Roland Héguy, le patron de l’hôtellerie, veut accueillir tout le monde, « peu importe s’ils sont migrants ou réfugiés »


Roland Héguy, le patron de l’hôtellerie, veut accueillir tout le monde, « peu importe s’ils sont migrants ou réfugiés »

Illustration : le chef Kodjo (accueilli par le Refugee Food Festival, projet soutenu par le HCR et destiné à confier les cuisines de restaurants à des réfugiés)

 

Un petit salé mitonné amoureusement par un Somalien d’Auvergne, une choucroute préparé par un Soudanais de Strasbourg ou une raclette et son assiette de charcutailles servies par un Malien de Savoie, ça vous dit ?

Pour Roland Héguy, le patron de l’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), c’est hautement souhaitable puisque l’hôtellerie-restauration a les plus grandes difficultés à recruter. Récemment, son collègue Didier Chenet, président du Groupement national des indépendants (GNI) faisait déjà le même constat : restaurants et hôtels peinent à trouver cuisiniers, serveurs, plongeurs ou femmes de chambre…

Aux côtés des associations et des syndicats, c’est donc une offensive tous azimuts des lobbies de la restauration et de l’hôtellerie pour contraindre le gouvernement à assouplir sa politique migratoire, déjà fort laxiste en la matière. Mercredi soir, au micro de France Info, devant un journaliste aux anges, Roland Héguy déclarait : « On a des besoins considérables en terme d’emploispeu importe s’ils sont migrants ou réfugiés. »

Le métier est dur et il y a, certes, dans les cuisines des restaurants et les buanderies des hôtels, des gens très courageux venus d’ailleurs, mais à l’heure du chômage de masse, pourquoi accueillir 100 000 immigrés supplémentaires ? Pour Roland Héguy, ils sont, de toute façon, déjà présents sur le territoire : il faudrait juste un petit coup de pouce compréhensif du gouvernement pour légaliser leur situation.

Jean Leymarie (au bord de l’orgasme) : « Vous voulez embaucher des migrants, et beaucoup, pourquoi ? »

Roland Héguy : « La priorité dans nos métiers, ce n’est pas le client, c’est l’emploi. Avant l’été, on avait des besoins considérables, on était prêts à signer 50 000 CDI et 50 000 CDD saisonniers. Donc on avait vraiment des besoins immédiats mais on ne trouvait pas. Malheureusement, Pôle emploi ne nous a pas aidés à trouver […] La priorité, c’est qu’on est capable d’accueillir tout le monde à partir du moment où ils sont en situation de pouvoir travailler. Après, peu importe s’ils sont migrants ou réfugiés. On a besoin de personnes, puisque cette branche va se développer énormément.« 

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/l-interview-eco/difficultes-a-recruter-dans-l-hotellerie-restauration-on-peut-accueillir-tout-le-monde-peu-importe-s-ils-sont-migrants-ourefugies_2896383.html

Ce sont les mêmes groupes de pression, il y a quarante ans, qui encourageaient les gouvernements successifs à ouvrir les bras aux immigrés car, paraît-il, l’hôtellerie-restauration, le bâtiment ou l’industrie manquaient cruellement de main-d’œuvre.

Résultat en 2018 : des millions de chômeurs et toujours pas de candidats pour la plonge ou l’aspirateur.

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36 thoughts on “Roland Héguy, le patron de l’hôtellerie, veut accueillir tout le monde, « peu importe s’ils sont migrants ou réfugiés »

  1. Christian Jour

    Ils n’ont qu’à mieux payer. Tout le monde le sais, la restauration c’est dur, pénible car beaucoup d’heures à faire et toujours au pas de course, mais c’est très mal payé. Quand le gouvernement leur à mis la tva à 5,5% aucun ont embauché et c’est pour ça quelle est remonté la tva. Alors embauché des migrants au smic avec des heures à la pelle, tu m’étonne qu’ils sont heureux les patron de la resto.

    1. mac namee

      Non, Heguy est un socialo de merde et pas du tout representatif des patrons de la restauration. Qui eux savent qu’ils ne pourront rien en faire d’un somalien. Il faut baisser les charges sociales ( les plus elevees du monde) pour augmenter les salaires et embaucher des gaulois

  2. Laurent PLaurent P

    > La priorité dans nos métiers, ce n’est pas le client, c’est l’emploi.
    Ah oui, vraiment ?
    Alors la priorité pour les restaurants, par exemple, ce n’est donc pas d’avoir des gens qui viennent manger mais d’avoir des serveurs, cuisiniers, plongeurs payés pas cher, hein, c’est ça ?
    Hé, crétin, à quoi ils vont te servir, tes employés, dans ton restaurant sans clients ? Parce que va pas croire que les clients vont venir chez toi longtemps s’ils ne sont pas ta priorité !
    Si la priorité n’est pas le client, le client va voir ailleurs.
    Et tu te retrouves comme un couillon avec tes migrants gratuits mais plus de travail à leur fournir.
    C’est pas vrai, on n’a que des mongolitos aux postes de responsabilités maintenant !
    Mais COMMENT en est-on arrivé là ?!

