Procès : le Procureur Weill veut empêcher Christine Tasin de se défendre


Procès : le Procureur Weill veut empêcher Christine Tasin de se défendre

Ce mercredi 14 novembre 2018, jour anniversaire (à un jour près) de la tuerie du Bataclan, se tenait à la XVIIe chambre le procès de Christine Tasin pour son ouvrage co-écrit avec René d’Armor : « les assassins obéissent au Coran » publié en 2016 et préfacé par René Marchand.

Après l’audience d’une autre affaire particulièrement ennuyeuse concernant la mise en ligne d’une vidéo se voulant humoristique mais contenant des propos ayant trait à la couleur de peau, l’audience commence enfin par la lecture d’un courrier par lequel Mme Tasin explique que, compte-tenu des termes de la citation, il ne lui avait pas été possible d’organiser sa défense et que par conséquent, elle serait absente à l’audience.

Son conseil Maître Pichon explique que sa cliente assume toujours ses idées. Puis, il soulève d’emblée une exception de procédure et plaide la nullité de la plainte. En effet le procureur Grégory Weill, à l’origine des poursuites, s’est contenté d’une requête de cinq lignes, affirmant que l’ouvrage incite à la haine « de la première à la dernière ligne », soit les 131 pages de texte, sans prendre la peine de préciser les passages qui, selon lui seraient incriminants. Une première dans les annales judiciaires ? Cette fois-ci, on ne fait plus dans le détail avec la présidente de Résistance républicaine !

La défense fait remarquer que ce procédé est contraire à l’article 53 de la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, qui nous dit : « la citation précisera et qualifiera le fait incriminé (…) Toutes ces formalités seront observées à peine de nullité de la poursuite ». Il ajoute que cette exigence est durcie par l’article 6 alinéa 3 de la Convention européenne des droits de l’homme qui garantit le « droit à un procès équitable ». En effet, cet article stipule que « l’accusé doit être informé de manière détaillée, de la nature et de la cause de l’accusation portée contre lui ». La mise en cause de Christine Tasin devrait donc se fonder sur des passages précis de son ouvrage.

Mais rien n’y fait ! Le Ministère public, représenté par une jeune magistrate, très sûre d’elle, va jusqu’à prétendre que la défense ergote sur l’ampleur des propos discriminatoires. Pour elle, l’incitation à la haine transpire du début à la fin. Puis elle se retranche derrière le privilège du ministère public, seul juge de l’opportunité des poursuites. Comme si ce privilège permettait de poursuivre n’importe qui pour n’importe quoi ! « J’ai le droit de poursuivre une œuvre dans son intégralité pour incitation à la haine » martèle-elle ! Puis elle tente d’expliquer qu’en s’attaquant au Coran, Christine Tasin visait un groupe de personnes en raison de ses croyances. Et sans se démonter, elle termine en disant : « J’expliquerai en quoi l’incitation à la haine est constituée ».

Le jeune avocat de la partie civile, l’ineffable Ligue des Droits de l’Homme, toujours prête à récupérer du fric au moindre procès, prend alors la parole mais à vrai dire sans grande conviction. Pour lui le fond est indissociable de la forme et il n’est pas nécessaire d’entrer dans les détails de l’ouvrage. « L’ensemble est suffisamment explicite, nous dit-il, et la démonstration de Mme Tasin n’a qu’un seul but : prouver que l’islam est incompatible avec la République ». Rappelons au passage que cette conviction, qu’on la partage ou non, est admise par un nombre non négligeable de politiciens d’obédiences diverses. Puis il rappelle la « personnalité » de Mme Tasin, en mentionnant son engagement politique. Comme si le but était d’avoir la peau de Mme Tasin et non de condamner des propos litigieux.

Maître Pichon reprend la parole pour s’indigner de la légèreté de la citation du Parquet et rapporte un commentaire d’un collaborateur du Parquet qui avait osé dire ou écrire « s’il avait fallu détailler, cela aurait été fastidieux, on y serait encore ! ». Bref, on ne prend même plus la peine de préciser les faits reprochés. Il lance une pique en direction du ministère public en demandant s’il s’agissait du « travail de stagiaire en période de vacances », ce qui n’a pas manqué de faire bondir la magistrate aux yeux bleus. Il rappelle que lors de procès célèbres, comme à Nuremberg en 45-46, alors que tout accablait les responsables nazis, les accusations avaient été poussées très loin dans les détails…

Après ces échanges brefs mais pour le moins tendus, le tribunal s’est retiré afin de statuer sur la demande de Maître Pichon. Visiblement embarrassé, il se trouve devant le dilemme suivant : désavouer à chaud le ministère public ou bien cautionner une procédure faisant fi d’un certain nombre de règles de droit avec toutes les conséquences qui peuvent en découler.

