Climato-réaliste, j’étais à la contre-cop 24


Climato-réaliste, j’étais à la contre-cop 24
Nous vous avions annoncé sa tenue…

http://resistancerepublicaine.com/2018/12/12/rendez-vous-vendredi-14-a-la-contre-cop24-des-climato-realistes/

J’y étais. Je n’ai pas regretté ma journée !

La contre COP 24. Thème : Climat et territoires

Organisée par l’Association des Climato-Réalistes (ACR), à Paris, le 14 décembre 2018

 

Tout d’abord, quelques mots sur l’officielle  COP 24 elle-même. Nombre de participants : environ 30 000.

Comme ces gens ne viendront pas en trottinette, cela correspond à plus de 84 000 billets allers-retours en avion entre Paris et New York, selon le Parisien (2). La plupart, financés par l’ONU, donc par nos impôts. Comment peut-on croire que tous ces gens sont des spécialistes du climat, de l’énergie ou de l’environnement ? Beaucoup étaient des touristes. Cette COP 24, comme les précédentes, c’est le grand n’importe quoi. Voir l’article de Rémy Prud’Homme sur ce sujet (1)

Il était donc justifié d’organiser une manifestation pour tenter de contrer cela : la contre COP 24.

Un certain nombre d’intervenants se sont succédés sur des sujets très variés. La plupart d’entre eux avaient élaboré des présentations Power Point qui seront disponibles sur le website de l’ACR prochainement.

Voici un bref résumé de points forts que j’ai pu mémoriser. 2 autres compte-rendus ont été rédigés. Voir liens en fin d’article.

 

Claude Gatignol (député de la 4èmecirconscription de la Manche (Cotentin))  C’est dans cette circonscription que se trouve Flamanville et l’usine de la Hague qu’il défend fermement contre la secte des escrolos.  D’abord escrocs et accessoirement écolos.

On apprend qu’en Pologne où était organisée la COP 24, Solidarnosc a rejoint le climato-réalisme.

Les « grands décideurs » vivent dans un état de pollution intellectuelle depuis des décennies, ce qui n’est guère surprenant. L’insuffisance de leurs connaissances scientifiques a conduit à des choix débiles.

L’écologie qui est la science des équilibres naturels a viré à la politique. Les escrolos ont colonisé la plupart des institutions comme l’ADEME. C’est une maladie insidieuse, qui touche beaucoup de domaines. C’est de l’anti-science. Ils font du chantage auprès des candidats aux élections.

Qu’est-ce que la transition énergétique ? Personne ne sait très bien.

La France est responsable de moins de 1 % des émissions de CO2 dans le monde. La Chine en représente 27 %. Donc, la taxe Hulot ou taxe carbone est une loi scélérate (comme le principe de précaution, qui a été introduit dans la Constitution).

 

Samuele Furfari(Professeur de géopolitique de l’énergie, Ecole polytechnique de Bruxelles). Théme :Villes contre monde.                   Voir son Power Point.

Il existe environ 30 millions de tracteurs dans le monde qui fonctionnent au diesel. Par quoi les escrolos comptent-ils les remplacer ? Par des bourricots ?  Par des femmes tirant des charrues comme au 19èmesiècle ?

Distinguer l’énergie primaire de l’énergie finale qui est de 3 types : électricité (22%), transport (28%), chauffage (50%). 75% de l’énergie est utilisée en ville. Mais il n’existe pas de statistiques sur la consommation des villes. Beaucoup de bâtiments publics sont dans un état déplorable, avec des fenêtres en simple vitrage, datant de l’âge aztèque. D’où un gaspillage énorme d’énergie.

On paie environ 33 % de taxes sur l’électricité et environ 60 % sur le carburant. Si ça n’est pas de l’arnaque, c’est quoi ?

Si on veut généraliser les voitures électriques, il faudrait au moins doubler la capacité de production d’énergie électrique. Ça n’est pas avec des moulins à vent ou des panneaux solaires qu’on va y parvenir. D’autre part, l’infrastructure de câbles de distribution existant dans les villes risque de ne pas supporter cette demande de courant supplémentaire. Faudra-t-il ouvrir tous les trottoirs pour remplacer les câbles ?  On ne peut pas faire de miracles.

