Comment j’ai failli mourir pour une sandale de plastique à 10 euros


Comment j’ai failli mourir pour une sandale de plastique à 10 euros

Nous défendons nos croyances comme si notre vie en dépendait, ou comment j’ai failli mourir pour une sandale de plastique à 10 Euros

 

Une chose est pour moi quasi-incompréhensible : la capacité que nous avons de défendre nos croyances et nos idées avec bec et ongles et à refuser, rejeter, ignorer, nier les faits qui les contredisent.

Quand je parle de croyances je ne parle pas seulement de croyances religieuses mais de toutes sortes de croyances, qu’il s’agisse de la croissance économique, du soutien à un club de football ou de la personne que nous croyons être.

Cette « dépendance“ à nos croyances peut aller jusqu’à nous faire risquer nos vies et donc aller à l’encontre de notre instinct biologique de survie.

Prenons un exemple : le drapeau.

À l’origine les drapeaux étaient des instuments de communication. Chaque régiment avait son drapeau et, lors des batailles, un groupe de « communicants“, rassemblé sur une colline avec tous les drapeaux des régiments pouvait ainsi communiquer les ordres du général ou de l’état-major. Il y avait tout un « langage“ des drapeaux, tout un code, selon l’orientation des drapeaux ou leurs mouvements (attaque, retraite, feu, mouvement sur la droite etc…)

On comprend aisément que la perte d’un drapeau était catastrophique car le régiment n’avait plus aucun moyen de communiquer avec l’état-major. Le régiment était d’un coup aveugle et sourd en pleine bataille ce qui signifiait l’anéantissement et l’extermination dans la plupart des cas.

On comprend alors que les hommes qui avaient la garde des drapeaux étaient prêts à mourir pour les défendre.

Au fur et à mesure des progrès techniques (morse, téléphones de campagne,..) le drapeau perdit sa fonction de communication mais garda sa fonction symbolique: le défendre au péril de sa vie.

Inutile de préciser que ce serait aussi fou que de vouloir risquer sa vie pour son smartphone.

Et pourtant le drapeau n’a pas perdu son aura sacrée (levée des couleurs, salut au drapeau, défilé du 14 Juillet) alors qu’il ne s’agit que d’un morceau d’étoffe.

Je n’ai rien contre le drapeau! Je réagis même fortement lorsque des imbéciles le souillent. J’ai simplement voulu démontrer comment une croyance peut s’ancrer en nous et persister alors même que sa fonction primaire a disparu.

Il y a énormément de croyances ancrées en nous: La nuit de Noël (alors que l’on sait que Jésus n’est certainement pas né cette nuit-là), le mythe de la vierge Marie (!), la supériorité du véganisme en matière de santé, la nécessité de manger de la viande pour ses apports de protéines ou le mythe de la croissance économique perpétuelle sur une planète par essence limitée…

Passons maintenant à un exemple de croyance qui fut contredite indubitablement par les faits: En 1957, Leon Festinger, un psychosociologue, analysa la croyance d’un groupe de personnes rassemblées autour d’une gourou qui déclarait qu’à telle date la fin du monde aurait lieu et que seul ce groupe serait sauvé par la venue d’extre-terrestres en soucoupes volantes. À la date prévue rien ne se passa et les membres du groupe dirent alors que les extra-terrestres avaient décidé de donner à la terre une seconde chance grâce aux prières du groupe.

Leon Festinger nomma ce phénomène, le rejet des faits afin de conserver ses croyances « DISSONANCE COGNITIVE“.

Ne nous hâtons pas de nous moquer de ces personnes car nous sommes TOUS sujets de temps à autres à la dissonance cognitive. Au cours de mes 34 années de travail en tant que psychothérapeute, j’ai pu assister à d’innombrables exemples de dissonance cognitive et je dois avouer qu’il m’arrive plus qu’à mon tour d’y succomber.

J’ai vu des participants à mes séminaires persuadés de ne pouvoir être aimés, d’avoir des pensées ou des désirs inavouables, d’être trop grands, ou trop petits, ou trop gros, ou trop bêtes, ou trop moches, ou trop maladroits ou même d’être dégénérés…d’être des incapables, des fainéants, des lâches, des faiblards, des menteurs invétérés, des salauds, d’être condamnés à vivre seuls ou être persuadés de n’avoir aucune justification à vivre et de n’acquerir péniblement ce droit qu’en se dévouant aux autres, qu’en travaillant deux fois plus que les autres ou en se sacrifiant pour les autres.

Le fait d’avoir toutes sortes de fantaisies sur ce que l’on est, ce que sont les autres ou ce qu’est la vie n’est pas en soi quelque chose qu’il faudrait éliminer (d’ailleurs, on ne le peut pas!). Par contre confondre ces fantaisies avec la réalité, CROIRE que ces fantaisies sont réelles nous est fortement dommageable en ce que cela nous éloigne peu à peu de la santé mentale.

Ce qui est pour moi quasi-incompréhensible, je l’ai déjà évoqué au début de cet article, c’est l’acharnement avec lequel nous nous « accrochons“ frénétiquement à nos fantaisies même (et surtout) lorsqu’elles sont négatives et nous détruisent à petit feu.

Au début de ma carrière en tant que psychothérapeute, je travaillais avec une connaissance qui me dit un jour qu’elle souffrait de de « dépression endogène“ c’est à dire de dépression qui survient de l’intérieur de la personne sans que l’on puisse déceler une cause extérieure (maladie, séparation, burn-out, etc…).

Un tantinet provocateur je lui répondis que la « dépression endogène » n’existait pas et que c’était un nom donné par les médecins lorsqu’ils n’ont rien trouvé.