Lorsque les trois juges reviennent dans la salle, il n’y a guère de surprise : la décision sera rendue publique le 29 janvier 2019 à 13 h 30. On saura alors si l’affaire pourra un jour être jugée sur le fond ou bien si elle s’arrêtera là.

Hector Poupon

 

Note de Christine Tasin

Je saute en l’air, en lisant ce compte-rendu…

L’avocat de la LDH : « L’ensemble est suffisamment explicite, nous dit-il, et la démonstration de Mme Tasin n’a qu’un seul but : prouver que l’islam est incompatible avec la République »

Oui, et alors ? Non seulement je ne suis pas la seule à le dire, à l’avoir dit, même la CEDH l’a démontré en 2001 et 2003… mais c’est une opinion, et la liberté d’expression est garantie (jusqu’à quand ? ) par notre Constitution et la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. L’islam est une doctrine, non une race, non une personne, non un groupe de personnes.

Le Ministère public : Puis elle tente d’expliquer qu’en s’attaquant au Coran, Christine Tasin visait un groupe de personnes en raison de ses croyances. Vieille antienne… Vous critiquez l’islam ? Vous incitez donc à la haine contre les musulmans. Comme c’est simple, comme c’est facile, comme c’est tiré par les cheveux ! Ils veulent à tout prix instaurer dans les faits la charia, c’est-à-dire l’interdiction de critiquer l’islam.  Le Ministère public, chargé de faire appliquer et respecter la loi, qui la bafoue, c’est intéressant !

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34 thoughts on “Procès : le Procureur Weill veut empêcher Christine Tasin de se défendre

  1. Amélie Poulain

    De toute façon, ils pourront mettre tout ce qu’ils veulent comme Lois ou attaques aucun Français digne de ce nom (donc qui représente bien son pays et son Histoire) n’acceptera la charia, ils rêvent.

    Pensées Christine avec ce que vous vivez. C’est incroyable de lire cela.

  2. David BelhassenDavid Belhassen

    Bonsoir Christine,

    Nous sommes tous avec vous et derrière vous, de par le moindre recoin du monde libre.
    Vous êtes la voix de la conscience et de la résistance.

    Bravo et Courage ! Nous les aurons toutes ces crapules de collabos. L’après 1945, c’est demain !

  3. J

    Pauvres cons. Ont-ils seulement lu le coran ? Bien sûr que cette secte est incompatible non seulement avec la République mais aussi avec toute autre société que ce que cette secte prône.

  4. Franck

    Cela ne m’étonne pas car en première instance, vous avez droit à des magistrats novices du genre le juge Lambert (affaire Gregory) et ils sont très nombreux. Il faut malheureusement aller en cours d’appel pour se voir attribuer des magistrats un peu plus compétent. En cours de cassation, on retrouve le gratin avec quelques exceptions quand même. Bon courage à vous et SVP ne gifler pas trop fort les enfants

  5. maury

    INVERSION DES VALEURS::
    Deux cas peuvent se produire,soit l’acte commis par l’autorité est perçu comme un acte juste et dans ce cas pas de contestation de la part de la population ,soit ,l’autorité commet un acte perçu comme injuste,mais encore une fois pas de problème,car dans la même logique: »LA JUSTICE EST L INJUSTICE » aussi l’autorité trouve devant elle ,un champ infini et illimité d’actions sans besoin d’aucune justification de ses actes même LES PLUS IGNOBLES!!!!
    L école de la magistrature et du mur des cons est passée par là!!!!!!!!
    BON COURAGE CHRISTINE!!!

  6. Brocard

    Il y a quelque chose de pourri dans la justice française … l’acharnement contre Christine Tasin et bien d’autres en est la preuve. Droit de l’homme et liberté d’expression sont bafoués chaque fois qu’il s’agit du coran, pourtant il suffit de le lire ….

  7. PacoPaco

    Toujours à tes côtés, Christine, dans cette ubuesque épreuve. En lisant ce compte rendu, on comprend qu’il nous faut être solides et solidaires. Bien sur, personne ne pourra prendre ta place dans un tribunal, mais je sais que nous sommes nombreux à te soutenir.

  8. clairement

    Ces magistrats défendent l’indéfendable .
    Il faut leur passer le petit livre vert de AYATOLLAH ou tout est résumé sur l’Islam qu’il soit sunnite ou chiite ou alors pour faire plus court, leur faire écouter le youtube de Sami ALDEEB  » la fatiha ou la culture de la haine  » 5 fois par jour.

    Ave tout mon soutien.

  9. hollender

    Patience Christine,
    Toute cette clique de faux culs, de donneurs de leçons, d’intellectuels de pacotille qui vont chez Emmaüs pour remplir leurs bibliothèques ( quand ils en ont une) va se retrouver face au mur des 50 millions de citoyens en âge de voter en MAI prochain.
    Micron devra prendre le maquis avec ses potes noirs, pédés en bas résille.
    J’espère pour lui qu’il courre vite en tenant  » mémé » par la main.
    Honte à lui est son troupeau de minables.

