74 ans après : comment empêcher les autres Oradour-sur-Glane qui se préparent ?


74 ans après :  comment empêcher les autres Oradour-sur-Glane qui se préparent ?

Samedi 10 Juin 1944, vers 14h00 : deux-cents SS investissent Oradour-sur-Glane, rassemblent la population, séparent les homme des femmes et des enfants. Le prétexte invoqué pour ne pas provoquer la panique est un contrôle banal relatif à une éventuelle présence d’armes.

Il n’y a pas d’implantation de la Résistance dans le village et pas d’armes non plus. C’est pour cela qu’il a été choisi. Pour quoi ? Pour faire un exemple destiné à terroriser la population, la dissuader de participer à la Résistance, et aussi justement puisqu’il ne s’y trouve aucune force pouvant s’opposer au massacre. Par qui ? Par quelques officiers nazis secondés par des miliciens français. Oui, vous avez bien lu. Des miliciens français.

Le prétexte de la capture d’un officier SS par des Résistants est faux puisque le dirigeant de l’opération, le SS-Sturbannführer Adolf Diekmann, ne sera informé de cet événement qu’après la réunion où il décida de la tragédie. Et ce prétexte serait-il recevable par quelque conscience ?

À Oradour, les nazis regroupent les 197 hommes dans des granges et enferment les 240 femmes et les 205 enfants dans l’église. Les hommes sont mitraillés tandis qu’une bombe incendiaire enflamme l’église et que là aussi les nazis ouvrent le feu. Sur 642 personnes, il n’y aura que 28 survivants : 6 femmes, 2 enfants et 20 hommes. 52 corps seulement seront identifiés. Tout le village est incendié et la fumée se voit dans un rayon de 50km.

Des textes révisionnistes exposant des propos d’anciens nazis prétendront que l’officier SS capturé fut retrouvé mort après torture dans le village, que des armes furent trouvées dans toutes les maisons et que l’église prit feu à cause du stock de munitions qu’elle contenait.

De fait, ces lâches mensonges ne sont que la compilation des prétextes que se donnèrent les nazis pour accomplir leur forfait, présentés à la fois comme raison à priori et comme justification à posteriori. Comme si telle horreur pouvait avoir excuse.

Diekmann fut l’objet d’une enquête disciplinaire pour avoir dépassé les ordres reçus, ce qui permit à son supérieur direct, le SS-Standartenführer Sylvester Stadler, de se disculper alors qu’il l’avait laissé faire. Comme si telle procédure pouvait aboutir alors que les représailles se multipliaient et que l’on était en pleine bataille de Normandie. Diekmann est mort 19 jours après le massacre d’Oradour, sur le front normand, tué par un obus de char. On peut imaginer les nombreuses forces ayant guidé cet obus. Sa fiche Wikipédia permet de le localiser très précisément. Si je passe par là, j’irai cracher sur sa tombe.

Photos historiques : 

Adolf Diekmann était père de famille. Souriait-il ainsi lorsque l’église a brûlé ?

 


Sylvester Stadler était le supérieur de Diekmann. Il a laissé faire son subordonné avant de l’accuser


À chacun son idéologie. Ces deux-là s’entendent bien : le Grand Mufti Mohammed Amin al-Husseini -réfugié à Berlin pendant la Seconde Guerre mondiale- serrant la main du Reichführer SS Heinrich Himmler. 

J’avais visité Oradour il y a presque quarante ans, au temps où l’on y entrait par l’un des deux portails situés aux extrémités du mur d’enceinte construit en 1953. Le village était tel que les barbares l’avaient laissé, seuls les restes humains avaient été inhumés.

