Bordel, comment ça se fait que les Français ne se révoltent pas ?


Bordel, comment ça se fait que les Français ne se révoltent pas ?

Face aux provocations de plus en plus anti FDS, le peuple devrait se révolter et pourtant rien.
Une tentative d’explication parue sur Atlantico

Crise politique, tensions sociales et… calme plat dans le pays : mais comment expliquer le grand paradoxe du quinquennat Macron ?

Alors qu’Emmanuel Macron subit une vraie crise de popularité dans les sondages et que les déboires politiques s’accumulent, le peu de succès de la manifestation du 9 octobre traduit un constat : les Français peinent à se mobiliser alors que des mouvements sociaux d’ampleur avaient pu avoir lieu lors du quinquennat précédent dans des circonstances analogues.

Atlantico : Comment expliquer ce paradoxe d’une France qui rejette la politique menée sans que cela ne se traduise par une progression des mobilisations, et, ce dans un contexte latent d’accumulation de faits divers reportant des actes de violence gratuite ? 

Maxime Tandonnet : Le climat général ne semble pas se prêter à une mobilisation dans la rue et des mouvements de masse pour faire plier le pouvoir politique. La crise de défiance ne touche pas uniquement le Gouvernement comme le montre le sondage CEVIPOF sur la confiance des Français réactualisé chaque année. Le discrédit touche aussi lourdement les syndicats: ils sont la troisième institution en laquelle les Français ont le moins confiance: 27%, à égalité avec les banques, devant les médias (24%) et les partis politiques, « lanterne rouge » avec 9% des personnes interrogées qui leur font confiance. A l’inverse, les Français font confiance à l’armée (76%) et aux petites et moyennes entreprises (76%). Tout ceci n’est pas le signe d’une envie de révolution… Les Français ne sont pas prêts à s’en remettre à des formes de mobilisation qui seraient susceptibles de les pousser à manifester. Tout se passe comme si la société française était gagnée par la tentation du repli individualiste. Ce que vous appelez « l’impopularité » du président Macron est une forme de déception et d’indifférence, pas forcément un désir de chamboulement politique, de chaos et d’aventure! Le pays compte 8,8 millions de personnes vivent avec moins de 1024 euros par mois, ce qui est considéré comme le seuil de pauvreté et 6 millions de personnes privées d’emploi, selon un décompte large. Les mécontentements se multiplient à l’exemple des retraités. Pourtant, la colère reste individuelle, atomisée. Chacun tente de s’en sortir par ses moyens individuels. Une sorte de fatalisme pèse sur la France.

Eddy Fougier : Il est vrai qu’il y a un vrai paradoxe. Chaque mois d’aout, on annonce une rentrée chaude et ça n’a pas été le cas. Pour moi, il y a plusieurs justifications.

J’ai le sentiment qu’une grande partie de la population qui s’est montré intéressé pour la politique durant la présidentielle, qui a fait preuve d’une forme de curiosité par rapport au nouveau pouvoir et aux réformes qui se mettaient en place, semble être tombée dans une forme d’indifférence.

Il y a eu effectivement chez les Français, une forme d’espoir. La droite a déçu, la gauche aussi, donnant la chance à Emmanuel Macron qui veut dépasser les clivages et mettre en place des réformes qui a avaient été repoussée. Aujourd’hui, il en ressort une déception.

Une partie des Français ne croient plus du tout en la politique. Le double paradoxe, c’est que cela ne se transforme pas en mouvement de rue. Ni même par un regain de popularité dans l’opposition. Ça ne bénéficie à personne. La lassitude n’est pas seulement vis-à-vis du gouvernement, mais vis-à-vis de la classe politique en général.

Ce qui est inquiétant c’est que c’est une colère rentrée, comment va-t-elle s’exprimer ?

Les Français font-ils preuve d’inertie, de résignation, ou peut-on se préparer à une contestation de nature plus radicale ? Quels sont les risques de voir cette résignation dériver en un mouvement de nature plus violente ? 

