Pourquoi Bercy aura du mal à financer les mesures promises aux gilets jaunes


Pourquoi Bercy aura du mal à financer les mesures promises aux gilets jaunes

Les technocrates de la direction du budget, ceux qui, à Bercy, ont mis le feu à la plaine en proposant une augmentation marginale de la TICPE (taxe sur les carburants) clamaient hier leur désespoir : il manquerait 2 milliards d’euros pour maintenir le déficit budgétaire dans les clous. Et c’était avant les nouvelles annonces d’Emmanuel Macron.

Leurs prévisions de déficit sont en réalité minorées. L’annulation de la hausse de la taxe carbone, du gazole non routier, la fin de l’alignement des taxes du diesel sur l’essence et le gel du prix du gaz et de l’électricité, engendrent à eux seuls un déficit de 3,9 milliards d’euros. Un déficit qui sera reconduit en 2019, aggravé d’1,5 milliard de baisses de taxes sur l’électricité et le gaz pour réduire le choc des hausses de tarifs attendues en 2019. Les mesures de soutien aux automobilistes (doublement de la prime de conversion, élargissement du forfait kilométrique) ajoutent également un petit 500 millions d’euros à un déficit budgétaire accru de 6 milliards d’euros l’an prochain.

Ces mêmes technocrates de Bercy cherchent désespérément – à en croire les journaux économiques – des pistes de remplacement. La baisse de l’impôt sur les sociétés (IS) – il était prévu qu’il baisse de 33 à 31% – pourrait ainsi être reporté.

Il faudrait indiquer à ces messieurs de la direction du Budget qu’il existe d’autres pistes de réduction des dépenses.

Depuis plusieurs années, l’Etat invite tous les étrangers entrés en France sans visa – et sans intention de la quitter – à déposer une demande d’asile. Cette générosité n’est pas passée inaperçue. Alors que la demande d’asile baisse partout en Europe, le nombre de demandeurs d’asile en France est, lui, en hausse quasi ininterrompue.

« Notre pays demeure soumis à une pression migratoire intense et évolutive », déclarait à l’AFP Christophe Castaner, le 6 novembre dernier ; « évolutive » signifiant ici « en augmentation constante ». En 2017, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a enregistré 100 613 dépôts de demandes, soit une hausse de 17,4 % par rapport à 2016. Pour 2018, l’OFPRA estime ainsi que le chiffre record de 120 000 demandes d’asile pourrait être atteint sur l’année.

L’absurdité ne réside pas dans la pression migratoire, mais dans le fait que le gouvernement n’entend pas agir sur ces arrivées massives. Christophe Castaner s’est borné à déclarer à la commission des Finances du Sénat que « la diminution du nombre de migrants arrivant en France depuis les pays voisins a vocation à être limitée puisque les pays voisins enregistrent eux-mêmes une baisse des arrivées. C’est le pari que nous faisons ». En d’autres termes, le nombre des migrants finira un jour par baisser, pas la peine de se faire remarquer par une répression inconsidérée.

Cette inaction – volontaire – du gouvernement a évidemment un coût. Plus d’un migrant économique sur deux verra sa demande d’asile déboutée. Mais entre le dépôt de la demande et le rejet de cette demande, ce même homme aura été hébergé, rémunéré et soigné plusieurs mois durant.

Ce système absurde a un coût, que l’on peut décliner ainsi (pour 2018) :

– Hébergement et allocations : l’exercice du droit d’asile représente 1,35 milliard d’euros en autorisations d’engagement et 1,21 milliard d’euros en crédits de paiement dans le projet de loi de finances pour 2019. Soit une hausse par rapport à 2018 de 36 % en autorisations d’engagement et de 18 % en crédits de paiement.

– L’Allocation pour demandeur d’asile (ADA) est budgétée dans le projet de loi de finances pour 2019 à 335,8 millions d’euros (+ 5,7 % par rapport aux 317,7 millions d’euros de 2018). Les rapporteurs de la commission des finances du Sénat déplorent la sous-budgétisation constante du poste ADA dans la mesure où, pour 2018, le gouvernement et l’OFII ont prévu une dépense d’ADA de 410 millions d’euros, (+ 30 % par rapport aux crédits – 317,7 millions d’euros – accordés en Loi de finances initiale pour 2018).

– Les dépenses d’hébergement sont représentées par un empilement de structures d’accueil (on en compte pas moins de cinq) dont beaucoup ont été détournées de leur mission initiale au fur et à mesure de la crise migratoire. Leur coût réel annuel ne semble détaillé dans aucun document public accessible. Les coûts d’hébergement par personne et par jour varient de 16 à 60 euros. Une rationalisation est en cours. Par déduction, le coût global tourne autour du demi-milliard d’euros.

