Les théories «décoloniales» progressent à l’université


Les théories «décoloniales» progressent à l’université

Du Figaro:

ANALYSE – Autrefois minoritaire, l’influence de la mouvance «décoloniale» ne cesse de grandir en sciences humaines. On ne compte plus les cours, séminaires et sujets de thèses consacrés à cette thématique, explique Alexandre Devecchio, journaliste débats et opinions au Figaro.

 

« Ici, l’atmosphère politique générale, surtout dans les universités et les collèges, est actuellement peu agréable. La chasse aux rouges est en marche…»

En 1949, Hannah Arendt exprimait ainsi l’inquiétude que lui inspirait le maccarthysme.

Une atmosphère comparable va-t-elle s’installer aujourd’hui dans les universités françaises?

La chasse aux sorcières qu’il est permis de diagnostiquer ne vise plus les «rouges», mais les républicains universalistes qui entendent résister à la volonté hégémonique des tenants de la pensée dite «décoloniale» dans certaines disciplines des sciences humaines.

Ainsi du sociologue Stéphane Dorin, évincé de son groupe de recherche à l’université de Limoges pour avoir osé défier ces derniers.

 

Si la «non-compatibilité scientifique» est le motif invoqué pour justifier son exclusion, le chercheur semble payer, en réalité, son opposition ouverte à la  promotion des thèses «racialistes» au  sein de l’université.

Autrefois minoritaire, l’influence de la mouvance «décoloniale» ne cesse de grandir en sciences humaines

Stéphane Dorin affirme recevoir des pressions au sein de son établissement depuis qu’il a contesté, en 2017, la tenue d’une conférence animée par Houria Bouteldja, dans le cadre d’un «séminaire d’études décoloniales» organisé par son université.

Stéphane Dorin avait alors publié une lettre ouverte dans laquelle il rappelait certaines déclarations de la cofondatrice du Parti des indigènes de la République (PIR). En 2012, après les assassinats de Toulouse, Houria Bouteldja affirmait: «Mohamed Merah, c’est moi.»

En 2016, dans son livre, Les Blancs, les Juifs et nous, elle écrivait: «Si la femme noire est violée par un Noir, c’est compréhensible qu’elle ne porte pas plainte pour protéger la communauté noire.»

Le sociologue paie-t-il également le fait d’avoir été cité dans l’appel des quatre-vingts intellectuels publié par Le Point et dénonçant l’emprise des thèses «décolonialistes» sur l’université française?

Autrefois minoritaire, l’influence de la mouvance «décoloniale» ne cesse de grandir en sciences humaines.

On ne compte plus les  cours, séminaires et sujets de thèses consacrés à cette thématique. «Racisme d’État», «racialisation», «domination blanche »: paradoxalement, à l’heure où l’Assemblée nationale entend supprimer le mot «race» de la Constitution, la  sémantique racialiste des «décolonialistes» se banalise.

C’est Éric Fassin, influent directeur du département d’études de genre à Paris-VIII, qui dans Libération et Le Monde défend les concepts de «racisme institutionnel français» ou encore d’«appropriation culturelle».

C’est la députée France insoumise de Seine-Saint-Denis Danièle Obono, proche d’Houria Bouteldja et du Parti des indigènes de la République, qui le jour même de l’éviction de Stéphane Dorin était nommée au conseil d’UFR de science politique de Paris-I Panthéon-Sorbonne.

 

L’idéologie «décoloniale» est un produit d’importation inspiré du multiculturalisme américain.

«Les États-Unis sont en proie à une hystérie morale sur les questions de race et de genre qui rend impossible tout débat public rationnel», écrit Mark Lilla, professeur à l’université Columbia de New York, dans son dernier livre, La Gauche identitaire, qui décrit la dérive communautariste des campus américains.

Sous couvert d’antiracisme et d’émancipation, cette idéologie se révèle profondément essentialiste

Dans le contexte français, qui s’inscrit dans une tradition historique très différente, ces thèses pseudoscientifiques apparaissent encore plus insensées.

Leur  credo est que le système et l’imaginaire colonial seraient subrepticement toujours à l’œuvre dans  la société française et  que les personnes originaires de pays anciennement colonisés et leurs descendants seraient toujours opprimés par un État français structurellement raciste et islamophobe.