Vous auriez dû voir à quel point elle dvint furieuse et défendit sa « dépression endogène“ comme si sa vie en dépendait.

Il y a beaucoup d’explications à la « dissonance cognitive“:

– L’écart entre nos croyances et la réalité crée des tensions psychiques internes que nous essayons de diminuer, par exemple en niant les faits.

– Ces tensions peuvent aller jusqu’à provoquer des souffrances psychiques et même physiques : le choix inconscient que nous faisons est « plutôt rejeter la réalité que souffrir ».

– Nous ne voulons pas passer pour des imbéciles qui ont eu des croyances qui se révèlent être fausses.

– Il y a bien d’autres explications que je n’analyserai pas ici et qui ont toutes, à mon avis, un fond partiel de vérité mais elles ne suffisent pas à expliquer cet acharnement incroyable à défendre ses croyances en dépit de preuves évidentes et flagrantes de leur fausseté.

 

Je voudrais proposer ici une théorie: je crois qu’il s’agit de quelque chose de bien plus fort qu’une dissonance cognitive, une tension interne, une souffrance psychique  ou même la crainte de passer pour un imbécile.

Je suppose qu’il s’agit de ce que les bouddhistes nomment l’identification. C’est à dire que nous nous identifions à ce que nous faisons, à ce que nous possédons, à nos pensées ou à nos émotions. Un automobiliste en attaque un autre qui a provoqué une aile froissée car il s’identifie à son auto. C’est comme si l’aile froissée était une part de lui-même qui a été agressée et blessée… Il faut comprendre que l’identification déclenche en nous des réactions physiques et émotionnelles de survie (combattre, fuir ou se « statufier“).

Si je m’identifie à une croyance, quelle qu’elle soit, et que cette croyance est (ou semble) attaquée, je vais réagir COMME SI MOI j’étais attaqué et ceci avec la MÊME energie extraordinaire que lorsqu’il s’agit vraiment de survivre. Je vais défendre mes croyances, mon honneur, ma position sociale, mon auto ou mon nom comme s’il s’agissait de ma VIE. Les faits divers des journeaux ne racontent pas autre chose…

Deux anecdotes:

1) Je participais à un séminaire EST TRAINING (aujourd’hui FORUM) et l’entraineur nous dit: « Si tu t’identifies à tes lunettes et qu’elles tombent dans la rue tu vas te jeter par terre pour les sauver AU RISQUE DE TE FAIRE ÉCRASER“. À l’époque je ne l’avais pas compris et pas cru jusqu’à ce que…

2) Je dirige un séminaire en Ardèche. Jeudi est jour de repos et nous faisons du canoé. Je tombe à l’eau, ce qui n’est pas grave. Mais ma sandale en plastique achetée AVEC JOIE le matin même pour 10 Euros commence à glisser de mon pied. Je ne panique pas, respire un bon coup et nage sous l’eau pour attacher ma sandale. Je ne réussis pas, remonte en surface, respire et retourne sous l’eau sans mieux réussir. A la 3ème fois j’ai la présence d’esprit de me dire: « Edmond, choisis: Toi ou la sandale“. Je laisse la sandale sombrer dans la rivière… Pendant une heure je continue à regretter ma sandale perdue jusqu’à ce qu’avec le groupe nous achetions des glaces dans un café. Je prends une coupe Danemark et soudain j’éclate de rire: elle coûtait 10 Euros, comme ma sandale pour laquelle j’avais failli risquer ma vie…Ce jour-là je compris ce que l’entraineur de EST avait voulu dire avec sa paire de lunettes.

 

Nous nous identifions à presque n’importe quoi : notre métier, notre entreprise, nos livres, notre honneur, notre femme ou notre mari, nos parents, nos enfants, notre parti politique, notre équipe de foot-ball, notre pays, notre voiture (des gens sont morts pour une rayure de carrosserie)….

Il n’est pas question ici d’approfondire le concept d’identification dans le bouddhisme mais juste de proposer l’hypothèse suivante: « Nous défendons nos croyances comme si nous défendions nos vies car nous nous identifions à elles.Qui attaque mes croyances m’attaque moi et je les défendrai comme s’il y allait de ma vie“

Je crois (!) que c’est la seule explication possible pour rendre compte de l’extraordinaire résistance aux faits, l’aveuglement, le déni, le rejet, les émotions et la violence  de ceux dont les croyances sont mises en cause. Ceci va parfois jusqu’à lélimination physique de ceux qui ont osé mettre ces croyances en question.

P.S.: Pensez à Tommy Robinson

 

 

 

 

 

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51 thoughts on “Comment j’ai failli mourir pour une sandale de plastique à 10 euros

  1. SPQR

    Pour ma part, je fais souvent appel au « bons sens », notion basique qui ramène sur terre et permet un minimum d’autonomie intellectuelle.
    Article intéressant qui complète un précédent dont je n’ai plus les références.

  2. Olivia BlancheOlivia Blanche

    Etes-vous en train de nous dire que nous, patriotes, qui nous identifions à notre pays, sommes dans l’erreur ? Peut-être devrions-nous ne plus nous accrocher à notre identité, abandonner notre lutte et laisser le pays à d’autres…

    Quant à l’aile froissée de l’automobile, peut-être que le conducteur pense aussi à la facture du garagiste…. Ce qui peut entraîner certaines réactions plutôt négatives à l’encontre du responsable…

    Les explications sont parfois plus simples qu’on ne croit et ne relèvent pas toutes, forcément, de la psychanalyse…

    1. Amélie Poulain

      « Les explications sont parfois plus simples qu’on ne croit et ne relèvent pas toutes, forcément, de la psychanalyse… »

      Là c’est tout sauf de la psychanalyse.