Maintenant on ne peut y accéder ordinairement que par une construction appelée Centre de la Mémoire. Un édifice d’acier rouillé abritant des espaces pédagogiques, une billetterie et l’inévitable boutique. Ayant indiqué ne souhaiter que voir le village, il n’y a rien à payer, fort heureusement, mais ce n’est pas ce à quoi incite l’employée du guichet. L’endroit a bien changé. Les voitures, sauf une seule exception, ont été rassemblées dans des cours, ce qui semble avoir surtout eu pour effet de les détériorer davantage. Des éléments ont disparu sur les façades et dans l’église. Beaucoup d’objets ont été mis en évidence pour le regard. Le sol des rues est sablé. On a fait ici des ruines présentables, bien rangées, normalisées. La seule modification peut-être appréciable est la pose de discrètes plaques indiquant que tel endroit était habité par telle personne exerçant tel métier.

Photos actuelles


À chacun son idéologie. Ces deux-là s’entendent bien : le Grand Mufti Mohammed Amin al-Husseini -réfugié à Berlin pendant la Seconde Guerre mondiale- serrant la main du Reichführer SS Heinrich Himmler. 

Les gens d’ici avaient un prénom, un nom, un travail, une vie… (photo de l’auteur)

Les voitures rassemblées dans une cour. Elles ont toutes perdu leur moteur. (photo de l’auteur)

Une partie des cloches fondues avec un battant. La fusion du bronze se fait à presque 1000°C.

Quelques encriers des écoles. Des enfants les ont utilisés la veille encore. (photo de l’auteur)

Des surveillants discrets et sans uniforme circulent dans les rues. Quelques années après le drame, quelque nazi était venu écraser le landau trouvé brûlé dans l’église. Je l’avais vu tout aplati et aujourd’hui il n’en reste que les pièces rigides. Maintenant que les années ont passé, que respect, patriotisme et conscience spirituelle ont été reniés par des dégénérés, il vaut mieux que ces surveillants soient là. Sinon des imbéciles viendraient voler des objets, faire des fouilles inutiles, détériorer, taguer, souiller, profaner de mille façons comme ils le font déjà dans des cimetières.

Dans l’église, deux employés de ménage travaillent en se parlant à haute voix. Pourtant il est écrit juste à l’entrée : « Silence ». De plus, ce travail devrait être effectué avant l’arrivée des visiteurs, ce qui serait le moindre des respects. À cet instant, il n’est donc pas possible de se recueillir en ce lieu du pire supplice, même en voyant les restes de landau et le métal fondu des cloches où un battant est figé.

Le Monument aux Morts où se trouvent deux cercueils de verre contenant des cendres et des ossements est situé dans le cimetière. Dans la crypte proche où ils sont exposés, divers objets sortis des décombres semblent crier la vie de ceux à qui ils appartenaient : encriers d’école, dés à coudre, montres, lunettes, jouets d’enfants…

Il règne ici un silence irréel dont je ne saisirai la raison que plus tard : il n’y a aucun insecte, aucun oiseau. Pourtant il arrive que ces derniers viennent au moins quelquefois, je l’observerai dans la vidéo où le dernier survivant, monsieur Robert Hébras, 93 ans, fait visiter le village à des lycéens.

Revenu dans la « vie normale », j’assiste à un spectacle présenté par des enfants. Alors me revient Oradour. Je me dis : « Mais comment ont-ils pu faire ça ? » Leurs sales gueules de SS étendent leur ombre maléfique sur les visages poupins. Il faut l’interprétation d’une chanson vraiment drôle par une petite fille, avec toute la conviction de son innocence, pour ramener mon esprit dans la salle.

En 1949, l’écrivain Claude Roy déclara : « Oradour ne fut pas un crime du délire mais la logique d’un système. »

C’est une vérité, puisque cette tragédie fut l’application d’ordres écrits émanant du haut commandement allemand, eux-mêmes inspirés de l’idéologie clairement exprimée dans le livre fondateur du nazisme écrit par Adolf Hitler.