Maxime Tandonnet : Rien n’est plus calme qu’un baril de poudre une demi seconde avant l’étincelle... Il est impossible de présumer du prolongement indéfini de ce climat de résignation. Les grands mouvements sociaux surgissent souvent aux moment où nul ne les attend. Quelques mois avant mai 1968, un  journaliste du monde, Pierre Viansson-Ponté proclamait dans un éditorial célèbre: « la France s’ennuie ». Une révolution est partie de cette lassitude et de cette apathie apparente. De même, quelques mois avant le mouvement social de fin 1995 qui a paralysé le pays pendant trois semaines, un climat apaisé prévalait sur la politique de réformes conduite par Alain Juppé Premier ministre. Pour déclencher un mouvement social, il faut un élément catalysateur, un projet de réforme emblématique qui cristallise le mécontentement et les inquiétudes en vertu d’une alchimie complexe… Ensuite, tout peut aller très vite, au moment où nul ne l’attend, partie de presque rien, la colère fait boule de neige et le pays, en quelques jours, peut sombrer dans le chaos et la violence.  

Eddy Fougier : Je pense qu’il y a un peu des deux. Encore une fois, il  y a une grande déception vis-à-vis de la classe politique et des capacités du gouvernement a répondre aux préoccupations des Français. Aussi, il n’y a pas de résultat. Il y avait cette idée qu’on allait laisser une chance au nouveau et pour différentes raisons il y aeu une déception.

Ce qui domine c’est un sentiment d’indifférence que je constate dans la relativement faible notoriété de la plupart des ministres du gouvernement. Si l’on demande au grand public de citer cinq ministres, ils auront du mal.

Cela fait des années qu’on essaie de savoir si l’on doit craindre un nouveau mai 68. Le printemps 2016 était déjà pas mal en termes de mobilisation longue, de violences des manifestants, de débordements violents, de blessés… Ça n’a pas empêché la réforme du marché du travail de se faire et ça n’a pas empêché le gouvernement de poursuivre sa politique.

 

Cela dit, il peut y avoir des circonstances qui déclenchent un conflit dur, long, violent, ça dépend aussi des organisations des meneurs qui sont derrières. On peut supposer malgré tout que le terrain est propice à exploser au-delà de l’indifférence.

De la contestation syndicale à une révolte des banlieues, quels seraient les « foyers » de tels mouvements à surveiller ?

Maxime Tandonnet : La perte d’influence des syndicats n’est en aucune façon un gage de paix sociale. Les mouvements les plus durs et les plus déterminés proviennent souvent de la base. Dès lors,  l’absence d’interlocuteurs institutionnels avec lesquels négocier une sortie de crise ne fait qu’amplifier les difficultés. Une révolte des banlieues à l’image des événements d’octobre et novembre 2005 est toujours possible mais par nature imprévisible. Un blocage du pays par des groupes de salariés tenant des positions stratégiques (routiers, sncf, ratp) se produira inévitablement si ces derniers se sentent lésés dans leurs intérêts personnels, ce que tous les gouvernements depuis 2012 sont parvenus à éviter. La crainte de tous les dirigeants politiques est la révolte des jeunes. Les familles ou les retraités dans la rue, cela ne comporte pas de risque majeur. Mais il y a, pour tous les pouvoirs politiques, une véritable appréhension à voir les lycéens ou les étudiants dans la rue, avec le risque d’un drame qui serait fatal à n’importe quel gouvernement. Toute politique, toute réforme touchant aux jeunes peut être source d’un embrasement rapide. Qu’en sera-t-il des réformes de l’Education nationale, ou de la création du service national universel obligatoire? Pour l’instant, ces projets semblent plutôt  acceptés mais les choses peuvent dégénérer rapidement.

Eddy Fougier : J’en vois deux. La réforme des retraites par exemple qui peut mobiliser aussi des jeunes qui vont estimer que cette réforme leur ai préjudiciable. Avec d’autres dimensions politiques. On peut l’imaginer.

Il y a aussi tout ce qui attrait à la GPA. On sait que ce sont des sujets très sensibles et la aussi le pouvoir socialiste en avait fait l’expérience avec le mariage gay en 2013.

Ce sont des sujets potentiellement explosifs. Mais en matière de conflit social c’est une alchimie compliqué à évaluer.

Cette situation est-elle plus le fait d’une mauvaise structuration de ces oppositions, incapables de canaliser cette colère ou ce rejet, ces ou faut-il y voir une forme de lassitude de la population ?