 

Henri Masson(ingénieur civil, ancien professeur à l’université de Maastricht). Thème :Endoctrinement de masse en Occitanie.   Voir son excellent Power Point.

Il est un militant anti-éolien vivant maintenant en Occitanie. La grande difficulté est : comment toucher les indécis et les indifférents ?

Le réchauffement climatique est le couteau suisse des escrolos. Il fait chaud en été ? C’est la faute au réchauffement climatique, donc au CO2. Il fait froid en hiver ? C’est la faute au réchauffement climatique, donc au CO2. Il y a des ouragans dans les zones tropicales ? C’est la faute au réchauffement climatique, donc au CO2. Il y a des inondations catastrophiques quelque part ? C’est la faute au réchauffement climatique, donc au CO2. Les politicards sont nuls et incompétents ? C’est la faute au réchauffement climatique. Là, non, je m’égare, mais vous voyez l’idée.

Pour lutter contre la propagande des escrolos, nous pouvons utiliser les mêmes méthodes qu’eux ; en particulier, la méthode Alinsky. Elle s’appuie sur 12 tactiques (3).

 

Jean-Louis Butré(président de la Fédération Environnement Durable (FED)). Rien à voir avec la Federal Reserve.           https://environnementdurable.net/

Eolien: Stop au programme inutile et dévastateur. 20.000 éoliennes géantes inutiles vont ravager la France pour quelques % d’électricité en plus. Le prix de l’électricité des particuliers qui va doubler. Une politique énergétique qui conduit dans un gouffre financier. Des nuisances et le massacre des paysages de la France. NON à l’éolien en France. « l’acceptabilité sociale de l’éolien » est égale à  zéro.

La FED regroupe 1380 associations qui luttent contre l’éolien industriel. Environ 8000 éoliennes ont été installées en France et les escrolos veulent tripler ce nombre. Certaines font jusqu’à 235 m de haut et exigent un socle de béton armé de 2500 tonnes. La justification de cette folie est de diminuer le taux de CO2 rejetté. Mais c’est une imposture, parce qu’il faut y adjoindre des centrales à gaz, à cause de l’intermittence.

70 % des projets éoliens sont contestés devant les tribunaux administratifs. Pour contrer cela, les politicards escrolos ont pondus le décret Lecornu qui interdit cette contestation.

Ces éoliennes sont importées pour un montant d’environ 7 Mds € / an. Ça ne profite même pas à des entreprises françaises. Ce budget pourrait être affecté à d’autres utilisations, à commencer par la réduction du déficit.

Voir le livre : « Eoliennes : chronique d’un naufrage annoncé »    Présentation de l’éditeur :

Le grand plan de développement de l’énergie éolienne en France va-t-il tourner au naufrage ? Tout semble l’annoncer. Des doutes de plus en plus forts et justifiés entourent ce choix énergétique qui répond essentiellement à des considérations politiques. Dans toutes les régions de France se manifeste une opposition croissante de la part des riverains contre les éoliennes qui menacent leur environnement et leur santé, mais aussi des Français en général, révoltés par le saccage de leurs paysages et le gaspillage des denier publics. Trompeusement paré de toutes les vertus écologiques, le développement en France des éoliennes, destructrices du patrimoine et de notre potentiel touristique, n’obéit à aucune logique climatique ou économique. Il donne lieu à des montages financiers souvent opaques qui ne profitent qu’à un petit nombre d’initiés, alors que c’est l’ensemble des Français qui, par leurs impôts et les taxes perçues sur les factures d’électricité, supportent le coût insensé de cette politique irresponsable. Il est plus que temps de renoncer à cette utopie écologique qui ne correspond ni aux spécificités de la France en matière de paysages, ni à son modèle énergétique, et qui nous conduit collectivement vers un désastre culturel, environnemental, sanitaire et financier sans précédent.

 

François Lucas(agriculteur, cofondateur et ancien président de la Coordination rurale). Thème :Les agriculteurs, cibles de toutes les attaques.

