« Pourquoi la démocratie ne mène pas à la liberté mais à la tyrannie »


« Pourquoi la démocratie ne mène pas à la liberté mais à la tyrannie »

Dépasser la démocratie

Le mouvement des Gilets Jaunes me fait penser à un excellent petit livre intitulé « Dépasser la démocratie » et que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt lorsqu’il est paru en 2013.
Sous-titre : Pourquoi la démocratie ne mène pas à la solidarité, à la prospérité et à la liberté, mais aux conflits sociaux, aux dépenses publiques effrénées et à la tyrannie.

Je pense que ce livre peut ouvrir de nouveaux horizons à beaucoup de monde. J’avais assisté à la présentation de ce livre par les auteurs, en 2013, organisée par l’Institut Coppet.

En particulier, ils parlent de la Suisse. Nous aurions beaucoup de choses à apprendre et à reprendre à notre compte de la façon dont les suisses gèrent leurs affaires. Voici comment fonctionne leur système politique (selon wikipedia) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Politique_en_Suisse

Nous en sommes arrivés à un point où nous devons sortir du cadre habituel de pensée pour trouver de nouvelles idées, de nouvelles façons de gérer la res publica et pourquoi pas inventer un nouveau paradigme.

La France est gravement malade. Sur les 10 dernières années, l’aggravation de la maladie est spectaculaire. Mais les anciens remèdes (qui étaient du replâtrage sur une jambe de bois pour la plupart), ne marchent plus. Nous devons innover.
On peut comparer l’explosion des gilets jaunes à ce terrible incendie qui a eu lieu en Californie du nord en novembre dernier. D’ailleurs, j’étais en Californie du sud à ce moment-là. La forêt était tellement sèche et mal entretenue qu’un abruti (un campeur), commettant une imprudence, a fait démarrer le brasier. La forêt, c’est notre système politique, économique, médiatique, fiscal, juridique… L’abruti, c’est la caste d’incompétents au pouvoir.

« Arrêtez d’emmerder les français ». Jamais l’expression de Pompidou n’aura eu plus de résonnance et de justification que maintenant.  Nous,Français, avons besoin d’un tsunami de vraies simplifications dans tous les domaines (pas des simplifications à la Hollande). Par exemple, dans le domaine fiscal, on pourrait instituer un impôt à taux unique (flat taxen Anglais) de 15 % (montant à ajuster) sur tous les revenus, produits et services, ce qui permettrait de diminuer de façon drastique les effectifs et donc les coûts de la DGFIP. La Direction générale des finances publiques emploie environ 100 000 fonctionnaires en juillet 2018. (1)  Enorme.

La Russie a adopté ce principe de flat tax en 2001. Voir (2).

Imaginez une taxe de 15 % sur les carburants ou l’électricité : le rêve.

Coriolis

(1). http://www.leparisien.fr/economie/le-gouvernement-va-tailler-dans-les-effectifs-de-bercy-09-07-2018-7813644.php

(2).  https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-flat-rate-tax-russe-cette-128427

Présentation de Dépasser la démocratie par l’éditeur

La démocratie est largement considérée comme étant le meilleur système politique possible. Et il n’est pas exagéré de dire que la démocratie est devenue une religion laïque : la croyance politique la plus répandue dans le monde. Ainsi, critiquer l’idéal démocratique, c’est risquer d’apparaître comme un ennemi de la société civilisée.
Pourtant, c’est précisément ce que Karel Beckman et Frank Karsten ont fait. Dans ce livre provocateur et abordable, ils s’attaquent au dernier grand tabou politique de notre temps : l’idée que notre salut réside dans la démocratie.
Avec des arguments simples, ils montrent que la démocratie, contrairement à la croyance populaire, ne conduit pas à la liberté, à la civilisation, à la prospérité, à la paix et à la primauté du droit. Au contraire, elle conduit à la servitude, aux conflits sociaux, aux dépenses incontrôlables de l’État, à la baisse du niveau de vie et à la violation des droits individuels.
En seulement 140 pages, ils réfutent 13 grands mythes sur lesquels la démocratie est habituellement fondée. Qui plus est, ils offrent une alternative attrayante : une société volontaire, fondée sur les libertés individuelles.
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi la taille de l’État, comme la dette publique, ne cessent d’augmenter ? Savez-vous pourquoi la liberté et la prospérité sont de plus en plus menacées ? Ce livre vous aidera à comprendre non seulement les causes du mal mais aussi les remèdes.
Dépasser la démocratie 
est un livre novateur et fascinant pour tous ceux qui veulent mieux comprendre les problèmes sociaux actuels et la crise économique.

Biographie des auteurs

Karel Beckman est journaliste et auteur. Il est le rédacteur en chef de l’European Energy Review. Auparavant, il a travaillé en tant que journaliste pour le quotidien néerlandais Financieele Dagblad. Son site personnel est www.charlieville.nl.
Frank Karsten est le fondateur de la Mises Instituut Nederland (mises.nl) et de la Stichting Meer Vrijheid (Fondation pour Davantage de Liberté, meervrijheid.nl), une organisation libertarienne néerlandaise qui agit dans le but de réduire les impôts et l’intervention de l’Etat. Il apparaît régulièrement en public pour dénoncer l’interférence croissance de l’Etat dans la vie des citoyens.