Maxime Tandonnet : La configuration politique du pays semble ne pas se prêter à un mouvement social massif. Le paysage politique est totalement éclaté:  un pouvoir de connotation centriste, aux contours idéologiques indéfinis, une gauche morcellée en cinq ou six tendances, une droite tout aussi atomisée. Dans ce contexte fragmenté, une mobilisation sociale ne saurait venir des états-majors politique. Mais cette situation atomisée est aussi porteuse de graves périls. Un pouvoir ultra-personnalisé autour de l’image du chef de l’Etat, est par là-même particulièrement fragile. Une situation où l’autorité politique est contestée, privée de légitimité, ou le pouvoir est ressenti comme éloigné du peuple et donnant des signes de faiblesse ou d’indécision, favorise la tentation de la désobéissance et du chaos, peut se prêter à tous les débordements venus des profondeurs de la société. Et encore une fois, les choses se produisent toujours au moment où nul ne les attend.

Eddy Fougier : Dans a plupart des parti politique, on ne s’est pas remis de la présidentielle (6% pour le PS), du côté LR il y a ce sentiment d’être devenu un parti secondaire et de ne pas être l’alternance automatique. France Insoumise ou RN, ils ont du mal à digérer les épisodes précédents. L’idée d’un troisième tour social pour FI qui n’a pas fonctionné, et le sentiment que Marine le Pen ne s’est jamais remise du débat pour RN. Malgré le fait que les partis proches du RN semblent avoir le vent en poupe.
On voit bien que le séisme qui a été sous-estimé de la présidentielle n’a pas de réplique. Mais la plupart des partis ne sont pas remis de ce qui s’est passé lors de cette élection. C’est ça, la difficulté. Aujourd’hui personne n’apparait comme un recourt ou comme une forme d’alternance possible.
Pourtant, les Français ne semblent pas se désintéresser des sujets sociétaux…
Il y a effectivement une appétence des Français pour les enjeux politiques mais qui ne se retrouve plus dans le leadership politique traditionnel ou la façon que le pouvoir actuel à de gouverner. Sur beaucoup de sujets, les gens n’attendent plus rien de la politique et ils s’engagent dans des actions concrètes, des associations (climat) on le voit dans l’évolution de la consommation avec les circuits courts, le fait que ce soit les alternatives qui se développent, les produits alimentaires bio… Du côté des consommateurs ils n’attendent plus la solution au problème de la part des entreprises et c’est al êmes chose ebn politique. On ne croit plus que l’état va se saisir des sujets importants. Donc on se débrouille par  nous-mêmes. 

Maxime Tandonnet

Maxime Tandonnet, universitaire, essayiste, auteur de nombreux ouvrages, dont Histoire des Présidents de la République (Perrin 2013 et 2017

Eddy Fougier

Eddy Fougier est politologue, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Spécialiste des mouvements de contestation de la mondialisation, il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur ces thèmes : Dictionnaire analytique de l’altermondialisme (Ellipses, 2006), L’Altermondialisme (Le Cavalier bleu, 2008).

Plus récemment, il a publié Thèmes essentiels d’actualité en QCM (2000 QCM) aux éditions Ellipses (2012) ou encore Parlons mondialisation (La Documentation française, 2012)

Eddy Fougier est chargé d’enseignement dans plusieurs écoles, notamment Audencia Nantes – Ecole de management, l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, l’Institut européen des hautes études internationales (IEHEI, Nice) et l’Institut supérieur de formation au journalisme (ISFJ, Paris).

http://www.atlantico.fr/decryptage/crise-politique-tensions-sociales-calme-plat-pays-comment-expliquer-paradoxe-quinquennat-macron-maxime-tandonnet-eddy-fougier-3530089.html

Les peuples sont anesthésiés. J’observe des poussées nationalistes par ci par là mais rien qui aurait une allure d’électro-choc qui serait pourtant bien salutaire.
A croire que l’objectif de Macron et de ses chefs est de dissoudre le pays et les FDS dans le creuset mondial.
Comment arrêter cela? Si les jeunes CPF sont mobilisés, nos jeunes FDS sont indifférents.

 

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30 thoughts on “Bordel, comment ça se fait que les Français ne se révoltent pas ?