Pour un agriculteur, plus il y a de CO2, plus ça pousse. Donc, vive le CO2. D’ailleurs, la planète reverdit, y compris au Sahel. C’est ce que montrent les observations par satellites.

Il existe 9549 MAEC (Mesures Agro Environnementales et Climatiques). Il y en a tellement qu’il est difficile de les respecter toutes et que cela coute très cher. C’est un cas typique d’excès de réglementations. Voici quelques exemples :

– la désirrigation. Il paraît que l’eau serait devenue rare. Mais la quantité d’eau disponible sur Terre est stable, elle ne part pas dans l’espace. So what ?

– Taux de nitrates dans l’eau. Le dogme est : < 50 mg / litre. En fait, les nitrates sont bons pour la santé. La preuve ?   Ils sont vendus comme compléments alimentaires.

– Les produits phyto-sanitaires, appelés pesticides par les journaleux. Mais 99,99 % de ces produits sont issus du milieu naturel, càd secrétés par les plantes elle-mêmes. On a ensuite isolé les molécules actives. L’industrie pharmaceutique fait de même.

Pour sauver un paysan, mangez un végan.

 

François Gervais(physicien, professeur émérite, université de Tours).  Thème : L’urgence climatique est un leurre.  C’est le titre de son dernier livre.

Présentation de l’éditeur :

La terre se réchauffe dangereusement et si nous ne faisons rien, demain verra la fin du monde. En matière de climat, le marché de la peur est florissant. Une peur bien utile, véritable instrument de pouvoir fondé sur la manipulation des émotions au détriment de la raison. Faut-il en effet rappeler quelques-unes des prophéties émises en 1970 par les premières assises écologistes du  » jour de la Terre « , pour l’horizon de l’an 2000 : plus une goutte de pétrole, généralisation des famines sur tout le globe et réduction de l’espérance de vie à 49 ans aux Etats-Unis… Sans oublier le cri d’alarme lancé en 2008 par Al Gore, prix Nobel de la Paix 2007 et ancien vice-président américain, qui annonçait la disparition totale de la calotte glacière estivale au pôle nord en 2013… Pour François Gervais, s’il y a une urgence, c’est celle de retrouver nos esprits… scientifiques. Car, contrairement à ce que disent les responsables du GIEC, il est absolument faux d’affirmer qu’il existe un  » consensus  » des chercheurs autour des questions climatiques. Ce livre le prouve en détails. Le catastrophisme des modèles virtuels actuels, source de politiques énergétiques dispendieuses dont certaines n’ont de durable que l’affichage, est en revanche une vraie catastrophe annoncée.

Le principal gaz à effet de serre est la vapeur d’eau et non le CO2 qui vient loin derrière. Les escrolos sont tellement tarés qu’un jour, ils vont nous dire qu’on doit contrôler le taux de vapeur d’eau de l’atmosphère.

Concernant le CO2, l’Europe en produirait 9,4 % et la France 0,9 %, c’est-à-dire quasiment rien. Et c’est avec cette quantité qu’ils nous cassent les cou***es.

Autre livre de François Gervais : « L’Innocence du carbone: L’effet de serre remis en question »

Présentation de l’éditeur :

Sauver le climat pour mieux sauver la planète. Belle ambition dont la réalisation semble encore empêchée par un coupable unique, responsable de l’effet de serre et du réchauffement climatique : le gaz carbonique. En effet, que ce soit dans le débat actuel sur la « transition écologique » et dans l’ensemble des projets soumis par les autorités européennes ou dans les propositions de l’acte III de la décentralisation, il est le grand coupable désigné à la vindicte et condamné par une taxation aveugle.
Et si ce grand coupable était indispensable à la vie sur terre ? Et si la taxation systématique du «carbone» était une erreur funeste et que d’autres approches étaient possibles ? Et si nous avions besoin de plus de science pour approfondir la question sur des bases véritablement solides ?
À partir d’un point de vue strictement scientifique qui n’esquive pourtant pas le débat, François Gervais s’oppose à la conception univoque et réductrice qui fait du gaz carbonique le responsable de tous les maux et interdit finalement de repenser à la fois les bases d’une solidarité Nord-Sud plus juste et une politique énergétique ambitieuse.