– A ces principaux postes (allocations et hébergement), il faut ajouter les frais de fonctionnement des administrations chargées de gérer l’asile : OFPRA, CNDE, OFII et guichets de préfecture. Ces budgets ont beaucoup augmenté depuis 2015, notamment dans le but de réduire la durée d’instruction des dossiers. Car plus l’instruction est longue, plus les dépenses d’allocations et d’hébergement augmentent.

– Aide médicale d’Etat (AME) : les clandestins ne sont pas seulement rémunérés et hébergés, ils sont également soignés quand ils apportent la preuve qu’ils résident depuis plus de trois mois en France. L’Aide médicale d’Etat (AME), financée sur le budget de l’Etat, n’a cessé, depuis ses origines, de couter « un pognon de dingue ». Déjà en 2003, un rapport de l’inspection des affaires sociales s’alarmait « de la forte progression » des dépenses de l’aide médicale de l’Etat (AME), dépenses qui n’étaient en 2000 que d’une centaine de millions d’euros. Ces mêmes dépenses sont aujourd’hui de l’ordre du milliard d’euros pour une distribution de soins qui touche 300 000 personnes environ. Les termes du débat sont connus : sans l’AME, les migrants clandestins envahiraient les hôpitaux et ceux atteints de maladies contagieuses pourraient contaminer les populations locales, disent les défenseurs de l’AME. Mais ceux qui luttent contre une politique de frontières ouvertes affirment qu’une action résolue contre l’immigration clandestine, réduirait les dépenses d’AME et les risques sanitaires liés.

– Prise en charge des mineurs non accompagnés: dans la masse des clandestins, une sous-population mérite d’être distinguée : celle des mineurs non-accompagnés. Depuis 2015, des gamins de 12 à 18 ans, venus généralement du Maroc et d’autres pays d’Afrique du Nord, se multiplient sur le territoire national, vivant en bandes, subsistant de rapines, semant la terreur sur la population locale. Combien sont-ils ? Selon La Dépêche du Midi, « certaines estimations parlent de 50 000 ». Sans papiers, mutiques sur leur pays d’origine, ils sont difficiles à expulser. Aujourd’hui, 40 000 d’entre eux seraient pris en charge par les collectivités locales au titre de l’Aide sociale à l’enfance contre 25 000 en 2017 et 13 000 en 2016. Sachant que le coût annuel d’une prise en charge, prévue dans le cadre de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), atteindrait 50 000 euros par an, la facture devrait frôler les 2 milliards d’euros à la fin de l’année.

Étranglés par cette dépense imprévue, les départements se retournent vers l’Etat estimant qu’ils n’ont pas à faire les frais de sa politique migratoire. L’Etat compense – très – partiellement, en assumant 17% de la dépense (340 millions) selon les dernières propositions de Jacqueline Gouraud, ministre des Territoires. A ces 340 millions, s’ajoutent 240 millions d’euros de frais d’ « évaluation » payés par l’Etat avant placement dans les services sociaux des collectivités.

Lorsque les mineurs atteignent la majorité, les départements sont parfois conduits à poursuivre leur accompagnement via des « contrats jeunes majeurs », comme les 5 000 signés en 2017, au coût unitaire d’environ 30 000 euros par an.

L’Etat dans la nasse. Les gilets jaunes ont clairement fait comprendre au gouvernement qu’ils n’entendaient pas faire les frais de sa politique mondialiste. Transition énergétique, politique migratoire ne pourront plus être financés par une taxation sans frein des classes populaires. S’il est possible de mettre entre parenthèses la politique énergétique, la dynamique migratoire est lancée et ne semble pas prêt d’être stoppée. Le choc entre les dépenses et les recettes introuvables – sauf à réintroduire l’ISF et à taxer les entreprises – va donc aller croissant.

https://www.causeur.fr/bercy-budget-gilets-jaunes-ticpe-156977

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Résistance républicaine Aquitaine


10 thoughts on “Pourquoi Bercy aura du mal à financer les mesures promises aux gilets jaunes

  1. clairement

    Nous en avons suffisamment soupé de tous ces com-ptables crétins, incultes et assurément incompétents qui dirigent les politiques publiques depuis des années et que nous nourrissons.

  2. Alexcendre 62

    Si nous avions des gens honnêtes et sérieux aux responsabilités ils admettraient que la kyrielle de problèmes que nous rencontrons et que nous n’avons aucune réponse prend sa source dans les deux choses suivantes
    a) la démographie débridée d’une partie du globe ;
    b) le consumérisme lui aussi débridé dans une démarche du consommer toujours plus .
    Nous somme arrivé en consommation a la deuxième ou troisième planète terre mais cela n’empêche pas les maitres du monde d’aller promettre aux futur milliard de Chinois ou d’Hindous qu’ils pourrons vivre a terme comme des Américains, ce qui est archi faux ! La solution de nos problèmes passe par une vérité dans les exposés pour une façon de vivre beaucoup plus modeste de tout l’ensemble des niveaux sociaux de notre société assorti d’une meilleur répartition des richesses produites, hors de ça point de salut ! mais des guerres. Il est urgent que dans le monde les peuples arrêtent de mettre des guignols a la tête de leur pays, j’espère que les Gilets jaunes français sont les prémisses de cette prise de conscience. Un nouvel ordre mondial se met en place qui fonctionnera sur la soumission des peuples nous venons encore une fois de la voir a Marrakech où on a demandé l’avis de personne tout comme toutes les décisions de l’Europe de Bruxelles.