    2. Edmond RichterEdmond Richter

      « Etes-vous en train de nous dire que nous, patriotes, qui nous identifions à notre pays, sommes dans l’erreur ? » Jamais de la vie! Ce que je dis c’est qu’il ne faut pas que l’identification aille jusqu’à bloquer notre capacité à raisonner. Je suis pour un attelage avec DEUX chevaux: La raison ET l’émotion. or l’émotion naît de l’identification et nous avons besoin de la raison « pour raison garder » Les Nazis s’identifiaient au Führer, au National Socialisme, à Gross Deutschland. Les musulmans de daesh s’identifient à l’islam, à Mohamed, au coran. L’identification sans la raison mène tout droit au fanatisme et c’est CELA que je récuse. Et si je suis psychotherapeute je ne fais surtout pas de la psychanalyse!

      1. Amélie Poulain

         » Je suis pour un attelage avec DEUX chevaux: La raison ET l’émotion »

        Oui bien sûr, vous avez raison, mais bien souvent les deux se mélangent au point de rendre l’autre inopérante !
        Regardez les explosions affectives auxquelles on assiste actuellement dès qu’un évènement est rapporté sans même avoir réfléchi aux tenants et aboutissants des possibles (cf dernièrement le nouveau « héros »). Là la raison, sur le moment, a disparu parce que cela correspond sans doute à des attentes fortes de la Population (besoin d’admirer, de croire en des êtres supérieurs capables de sauver, de réussir là où on échoue, etc…..).

        La raison, quand l’émotion l’a supplantée, revient dans l’après-coup pour certains quand la charge émotionnelle est retombée… Mais il y en a toujours qui ont besoin d’y rester collés et leurs raisons sont personnelles, on n’y peut rien dans l’absolu sauf à exprimer nos propres vues de la question.

        « l’émotion naît de l’identification  » :

        Pas tout à fait, l’émotion nait de la confrontation à l’Autre puis du fantasme (construction imaginaire) que cela suscite. Le tout c’est de ne pas y rester et d’y rester identifié (s’y perdre)…. mais cela agit toujours, seule la réalité marquée par les diverses expériences peuvent éventuellement permettre de nuancer voire transformer les choses.

        C’est cela l’être humain…. L’émotion sans la raison donne à l’extrême, la folie et la raison sans l’émotion donne, si on y est irrémédiablement fixé,… la folie aussi.

        Le tout est d’arriver à conjoindre les deux dans une dynamique d’équilibre mais ce n’est pas simple et l’être humain a besoin aussi de vivre des passions chargées de croyances plus ou moins idéalisantes diverses qui l’aident à vivre le mieux possible.

        Sans cela, la vie est bien triste….

    3. Mariana

      Exactement et le bon sens dans tout ça ? On tient à ses affaires car il s’agit de notre propriété payée x€ on n’a pas envie d’en racheter d’autres .
      Dommage que les musulmans n’aient pas ce raisonnement très imprégné du bouddhisme ( l’islam c’est le contraire apologie du meurtre du massacre , etc ) il n’y aurait pas d’invasion migratoire ni de djihad .
      Imaginez ce raisonnement en 39-45!
      Revenons sur terre la réalité c’est Tommy Robinson injustement emprisonné .
      Et la lutte anti-islam , notre identité notre vie en dépendent .

      1. Edmond RichterEdmond Richter

        « Revenons sur terre la réalité c’est Tommy Robinson injustement emprisonné .
        Et la lutte anti-islam , notre identité notre vie en dépendent  »
        OUI! Et je lutte pour Tommy Robinson et je lutte contre l’islam!.

    4. Durandal

      Un peu délirant le propos de « spécialiste » : Un tantinet « complexé », fourre-tout, raccourci. Complexe et simpliste (paradoxe) !
      J’en veux pour preuve l’exemple du drapeau dès le début de l’article :
      De sa fonction « pratique » (communication et survie) il est passé à un signe symbolique représentant la cause à défendre, peut-être autrement plus important dans ce qu’il touche directement à l’âme d’un peuple. Il ne s’agit plus, alors, d’un simple morceau d’étoffe.
      Mais, je sais, je ne suis pas psy…

      Merci Olivia pour votre « petite analyse » pleine de bon sens.
      Comme quoi les choses simples s’énoncent clairement et se comprennent simplement.

  3. Alix

    Je ne comprends pas le sens de cet article.
    Comme le dit Olivia, cette identification que l’on peut reprocher à nos adversaires.
    C’est aussi un argument que l’on peut nous retourner avec facilité.

    1. Edmond RichterEdmond Richter

      Raison de plus pour ne pas oublier notre raison et notre sens critique, aussi vis à vis de nous-mêmes. Notre espèce s’appelle HOMO SAPIENS SAPIENS, ce qui veut dire que non seulement nous pouvons savoir (HOMO SAPIENS) mais que nous pouvons utiliser ce savoir sur nous-mêmes (d’ou le double SAPIENS)

  4. .Sylvie

    Un drapeau représente l’histoire et l’identité d’un peuple et d’une culture. Regardez celui que je connais parfaitement et que je cotoie l’été est noir et blanc. A l’origine, c’est un pape qui a donné l’étendard (une crois noire sur fond blanc) au peuple habitant le vaste territoire appelée jadis l’Armorique.

    Ce drapeau a évolué au cours des siècles…

    On y a ajouté dans les années 1920 les bnades noires et blanches représentant les sept évêchés :

    – Saint-Malo, Dol-de-Bretagne, Saint-Brieuc, Saint-Pol-de-Léon, Quimper, Vannes et Nantes.