Existe en papier ou en kindle, en une multitude de langues.
http://francais.beyonddemocracy.net/   En collaboration avec l’Institut Coppet (Paris)
https://www.amazon.fr/Depasser-democratie-solidarite-prosperite-publiques/dp/1482344181

Voici le sommaire du livre :

I – Les mythes de la démocratie

  • Mythe 1. Chaque vote compte
  • Mythe 2. Dans une démocratie, le peuple gouverne
  • Mythe 3. La majorité a raison
  • Mythe 4. La démocratie est politiquement neutre
  • Mythe 5. La démocratie mène à la prospérité
  • Mythe 6. La démocratie est nécessaire pour assurer une juste distribution des richesses et pour venir en aide aux pauvres
  • Mythe 7. La démocratie est nécessaire pour vivre tous en harmonie
  • Mythe 8. La démocratie est nécessaire pour créer un sentiment de communauté
  • Mythe 9. La démocratie signifie la liberté et la tolérance
  • Mythe 10. La démocratie favorise la paix et aide à lutter contre la corruption
  • Mythe 11. Dans une démocratie, les gens obtiennent ce qu’ils désirent
  • Mythe 12. Nous sommes tous favorables à la démocratie
  • Mythe 13. Il n’y a pas de (meilleure) alternative

II – La crise de la démocratie

  • Les péchés de la démocratie
  • Pourquoi les choses ne s’arrangent pas
  • Pourquoi nous avons besoin de moins de démocratie

III – Vers un nouvel idéal politique

  • La décentralisation et la liberté individuelle
  • Un marché de la gouvernance
  • La décentralisation en Suisse
  • La société contractuelle
  • Le chemin vers la liberté
  • Un avenir prometteur
  • Post-scriptum. Libertarianisme et démocratie

Épilogue : Libertarianisme et démocratie

 

Note de Christine Tasin

Voici une contribution à un débat d’actualité sur le meilleur des systèmes, si tant est qu’il existe. «La démocratie est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres.» selon le mot de Churchill. Mot prononcé en 1947, alors qu’il vient d’être battu, ce qui relativise la portée de sa petite phrase…

La citation est très connue, son contexte méconnu. Quand Winston Churchill prononce cette phrase, il n’est pas, comme on pourrait le croire, le dirigeant tout-puissant d’une démocratie britannique qui a gagné la Seconde Guerre mondiale face aux dictatures, mais un leader déchu: il la lance en effet le 11 novembre 1947 à la Chambre des communes alors qu’il n’est plus «que» leader de l’opposition, après avoir été, à la surprise générale, largement battu lors des législatives de juillet 1945 par le travailliste Clement Attlee. Il reproche alors à un gouvernement qui s’enfonce dans l’impopularité de chercher à diminuer les droits du Parlement en amenuisant le pouvoir de veto de la Chambre des Lords, la deuxième Chambre du Parlement:

«Comment l’honorable gentleman conçoit-il la démocratie? Laissez-moi la lui expliquer, M. le président, ou au moins certain de ses éléments les plus basiques. La démocratie n’est pas un lieu où ou obtient un mandat déterminé sur des promesses, puis où on en fait ce qu’on veut. Nous estimons qu’il devrait y avoir une relation constante entre les dirigeants et le peuple. « Le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple »: voilà qui reste la définition souveraine de la démocratie. […] Démocratie, dois-je expliquer au ministre, ne signifie pas « Nous avons notre majorité, peu importe comment, et nous avons notre bail pour cinq ans, qu’allons-nous donc en faire? ». Cela n’est pas la démocratie, c’est seulement du petit baratin partisan, qui ne va pas jusqu’à la masse des habitants de ce pays.

[…]

Ce n’est pas le Parlement qui doit régner; c’est le peuple qui doit régner à travers le Parlement.

[…]

Beaucoup de formes de gouvernement ont été testées, et seront testées dans ce monde de péché et de malheur. Personne ne prétend que la démocratie est parfaite ou omnisciente. En effet, on a pu dire qu’elle était la pire forme de gouvernement à l’exception de toutes celles qui ont été essayées au fil du temps; mais il existe le sentiment, largement partagé dans notre pays, que le peuple doit être souverain, souverain de façon continue, et que l’opinion publique, exprimée par tous les moyens constitutionnels, devrait façonner, guider et contrôler les actions de ministres qui en sont les serviteurs et non les maîtres.

[…]

Un groupe d’hommes qui a le contrôle de la machine et une majorité parlementaire a sans aucun doute le pouvoir de proposer ce qu’il veut sans le moindre égard pour le fait que le peuple l’apprécie ou non, ou la moindre référence à sa présence dans son programme de campagne.

