Halal à la cantine : pour le tribunal de Nantes la santé de l’enfant passe avant les interdits religieux


Halal à la cantine : pour le tribunal de Nantes la santé de l’enfant passe avant les interdits religieux

Repas halal à la cantine : après les indigestions lyonnaises, un festin nantais pour la laïcité…

La viande est indispensable au bon fonctionnement de l’organisme humain, quoiqu’en disent les végétariens qui terrorisent actuellement les bouchers par des agressions contre lesquelles ils peuvent exercer toutefois un recours judiciaire.

http://resistancerepublicaine.com/2018/09/29/mode-demploi-pour-faire-condamner-les-militants-vegan-qui-sen-prennent-aux-boucheries/

Par exemple, les déficits en zinc ne peuvent être véritablement comblés qu’en mangeant de la viande.

http://www.la-viande.fr/nutrition-sante/valeurs-nutritionnelles-viandes/mineraux-viande

 

Dans ce contexte, on comprend qu’il est de l’intérêt des enfants, qui n’ont pas assez de connaissances scientifiques pour apprécier ce qui est bon pour leur santé, de manger de la viande, n’en déplaise à leurs parents.

La République française a autant d’intérêt que les parents à ce que les enfants se développent normalement. Contrairement à l’Ancien régime où l’enfant, comme dans les sociétés primitives, était largement à la merci de ses parents (droit de vie ou de mort dans la Rome archaïque, puissance paternelle dans la France d’avant 1789), le régime républicain a le souci d’assurer que l’enfant grandit dans des conditions matérielles, morales et sanitaires acceptables. Cela explique notamment la redistribution sociale partielle des richesses, au nom de la solidarité (donc fraternité) républicaine.

Dans les sociétés primitives et l’Ancien régime, « qui fait l’enfant doit le nourrir ». Le régime républicain conserve cette règle en principe, mais il l’atténue pour plus de justice sociale en attribuant des allocations familiales. La contrepartie de cette générosité républicaine est le droit pour les autorités publiques françaises de veiller à la protection de l’enfance, en sanctionnant les carences parentales voire la maltraitance infantile. Telles sont les règles, que certains ont un peu de mal à assimiler paraît-il.

Les décisions du 23 octobre dernier de la CAA de Lyon en matière de repas de substitution ont suscité une certaine réticence, dans la mesure où elles paraissent juridiquement mal fondées. La cour de Lyon autorisait dans un cas, un maire à proposer des repas de substitution et dans l’autre, l’y obligeait carrément. Une affaire jugée quatre jours auparavant par la CAA de Nantes met au contraire la laïcité à l’honneur.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000037533918&fastReqId=928433759&fastPos=3

Si les deux juridictions statuent différemment, c’est bien qu’il y en a une qui se trompe et il semble bien, comme on l’a montré, que c’est la cour de Lyon. C’est pourtant la justice d’un même pays qui est censée rendre ces décisions au nom du peuple français ; les fictions juridiques convainquent de moins en moins face à une réalité qui laisse sans illusion…

Les époux El Omari avaient demandé au tribunal administratif d’Orléans d’annuler la décision du 3 février 2017 par laquelle le maire de Saint-Cyr-en-Val rejetait leur demande tendant à ce que le service municipal de restauration scolaire propose à leurs enfants Yassine et Samir des repas sans viande ou, subsidiairement, à ce que la viande proposée soit servie séparée des autres aliments, ou, à défaut, à ce qu’ils soient autorisés à apporter un panier repas sauf lorsque du poisson figure au menu. Bon, autrement dit, qu’ils puissent manger halal. Les parents faisaient en effet valoir une atteinte discriminatoire à leurs « convictions religieuses ou philosophiques ».

Le tribunal a rejeté leur demande et la cour de Nantes confirme donc la décision du maire Christian Braux, élu « divers droite » qui donne pleinement satisfaction à ses administrés puisqu’il dirige cette petite ville depuis 2005.