    Les hermines noires sont intégrés…

    C’est le Gweh ha du…

    Mais je préfère le Kros ha Du.

  5. Amélie Poulain

    « Ce qui est pour moi quasi-incompréhensible, je l’ai déjà évoqué au début de cet article, c’est l’acharnement avec lequel nous nous « accrochons“ frénétiquement à nos fantaisies même (et surtout) lorsqu’elles sont négatives et nous détruisent à petit feu. »

    Parce que tout simplement c’est la base de notre identité… et heureusement qu’il y a la « dissonance cognitive » car c’est une alerte nous disant que nos soubassements sont en danger. On comprend qu’une personne s’y accroche donc !

    Sachez que la Réalité en tant que telle n’existe pas, c’est un Réel dans le sens d’une réalité parée de nos constructions imaginaires (nos croyances) et qui nous permettent d’exister en tant qu’humain. pensant mais surtout ‘ressentant ». Et quand on parle de « dissonance cognitive » on ignore tout simplement ce volet affectif de tout individu humain.

    Alors vouloir casser à tout prix cette « dissonance cognitive » c’est mettre le sujet (l’individu) en danger car derrière ses croyances (qui peuvent être aussi des défenses) dont il a apparemment besoin (et qui ne sont pas forcément fausses, en tous cas par pour lui), il n’y a peut-être qu’un vide qu’il n’a pas encore pu ou n’a pas besoin de remplir autrement… Il faut donc respecter !

    Tout n’est quand même pas déconnant et Lacan parlait au sujet de la théorie comme d’une « fiction », la » fiction théorique » disait-il, en tant que construction imaginaire.

    Donc c’est aussi une croyance sur laquelle on base son savoir, cela ne voulant pas dire que tout y est faux mais ce n’est, en tous les cas, qu’un système de compréhension utilisé selon certains postulats de départ (mais il y en a toujours d’autres) qu’il s’agit de prendre avec distance…

    1. Edmond RichterEdmond Richter

      D’accord avec vous « Parce que tout simplement c’est la base de notre identité… » Mais quand cette base s’est constituée à une époque òu l’enfant n’avait pas encore développé de sens critique, et que cette base est fausse ou destructrice (« Personne ne m’aime parce que je suis méchant ») alors cette identification est auto-destructrice…

      1. Amélie Poulain

        Oui tout à fait, mais on ne peut pas forcer le barrage défensif même s’il est destructeur pour la personne afin de changer les choses (si c’était possible il n’y aurait plus d’addictions par exemple)…. C’est tout un travail du sujet (lent le plus souvent), s’il y consent et seulement à cette condition.

        Il y a l’expérience de la vie pour ça et éventuellement, un travail avec un spécialiste si la personne désire se départir ou au minimum comprendre ce qui l’empêche de vivre comme elle le voudrait.

        « (« Personne ne m’aime parce que je suis méchant ») alors cette identification est auto-destructrice… »

        Oui certes mais derrière cette identification à une croyance (c’est une croyance) il y a ce qui l’a amené à croire cela (les personnes, les discours et ce qu’il a pu trouver dans sa propre expérience qui aurait pu, à ses yeux, conforter cela comme ses échecs successifs notamment sentimentaux, etc…), ce n’est donc pas simple à démêler.

        Il n’y a pas que démêler d’ailleurs ces représentations construites, il y a qu’accepter d’abandonner une croyance implique aussi d’abandonner (voire de rejeter) ce qui les a provoquées, et si c’est une personne (mère, père par exemple) même si c’est rarement un élément mais il y a souvent un déclencheur relationnel qui avait beaucoup d’importance pour la personne, c’est plus difficile ou en tous les cas loin d’être simple.

        Il y a que penser ça ça peut paraître au sujet plus simple que de reconnaître ses propres limites et remises en question qui sont alors justifiées par « je ne réussis pas parce que je suis méchant »… C’est un raccourci qui peut paraître commode pour certains.

        Bref, c’est très compliqué et très divers tant chaque personne est singulière, on pourrait en parler à l’infini….

        1. Edmond RichterEdmond Richter

          Amelie 11/6 à 13h56, votre analyse est très fine et me parait très juste. « l’émotion naît de l’identification » :
          « Pas tout à fait, l’émotion nait de la confrontation à l’Autre puis du fantasme » Vous avez raison et c’est ce que j’enseigne à mes groupes, l’émotion nait du fantasme et c’est l’identification qui fait qu’on reste « accro » à cette émotion. Car les émotions sont comme des vagues et c’est notre identification à X qui les perpétue et empêche le retour de la raison.  » L’émotion sans la raison donne à l’extrême, la folie et la raison sans l’émotion donne, si on y est irrémédiablement fixé,… la folie aussi. » A tel point que j’avais un jour suggeré de nous nomme HOMO DEMENS au lieu de HOMO SAPIENS SAPIENS. Pour le reste absolument d’accord avec vous…