Cette phrase est toujours d’actualité. Mais les SS d’aujourd’hui sont une espèce protégée. On attend qu’ils aient incendié Oradour pour faire les procès de Bordeaux. Ces nouveaux SS sont moins disciplinés, leurs uniformes sont peu esthétiques, leur allure pas du tout martiale, leur niveau intellectuel forcément moindre, mais leur idéologie est tout autant raciste, intolérante, mortifère et sujette à engendrer des monstres fanatiques, et tout comme leurs modèles ils ont avec eux le renfort de nombreux miliciens.

Ces SS et ces miliciens sont parmi nous. Ils laissent derrière eux des cadavres -et dans quel état- des épaves et des ruines. La mort et la destruction sont leurs moyens et ils prétendent édifier un ordre nouveau qui devra régner sur toute la Terre. Ils assassinent les femmes et les enfants. Partout où ils passent, la civilisation et la vie disparaissent.

Au Monument aux Morts d’Oradour, de très nombreuses plaques rappellent les noms des victimes ; elles furent apposées par leurs familles, des amis, des associations… En ce temps-là, on nommait avec le vrai nom. Ainsi est-il gravé sur l’une d’elles : « assassinés par les boches ».

Aujourd’hui on écrit « Victimes du terrorisme » et « Vous n’aurez pas ma haine ». Les nouveaux SS et miliciens feront encore beaucoup de mal avant que les endormis ne se réveillent enfin. Car ne nous y trompons pas, si nous laissons faire ce qui se passe actuellement, un jour viendra où, bien entraînés au coup par coup, bien assurés de leur impunité, sûrs de leurs idéologies, ils s’en prendront à un hameau, à un petit village isolé, sans défense, et ils referont Oradour.

La preuve en photos : 

Une idée clairement affichée. Elle est aussi appliquée. (photo lesalonbeige.fr)


La preuve : les nouveaux SS ou miliciens à l’œuvre. Leurs moyens d’amateurs, qui pourraient n’être que provisoires en attendant pire, ne retirent rien à leurs intentions. (photo rtl.fr)


Ces hommes auraient pu mourir brûlés vifs. C’était bien l’intention des agresseurs (photo leparisien.fr)

Les voitures modernes ont remplacé celles de jadis. Mais elles brûlent tout pareil au passage des barbares, nouveaux SS ou miliciens. (photo ouest-france.fr)

Tout comme les églises. Avec ou sans les chrétiens à l’intérieur.(photo francais.rt.com)

Oui cela se passe à notre époque et c’est volontaire. Les barbares et leurs idéologies n’ont pas changé. (photo indignations.org)

Pour conclure :

Selon Wikipédia (extrait de fiche)

Procès de Bordeaux (1953)

Le tribunal est composé de six officiers d’active et présidé par un magistrat civil, Nussy Saint-Saëns. Les accusés alsaciens sont défendus par des avocats eux aussi originaires d’Alsace, parmi lesquels Me Schreckenberg, bâtonnier de Strasbourg et ancien déporté. Après avoir rejeté les demandes des avocats des inculpés alsaciens contestant la validité des poursuites engagées sur la base de la loi du 15 septembre 1948, puis entendu tous les accusés, à une exception près, nier leur participation au massacre, il fait une mise au point : « Ce procès est et demeure celui de l’hitlérisme. Mais pour l’heure, il ne semble être encore que celui d’une compagnie. On discute cartes sur table, plans à la main, comme dans un état-major. Tout est disséqué, analysé, pièce à pièce. On passa au microscope les gestes et les minutes. On finit par perdre de vue l’ensemble du drame, son énormité et son aspect hallucinant ». La politique fait alors irruption au procès. Alors même que les témoins déposent devant le tribunal, l’Assemblée nationale abroge, le 27 janvier 1953, après un débat houleux et par 364 voix contre 238, la loi instituant la responsabilité collective. Nussy Saint-Saëns estime cependant que le procès doit se poursuivre, sur la base de la responsabilité individuelle de chacun des accusés : « Il n’y a pour nous rien de changé. Le tribunal continuera l’instruction de ce procès en son audience ».