  1. J

    Ils oublient aussi peut-être de dire que les contestataires sont automatiquement pris pour cible et réduis au silence ou inoffensifs, que les Français subissent une répression digne d’une dictature et aussi que la lobotomisation tourne à plein régime. Il n’y a que lorsque l’armée se décidera à bouger que le peuple suivra. Les Français ne bougeront pas tant qu’ils ne seront pas sûrs d’avoir une force avec eux.

    1. Lesage

      Tout à fait d’accord, et l’autre moitié de débiles est trop occupée avec les émissions de télé de merde, l’amour dans le pré, danse avec… plus belle la vie et autre télés réalités au Q I au ras des paquerettes! le reste ça leur passe au dessus de la tête!

  2. frejusien

    Juste remarque, la société politique est atomisée, tous les partis sont éclatés,

    les oppositions FI et RN les plus représentatives, sont à l’opposé l’une de l’autre,

    dans un tel contexte comment pourrait-on envisager une révolte unie en vue d’un même but à atteindre ?

    Pourtant le feu couve sous la cendre, les français sont excédés, il va bien se passer quelque chose

  3. romulusromulus

    A mon avis, deux facteurs majeurs déclencheront un chaos: une nouvelle crise économique et financière majeure, couplée au changement climatique en cours. Et encore cela n’est pas certain, malgré qu’un défaut d’approvisionnement couplé à une désorganisation des structures aboutisse vraisemblablement à un embrasement majeur des banlieues et des villes. Il ne faut pas oublier qu’en 1940 le pire fut évité à cause d’un relatif maintien des structures, mais qu’en 1945, celles-ci ayant été largement mises à mal, la disette précédée de cinq années de restrictions, fut beaucoup plus prononcée. Mais l’heure était alors à l’optimisme. Et tout cela dans le cadre d’une autonomie alimentaire individuelle encore très importante, même pour les habitants des villes (réseaux campagnards issus de la famille, solidarité, valeurs chrétiennes très présentes,…). Pour ce qui est du facteur « patriotisme » pour faire bouger les choses, on peut quasiment oublier sinon ce serait déjà fait. L’heure, pour l’instant, n’est plus aux intérêts généraux, mais individuels. Il suffit de voir la notion des droits DE L’HOMME, si imprégnée et trompeuses car elle nous ramène toujours de l’intérêt général à l’intérêt particulier (et j’en connait qui savent s’en servir!). Jusqu’au point de rupture suite aux besoins fondamentaux non satisfaits?

  4. sitting bull

    c est plus simple que sa les français ont tout simplement perdu leurs couilles ainsi que les belges peuple soumis tous les 2

    1. Alexcendre 62

      Oui sitting bullil y a beaucoup de ça plus la précarité et les factures du fin de mois , en 1936 on pouvait vivre deux mois sur son jardin et ses poules voir plus maintenant c’est trois jours avec les super marchés ensuite ce serait le délire et le pillage , le monde moderne c’est zéro résilience et nos politiques le savent très bien . Les écologiques nous préparent a accepter les taxes du réchauffement mais pas a nous extraire du système en nous apprenant a couper tous les fils de la dépendance en clair ils ont tout intérêt a nous laisser dans la cage du capitalisme c’est plus facile pour nous vider les poches . Pour ceux qui le peuvent il est impératif d’élargir son autonomie alimentaire par un plan de survie d’un minimum de trois mois a commencer par l’eau , les conserves et les légumes secs car il ne faut pas être grand clerc pour savoir qu’une crise majeure est a terme dans les tuyaux .

  5. Peter Wardein

    Réponse à « min »: l’armée bouger? Woaf woaf woaf… il faut surtout compter sur l’armée pour casser aux sans-dents ce qui leur reste dans la mâchoire. C’est bien gentil de soutenir Pierre de Villiers quand il demande plus de moyens pour ses unités. Mais les militaires de haut grade veulent surtout plus de ressources pour pouvoir s’en prendre à la Russie, cette nation ignoble qui veut toujours soi-disant nous envahir.
    Comme Christine elle-même tendait à le dire dans l’un de ses articles, les généraux pensent surtout à leur carrière, et commandent aux colonels, qui commandent eux-mêmes aux commandants… et ainsi de suite.
    Pour l’instant, je ne m’en fais pas pour la solde des généraux!