Autre source intéressante : http://climatechangereconsidered.org/

 

Rémy Prud’homme(économiste, professeur des universités (émérite)). Thème : Les politiques climatiques aggravent-elles la fracture territoriale ?  Oui.

Les carburants sont les biens les plus taxés (après le tabac).

La facture carburant des départements pauvres est 37 % plus élevée que celle des départements riches. La raison est simple : ils ont besoin d’un véhicule pour tout, parce que les infrastructures de transport sont quasi inexistantes.

Les éoliennes sont massivement implantées dans les zones pauvres. Pas d’éoliennes en Ile de France.

Les logements proches des éoliennes perdent beaucoup de valeur.

Pour aller plus loin, Rémy Prud’homme est l’auteur de 2 excellents livres :

  • « L’idéologie du réchauffement » Présentation de l’éditeur :

L’homme est-il responsable du réchauffement du climat ? Cet essai ne nie pas le réchauffement de la planète dont la température moyenne a augmenté de 0,6 à 0,8 degré Celsius au cours du XXe siècle. Il n’élude pas non plus la possibilité d’une augmentation des températures dans les années à venir. Mais il s’intéresse plutôt au discours apocalyptique qui règne dès lors qu’on évoque ce réchauffement. A la recherche de fondements scientifiques solides, il déconstruit ce faisant le « réchauffisme », mélange de « réchauffement » et d' »alarmisme », discours omniprésent et véritable idéologie. En interrogeant son caractère scientifique, en soulignant ses contradictions et en confrontant ses prédictions avec les évolutions effectives, l’auteur critique le discours « réchauffiste » dans ce qu’il a de simpliste et de réducteur. Pour le dire autrement, ce livre se fait l’avocat du diable dans le procès fait à l’homme à propos du réchauffement et montre comment une science fragile a pu se transformer en idéologie. Une idéologie dangereuse comme toutes les idéologies.

  • « Le Mythe des énergies renouvelables: Quand on aime on ne compte pas ».Présentation de l’éditeur :

En juin 2015, dans un rapport officiel, Mme Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement, écrivait : « En 2014, l’énergie solaire représente 10% de l’électricité du monde. » En réalité, la part du solaire dans l’énergie du globe était en 2014 de 0,8%, soit une erreur de 1 à 13… Quant au nouveau ministre de l’environnement, Nicolas Hulot, il affirme de son côté « qu’il faut avoir une foi absolue dans les énergies renouvelables. » Pour prendre des décisions sur ce sujet qui engage toute la politique énergétique de la France et plus largement sa situation économique, l’imprécision scientifique grossière ou la « passion religieuse » sont-elles les attitudes qui conviennent ? A l’opposé, ce livre propose une étude chiffrée des réalités actuelles en matière d’énergies renouvelables. Il se fonde sur les résultats officiels des douze pays précurseurs, parmi lesquels l’Allemagne, l’Espagne, le Danemark ou l’Italie, qui tous ont mis en oeuvre depuis plus d’une décennie des programmes d’investissements massifs dans ce domaine. Et le résultat n’est guère encourageant, ni pour l’environnement, ni pour l’économie, ni pour le contribuable. Au final, les réalités concrètes indiquent un choix net et clair pour la France. Mais les responsables politiques et les medias sont-ils prêts à l’entendre ?

 

Bertrand Alliot(Directeur de la valorisation de la recherche à l’Université Paris-Est)

Le discours le plus commun des escrolos est d’invoquer l’état d’urgence. Cette expression vient du Moyen Age, lorsqu’une ville était attaquée, tous les habitants étaient mobilisés pour faire face à l’envahisseur : branle-bas de combat. Les escrolos veulent utiliser le même concept appliqué au changement climatique, sinon on va tous mourir dans d’atroces souffrances.

En réalité, il n’y a aucune situation d’urgence. Les COP ne servent à rien. Les marches pour le climat non plus. En fait, on est suffisamment riches (globalement) pour s’occuper de choses superflues.

 

Philippe Charlez(institut Sapiens). Thème : L’utopie de la croissance verte.