        2. Edmond RichterEdmond Richter

          Amelie 11/6/ 13h31  » on pourrait en parler à l’infini… » Exact! Vous avez tout juste dans ce que vous écrivez et cela pose un problème: S’il est si difficile de changer ses convictions et si cela prends du temps, beaucoup de temps, alors toute la psychothérapie, toute la psychologie humaniste ne peuvent aider qu’au niveau individuel. Le problème reste quasi-insoluble au niveau des sociétés et des dirigeants qu’elles se donnent. Je vois non pas des solutions mais deux perspectives :1) Professeur Dietrich Dörner a développé des simulations sur ordinateurs où des cadres pouvaient tenter de développer un pays et surmonter ses crises. La plupart des cadres échouèrent lamentablement (arrogance, entêtement, identification à des idées de gauche ou de droite d’où manque de flexibilité, etc…). D’ailleurs les femmes cadres réussirent bien mieux étant en général moins arrogantes et plus pragmatiques. Ce pourrait être une piste…2) Aux États-unis fut developpé un jeu de stratégie en 10 ou 20 rounds et envoyé à 200 participants. Toutes les strategies possibles furent essayées. Le gagnant fut Anatol Rapoport qui appliqua « TIT FOR TAT » A propose la coopération, si B l’applique aussi, tout va bien. Si B exploite A ou lui fait un coup en vache A réplique en lui faisant la même chose ET en lui signalant que si B revient à de bons sentiments A en fera autant. Appliquée à l’échelle de pays cela voudrait dire par exemple que toutes les mosquées de France seraient fermées tant que l’on n’aura pas des églises protégées dans les pays arabes. Juste un exemple et une piste de réflexion. J’apprécie notre discussion. Curiosité: Êtes-vous dans une profession psychologique? Sociologique? Psycho-sociologique? Amitiés. Edmond

          1. Amélie Poulain

            Merci Edmond, cependant, je n’ai fait que nuancer simplement ce qui m’apparaissait comme un peu trop généralisant dans l’ensemble de l’article rappelant nécessité de prudence et complexité, qu’aucun intellectualisme ne pourra saisir tout à fait, surtout concernant l’humain et un collectif ,comme une société, encore moins.

  6. NICOLA F

    Le seul système de valeurs qui doit rester notre référence,pour ne pas perdre la tête dans cette foire d’empoigne c’est:le respect absolu et la transmission (la pérennité ) du Vivant .
    Depuis le « Dieu est est ma providence de l’homme » à « l’homme peut tout est tout » ,ce pauvre sapiens a été tourneboulé dans tous les sens.
    A ne plus savoir où donner des méninges .
    Pour retrouver le nord: »oui,l’homme est très important,pas question de le dénigrer mais ce qui l’entoure : la planète etc….EST AUSSI important que lui ».
    C’est ce que disait le professeur Bounias ,Inra d’Avignon ,biomathématicien,à l’origine des premières études sur la « disparition » des abeilles,son combat POUR Le Vivant.
    Il démontrait également que l’esprit et la matière étaient une seule et même équation.
    Le genre de philosophie rafraichissante qui remet l’homme à sa place dans cette grande foire des croyances .
    Et répond à la seule et éternelle question : »Où vais-je ,où courge et dans quel état j’ère ? « pour vous faire sourire avec Pierre Dac.

    1. Edmond RichterEdmond Richter

      100% D’ACCORD AVEC VOUS!!! Prendre comme valeur ultime le vivant m’évitera de me noyer dans une identification exacerbée qui devient du fanatisme. La valeur « VIE » comme barrière aux Fanatismes: Nazisme, stalinisme, islamisme…TRÈS BON!

    2. Amélie Poulain

      Oui, c’est certain, il faut tenter de contextualiser et garder les pieds sur terre, c’est l’idéal. Mais pas toujours simple…

  7. Charles Martel 02

    Tout ça c’est très bien et ça sonne juste quand on est bien tranquille assis dans son fauteuil et qu’on a tout les temps de « penser » mais si je me retrouve devant une kalashnikov tenue par quelqu’un qui s’identifie a l’islam et qui me tire dessus en gueulant allah akbar… ça ne me sauvera pas la vie et le bon sens voudra que, si je suis armé, je lui foute une dragée dans la tronche avant que lui ne réussisse à le faire. Ensuite le bon sens me poussera à virer tous les gens qui s’identifient a l’islam car à cause de cette identification ils viendront un jour me flinguer ou égorger ma famille. Sans symbole la vie de l’être humain est difficile car on a les pieds sur la terre et qu’on est condamnés a y vivre. On a besoin d’une raison de vivre, d’un but, c’est comme ça, ça fait partie de la nature humaine et ceux qui s’identifient a des symboles les poussant au massacre des autres ne méritent que de se faire éjecter ou dégommer. pour moi c’est du bon sens.

    1. Amélie Poulain

      « On a besoin d’une raison de vivre, d’un but, c’est comme ça, ça fait partie de la nature humaine  »

      Tout à fait d’accord avec vous.

    2. Edmond RichterEdmond Richter

      MAIS, CHARLES MARTEL 02, QUI A DIT LE CONTRAIRE??? J’adhère à chacun de tes mots. Quand je parlais de cette identification, je pensais à tous ces zozos (Macrounet, Merkel, Theresa May etc…) qui proclament que l’islam n’est que paix et tolérance ET QUI REFUSENT DE VOIR LES FAITS: Attentats, terrorisme,meurtres, esclavage, soumission des femmes, abus sexuels d’enfants et j’en passe et des meilleures…. C’est à cela que je pensais en écrivant: « Une chose est pour moi quasi-incompréhensible : la capacité que nous avons de défendre nos croyances et nos idées avec bec et ongles et à refuser, rejeter, ignorer, nier les faits qui les contredisent. » Peut-être n’ai-je pas été assez explicite!

      1. Nila

        Je m’immisce quelques secondes dans la discussion..