[…]

Le parti adverse doit-il vraiment être autorisé à faire adopter des lois affectant le caractère même de ce pays dans les dernières années de ce Parlement sans aucun appel au droit de vote du peuple, qui l’a placé là où il est? Non, Monsieur, la démocratie dit: « Non, mille fois non. Vous n’avez pas le droit de faire passer, dans la dernière phase d’une législature, des lois qui ne sont pas acceptées ni désirées par la majorité populaire. […]»

http://www.slate.fr/story/117949/churchill-democratie-valls

Il est vrai que, comme l’a montré Tocqueville, la démocratie peut mener à la Tyrannie, mais il est aussi vrai qu’en l’absence de démocratie c’est le plus souvent une autre forme de tyrannie qui s’instaure…

On y reviendra à l’occasion, en parlant de Tocqueville… une mine d’or !

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Coriolis

Patriote, ingénieur, grand intérêt pour tout ce qui est scientifique, économique, financier, politique… climato-réaliste, consterné par ce qu’est devenue la France depuis mes débuts professionnels au début des années 70. Coriolis est mon pseudo en souvenir du physicien français Gaspard-Gustave de Coriolis. Je trouve très fort d’avoir mis en évidence la force qui porte son nom.


8 thoughts on “« Pourquoi la démocratie ne mène pas à la liberté mais à la tyrannie »

  1. AvatarAmélie Poulain

    Ce que j’en dis c’est qu’il y a l’Humain et ce qu’il est avec toutes ses normales imperfections notamment dans le rapport à l’Autre.

    Ainsi, nous serons toujours en recherche d’équilibre car il y en aura toujours un pour essayer de commander l’autre et lui imposer ses idées et sa représentation partiale du monde.

    Alors quel est le système qui serait le meilleur ? Je ne sais pas… Peut-être vivre sur une île déserte ? Mais on s’ennuie….

    Je sais, je n’ai pas fait avancer la réflexion à ce sujet….

  2. Avatarfrejusien

    https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/43398245_2168508113160593_5322531130576994304_n.jpg?_nc_cat=111&_nc_ht=scontent-cdg2-1.xx&oh=c7607d4c7bf1c4e40565d5d22efb29f1&oe=5CAD922C

    un journal de la période de l’occupation , le socialisme dans toute l’Europe sous l’égide de l’Allemagne, on y est, ils ont réussi leur coup, 60 ans après, ça explique pourquoi macron ne voulait pas fêter la victoire des soldats français, mais plutôt la réussite des socialistes nazis

  3. Avatarfrejusien

    eh ben , dis donc, on a perdu 80 ans depuis ce discours de Churchill, cherchez l’erreur,

    je recopie la partie qui décrit la situation actuelle, dans le livre cité plus haut ;

    «  » Avec des arguments simples, ils montrent que la démocratie, contrairement à la croyance populaire, ne conduit pas à la liberté, à la civilisation, à la prospérité, à la paix et à la primauté du droit.
    Au contraire, elle conduit à la servitude, aux conflits sociaux, aux dépenses incontrôlables de l’État, à la baisse du niveau de vie et à la violation des droits individuels. » »
    ça ne fait pas avancer le schmilblick mais ça prouve que qq chose ne va pas et qu’il faut le changer,
    il va falloir passer au stade supérieur de la démocratie

  4. HopliteHoplite

    La démocratie est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres.» selon le mot de Churchill.

    Je ne voudrais pas… mais il me semble que c’est de Democrite

  5. AvatarDorylée

    La démocratie est le droit qu’ont 51 personnes d’en faire chier 49 autres sous prétexte qu’elles sont les plus nombreuses. Mais l’élu démocratique doit garder en permanence à l’esprit qu’il est AU SERVICE DU PEUPLE et non pas élu pour se goberger à son préjudice, ce que Microkon a tendance à oublier. Il se doit aussi de respecter un ordre de préséance naturel qui est, selon Aristote : la famille, le village, la cité, que l’on peut traduire par : la France d’abord, puis l’Europe et enfin le monde. En faisant signer à Marrakech, par un laquais, l’arrêt de mort de Notre France par submersion migratoire, Microkon prend les choses complètement à l’envers. Avant de commettre cette ignominie qui engage le Peuple de FRANCE (la famille), un démocrate aurait demandé son avis au peuple par référendum ET SE SERAIT TENU AUX RÉSULTATS DU RÉFÉRENDUM même contraires aux intérêts des financiers dont il est la marionnette. .

    1. AvatarAmélie Poulain

      Parfaitement d’accord avec votre commentaire @Dorylée, tout est dit.

      Mais pour cela, il faut être autonome, indépendant, et clair dans sa tête.

  6. AvatarConversations

    La démocratie, comme tout type de gouvernement, est un idéal à atteindre. La démocratie n’est vivante que si le peuple est éduqué et toujours vigilant, et si la vertu (on dirait aujourd’hui la morale, l’éthique) est au centre de la vie sociale et politique, etc. Tocqueville, Montesquieu …

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