L’évolution du mix énergétique mondial vers une proportion significative d’énergies renouvelables (éolien, solaire et biocarburants pour l’essentiel) est aujourd’hui considéré comme l’un des principaux relais de croissance économique de la société de demain. On parle pour cette raison de « croissance verte ».

Schumpeter avait au début du XXesiècle développé l’idée que la croissance économique reposait principalement sur « l’innovation destructrice ». Autrement dit pour réaliser de la croissance économique il fallait entre autre qu’une innovation vienne détruire la technologie précédente comme le CD l’a par exemple fait avec le disque Vinyle.

Lire la suite ici : https://www.institutsapiens.fr/lutopie-de-la-croissance-verte/

 

Robert Diethrich(président du Cercle franco-allemand de l’Association réalités et relations internationales). Thème : L’évolution de la politique de l’automobile en Allemagne.

Il a surtout été question d’énergie en Allemagne et assez peu de l’automobile.

En Allemagne, l’énergie est du ressort des Lander. En 2000, Schroder décide de développer les énergies renouvelables à cause de la coalition de son parti avec les Verts : éolien, biomasse, géothermie. En 2002, il décide la fin de l’électronucléaire. En 2011, après Fukushima, Merkel, avec un comité d’éthique fixe à 2022 l’arrêt complet de l’électronucléaire. Aujourd’hui, ils ont 9 réacteurs actifs et 8 à l’arrêt. Moyennant quoi, les Allemands paient leur électricité à peu près le double qu’en France.

Ce sont des centrales au charbon ou au gaz ainsi que des énergies renouvelables qui les remplacent. Mais les réseaux de transport d’énergie électrique doivent être lourdement modifiés.

 

Brigitte Van Vliet-Lanoë(géologue, DR CNRS émérite, université de Brest). Thème : Le réchauffement climatique actuel : une évolution thermique naturelle au forçage oublié.

Voir sa présentation Power Point.

 

Jacky Ruste.  Il a fait un bref exposé sur la gestion des déchets nucléaires.

On produit 3000 kg de déchets divers par habitant et par an. Dont 1 kg de déchet radioactifs et seulement 5 g de déchets hautement radioactifs. Ces derniers représentent 3200 m3 de déchets après vitrification, ce qui est très raisonnable. Pas de quoi s’affoler.

 

Christian Buson. Il a parlé de l’ICREI. Centre International de Recherche sur les Problèmes Environnementaux.   http://www.icrei.fr/

 

En résumé, le catastrophisme climatique est assis sur un tas de conneries. C’est un retour à l’obscurantisme du Moyen-Age.

 

 

Groupe Facebook de l’ACR : https://www.facebook.com/search/top/?q=climato-r%C3%A9alistes&epa=SEARCH_BOX

 

 

Autres compte-rendus de la contre COP24 que vous pouvez lire :

Par Benoit Rittaud : https://www.climato-realistes.fr/ccontre-cop24-des-climato-realistes/ Voir ci-dessous

Par Lucien Samir Oulahbib : https://ripostelaique.com/jai-assiste-a-la-contre-cop24-des-arguments-choc-contre-les-menteurs.html

 

Retour sur la Contre-COP24 des climato-réalistes

Par Benoît Rittaud, Président de l’association 

L’édition 2018 de la Contre-COP a probablement battu un record d’affluence, bien que certains aient dû annuler leur venue suite à une grève de la SNCF. Environ deux cents personnes ont assisté à cette journée, où la qualité des exposés a montré une fois de plus l’importance de ces rendez-vous.

L’intervention de Claude Gatignol en introduction était presque trop courte. Membre honoraire du Parlement (cinq mandats de député au compteur, quand même), il est de ces (anciens) élus qui montrent qu’on ne doit pas désespérer de notre personnel politique. Non, nos dirigeants ne sont pas tous incompétents : en fait de production d’énergie, l’ancien député de la Manche connaît son affaire. Il est rassurant de voir que dans un département où l’on trouve à la fois Flamanville et La Hague, des décideurs avisés et travailleurs ont été (et, on l’espère, sont toujours) à l’œuvre. Qu’une personnalité comme lui ait été si enthousiaste à venir nous dire quelques mots est un grand encouragement pour notre combat.