Général de Gaulle, Oradour-sur-Glane, le 5 mars 1945 :

« Ce qui est arrivé à Oradour-sur Glane nous enseigne… que, pour réparer et pour conserver le souvenir, il faut rester ensemble comme nous le sommes maintenant… Jamais plus, même une fois, il ne faut qu’une chose pareille puisse arriver à quelques points que ce soit de la France. Et pour que cela n’arrive plus… il y a des dispositions à prendre, des dispositions qui ne sont pas seulement des formules, des dispositions qui ne consistent pas simplement à faire confiance aux autres, même quand ces autres ont la meilleure volonté du monde. Il faut se faire confiance à soi-même, et s’assurer sa sécurité soi-même »

Print Friendly, PDF & Email
Print Friendly, PDF & Email



Daniel Pollett

Retraité actif et patriote vigilant. Auteur du livre « Citoyens ce roman est le vôtre ». Responsable Résistance républicaine du Languedoc Roussillon


26 thoughts on “74 ans après : comment empêcher les autres Oradour-sur-Glane qui se préparent ?

  1. Machinchose

    « J’avais visité Oradour il y a presque quarante ans,

    😆 ! et moi, 5 ans plus tard!!, un dimanche aprés midi, triste, froid, gris, nuageux……..impression d’ etre enveloppé dans un linceul humide…

    quand a la question:
     » comment empêcher les autres Oradour-sur-Glane qui se préparent ? »

    j’ ai la réponse, trés simple: abattre toutes les églises de France !! :mrgreen:

    1. Olivia BlancheOlivia Blanche

      Qu’est que c’est cette « conclusion », cette « réponse » ? On ne plaisante pas avec notre patrimoine sacré ! Ce n’est déjà que trop la réalité : profanations quotidiennes de nos églises !!

  2. jacquelin

    pour rappel : ne pas oublier que « nazi » désigne des gens de gauche, des nationaux socialistes

    Le national-socialisme (en allemand Nationalsozialismus), plus couramment désigné en français sous l’abréviation nazisme, est l’idéologie politique du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP)

  3. AntiislamAntiislam

    Bonjour,

    Mon père était maquisard de l’Armée Secrète dans cette région.

    Deux de ses copains de lycée sont morts à Oradour.

    Ne pas oublier les autres crimes commis dans la région, les 99 pendus de Tulle la veille, en particulier.

    Mon père a assisté à la pendaison d’un FTP sur ordre de Lammerding, le général SS qui commandait dans la région …

    Lammerding est mort dans son lit …

    Pas question, en effet, de ne « vous n’aurez pas ma haine » dans la région.

    Ma cousine gauchiste, version écolo-bobo, avait invité une correspondante de lycée allemande dans la petite ville de mon père, en Corrèze, dans les années 70 : l’Allemande n’a pu rester.

    Elle a été chassée par les habitants …

    1. Amélie Poulain

      « Ne pas oublier les autres crimes commis dans la région, les 99 pendus de Tulle la veille, en particulier. »

      J’avais vu un documentaire Histoire dans lequel il était dit que cette horreur s’était produite aussi dans d’autres villages de France et que l’on avait choisi de parler seulement d’Oradour car on ne pouvait parler de tous.

      Je ne sais pas si c’est vrai, mais quelle horreur…

      Et je remercie Daniel Pollet pour cet article qui fait un juste parallèle il me semble avec ce qui se passe aujourd’hui. La forme est différente (difficile de comparer avec l’aspect physique et organisationnel des nazis) mais le fond et les faits dans leur dynamique sont les mêmes.

      1. Claude LaurentClaude Laurent

        J’ai visité Oradour dans les années 70, ensuite 20 ans plus tard pour faire connaître la barbarie à des amis.
        Je me souviens d’une femme, dans la grand-rue, elle se baladait avec deux enfants, fumant et fredonnant une chanson qui n’était pas le chant des partisans.
        Le silence du lieu impose déjà le respect, la méditation. Penser que chaque poussière est probablement la cendre d’un des villageois.
        Le manque de respect de cette personne, dans ce lieu de mémoire où chaque maison fut une tombe me révolta .
        C’est ce genre de personne qui a peut-être acheté des billets au Bataclan !