        Encore merci Edmond pour ces éclaircissements! =)
        (expression confuse) ==> je reconnais que j’avais mal interprété votre pensée!
        Du fait que vous aviez abordé et associé à votre réfléxion (somme toute très sage et pertinente) une notion chère au bouddhisme et à Sanatana Dharma (« petit soi », « grand Soi » et « égo ») j’étais moi auss un peu perdue et perplexe.
        Maintenant que nous avez désigné noir sur blanc les « zozos », j’ai enfin compris où vous vouliez en venir; ce qui m’a permis de remettre les choses dans leur contexte! 😉

  8. Dédéquinembrouillepas

     » La nuit de Noël (alors que l’on sait que Jésus n’est certainement pas né cette nuit-là), le mythe de la vierge Marie (!), »
    Vous en avez encore beaucoup de poncifs comme cela ?
    Quel manque d’humilité !
    Lisez donc « l’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta, ou étudiez la vie de Padre Pio…de toute urgence…sans vouloir vous être désobligeant.
    A force de répéter un mensonge, celui ci devient vérité, ne le saviez vous pas ?
    Cordialement.

    1. pikachu

      @Dédéquinembrouillepas

      C’est la vérité : Noël a été établi le jour de Sol Invictus, et non pas le jour de la naissance de Jésus.
      La preuve ? L’évangile de Saint-Luc :

      http://bible.catholique.org/evangile-selon-saint-luc/3241-chapitre-2


      Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter s’accomplit,

      et elle mit au monde son fils premier-né, l’emmaillota et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie.

      Il y avait dans la même région des bergers qui vivaient aux champs et qui veillaient la nuit sur leur troupeau.

      Le jour de la naissance de Jésus, des bergers sont dans les champs et veillent la nuit sur leur troupeau. Il ne peut donc pas s’agir du mois de décembre !!! (les troupeaux sont alors dans des bergeries).

      Quant à Sol Invictus le 25 décembre, voir :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Sol_Invictus_(religion)

       » Une grande fête du Soleil invaincu avait lieu le 25 décembre, soit la date du solstice d’hiver selon le calendrier julien : c’était le Dies Natalis Solis (« Jour de naissance du Soleil »), christianisé par la suite en Occident (Natalis a donné les termes Natale en italien, Nadal en occitan et en catalan, Noël en français). »

  9. Grain de riz

    On personnalise sa voiture?Mon cas personnel est assez grave.Moi,ma voiture,je lui parle tous les jours quand je rentre dedans et que je demarre. J’écoute attentivement le bruit qu’elle fait.Elle dort dehors,quand il pleut,j’ai une pensee pour elle. La veille des jours ou je vais l’amener au garage pour la vidange ou autre entretien,je lui dis : « allez,demain tu vas au garage,tu auras de la bonne huile toute neuve,et de bonnes bougies.Merci qui? « Je la nettoie,la fais briller.Elle est si mignonette! Elle fait un peu partie de ma vie.Sans elle,je ne pourrais plus travailler,et je serais bon pour les resto du cœur..Elle mérite bien un peu d’attention tout de même. Je suis probablement un peu psy,mais le résultat est la,je roule toujours dans une bonne voiture,bien propre.

  10. lacata

    Que d’intellos sur ce site! Ouf!
    Pour moi, c’est plus simple. Généralement, on se remet en question à l’adolescence. Il y a eu mai 68 et j’ai vite choisi:entre
    -vivre en hippie à Katmandou en perdant les pédales
    – ou en nihiliste et je perdais aussi les pédales en perdant mes repères
    -ou en révolutionnaire trotskyste, ce qui revient au même en plus violent
    -ou rester comme je suis avec ma petite éducation de français moyen.
    J’ai choisi le confort , le moindre risque pour ma personnalité, donc de garder ce que mes parents, puis mon entourage, l’école et l’église m’ont toujours apporté: confiance en soi, sérénité dans les épreuves, amour de mon pays, des belles lettres, du passé historique, des découvertes, grandes et petites et des congés payés au cours desquels j’ai fait mes plus belles rencontres.

  11. Zèbre Zélé

    La « dissonance cognitive » est tout simplement le rejet de la réalité. Voir Michel Onfray et son livre ‘Le réel n’a pas eu lieu – le principe de Don Quichotte ». Refus du réel ou volonté de « déconstruction », le résultat est le même, il aboutit à la destruction de notre société.

    1. Amélie Poulain

      Disons que c’est juste une explication qui n’appartient qu’à Michel Onfray d’un simple concept qui n’a de validité que pour certains qui eux, selon les postulats de leur théorie, utilisent d’autres mots.

      Bref, c’est l’être humain qui est compliqué et qui détruit tout (enfin pas tous,ne généralisons pas), ce n’est pas la « dissonance cognitive ».

  12. Diogène

    Cet article met en évidence une problématique celle de nos « croyances » qui composent notre identité.
    Dans la forme les propos ne sont pas d’une grande clarté et la construction de l’article mériterait plus de rigueur.

    Je pense qu’il faut bien comprendre aussi que les adeptes de la secte mahométane ont construit une grande part de leur identité sur la base du lavage de cerveau (à coup de sourates et autres « enseignements » (!)) qu’ils subissent depuis leur plus tendre enfance.

    Certains d’entre eux sont prêts à tout pour « défendre » leur héritage culturel et cultuel…Qu’ils placent au dessus des « valeurs de la République » d’où l’inévitable : « chocs des civilisations »…

    On ne peut que logiquement en conclure que nous « braves petits français patriotes » et « braves petits européens » ne sommes pas au bout de nos peines…
    Pour créer un minimum de cohésion sociale certaines croyances sont indispensables.
    Il faudrait bien faire la distinction entre les croyances « mortifères » et les croyances « salvatrices ». Distinguer Thanatos d’Eros…

    J’aime mon pays plus que ses habitants (dont beaucoup ne sont que des veaux consommateurs égocentriques…).
    Réfléchir demande un effort, et beaucoup ne sont pas prêts à le faire .