Deux interventions ont porté sur le climat proprement dit, celles de François Gervais et de Brigitte Van Vliet-Lanoë. Le premier a parlé en physicien, la seconde en géologue. Les deux ont montré à leur manière comment questionner intelligemment la doxa carbocentriste. François questionne la sensibilité climatique et observe combien, selon les propres graphiques du GIEC, la défense de l’alarmisme climatique est fragile. (J’ai d’ailleurs oublié de signaler ici son dernier livre, pourtant paru dans la collection « Grandeur Nature » que je dirige aux éditions de l’Artilleur – comme quoi il y a encore du chemin avant qu’on devienne aussi pros que le prétend Médiapart). Brigitte, elle, compare la situation climatique actuelle à un épisode voisin qui s’est produit à l’Éémien, et en conclut qu’il n’y a pas grand chose à signaler actuellement : nous ne vivons pas un épisode climatique particulier. (Brigitte a publié ses idées ici-même il y a quelques mois.)

Il a beaucoup été question d’énergie durant cette journée. Merci notamment à Robert Diethrich de nous avoir fait un point complet sur ce qui se passe en Allemagne. Les revirements et hypocrisies sur le nucléaire, les coûts pharaoniques, les protestations qui montent… nous avons bien des choses à envier à nos voisins, mais certainement pas leur Energiewende.

Les exposés de Samuele Furfari, François Lucas et de Jean-Louis Butré avaient en commun de parler du terrain et d’être remplis de bon sens. Mégapoles contre reste du monde, agriculture, implantations autoritaires d’éoliennes : chacun à sa manière ces exposés ont montré combien la lutte venue des territoires est cruciale pour ne pas laisser un écologisme idéologique détruire la richesse de la ruralité française dans ses dimensions agricole et paysagière. Voilà des termes qui ne font pas très « premier de cordée » il est vrai, mais qui correspondent à une réalité quotidiennement vécue par des milliers de gens dont seuls les Gilets Jaunes nous ont permis de nous souvenir qu’ils existaient. Rémy Prud’homme, bien connu des lecteurs de ce blog, a enfoncé le clou en nous présentant son analyse économique inédite qui montre de manière implacable combien les coûts de la « politique climatique » française sont principalement supportés par ce monde oublié.

Les présentations de Bertrand Alliot et de Philippe Charlez ont apporté une réflexion générale bienvenue sur l’énergie, sur la croissance et la question du local et du global. Évidemment, la dialectique du fini et de l’infini m’a bien plu, cet élément fondamental de nos représentations collectives que j’ai abordé aussi, sous un autre angle, dans La Peur exponentielle.

Henri Masson s’est intéressé aux techniques de communication employées par nos adversaires, posant la question de les utiliser aussi à notre profit. L’exposé a suscité des réactions qui montrent toute la difficulté de notre combat : comment être efficaces sans nous abaisser au niveau de certaines pratiques de nos adversaires (au hasard : ici…). Le débat est éternel, car chacun ne met pas le curseur au même endroit, ce qui nous place sur une ligne de crête qui nous imposera toujours une attention particulière.

Comme d’habitude, la journée était trop courte. Lors de la table ronde finale, Christian Buson nous a parlé de l’ICREI, un Think tank sur l’environnement dont il s’apprête à prendre la présidence (excellente idée). Dans ma boule de cristal, je lis déjà le crachat de Médiapart qui offrira une médaille à Christian en le présentant comme le « nouveau représentant des lobbys », le « partisan du néolibéralisme débridé » qui se propose de « faire entrer en France le cheval de Troie de la régression écologique »… (Notez, Médiapart, notez, c’est cadeau. Ces clichés sont tout à fait de votre niveau.) Jacky Ruste a eu un petit moment pour nous parler des déchets nucléaires, d’une manière très professionnelle et dépassionnée.