        1. Amélie Poulain

          Oui triste, je suis d’accord avec vous, ce genre d’attitude me choque aussi. On se demande ce que venait faire cette femme là avec ce comportement irrespectueux, ne se sentant sans doute pas, on peut le penser, concernée par la symbolique du lieu (mais justement, c’est ce qui manque actuellement dans cette Société superficielle et consumériste, le « sens »).

          J’ai vu, même si ce n’est pas le même terrible contexte, la même chose en visitant il y a peu de temps le château de Versailles. Quelle différence avec une précédente visite quelques années avant !

          On vois ça aussi dans les églises….

          Pas d’éducation et de limites pour beaucoup actuellement, les repères manquent en effet.

  4. claude t.a.l

    3 ans après le massacre d’Oradour-sur-Glane, aucun admirateur des ss, avec une allure et des mots de ss, n’y avait fait un concert.

    Cela n’aurait pas été autorisé et, quand bien ça aurait été autorisé, des milliers de personnes auraient été là, pour le réduire en bouillie !

    Les temps changent :

    En 2018, le médine sera au Bataclan, 3 ans après le massacre.

  5. claude t.a.l

    suite :

    En 2018, le médine sera au Bataclan, 3 ans après le massacre, et la salle où se déroulera ce  » spectacle  » affiche déjà : complet !
    Une salle pleine d’admirateurs !

    L’ Etat doit interdire cette ignominie et cette profanation.

    Si l’ Etat ne le fait pas, tous les patriotes, de gauche ou de droite, doivent s’unir pour le faire;

    Par tous les moyens.

    On ne cède plus !

    1. Mariana

      L’Etat doit interdire cette ignominie et cette profanation c’est le minimum .
      Comment a-t-on pu accorder l’autorisation pour un concert de ce radicalisé qui ne cache pas sa haine et pourquoi la LDH et les autres assos n’ont-elles pas porté plainte pour apologie de la haine et du crime ?
      Au Bataclan c’est inacceptable , c’est tuer une seconde fois les victimes des tarés de l’islam .
      Où va t-on , marre des gouvernants fantoches !

    2. Claude LaurentClaude Laurent

      claude t.a.l
      Exact je viens d’entendre l’info.
      Mais que fait le patron du Bataclan (syndrome de Stockolm ?)

  6. La moutarde me monte au nez

    J’ai « visité «  (il n’y a pas de mot pour exprimer ce passage, pèlerinage,recueillement, confrontation à la mort…) aussi Oradour sur Glane en 2000.
    Il n’y a pas de mots pour décrire le ressenti.
    Le pire c’est de penser qu’il n’y a pas eu de réelle condamnation, deux condamnés à mort et quelques condamnations à la prison, tous amnistiés.
    J’en conserve une haine des allemands.
    Ces gens là nous on trop fait souffrir au cours des siècles et Merkel continue.
    L’allemagne s’est emparée du leader ship de l’europe et nous fait danser.
    Il y a quelques temps il y avait une pub d’Opel et on voyait un allemand blond qui tapotait le toit de la voiture en disant: « deutsche qualitat « 
    Et moi je rajoutais: et sinon ton père qu’est ce qu’il fabriquait avant, des fours?

    1. Amélie Poulain

      Je n’ai jamais visité Oradour tout comme aucun camp d’extermination nazis, je trouve que c’est trop dur, j’ai du mal.

      Je comprends vos propos et votre ressentiment bien sûr, ainsi que celui des gens qui ont vécu la barbarie nazie durant la Guerre 39-45.

      Cependant, les générations futures ne sont pas responsables des fautes de leurs aînés. J’ai pour ma part des amis allemands qui ne peuvent même pas parler de cette période dont ils ont honte traitant Hitler de fou. Je sais par exemple aussi qu’actuellement, les femmes allemandes ne veulent, en majorité, plus avoir une grande descendance (un seul enfant), marquées par la folie d’Hitler.