  3. BobbyFR94

    Jean-Marc, je pense que, si nous avons vu, et TOUT le monde l’a vu, que les moyens de REJETER à la mer, TOUTES les m….s qui nous envahissent, de la même « religion », on les a, à savoir SUPPRIMER TOUTES les AIDES, le coût de l’INVASION étant de 100 MILLIARDS par année, seulement, c’est la VOLONTE des MONDIALISTES, et, maintenant, ça aussi, ne peut plus être nié !!

    Pourquoi crois-tu que les émirs des pays POUBELLES du Golfe, qui font, je le rappelle toujours, partie des MONDIALISTES, continuent, alors qu’ils savent PARFAITEMENT que la dette est irremboursable, à prêter du FRIC à la France ?

    Tout simplement parce que, pour ces CROTTES NAZISLAMIQUES, ces prêts ne sont qu’un investissement, investissement dont ils espèrent bien, à terme, récupérer le « jack pot », c’est à dire sous forme de TERRITOIRES !!!

    Et, pour en revenir à ton article, très très juste, les GOUVERNEUX n’auront d’autres choix, pour pouvoir en réalité continuer à financer l’INVASION, que de pressuriser les petites & moyennes entreprises en France, épargnant les GAFA, mais aussi les « investissements » du BATAR en France,pour ne citer que ceux-là !!!

    Donc, de mon point de vue, il faut s’attendre à :

    – Une AUGMENTATION sans PRECEDENT, si ce n’est dans la période pré-révolutionnaire, des IMPÔTS & TAXES
    – Une REPRESSION sans précédent, si ce n’est dans la période citée ci-avant

    Tout cela va donc ENTRAÎNER la plus grande REVOLUTION du début du 3ème millénaire, surtout si on y ajoute l’effondrement ECONOMIQUE, et la guerre OFFICIELLE contre le NAZISLAM !!

    Pierre JOVANOVIC,et beaucoup d’autres, ont vu – très très – juste, et les dernièrs évènements donnent parfaitement raison à ces DURES prévisions !!!

  4. Rémy

    les technos de Bercy sont des nuisibles et en ce qui concerne l’autre qui mériterait, au vue de ces glorieux états de service, une chute rapide avec arrêt brutal dans le but de le rétrécir littéralement, ce qu’il propose n’est, une fois encore, que de transvaser des taxes.

    1. pour le SMIC, il n’est réellement augmenté que de 25€ (soumis au cotisation donc valide pour la retraite) le reste viens de CAF (prime d’activité donc compte pas pour la retraite). Sur le moment, pas de différence mais pour plus tard cela fais toute la différence. je sais que je vais pas me faire des amis mais économiquement son augmentation artificiel crée de façon caché de l’inflation donc diminue le pouvoir d’achat. Ce que je veux dire, c’est qu’il que cela soit l’inflation (donc « augmentation de la richesse crée ») qui augmente le SMIC, et non une décision pouvant entrainer des effets pervers.

    2. pour la CSG, certes les retraité qui ont moins de 2000€ vont récup les 1,7% en 2019 mais il n’a jamais dit qu’il ne va pas compenser les années d’après. Et en attendant pour 2019, c’est tous les autres qui vont devoir payer => risque d’augmentation de cotisation puisqu’il y a la CSG dedans

    3. la défiscalisation des heures sup, c’est bien mais comme d’hab c’est un hochet. Comme tout le monde le sait, le SMOC c’est d’environ 1500€ brut soit 1184 net. Mais, et il est important, pour avoir se salaire une entreprise doit débourser le double, ce qui signifie que tous les smicard se font entuber de la moitié de LEUR travail (comme tout le monde). Question simple, il est où le pognon? dit autrement qui en profite? ce qui est sûr, il est pas ds les hôpitaux ou les écoles (s’il y avait que ça).

    4. pour la prime de Noël, déjà que la grande majorité des TPE/PME (je parle pas des gd groupes qui eu peuvent largement) sont en difficulté, qui je le pense voudrait bien mais peuvent pas la donnée.

  5. frejusien

    Plus le budget sera merdique, plus l’auréole du bâtard va s’éteindre,

    monsieur voulait être le fer de lance du monstre bruxellois,
    monsieur va se retrouver, une main devant, une main derrière, tombé de son piédestal,
    ha ha ! on va bien rigoler quand la France passera derrière l’Italie;et va se faire taper sur les doigts
    vive Salvini

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