Le tribunal administratif d’Orléans, approuvé par la cour de Nantes, a appliqué l’article 1er de la Constitution proclamant la laïcité républicaine. De plus, il a été rappelé que le code rural et de la pêche maritime dispose que “les gestionnaires, publics et privés, des services de restauration scolaire et universitaire ainsi que des services de restauration des établissements d’accueil des enfants de moins de six ans (…) sont tenus de respecter des règles, déterminées par décret, relatives à la qualité nutritionnelle des repas qu’ils proposent et de privilégier, lors du choix des produits entrant dans la composition de ces repas, les produits de saison. Les règles relatives à la qualité nutritionnelle des repas sont publiées sous la forme d’une charte affichée dans les services concernés ». Sans entrer dans les détails, les textes exigent un repas équilibré, une alimentation variée notamment à base de viande. Il était donc légitime que les autorités municipales ne consentent pas à exclure la viande des repas proposés et qu’ils refusent que les parents fournissent la nourriture à la cantine pour leurs enfants les jours où il n’y aurait pas de poisson.

Ces juridictions ont aussi écarté l’article 9 de la CEDH en considérant que la nécessité d’assurer la bonne santé des enfants était une exception à la liberté religieuse proclamée par ce texte : « les gestionnaires, publics et privés, des services de restauration scolaire et des établissements d’accueil des enfants de moins de six ans sont soumis à une obligation de résultat quant à l’équilibre nutritionnel des repas servis ».

La cour ajoute que « s’il leur est toujours loisible, dans le cadre de cette obligation, de décider de proposer des repas spécifiques répondant à certaines prescriptions alimentaires particulières, ces mêmes gestionnaires des services de restauration collective pour les enfants, dont la fréquentation est au demeurant facultative, ne sauraient être tenus d’assurer, en toute circonstance, sauf dans le cadre d’un projet d’accueil individualisé (PAI) arrêté sur la base de prescriptions médicales, le service de menus spécifiques conformes aux convictions religieuses ou philosophiques des enfants ou de leurs parents, compte tenu notamment de l’objectif d’intérêt général de santé publique auxquels ils sont soumis, en garantissant l’équilibre nutritionnel des repas servis, et des contraintes matérielles propres à la gestion des établissements de restauration ».

Cette excellente décision n’admet donc que les raisons médicales pour d’éventuelles adaptations du repas servi à l’enfant.

 

Petite déception néanmoins : la cour refuse de mettre les frais de justice de la commune de Saint-Cyr-en-Val à la charge des époux el Omari…

Voilà qui n’est pas sans faire songer à l’article de Cyrano expliquant que quand Riposte laïque a gagné en justice, elle n’a jamais pu néanmoins obtenir la prise en charge de ses frais de procès par la partie perdante…

https://ripostelaique.com/scandale-caroline-alamachere-condamnee-a-acquitter-somme-de-9-500-euros.html

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Maxime

"On ne peut vivre agréablement si l'on ne vit avec prudence, honnêteté et justice" (Epicure). La France ne pourra retrouver la jeunesse de Bacchus peinte par Bouguereau qu'en renforçant le principe de précaution.


15 thoughts on “Halal à la cantine : pour le tribunal de Nantes la santé de l’enfant passe avant les interdits religieux

  1. AvatarConan

    Oui, il y a cet aspect des choses + les différentes pathologies liées à l’ingestion de viande halal…
    J’ai été témoin de moutons égorgés et saignés façon halal, trainés à même le sol dans le marché de St Denis (93) jusqu’à étal du boucher barbu…
    Et je sais que nombre de personnes provenant d’outre méditerranée sont traités en France au titre de l’AME pour la maladie de Crohn au sujet de laquelle existe une forte présomption de causalité avec l’ingestion de viande halal….
    Mais, chuuuuttttt !!!! On va quand même pas faire d’amalgame !!!…..
    Combien ça coûte ?
    Y’a bon vos impôts !
    Mais stop ! C’est le phénomène populo-nationaliste qui est le plus dangereux !!!…..