Nous allons réfléchir à quelques changements possibles pour la prochaine édition, vos idées et suggestions sont les bienvenues. Une possibilité serait d’organiser l’événement plutôt un samedi, histoire de permettre à d’autres personnes de venir aussi. Nous nous disons aussi qu’organiser plusieurs demi-journées dans l’année, et pas seulement à Paris, serait une alternative intéressante (mais il faudra des relais locaux : avis aux motivés). Vos suggestions sont les bienvenues.

Avec votre aide et votre soutien à tous, continuons le travail et haut les cœurs !

PS : oui, les vidéos seront mises en ligne (ainsi que celle de Richard Lindzen, qui a du retard)

https://www.climato-realistes.fr/ccontre-cop24-des-climato-realistes/

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Coriolis

Patriote, ingénieur, grand intérêt pour tout ce qui est scientifique, économique, financier, politique… climato-réaliste, consterné par ce qu’est devenue la France depuis mes débuts professionnels au début des années 70. Coriolis est mon pseudo en souvenir du physicien français Gaspard-Gustave de Coriolis. Je trouve très fort d’avoir mis en évidence la force qui porte son nom.


3 thoughts on “Climato-réaliste, j’étais à la contre-cop 24

  1. AvatarBobbyFR94

    Merci à toi Coriolis – que ce pseudo est sympa, ahaha : -))) – pour ce compte-rendu très très intéressant…

    Les ESCROLOS au pouvoir, c’est EXACTEMENT, dans un autre domaine, le MÊME mensonge, que celui de dire que l’IMMIGRATION venue d’afric nous enrichit !!!

    On en revient toujours à la même chose :

    Quelques-uns s’ENRICHISSENT de manière bien plus qu’INDECENTE, sur le dos de MILLIONS de gens en France !!!

    La COLERE & la HAINE quand tout cela va éclater OFFICIELLEMENT !!! je parle de celle du peuple à l’égard de ceux qui étaient censés les protéger, et qui, au lieu de cela, les ont TRAHI !!

    Et…SUR TOUS les PLANS !!! économique d’abord, puis social, puis sociétal !!!

    Tout en DETRUISANT l’avenir des enfants, petits enfants des Français natifs !!!

    Pour moi, ce sera une succession de POTENCES sur les places publiques, avec caméras reliées à INTERNET pour TOUTES ces ORDURES-là !!!

    J’ai déjà une liste de gens dans ma tête !!! et avec INTERNET, il sera facile de CONFONDRE ces TRAÎTRES à la Patrie !!!

  2. AvatarBertrand

    Tant que le média refuseront de dire la vérité, il ne sera pas facile de convaincre la population… Nous pouvons déjà constater que les écolo-fachos arrivent dans une impasse intellectuelle… L’effet de serre est maintenant expliqué par le forçage radiatif alors que c’est un phénomène de convection !!! Les parois de verre empêchent la chaleur de s’en aller vers le ciel… Bientôt le forçage radiatif deviendra lui-aussi une idiotie évidente… Et les écolo-fachos rajouteront une couche de connerie…
    Personnellement à partir d’éléments scientifiques je suis arrivé à la conclusion que le réchauffement actuel est une répétition de ceux de l’an mil et des romains… D’ailleurs le pire pour l’humanité c’est plutôt le refroidissement climatique qui est source de désertification. Voici un exemple historique qui contredit les climatophobes du GIEC :
    https://nantt44.wordpress.com/2018/10/23/chapitre-viii-becius-charmutha-le-changement-climatique/

  3. frejusienfrejusien

    Bel article, qui nous rassure,

    une fois de plus, on cherche à nous manipuler par la peur, une peur bien orchestrée qui galvanise toute la jeunesse vers un problème inexistant, histoire de nous faire négliger le vrai problème, celui de l’invasion.

    Cela fait penser à la grande peur de l’an MILLE, la fin du monde annoncée, à cette époque les gens étaient plus ignorants,
    on a subi un bis repetita, pour l’an 2000 , qui a eu moins de succès

    et nous voilà repartis pour un tour avec cette fin du monde prédite par notre escrolo en chef , Nicolas Hulot, se prend-il pour Nostradamus ou Mme Soleil ? en tout cas, le théâtreux y a cru et perturbe l’ordonnance du gouvernement du pays, à la recherche de chimères

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