    Il est plus facile d’abdiquer toute raison en « croyant » et de se soumettre à un système totalitaire imbécile . Faire partie du « troupeau » rassure et assure la tranquillité…

    La grande erreur est d’avoir laissé : « un peuple s’installer dans le peuple… » ce qui crée l’inévitable communautarisme.
    Les « coucous » profitent toujours de la crédulité de leurs hôtes.

      1. Nila

        Bonjour Amélie, =)

        Je profite de ce que vous êtes dans les parages que pour vous dire:

        + http://resistancerepublicaine.eu/2018/05/26/dijon-les-clandestins-font-la-police-des-moeurs-dans-le-train-sus-aux-decolletes/?replytocom=677784#respond

        ==> Si jamais Denise et Amélie (et tous ceux que j’oublie et à qui je n’aurais pas répondu) me lisent:
        Toutes mes excuses, vos interventions m’ont complètement échappé! (je viens de les découvrir en faisant le tri dans ma boîte de réception).

        ==> Très tardivement:
        – Le 30 mai 2018, Denise a écrit: “je crains qu’il n’y ait pas de réponse du tout, les statistiques ethniques sont interdites !”

        @ Denise: Bonjour Denise, =)

        Ben mince alors! Bonjour la dictature!
        Ceci dit, par respect et pour éviter de mettre les lecteurs et autres contributeurs de R.R, de même que Christine dans l’embarras: oubliez ce que j’ai écrit et oubliez ma question.
        En tous les cas, je vous remercie pour l’information. 😉

        – Le 28 mai 2018, Amélie Poulain a écrit: “Bonsoir Nila, Oui, merci de confirmer mon expérience, cela fait du bien. Aller à l’opposé du courant dominant qui résiste demande du courage et peut coûter cher”

        @ Amélie: Bonjour Amélie, =)

        Il faudrait songer à créer une sorte d’union internationale et amicale entre Résistants Patriotesiatiques), australiens, africains (du moins, une partie des Africains).
        Car dans mes rêves (utopiques?) les plus fous, je verrais bien de gigantesques marées humaines se mettre à battre le pavé du jour au lendemain (puisque la force du nombre est le seul langage que nos élites comprennent).
        Mouvement de désobéissance civile à l’échelle mondiale (et exprimé en termes non-négociables) serait notre seul crédo.
        Avec l’aide de quelques centaines de millions d’Indiens et de Chinois, ça devrait pouvoir le faire non? Hihihi..

        1. Nila

          Correction: « .. entre Résistants Patriotes: européens israéliens, américains, asiatiques (du moins une partie des Asiatiques), australiens, africains (du moins, une partie des Africains). « 

        2. Amélie Poulain

          Bonjour Nila;

          J’aime bien votre rêve, cela m’a fait sourire (le « vivre ensemble » sauce résistance !), qui effectivement serait efficace, mais j’ai bien peur que cela ne puisse se traduire dans la réalité…. Vous imaginez ?… Et il y en aurait de toute façon toujours, même dans cette marée humaine, qui prendraient le pouvoir…. Eh oui, c’est l’humain.

          Et puis, peut-être qu’avoir des occasions de résister nous permet un peu d’exister non ? A condition que ce ne soit as trop dur tout de même….

          1. Nila

            – « J’aime bien votre rêve, cela m’a fait sourire  »

            ==> C’était Nila en direct de sa « planète revisitée » (oui, j’avoue des fois ça me prend)! ^^

            Plus sérieusement:
            –  » Et il y en aurait de toute façon toujours, même dans cette marée humaine, qui prendraient le pouvoir…. Eh oui, c’est l’humain.  »

            Très bien observé Amélie.
            Au début c’est toujours « tout feu tout flamme » jusqu’à ce que les désaccords et les clivages prennent le dessus. A tort ou à raison.
            Attitude inhérente à la nature humaine comme vous dites.

            + vos échanges à tous les deux (Edmond et vous) m’ont beaucoup intéressée pour ne pas dire passionnée. 😉
            Pour les Indiens de l’Inde antique (et encore pour beaucoup d’entre-eux dans les villages actuels) la notion de psychanalyse leur est complètement étrangère; alors que son concept et son approche (mode de pensée et de raisonnement) on le retrouve en grande partie dans nos textes sacrés ou au travers de ce que nos Sages nous ont enseigné.
            Idem pour l’étude du taoïsme, du confucianisme ou du bouddhisme.

          2. Amélie Poulain

            Merci Nila pour vos gentils propos, j’aime bien vous lire aussi.

            Pour la psychanalyse, je comprends ce que vous dites à savoir que l’on retrouve beaucoup de ses traces dans les textes anciens. Je n’en suis pas étonnée, les psychanalystes les ont beaucoup utilisés pour appuyer et élaborer leurs théories.

            En fait, je pense que ce n’est qu’une théorie parmi tant d’autres (pourtant très idéalisée par certains), juste une façon de penser les relations humaines avec toute une terminologie que l’on retrouve, avec d’autres mots, dans d’autres postulats théoriques et systèmes de pensée, avec cependant différents niveaux d’abstraction

            Le danger est de s’y enfermer et de « psychologiser » le monde qu’à travers le prisme de cette manière d’analyser le réel… Ce que font beaucoup de psychanalystes (et d’autres), parfois, et même souvent actuellement, sans la base intellectuelle adéquate puisqu’il n’y a aucune réglementation à ce sujet.

            Exercice dangereux à mon sens car jouer une sorte de jeu théorique avec des concepts abstraits, surtout quand on veut les appliquer à l’humain peut-être dangereux et demande, au minimum un recul permis par une formation fondamentale approfondie.

            Il y a beaucoup de gens vous savez qui s’écoutent parler cherchant à prouver une certaine supériorité par le biais d’un pseudo-savoir, pourtant, personne ne détient la science infuse, et il s’agit si l’on croit tout savoir sur l’Autre, en fait, d’une vulgaire prise de pouvoir.