  2. AvatarJC.P

    Ne confondez pas végétarien et vegan extrémistes.
    JE SUIS VEGETARIEN DEPUIS DES LUSTRES. JE ME PORTE COMME UN CHARME. J’AI DES ANALYSES QUI VOUS LIQUIFIERAIENT D’ENVIE. Mes protéines je les prends ailleurs que dans la viande animale.
    VOUS QUI PRETENDEZ AIMER LES ANIMAUX, POURQUOI LES BOUFFEZ-VOUS?
    Je suis la preuve vivante avec justification médicale que VOS tueries animales pourraient être évitées.
    Et je ne parle pas du halal….. MAIS,MOI, je n’impose rien à personne.

    1. MaximeMaxime

      Il y a une différence entre écrire « les végétariens, qui… » et « les végétariens qui… ». Donc nulle génération de ma part.
      Quant à manger de la viande, c’est un parti pris philosophique. Vaut-il mieux ne plus en consommer et voir l’espèce humaine dégénérer du fait de carences alimentaires ? L’Homme reste ce qui existe de plus sophistiqué et remarquable sur Terre, quels que soient ses défauts et même ses crimes.

    2. AvatarFleur

      Etant, moi-même, végétarienne, je suis entièrement d’accord avec ce commentaire ! Cela fait des dizaines d’années que je ne consomme plus de cadavres et mes analyses sont parfaites ! Quant à l’abattage rituel, qui, pour des raisons de rentabilité est aujourd’hui la norme, dans la majeure partie des abattoirs,, il est en infraction totale avec nos lois sur la maltraitance animale. D’ailleurs, dans certains pays, on utilise d’autres méthodes compatibles avec les exigences de l’islam. Pourquoi pas en France ?

  3. AvatarJoël

    « obtenir la prise en charge de ses frais de procès par la partie perdante… »
    Ben c’est comme d’hab, il me semble. Tout dépend qui est le perdant.
    Christine et Pierre et d’autres patriotes en savent quelque chose.

      1. AvatarJC.P.

        Les juges français « en equité »???? !!!! Je suis plié en 4. Ailleurs chez nos meilleurs amis islamo-muzz, cela s’appelle la taqqyia.
        Des exemples d’inéquité et de très mauvaise foi des juges j’ai cela en stock. Et notamment un très récent courrier du CSM. Des escroqueries au jugement validées par des juges, en toute impunité j’ai aussi du stock, des jugements ou en 2 phrases les juges disent tout et son contraire je peux vous les faire lire. Le tout AU NOM DU PEUPLE….. Je re-suis plié en 4.

  4. AvatarAdalbert le Grand

    Non, soyons honnêtes pour ne pas prêter le flanc à la critique, la viande n’est pas indispensable à l’alimentation humaine.

    Mais un régime strictement végétarien nécessite un savant dosage entre aliments végétaux et une connaissance poussée de leurs propriétés nutritives, car les végétaux n’apportent pas individuellement les différents nutriments indispensables dans les bonnes proportions, ni en totalité.

    Il faut donc composer un menu en associant des végétaux isolément « déséquilibrés » en nutriments de manière à reconstituer cet équilibre et retrouver les apports nécessaires, et ajouter des compléments alimentaires pour certaines vitamines et oligo-éléments (algues, levure, etc.). Par exemple pour les protéines associer céréales et légumineuses 2/3 |1/3.

