir d’avoir toujours plus et surtout plus que les autres est une entreprise que je crains, hélas, insurmontable (Dalaï Lama, si tu me lis ; pardon).
Alors que je regardais s’élancer dans le ciel une nouvelle fusée qui allait éclater en plusieurs lacrymos (ils ont un matos de dingue payé avec nos impôts, il faut le voir pour le croire – comme quoi, on peut en trouver des sous !) j’ai eu une petite pensée de fin du monde. Et j’ai repensé à Stephen Hawking qui prévoit la fin de l’humanité et met en garde les hommes. Il voit dans la conquête de l’espace l’unique salut à l’extinction de notre planète.
« n’oubliez pas de regarder les étoiles plutôt que vos pieds. » (http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/article-pour-hawking-le-salut-de-l-homme-reside-dans-la-conquete-de-l-espace-117061923.html)

Quand on voit que nos minables gouvernants ne sont pas capables de faire un peu de démocratie locale et d’imaginer des solutions pour redonner un peu de pouvoir d’achat, on n’est pas prêt d’aller aux confins de l’univers (Stephen Hawking, si tu me lis de là-haut, pardon).
Mais si l’homme est tellement « imparfait », tellement pataud, tellement « con », alors pourquoi ne pas envisager un futur guidé par des machines ? Il y a plein d’avantages : Par exemple elles ne sont pas jalouses, ignorent l’envie, sont insensibles à l’ivresse du pouvoir, travailleuses …et capables de traverser les galaxies sans perdre patience ni s’entretuer !

 

Vous croyez que je plaisante ?
Pas vraiment… Les imbéciles de journaleux (Joffrin, si tu me lis, je ne te demande pas pardon) ressortent le marronnier de l’intelligence artificielle très régulièrement (sinon ça ne serait pas un marronnier, effectivement…), sans savoir que jusqu’à présent l’IA n’était qu’une chimère.
Sauf que, depuis quelques, années, des chercheurs ont mis au point quelque chose de révolutionnaire dans la façon d’envisager l’intelligence artificielle.
Depuis que l’ordinateur existe, on a essayé, par le biais d’algorithmes tous plus sophistiqués les uns que les autre, de « simuler » un comportement intelligent. Effectivement, si l’homme peut fabriquer des voitures qui le battent à la course, alors il a cru qu’il pouvait concevoir des machines plus intelligentes que lui.
Sauf que l’intelligence n’a rien de mécanique, et qu’on avait réussi uniquement à fabriquer des super calculateurs. Très fortes d’ailleurs puisque ces super calculettes ont réussi à battre Kasparov quand il était champion du monde d’échecs. Mais, pour les domaines stratégiques, où l’intuition vaut autant que le calcul, c’était peine perdue.

Or, depuis peu, les chercheurs ont eu l’idée de revoir complètement leur copie et d’envisager les choses complètement différemment. Il est impossible de définir l’intelligence, mais une des choses sur laquelle tous les penseurs se mettent d’accord c’est que la principale qualité est la faculté d’adaptation. Créez un ordinateur qui soit capable d’inventer, de s’adapter et d’apprendre par lui-même et vous aurez enfin de l’intelligence !
Et nous y sommes !

https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/technologie-alphazero-ia-google-deepmind-devient-imbattable-echecs-61409/

 

On est enfin arrivé à avoir de la vrai intelligence artificielle (ça fout les jetons hein ?).
Et donc…. En quoi un robot intelligent est-il préférable à un con bienveillant et pourquoi j’en suis venu à me poser cette question ?
La réponse est à trouver du coté de Yves Cochet qui a déclaré, il y a quelques jours «comme ce sont les « pays riches » qui ont « le mode de vie le plus polluant », ils sont donc « les premiers à devoir décroître démographiquement […] Limiter nos naissances nous permettrait de mieux accueillir les migrants qui frappent à nos portes ».
Le fondateur du site Doctissimo et spécialiste de l’Intelligence artificielle, Laurent Alexandre, s’est indigné de la suggestion de Yves Cochet. « C’est le grand remplacement en accéléré », a-t-il tancé, poursuivant : « Disparaître pour laisser la place aux autres est la forme ultime du MASOCHISME SUICIDAIRE ».

Yves Cochet est un matheux, ancien ministre et milite chez les Verts. Il pense donc que la planète est finie et théorise abondamment sur l’anthropocène. Il a une vision très pessimiste de l’avenir et prévoit même un chaos à très court terme (https://www.liberation.fr/debats/2017/08/23/de-la-fin-d-un-monde-a-la-renaissance-en-2050_1591503).
Ça se respecte d’autant qu’il milite pour une décroissance salvatrice qui m’est assez sympathique, sauf que lui la voit dans le chaos alors que moi je mise sur une « décroissance heureuse ».

Et donc, comme d’après lui nous sommes responsables  et incurables il est normal que nous disparaissions, et que nous soyons remplacés par des migrants. On savait déjà depuis Yann Moix qu’il y avait des Victor Hugo parmi eux, mais on apprend maintenant que les migrants sont tous ecologie-les-verts.
En j’en suis venu à me poser cette question étrange…
Un robot intelligent est-il préférable à un con bienveillant ?

 

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6 thoughts on “Devant tant de connerie, je me demande si un monde de robots ne serait pas préférable…

  1. AvatarBapou19

    Moi aussi je suis un (très) ancien lecteur de Charlie (achat en kiosque au début des années 70 et par abonnement en mi 2000) et je félicite l’auteur de cet article qui constate amèrement que la bien bienpensance et le politiquement correct sévissent toujours malgré le massacre d’il y a 4 ans. Apparemment il n’ont pas compris (comprendrons t’il un jour?)
    Ce commentaire aussi pour m’étonner du peu de commentaires qu’il a suscité.

    1. Armand LanlignelArmand Lanlignel

      Testart est intéressant avec son sujet sur les domestiques et les esclaves mais c’est un peu long. Ceux qui s’intéressent à ces réflexions seront satisfaits.

  2. AvatarDominique N

    Merci Bapou19,
    C’est gentil.
    Il faut dire que c’est un article un peu « décalé » et donc peu vendeur ;o)

    Vous avez raison ; ils n’ont rien compris.
    Et à la lumière des ces dernières années il n’y a pas de raison objective de croire qu’ils puissent faire leur aggiornamento…

  3. frejusienfrejusien

    Pas étonnant qu’ils soient déprimés, mais inutile d’en accuser les autres,
    déni et déprime, il leur reste à se secouer,
    je doute fort qu’ils le fassent ils s’enfoncent et ne font plus la une

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