            Il y a beaucoup d’enseignement, de complexité, et de philosophie parfois dans des choses simples, encore faut-il avoir la capacité de les lire et surtout de les ressentir… C’est, pour moi, l’essence même de la vie.

  13. Edmond RichterEdmond Richter

    Dédié à Amélie, Durandal et quelques autres: J’accepte vos critiques et je les trouve justifiées en ce sens que j’ai mis trop de choses dans cet article.1) Le point de départ fut ma stupéfaction de voir à quel point des responsables gouvernementaux peuvent s’aveugler sur l’Islam: Calderon, Bush, Obama, Theresa may, Merkel, Hollande, Macron, TOUS répètent après chaque attentat: « Ce n’est pas cela l’islam, ce n’est pas le vrai islam ». Ils se transforment soudain TOUS en théologiens et spécialistes de l’islam pour nous déclarer que l’islam est une religion d’amour, de paix et de tolérance MALGRÉ ce que disent et répètent les vrais islamisants comme Quaradawi ou l’Ayatollah Khomeini 2) De mon travail en tant que psychotherapeute j’ai pris l’habitude de rechercher les signes d’aveuglement non seulement chez les autres MAIS AUSSI EN NOUS (et en moi-même…). D’où vient cette tendance? Y a-t’il une tendance générale chez l’humain à nier les faits au profit de croyances, de convictions et d’idéologies? D’où la partie sur la dissonance cognitive et sur l’identification et ses conséquences (la sandale, la voiture ou le drapeau n’étaient là qu’en tant qu’exemples concrets).
    Je reconnais donc que j’ai trop mis dans ce texte et que j’aurais dû le subdiviser en deux ou trois parties cohérentes. « Qui trop embrasse, peu étreint » dit-on. MEA CULPA! Le bon côté de la chose est que cela a engendré une discussion que pour ma part j’ai trouvé intéressante. Merci à Amélie, à Durandal et à tous les autres.

  14. Amélie Poulain

    Merci Edmond, c’est toujours intéressant de provoquer une discussion, ne vous inquiétez pas.

    Concernant le problème qui nous occupe sur ce site, la plupart « savent » mais il est plus simple bien souvent d’arranger la réalité à sa façon en fonction de ses intérêts et de son idéologie, manipulations donc pour arriver à leurs fins, c’est évident.

    1. Edmond RichterEdmond Richter

      Je ne m’inquiète pas Amélie, je corrige et je me corrige quand nécessaire. Ce que j’apprends de cet épisode c’est UN thème et UN thème seulement par article. Le gain c’est aussi d’avoir fait ta connaissance. Amitiés.
      P.S.: J’apprécie fort Eric Berne et j’ai suivi une introduction à l’analyse transactionnelle: Le séminaire 101. Ce qui est un peu dommage c’est que les successeurs ont chacun voulu laisser leur empreinte et ont compliqué à souhait ce que Berne voulait de simple et compréhensible pour chacun: De trois personnalités partielles on en est à 12 maintenant. On n’arrête pas le progrès 😉

  15. Nila

    @ Amélie: Bonjour Amélie, =)

    Nous voilà une fois n’est pas coutume, sur la même longueur d’ondes!
    De A à Z en ce qui me concerne.. 😉

    – « Il y a beaucoup d’enseignement, de complexité, et de philosophie parfois dans des choses simples, encore faut-il avoir la capacité de les lire et surtout de les ressentir… C’est, pour moi, l’essence même de la vie. »

    ==> Il est une sommité dans le domaine de la santé mentale qui je pense pourrait illustrer à la perfection vos propos.
    Il s’agit d’Eric Berne, ce médecin psychiatre américain (qui a fondé l’Analyse Transactionnelle).
    https://analysetransactionnelle.fr/lanalyse-transactionnelle/eric-berne/
    Son parcours est atypique mais exemplaire.
    Toute sa vie, ce praticien n’a eu de cesse de se remettre lui (et ses méthodes en question); à chaque fois dans l’intérêt seul de ses patients.

    1. Amélie Poulain

      Bonjour Nila, merci !

      « Toute sa vie, ce praticien n’a eu de cesse de se remettre lui (et ses méthodes en question); à chaque fois dans l’intérêt seul de ses patients »

      J’en ai entendu parler effectivement de cette méthode thérapeutique de groupe et comme vous le dites, ce psychiatre avait beaucoup de mérite d’avoir su sans cesse ré-interroger le savoir élaboré, au plus près du patient.

  16. SarisseSarisse

    Il y a les drapeaux et les étendards, il y a les drapeaux de nos régions qui nous enracinent et sont nos étendards, il y a les couleurs d’un roi de France, Philippe -Auguste qui défait à lui seul à Bouvines tous ses ennemis coalisés’ et les trois couleurs qui triomphent au moulin de Valmy.
    Face a un ennemi commun je me garderait bien d’opposer les couleurs des chouans à celles des sans-culottes.
    Un ennemi commun veut notre peau et piétinner tous nos étendards et nos drapeaux, je préfèrent que nous allions à la cueillette des leurs et que nos chevaux piétinndnt le campement des ottomans qui en 1683 faisaient le siège de Vienne que le contraire.
    Pour moi un Gwen ha du à coté d’un drapeau tricolore ne dépare pas plus qu’un drapeau anglais(Croix de Saint André sur fonds blanc) à côté d’un Union Jack, un drapeau vaudois « Liberté et Patrie » à côté d’un drapeau suisse, en revanche les drapeau verts et noirs de qui vous savez ça suffit, qu’ils dégagent de nos horizons.

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