    Or cet équilibre nutritif est naturellement présent dans la viande. L’apport d’un peu de protéines animales (en théorie 30 à 60g par jour suffisent, soit un œuf) est donc un moyen simple d’éviter les carences, surtout en ce qui concerne de jeunes enfants qui n’ont pas la capacité de suivre un régime végétarien, vu que livrés à eux-mêmes ils ne mangeront que ce qu’ils aiment. En plus beaucoup d’enfants n’aiment que peu ou pas de légumes en-dehors des céréales et des patates

    [Moi-même je n’en mangeais aucun en-dehors des pommes de terre jusqu’à l’âge de dix ans tant leur goût m’était insupportable. Mais je mangeais toutes viandes et tous poissons ( pas seulement panés, des vrais), ainsi qu’œufs et fromages, fort heureusement]

    La cantine est un service, pas une obligation, un « droit humain imprescriptible ». Elle n’est pas là pour servir à la carte selon les lubies des parents – dont en passant les enfants se contrefoutent. Le moyen le plus simple d’apporter une alimentation non carencée, à défaut d’être parfaitement équilibrée est un bon morceau de bidoche. Car encore une fois les enfants mangent ce qu’ils aiment et beaucoup laissent de côté les « bons légumes » prévus par la nutritionniste. D’autant plus qu’on lui demande aussi d’être bon marché…

    Remarquons aussi que le végétarisme strict est un luxe, car il faut disposer toute l’année d’une variété de produits, dont certains d’importation (ah, la fameuse quinoa) que seule notre société d’abondance moderne permet, depuis peu. C’est un privilège de riches. Assez peu compatible avec l’écologie et le retour à la nature, aux produits locaux et de saison, le bilan carbone, etc. Ce qui explique en passant qu’il s’agisse d’une mode récente.
    .

  5. AvatarAdalbert le Grand

    Jugement de bon sens, la cantine est un service public qui a pour but de fournir aux enfants une alimentation couvrant leurs besoins nutritionnels sur la stricte exigence de la santé, ce n’est pas un restaurant à la carte qui aurait pour obligation de satisfaire les lubies de chacun des parents.

    Et encore moins sous de fallacieux prétextes religieux: en quoi cette « raison religieuse » s’imposerait-elle de manière immanente et aurait prééminence sur toute autre considération?

    Si on autorisait ces « raisons religieuses », ce serait une rupture d’égalité de ne pas satisfaire les desiderata de tout un chacun pour toute autre raison philosophique ou même sans avoir à se justifier. Autant dire qu’on devrait faire un menu individuel pour chaque enfant!

    Eh bien non, on prend ce qu’il y a, et si on n’est pas content on ne va pas à la cantine. Cela a toujours marché ainsi dans les systèmes collectifs: tu prends tel quel, ou tu te débrouilles tout seul. C’est d’ailleurs le cas avec l’école: est-ce que les parents choisissent les matières et les horaires, et la manière dont elles sont enseignées? Et l’emploi du temps?

    En réalité, on voit bien ce que cachent cette revendication islamique: justement d’imposer l’alimentation halal à toute la société pour préparer les petits camarades « kouffars » à la conversion. C’est encore une fois une forme d’entrisme militant.

    A-t-on vu les juifs, les hindous, les vietnamiens, les chinois réclamer des plats casher, végétariens, asiatiques? Comme par hasard, c’est toujours les mêmes qui viennent faire chier le monde avec leurs exigences!

    1. AvatarSamia

      Je suis à 1000% d’accord avec vous, je ne peux plus supporter l’impérialisme des arabo musulmans avec toutes leurs exigences. J’ai remarqué qu’ils ne leur viendraient même pas à l’esprit qu’ils dérangent tout le monde. Ça leur semble tellement normal, tellement naturel que l’on se plie à leurs quatre volontés. La faute à qui ?

    2. AvatarMichelR

      « A-t-on vu les juifs, les hindous, les vietnamiens, les chinois réclamer des plats casher, végétariens, asiatiques? Comme par hasard, c’est toujours les mêmes qui viennent faire chier le monde avec leurs exigences! »
      entièrement d’accord;tout est résumé dans votre paragraphe
      Michel

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