  6. Peter Wardein

    Réponse à Romulus: oui, les français ne sont plus ce qu’ils étaient en 1940 et 1945. Et déjà à cette époque, ils n’étaient plus ce qu’ils avaient été en 1914. Au moment de la Grande Guerre, ils étaient comme les allemands, disciplinés, courageux et prêts à mourir pour la patrie. Après le 2ème conflit mondial, ils étaient au moins restés humains, civilisés et généreux. Quant à dire ce qu’ils sont devenus maintenant…

  7. vendéenne

    Personnellement, je me trompe peut -être, mais l’analyse des deux politoloques ci dessus m’apparaît tout à fait à gauche et traditionnelle de la gauche.
    Je pense que les Français peu>vent parfois être en rogne contre le pouvoir en place à l’heure actuelle mais qu’ils ne se rendent pas compte pour l’immense majorité de la situation réelle du pays . En fait , les Français sont pour une grande partie encore en train de fonctionner comme jadis sur , comme si il y avait toujours les mêmes enjeux politiques et sociétales , comme si le danger majeure ne leur était pas visible. Les Français sont toujours et encore majoritairement sous l’emprise des médias traditionnels; il ne faut pas se leurrer.
    Ce n’est pas parce que , une frange de la population (peut être un quart , peut être moins) a les yeux bien ouvert sur le réel et sait ce qui se passe vraiment dans le pays que le plus grand nombre le voit également . Je vis en Bretagne dans une petite ville sur la côte et je peux vous dire que l’islamisation et le terrorisme sont le cadet des soucis des gens autour de moi car ces questions ne se posent pas vraiment ici. Mais si l’on habite une grande ville et j’ai longtemps habité Rouen, c’est un peu pareil.(pour ceux qui l’ignoreraient, Saint Etienne du Rouvray la ville de l’assassinat d’un prêtre est une banlieue de Rouen). Oui ,même à moins d’un km d’une ville où s’est déroulé un assassinat barbare, les gens ne se sentent pas concernés par une menace terrible ! Ils sont loin de tout ça pour la plupart et des « jeunes » peuvent tout casser à Rouen en plein centre ville , même ceux qui y habitent pensent que ce n’est pas très important, c’est comme ça , c’est la façon de s’exprimer aujourd’hui, c’est pas très grave; les policiers blessés, bof , c’est leur métier et on n’en entend même pas parler … Un de mes proches connaît bien un responsable policier à Rouen: ce dernier lui dit qu’il s’ennuierait presque à Rouen tant la ville est calme!!Une autre partie de ma famille vit au HAVRE : vous savez la ville du « fameux » 1er ministre et de la fameuse association très islamiste qu’il a favorisée, et bien là non plus rien à signaler de bien terrible. quelques faits divers , mais comme partout, n’est-ce pas, c’est la vie moderne. Enfin , mon fils va très souvent sur Paris et se gare notamment dans le 18 ème arrondissement. Il m’a décrit la population rencontrée: oui beaucoup d’africains du nord et du sud mais il ajoute, tous normaux, très calmes, et il conclut : Paris c’est une ville calme contrairement à ce que tu lis dans tes sites . D’ailleurs, il estime que je me pourris la vie à lire ces sites , que je vois le mal partout et que si parfois je me sens mal c’est de la faute de mes lectures qui lui fait penser que je suis anormalement obsédée par quelque chose d’inexistant et que je ferais mieux d’abandonner et de m’intéresser à de vrais choses positives, d’autant termine-t-il que je n’y peux rien , que je ne changerai pas le monde !!! Voilà l’autre aspect de la France qui est croyez moi le plus répandu. Alors , une guerre civile, un changement brutal, peut êtee mais sûrement pas pour demain, ni après demain. Excusez moi d’avoir été un peu longue.

  8. sitting bull

    en Belgique les belges au cerveau lessivé ont revoté les mêmes ce jour comme d habitude je l avais dit …moi je plein les générations futur

  9. sol-fin

    les français sont des veaux (de gaule) surtout des idiots la preuve regardez le pouvoir en place hollande un idiot , makc-ron un fou ……et le prochain????? sans doute un débile profond complétement dingue……..

  10. laetitia

    Quand on a un exutoire pour sa révolte tout en restant chez soi…
    Les jeunes se défoulent sur les réseaux sociaux: n’ est-ce pas une des raisons pour la plupart d’entre eux? Et d’entre nous?