  3. Rabarabé

    Comme beaucoup j’ai travaillé un peu dans la restauration, payée huit heures pour en faire presque le double, repas déduits du salaire (smic), on demande beaucoup aux employés, comme si c’était leur boîte, pas un pour comprendre que la motivation vient aussi par la perspective de plus de revenus et aussi d’un minimum de considération… J’étais serveuse, pas le pire des postes, mais par exemple je n’ai jamais rien vu de mes pourboires…
    Quant aux migrants ils vont pleurer, les restaurateurs, avec le non respect des règles d’hygiène, le refus de toucher du porc ou de l’alcool, plus les clients comme moi qui vont rechigner à être servis par un migrant frais débarqué ne parlant pas la langue et très loin d’être poli….

    1. Yann Kempenich Post author

      Sans compter que pour ce métier, jusque dans les années 2000, il y avait le risque de tabagisme passif.

      Je n’ai pas eu encore eu l’occasion d’être servi par un « migrant ». En revanche, à divers Emmaüs du coin, nous sommes désormais « accueillis » par des Africains pas vraiment aimables et serviables, le casque vissé sur la tête à écouter de la musique de là-bas… Si c’est ça notre futur, notre « désir d’avenir » comme dirait la Ségolène, faudra que l’Hôtellerie-restauration mette le paquet sur la formation au sens du service…

    1. raymond

      Exactement,cette semaine retour dans un restaurant que je fréquentait surprise,deux nouveaux serveurs,( black ) adieu il ne me verront plus.. ???

  4. butterworth

    BRAVO BONNE IDEE l faut fermer les ecoles de formations cap de collectivite jusqu aux formations restaurations et hotellerie INUTILES D APRES LUI tu debarque du soudan hop CHEF DE CUISINE le client ne va pas se regaler mais LES SERVICES DE CONTROLE D HYGIENE OUI cela va rapporter au gouvernement

  5. GAVIVA

    on savait depuis longtemps que la priorité du restaurateur n’est PAS le client.
    Mais de là à le dire comme ça, on sait aussi que la priorité de ces cupides ordures n’est pas le français mais le clando. Ca tombe sous le sens.

  6. durandurand

    Enfoirés de restaurateurs ,comme dit dans quelques commentaires ,commencer à mieux payer , parce que question radinerie dans l’hôtellerie c’est connu, que vous payez à coup de lance pierre , et vous vous étonnés de ne pas trouver de bon français de souche à recruter ?
    Embauchez des clandos muzz comme cuisto ou autres , ces dégénérés cracheront dans les plats qu’ils apporteront aux clients , hummm y à bon miam miam missiou ,, y a bon Bwana .
    Bientôt le retour de l’ Escherichia coli dans les restos infestés par les allogènes ?

  7. HopliteHoplite

    Pour mettre un sac plastique industriel au microonde et ajouter un brin de persil sur l’assiette pas besoin de cap cuisine! 80% des restaurants ne font plus la cuisine ils débitent des congelés

  8. palimola

    Exact ils n’ont qu’a payer les gens décemment ou alors qu’ils aillent ouvrir leurs restaurants en afrique !

  9. Marie

    Ils ne cherchent pas d’employés, ils veulent des esclaves. Dans ma région touristique, il y en a un qui chouine qu’il va devoir fermer son etablissement faute de volontaires pour travailler chez lui, il annonce bon prince pourtant le fabuleux salaire de 1200€, quand on connait le nombre d’heures demandées dans la restauration, plus le travail les samedis dimanches jours fériés, le fait que les horaires sont morcelés donc des frais de déplacement, sans compter que ça limite la vie de famille…. ils se foutent des gens.
    En tout cas si j’aperçois un clandestin en cuisine ou en salle, moi je tourne les talons.

      1. Alexcendre 62

        Surtout que ce gentil monde n’utilise pas de papier toilette ça se passe avec les doigts d’une main et un récipien d’eau dans l’autre main , après avec le rythme de travail j’ai un doute de la remise a niveau dans la foulée concernant les règles d’hygiènes et le brossage des ongles . je m’arrête là ! bon appétit .

    1. mac namee

      le fabuleux salaire de 1200 euros coute au restaurateur 2400 euros car il y a 100 % de charges sociales. il suffit de baisser ces charges pour augmenter les salaires

  10. bob

    Dans la lignée du bétonneur qui réclamât le regroupement familial à ses séides Giscard Chirac .Les restaurateurs sont des esclavagistes qui abusent du personnel et les utilisent comme des domestiques après le service ,des horaires décalés avec une coupure, un salaire qui ne correspond pas à la durée du travail et fini les pourboires gratifiants ,dans la restauration le servage n’a pas été aboli !