  10. RODRIGUE

    Hollande et +1
    Courage chère Christine, vous faites avec Pierre un job remarquable!
    Vous forcez l’admiration de millions de Français!
    Devant les faits, beaucoup d’yeux s’ouvrent et derrière les 2 yeux, il y a un cerveau et un homme ou une femme qui vote!
    Les muzzs pensent avoir gagné la partie tant les journaleux, les intellectuels, les politiques et j’en passe leur lécher les parties mais c’est oublier que les sans dents sont plus nombreux et que le Français peut s’avérer féroce et sanguinaire quand la moutarde lui monte au nez.
    Est-on à la veille avec la grogne du 17/11?

  11. claude t.a.l

    Tiens, voila un argument contre ces  » juges  » :

    Bernard Werber, à propos de son dernier roman  » La boîte de Pandore  » :

     » Ne pas mentionner l’islam quand un attentat est fait en son nom, c’est se mettre la tête dans le sable comme l’autruche qui va finir par se faire bouffer.

    C’est ce qui s’est passé à Rotherham, en Angleterre, où un réseau de Pakistanais a pu agresser 1000 jeunes filles parce que les autorités avaient peur que ça ait l’air d’être de l’islamophobie.  »

    https://www.lapresse.ca/arts/livres/entrevues/201811/15/01-5204277-la-reincarnation-selon-bernard-werber.php

    1. Victoire de Tourtour

      D’ailleurs la plaque commémorative du massacre du Bataclan mentionne « terrorisme », mais oublie d’ajouter « islamique ». Alors que les plaques commémoratives rappelant les attentats de l’OAS en portent expressément la mention.

  12. jojo ( le plombier )

    la haine ? c’est sur le visage de ces gens qu’elle transpire. Alors plus que jamais Soutien inconditionnel Madame Christine TASIN. Et merci ! chaque jour votre travail porte ses fruits. De plus en plus de gens comptent sur vous et votre compagnon. Et de plus en plus de gens vous soutiennent.

  13. Christian

    Je pense que nous devrions faire une action collective en reprenant les termes du coran qui sont incompatibles avec la République.
    Puisqu’il faut être factuel, attaquons les passages du coran qui sont une atteinte à nos valeurs.Beaucoup de gens parlent sans savoir (combien de ces juges islma collabos ont ils lu le Coran, ces juges ont déja la robe noire, la prochaine étape sera peut-être de mettre un voile pour ne pas heurter leurs amis musulmans)
    Je me suis retrouvé au tribunal pour séparation (2 enfants de 5 et 6 ans au milieu de cette histoire merdique) avec une musulmane et j’admire Madame Tasin car on est face à un mur d’incomprehension et de mauvaise foi dans les tribunaux)

  14. Charles Martel 02

    Notre justice n’est plus qu’un pastiche de justice. On voit ici a quel point elle est une justice de merde, totalement aux ordres, privée de toute indépendance, de toute rectitude et de toute honnêteté.

    Bon courage Mme Tasin et trouvez ici l’expression de tout mon respect car il faut avoir un sacré courage et une sacré trempe pour faire face a cette bande de dhimmis tous plus pourris et malhonnêtes les uns que les autres

  15. Klafouty

    Courage Christine ! Oui, tu as raison que tu affirmes que l’islam n’est pas soluble dans la démocratie. Il s’agit bien d’une opinion et non pas d’une incitation à la haine. Force est de constater, encore une fois, que la justice n’est pas neutre.Les faits sont têtus…

  16. Boronlub

    C’est le Coran qui incite à la haine. C’est le Coran qui est discriminatoire.
    Il suffit de lire les sourates haineuses appelant à l’élimination des non-musulmans. Nos gauchistes décérébrés trouvent au contraire que l’appel à la haine vient d’un livre qui dit la vérité sur le Coran. Où est la gauche des Lumières qui dénonçait l’obscurantisme des religions ? Ou sont les dénonciateurs de l’opium du peuple. La gauche autoritaire et orthodoxe est maintenant devenue le soutien de la pire religion qui soit. Quel incroyable retournement de raisonnement. Comment l’expliquer ? Haine de la bourgeoisie transformée maintenant en haine de soi ? Les ennemis de nos ennemis sont nos amis? Quel aveuglement incroyable. Quelle tristesse, quelle lamentable histoire. Pour vos nouveaux ‘amis’, tristes idiots de gauchistes, vous faites partie de leurs ennemis.
    Guy Béart chantait « celui qui dit la vérité, il doit être assassiné ». On voit tous les jours qu’il avait trop bien raison. Les défenseurs de la Raison doivent se mobiliser pour soutenir Christine Tasin et toutes celles et ceux qui disent la vérité.

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