  11. durandurand

    Pour que le peuple de France bouge , il faut lui enlever ses loisirs , ses RTT , ses congés payés ,son salaire , qu’il ne puisse plus acheter à bouffer ,ses émissions débiles , etc.etc. , seulement une fois tout ceci enlever , le lendemain il sera dans la RUE à tout casser et à tout renverser , mais ça c’est une autre histoire

  12. ABEL

    La révolution en Algérie couve ! Elle se déclenchera sans doute juste après la mort de Bouteflika, le président moribond actuel ! Les jeunes algériens qui crèvent de faim chez eux voudront pour la plupart profiter de cette occasion pour débarquer en France, par tous les moyens … Et peut-être qu’à ce moment là, les généraux français finiront par se bouger le cul, sentant le danger qui ferait basculer leurs vies dorées dans les salons du 17ème arrondissement parisien, où ils reçoivent leurs grades promotionnels ! Et c’est à ce moment là que le peuple français de souche s’unira à l’armée pour rétablir l’ordre républicain, et virer tous ces incapables qui nous gouvernent depuis trop longtemps déjà !!!

    1. Alexcendre 62

      De part mon âge j’ai connu des généraux qui ont eu le courage de se bouger , auparavant ils avaient tous montré leur patriotisme et leur efficacité professionnelle sur de nombreux théâtres de guerre , tous des héros ! Les politiques après avoir pourri la guerre d’Algérie , dans ces généraux un nombre d’entre eux on franchi le pas pour garder cette terre française malheureusement ils n’ont pas été suivis . Les communistes depuis 1939 détricotaient en douce et souterrainement notre patriotisme et en plus ils aidaient le FLN la politique des Russes avant celle de la France . Cette période a profondément marqué l’armée française , les programmes de formation ont été modifiés , et des unités ont été dissoutes , tout a été fait pour qu’il n’y ait plus jamais ça . Alors ne rêvons plus sur une armée partant au secours des peuples il ne se passera plus jamais rien , nous sommes a l’époque de la comm’ plus du tout a celle de l’action , plus jamais on ne verra des hommes refaire l’équivalent d’une bataille d’ Alger ! les verrous sont en place pour les français les vrais n’aient plus la parole dans leurs pays .

  13. Quiz?

    Votre gouvernement répand t-il de l’oxycosin dans les résidus d’avion à réaction dans le ciel!
    Chemtrails

    1. Sylvestre

      oui , ça , et le fluor qu’on nous administre en quantité dans l’eau que l’on est obligé de boire et dans les dentifrices , TOUS LES dentifrices ! ! Rappelez-vous , les nazis l’employaient pour réduire les contestations des soldats . Et nous devenons comme des moutons !

  14. SarisseSarisse

    Inondation de Trèbes, un lieux déjà entré dans l’actualité.
    Les inondations monstrueuses de Trèbes sonnent comme une métaphore à cette ville qui a déjà connu une première attaque de l’islam Trèbes et la fameuse prise d’otage du centre commercial Super U.
    La montée terrifiante des eaux nous annonce celle non moins terrifiante des migrants prédateurs qui inonde petit à petit les sentiers, nos villages comme ces ruisseaux qui en sortant de leurs lits se transforment en totrrents et courants tourbillonnants et dévorants.
    On dirait parfois que le ciel nous envoie des signaux.

    Espérons au passage qu’il n’y aura pas de pillages ni de razzias.
    Prenons garde que l’Islam ne cherche comme ailleurs à y asseoir son prosélytisme invasif!
    Comme tous les commensaux.

        1. Christine TasinChristine Tasin

          mais si apparemment j’ai validé tous tes essais !Et ce message paraît aussi… quel est le problème ? Je te rappelle que nous modérons les messages et il peut arriver qu’aucun des modérateurs, par un malheureux hasard, ne soit sur le site pendant plusieurs heures, dans ce cas les commentaires sont en attente

  15. Centurion

    Pour qui sonne la glas ? Un livre d’Hemingway que j’ai lu adolescent. Il relate la guerre civile espagnole. La révolte viendra lorsque le crack boursier qui se prépare bloquera votre argent dans les banques. Il y aura des restrictions de toutes sortes, puis viendront les pillages des super marchés et des magasins accompagnés d’exactions incommensurables. La vermine importée en profitera pour vous détrousser, violer les femmes, ce sera le chaos total ! On ne saura plus qui est avec qui. Cette guerre qui s’en vient a été préparée pour instaurer ensuite le bâillon de l’ordre mondial qui régnera sur un peuple mixé et devenu esclave. Orwell avait vu juste.