Sous couvert d’antiracisme et d’émancipation, cette idéologie se révèle profondément essentialiste.

Elle enferme les minorités dans un statut de «dominées», c’est-à-dire de victimes éternelles, tandis que le «mâle blanc» est  forcément un «dominant».

Cette lecture du monde s’accompagne d’un profond sectarisme dans la mesure où  ceux qui ne la partagent pas sont rejetés dans le camp des oppresseurs.

Pour l’université, lieu de confrontation des  idées par excellence, l’enjeu face à la  progression de cette idéologie séparatiste n’est rien de moins que la préservation d’un certain pluralisme.

Dans un entretien à FigaroVox, le professeur de science politique Laurent Bouvet, qui a passé sa thèse de doctorat à l’EHESS dans les années 90, témoigne: «il y avait différents courants intellectuels présents et un rapport de force entre eux. C’est moins vrai aujourd’hui. Je ne suis pas certain que je pourrais y faire ma thèse désormais.»

http://lefigaro.fr/vox/societe/2018/12/17/31003-20181217ARTFIG00294-alexandre-devecchio-les-theories-8220decoloniales8221-progressent-a-l-universite.php

Note d’Antiislam

Quand y aura-t-il, en France, une personne qui aura le courage  de leur  dire en face  que dans toutes les langues du Monde, les Indigènes c’est NOUS ?

Et les  colons sont  la Bouteldja et l’Obono !

Par ailleurs, une des premières mesures d’un gouvernement patriote serait de fermer la fac Paris VIII-Saint-Denis qui  n’est de fait plus une université française, par la scientificité de  ses méthodes, mais, sous couvert de « décolonialisme »,  une succursale d’Al Azhar !

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5 thoughts on “Les théories «décoloniales» progressent à l’université

  1. AvatarDavid

    Paris VIII ainsi que Paris XIII ne sont pas des universités, ce sont des zoos!!! Et je parle en connaissance de cause!
    David.

  2. AvatarRochefortaise

    Dehors, toutes ces bonnes femmes ! Qu’elles retournent aux pays de leurs ancêtres, avec celle qui a mordu un chauffeur de taxi et cette vieille bique de sénatrice aux cheveux rouges ! Elles n’aiment pas la France ? Qu’elles dégagent ! Et qu’elles emmènent Macron avec elles …. Après tout, mes ancêtres, nés au Maghreb et en Extrême-Orient ont bien dû dégager eux, alors dehors les colons !

  3. AvatarConan

    Il a fallu l’arrivée des blancs pour que cessent l’esclavage et l’anthropophagie qui sévissaient encore à la fin du 19ème siècle en Afrique…
    Des esclaves vendus comme viande de boucherie sur les marchés !!….
    Ce n’est pas si ancien !!…. Ils ne peuvent pas l’avoir oublié !
    Par ailleurs, nous devons rappeler sans cesse que la France s’est épuisée à équiper tous les pays de son empire colonial. Il n’y a qu’à lire l’ouvrage du regretté Daniel Lefeuvre intitulé « Chère Algérie » pour en avoir la démonstration chiffrée.
    Et ne parlons pas de la scolarisation et de l’éradication d’une foule de maladies endémiques. Bien sûr tout n’était pas parfait, le pays représentant quatre fois la France, difficile d’amener des instits dans les moindres mechtas en hélicos .
    A cette époque, bien des villages, en France, ne bénéficiaient pas de l’eau courante, ni de l’électricité..
    Ces propagandistes, ennemis déclarés de notre pays alors qu’ils sont même souvent boursiers devraient en être chassés définitivement !
    DEHORS !!!

    1. AvatarJean-Paul Saint-Marc

      Esclaves vendus comme viande, ce que racontait Clémenceau de sa jeune vie de journaliste je crois…
      Les acheteurs indiquaient sur l’individu la partie désirée…
      Toute une civilisation…

  4. Avatarberger

    J’invite à lire le texte de l’Onu sur le Droit des Peuples indigènes, c’est très intéressant à proposer lors des marrakéchades. On touve le texte facilement sur internet….

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