Le sale temps continue chez les flics: nouveau suicide d’un policier, à Marseille


Le sale temps continue chez les flics: nouveau suicide d’un policier, à Marseille

Alors que l’on se remet à peine de la tragédie Maggy Biskupski et des questions qu’elle pose, un nouveau suicide vient endeuiller le monde policier.

Samedi soir, un policier en poste à Marseille s’est suicidé à son domicile. Selon les chiffres de la police nationale, 51 policiers se sont suicidés en 2017. Au 13 novembre 2018, on en comptait 30.

Un policier en poste à Marseille s’est suicidé samedi soir à son domicile de la Ciotat (Bouches-du-Rhône), a-t-on appris de sources concordantes.

A priori, ce fonctionnaire aurait mis fin à ses jours avec son arme de service, a précisé une source proche du dossier. Âgé de 42 ans, il était père de deux enfants de 10 et 12 ans, a poursuivi une source syndicale. 

Selon les chiffres de la police nationale, 51 policiers se sont suicidés en 2017. Au 13 novembre 2018, on en comptait 30.

Source:https://www.ouest-france.fr/provence-alpes-cote-dazur/marseille-13000/bouches-du-rhone-un-policier-se-suicide-son-domicile-6076648

Cédric P., 42 ans, du service de nuit du Quart Sud de Marseille, a retourné son arme de service contre lui. Il laisse derrière ses deux enfants, âgés de 10 et 12 ans.

Illustration supplémentaire, si besoin était, la détresse dans laquelle se trouvent nos forces de l’ordre.

Majoritairement dans la même ligne idéologique que les « gilets jaunes », les gardiens de la paix ne profitent guère du mouvement. Des « casseurs de flics », en marge des manifestations, s’en sont pris aux policiers, comme à Troyes.

A Grasse, un policier a été renversé par un automobiliste qui tentait de passer un barrage des gilets jaunes, samedi.

Un peu partout, des abrutis provoquent les CRS. Ici à Dijon.

A Paris, Nantes, Lille, dans toutes les grandes villes où des rassemblements se sont tenus, des policiers et gendarmes ont reçu de la part de certains manifestants, des noms d’oiseaux et des insultes.

Sympathique, lorsque l’on sait que beaucoup d’entre eux auraient préféré être de l’autre côté de la barrière, avec une autre couleur d’uniforme.

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17 thoughts on “Le sale temps continue chez les flics: nouveau suicide d’un policier, à Marseille

    1. Amélie Poulain

      Sauf qu’ils sont peut-être dépressifs dans ce contexte et la démission c’est le chômage….. ça n’aide pas.

      Je les comprends pour ma part et je suis triste pour eux et leur famille.

      La façon dont ils sont traités montre le niveau d’incurie de la France, ce refus de l’Autorité que l’on voit aussi à travers le rejet du masculin et du père dans les structures familiales.

  1. J

    Vous imaginez dans quel état ils sont pour en arriver là ? Comment ce père n’a-t-il pu trouver comme solution que de laisser femme et enfants ? Le gouvernement est meurtrier. Honte à ces politiciens de m*rde.

  2. Malou30

    Mais pourquoi se suicider ? Je ne comprend pas? Ce qu’il faudrait qu’ils fassent c’est se révolter contre ce pouvoir d’assassins et de traites et prendre les armes !

  3. Gérard

    Démissionner, facile à dire, quand à le faire, …..
    Je sais de quoi je parle, je l’ai fait, il y a longtemps, mais, après, il faut assumer question sous, social, etc. …
    Quant à prendre les armes, !!!!! facile à dire, aussi, mais, au quotidien ????

    1. Amélie Poulain

      Le suicide n’est pas une question de « choix » c’est un moment où l’on se sent acculé sans pouvoir entrevoir de solution à sa situation et quand on laisse derrière deux enfants, c’est que cela doit être si fort que tout autre considération est occultée.

      Je ne vous souhaite de tout coeur pas de vous retrouver dans cette situation un jour.

      Les policiers sont des êtres humains en chair et en os et le surmenage, les atteintes et agression perpétuelles à leur encontre dépassent leur statut professionnel, pas dur à comprendre.

      Même les plus solides peuvent craquer, vous ne savez pas ce que c’est que le harcèlement, cela vous atteint jusqu’au fond de vos tripes et votre image s’effrite jusqu’à ne plus savoir qui on est vraiment. On touche le fond et on remonte…. ou pas, et les traces sont là, longtemps, voire à vie.

      Pensées de compassion pour ces gens qui souffrent.

      @Gérard, vous avez raison.

  4. Amélie Poulain

    Merci Lou Mantély pour votre article. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu le plaisir de vous lire.

  5. Amélie Poulain

    Les policiers ont une place symbolique dans l’organisation d’un Société, ils sont des symboles de l’Autorité et de l’Interdit, et par analogie de la question de la place donnée au « père » constitutif de la structuration de la personnalité.

    La façon dont on les traite et la place qu’on leur donne dans notre pays est symptomatique de sa déliquescence.

  6. nicolas

    C’est facile de dire : pourquoi c’est il suicider, etc, etc. Il faut se mettre dans la peau de cet homme. Personne ne peut préjuger de son avenir. Je suis bien place pour en parler ayant été responsable d’une unité importante de gendarmerie. Oui parfois on préférait se trouver de l’autre côté. Un président de la république qui n’est pas capable d’assurer la sécurité et le bien vivre de ses concitoyens doit être démuni de ses fonctions et c’est le peuple qui doit prendre cette initiative avec l’appui éventuel des forces armées.

  7. Michel

    Faut-il être bête pour se suicider alors que s’ils ne sont pas contents, ils n’ont qu’à nous rejoindre ?
    Ils ont passé leur carrière de flic à faire chier les Français, à servir des gouvernements de traîtres, ils ont été les agents de l’anti-France, et quand – pour certains d’entre eux – ils finissent par comprendre quelque chose, c’est pour se suicider ?

    Mais qu’est-ce que c’est que cette engeance de NULS ? Et il faudrait encore plaindre ces MINABLES ?

  8. Gérard

    Bien sûr que non, je ne préfère pas le suicide, ce n’est pas ce que j’ai fait! Mais, je pense qu’il faut comprendre que lorsque des gens raisonnables, et j’ai toutes raisons de penser que ce policier était raisonnable, des gens raisonnables se suicident dans un mouvement de tension émotionnelle trop forte, il est urgent que les autres gens raisonnables s’organisent pour que ce genre de situation ne se présent plus. La révolte spontanée est relativement facile à imaginer et à réaliser, mais, organiser la durée et le suivi du refus du modèle qu’on tente de nous imposer et concrétiser la vie d’après la «révolution», là, c’est plus compliqué et, je ne veux pas le cacher, c’est parfois … fatiguant.
    Bon courage à toutes et à tous.
    Une Tradition dit que la Lumière triomphera des Ténèbres. Je veux le croire, mais, ….

  9. zipo

    Nos mois ne sont pas appliquées ,avec leur rigueur .Alors la racaille se sent tout permis elle insulte tout ce qui représente l’Etat ,méme les pompiers qui sont la pour les sauver !Alors face a ces comportement nos forces de l’ordre se font insulter deux fois la première par les insultes proférées et la deuxième lorsque la justice les relàche car nos prisons débordent !
    Il faut tout revoir et au moins faire payer ceux qui insultent nos forces de l’ordre par des amendes sévères et si ils ne sont pas solvables faire payer les parents et saisir Télé voiture te ponction sir les allocs !
    Ceci est une proposition simple et applicable de suite il en va de méme pour tous ceux qui mettent le feu dans les cités!

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