    1. durandurand

      Exact notre richissime Bouygues , qui a influencé Le vieux snock de Chamalières , et l’autre sénile ancien président du conseil général de la Corrèze, des Traîtres aussi ces trois la !

  11. Jean-Christophe Comet

    Mais puisqu’on vous dit que c’est pour le bien des migrants!!! Gagner 3 euros de l’heure leur permettra de s’habituer progressivement aux rémunérations en vigueur en Grande-Bretagne, leur pays de cocagne. Pendant ce temps, ceux qui sont venus avec leur(s) épouse(s) pourront leur demander d’aller faire les 100 pas dans les forêts de Seine-et-Marne, histoire de conjuguer apprentissage de la langue et travail manuel rémunéré. Comme disait la regrettée Ségolène Royal : »c’est du gagnant-gagnant »..Et à terme, on pourrait reconstruire un paquebot France pour faciliter le voyage car l’Aquarius ça fait un peu petit bras…Que les gens sont pessimistes !!

  12. Fomalo

    A la fin des années soixante-dix, il existait rue Gay-Lussac (ou rue Royer-Collard?) un tout petit restaurant de7 ou 8 tables de deux personnes, où l’on mangeait copieusement pour 10 francs ttc de la cuisine familiale française: entrée (oeufs mayonnaise, terrine ou crudités)+ plat du jour avec légumes (paupiettes carottes/nouilles, boeuf bourguignon/ P.de terres ou tomates farcies/riz, filet de cabillaud /p.vapeur) + fromage ou dessert (entremets ou fruits) et café (ou verre de rouge) eau et pain à discrétion.La patronne , retraitée, cuisinait seule et servait seule. Hygiène impeccable.Jamais d’indigestion ou d’allergies. Seul bémol: 30 minutes sur place, 35minutes maxi.Elle faisait le comble entre 11h45 et 14H, pour les étudiants, ouvriers, ou les employés pressés, nous finissions par tous nous connaître.Nous laissions des pourboires « généreux » à la hauteur de nos maigres finances de l’époque, ça a duré trois ans…Je garde un souvenir ému de cette ambiance vivante, pauvre mais conviviale.personne ne pissait ou crachait dans la soupe à cette époque!

    1. Alexcendre 62

      C’était la France ! j’ai connu ça un peu partout mon dieu qu’il faisait bon vivre en ce temps là , avec 70% de CEP et CAP sans ordinateurs 15 ans après la guerre
      la reconstruction du pays était pratiquement fini . Ensuite nous avons vu venir
      des tas de diplômés et des légions d’inutiles incapables de sortir le pays d’une crise en trente ans , forcément ces gens là bouffent le fromage en même temps qu’il est produit et souvent on ne va pas assez vite . Le drame est que maintenant ils bouffent les meubles et les retraités commencent a en faire les frais , voila de très bonnes raison de voter correctement la prochaine fois .

  13. jojo ( le plombier )

    Un bel exemple de la  » générosité  » dont on nous gave matin midi et soir. J’appelle çà de l’esclavagisme ( Maintenant pas d’affolement pour autant nos restos sont pleins de comoriens depuis très longtemps ( derrière l’opéra de Marseille il y avait une pizzéria Rdv de tous les artistes de passage à Marseille après les spectacles. L’un d’eux d’origine italienne a voulu féliciter le chef pour un plat de pattes qui soutenait la comparaison avec ceux de sa Mama .. nous voilà en cuisine et là notre ami s’est retrouvé face à la réalité du savoir faire des comoriens et du savoir faire du patron de cet excellentissime restaurant de cuisine authentiquement italienne. Mais cela c’était avant une autre époque en quelque sorte)

  14. pier

    au tord boyau , le cuistot s ‘appelle mamadou !

    boycott des gargottes avec illégaux dit mi grands ou raie fugiés

  15. Malou30

    La priorité n’est pas le client ….. espèce de sombre crétin , si le client n’est pas ta priorité comment vas tu rentabiliser ton restaurant ? C’est le client l’essentiel, et une bonne hygiène des serveurs et cuisines ….

  16. gaston

    une bonne manière d’accélérer l’entrée des migrants: il suffira de présenter une future embauche aux services immigrations et oups le tour est joué; le migrant a ses papiers, il bosse 15 jours, arrête car trop dur, trop mal payé, retourne pleurer après des assos où il obtiendra vite fait les aides que peu de travailleurs français toucheraient après des années de travail et le tour est joué.

  17. Joël

    « La priorité dans nos métiers, ce n’est pas le client, c’est l’emploi. »

    Faut le laisser faire. Quand ses employés exigeront une salle pour les prières et qu’ils refuseront de servir du porc ou du vin, on verra combien de temps il gardera ses clients et ses emplois. Certains restaurateurs perdront les 2, à coup sûr, et mettront les clés sous la porte.

  18. Marcel

    Bien sûr pour cette ordure veut cette immigration massive et clandestine pour payer de salaires de misère et les traites comme des esclaves , c’est el dorado pour cette pourriture

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