  16. Michel

    L’explication est très simple : un peuple éteint ne peut pas, par définition, se révolter.
    Il ne se passera rien.
    La mondialisation passera sur la France déjà morte.

  17. morilhat marc

    avant on l’ai guillotiner si il parlais hier on l’ai assassinée si il révéler la vérité aujourd’hui on l »ai nourrie pour qu’il oublie de se rebeller vive la drogue des medoc vive aluminium pour le cerveaux vive le nuclear pour les abroutie qu’il veulent attaquer la France discrètement ….youpi je suis devenue un connard comme mes ami crétin ….cool la fin du monde

  18. Alain GAUTIER

    Il faudrait , en premier lieu , que les Français cessent de regarder les informations télévisuelles et radiophoniques complètement affiliés au gouvernement …..Il existe désormais sur internet des sites beaucoup plus sérieux qui se chargent de reinformer et dénoncér la propagande dont sont victimes ces même Français subjugués par la boîte à mensonges dévastatrices qui les conditionne un peu plus chaque jour ………

  19. Max Bismuth

    Lorsque j’essaye d’engager la conversation sur l’invasion migratoire, je reçois, selon l’interlocuteur deux réponses diamétralement opposées. Soit un accord sans réserve sur l’effondrement français et européen, soit un discours alambiqué et plus proche de la langue de bois que des remarques sincères sur le vécu personnel.
    Je ne peux que constater que ceux qui expriment un point de vue réaliste, sont ceux, issus des classes populaires, ne sont pas tenus à un langage conformiste. A l’inverse les personnes politiquement correctes sont plutôt issues des classes moyennes ou ayant un niveau de vie assez élevé.
    La différence entre ces composantes est leurs rôles respectifs dans le processus de production. Les uns assurent un travail manuel ou technique relativement simple dans la production des biens et services alors que les autres fournissent un travail technique et /ou une communication très élaboré(e) à un public qui attend des explications scientifiques ou techniques rigoureuses.
    Il est clair que la structure sociale induit des comportements politiques divergents. Or les partis de droite font mine de ne pas voir la différence entre les classes populaires et moyennes. Le prétendu extrémisme du Rassemblement National, ex-Fn, cache une différence de classe. Les classes moyennes ne se résolvent pas à payer au prix d’un marché national du travail, les services que leur fournissent caissières, ouvriers ou artisans. Marine Le Pen et son ancien bras droit, Florian Philippot ont eu l’intuition que ceux qui souffraient réellement du Grand Remplacement étaient les classes populaires. Même s’ils réfutent la hiérarchie sociale prônée par la Droite, ils n’ont pas osé aller plus loin dans l’analyse sociale.

  20. gerard kriegel

    Ce qu’oublie de dire cet article en évoquant 1968, à cette époque le mouvement a été largement relayé par le jeunesse. Une jeunesse pas encore sous l’influence de bataillons entiers d’enseignants « bobo-gaucho » formés non pas à l’enseignement,mais au lavage de cerveaux.On leur a asséné de puis la maternelle : « Ne pas se rebeller, ne pas se battre, accepter les différences des autres en reniant les leurs » , On a choisi la littérature, trié l’histoire, triturer le tout afin de les persuader que nos parents, nos aïeux étaient des salauds et que nous devions porter le péché de leurs dérapages jusqu’à la nuit des temps (en occultant que la marche de l’histoire n’est pas que taches d’ombres, mais aussi de flots de lumières). La jeunesse est sous narcos médiatiques, les anciens désabusés,et, au milieu le reste tremble pour son job, se noyant dans leurs écrans devant « Danse avec les Stars » ou « Le meilleur pâtissier », sans un moment de répit dédié à la réflexion !…Il (nous) est tellement lobotomisé au quotidien le bon peuple français, qu’il a juste l’énergie nécessaire pour afficher « Je suis CHARLIE ! » pour une semaine et reprendre la liste de ses courses à Carrefour ! Il courbe le dos à la tondeuse alors que la laine n’a pas encore repoussé !!!…J’arrête ! Merci et bravo si vous êtes arrivé jusque là !

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