      J’ai vu un reportage aussi sur Israël qui disait que beaucoup d’enfants de nazis culpabilisant vis-à-vis de ce qui s’était passé, y était pour aider les juifs persécutés par leurs aînés.

      Pour Oradour, un reportage disait que les soldats concernés étaient de très jeunes hommes alsaciens pour la plupart (je crois) inexpérimentés, récemment enrôlés qui avaient été drogués et alcoolisés.

      Certains, parait-il, auraient eu de graves troubles psychologiques après ce qui s’était passé (comme certains nazis d’ailleurs lors de l’extermination des juifs devenue pour eux trop difficile, ce qui aurait inquiété Hitler et l’aurait conduit à chercher des solutions à ce sujet dont la drogue par exemple…).

      Cela n’excuse sûrement pas bien sûr mais permet peut-être de trouver certaines explications ou au moins de nuancer, en partie du moins, les représentations face à une telle barbarie.

      Mais on sait que l’être humain est capable du meilleur comme du pire… malheureusement.

  7. Edmond RichterEdmond Richter

    CE FUMIER NE DIT PAS CRACHER SUR LES MORTS DU BATACLAN!!!

    CHANGE.ORG
    Aidez Edmond Richter à obtenir plus de signatures – 2008 sont encore nécessaires !
    Malaise: NON au rappeur Medine, qui veut « crucifier les laïcards », au BATACLAN !
    Pour exiger l’annulation du concert de Médine aux allures de provocation islamiste :
    LE BATACLAN
    56, Boulevard Voltaire 75011 Paris
    Tel : 01 43 14 00 30
    Email : administration@le-bataclan.com

    1. frejusien

      j’ai signé, mais je suis bloqué quand je veux partager sur FB,
      pour l’instant, seulement 16 600 signatures,
      je viens de voir qu’une pétition a été ouverte pour soutenir le chanteur au Bataclan, pour l’instant 63 signatures

  8. .Sylvie

    En août 1994, nous partons mes parents et moi vers Font-Romeu, station des Pyrénées-Orientales et je suggère à mon père, puisque nous traversons le Limousin de s’arrêter à Oradour-Sur-Glane pour y dormir. Il accepte de faire ce petit crochet et nous arrivons dans ce village qui m’a surpris par trois fois.
    Bon, on visite l’ancien village… Je suis étonnée par lle fait qu’une famille de boulangers de la Chapelle-Thémer (85) que mes grands-parents connaissaient parfaitement (des amis à eux) soient venus habiter le 9 juin 1944, Oradour-sur-Glane.
    La famille Renaud avait déjà été éprouvée dans le passé par des massacres durant la révolution. Leuss ancètres vendéens avaient été tués par la colonne du général Cordellier (dont les deux tiers des troupes venaient d’Alsace et de Mayence) à La Chapelle-Thémer, village du bocage vendéen.
    En 1944, la famille Renaud venue travailler à Oradour et reprendre une boulangerie se trouva malgré eux au coeur de l’évènement : le massacre des 642 habitants d’Oradour.

    Il est mentionné que la famille Renaud était de Vendée…

    Je consulte mon dossier sur les guerres de Vendée et découvre que cette famille (ils étaient tous boulangers de père en fils) fut elle aussi martyrisée pour avoir rejoint l’armée de Charette en 1793;

    Deuxièment : je vois une affiche sur le mur de l’office du tourisme ou de la mairie et je suis surprise encore :

    – Où suis-je ? A Oradour ou au Puy-du-Fou ? Dans le Limousin ou en Vendée ?

    Il me semble que j’étais en Vendée et que ce soir nous irions voir la vie de Jacques Maupillier ce paysan vendéen…

    Non, je ne rêve pas ! Je suis bien à Oradour-sur-Glane, et l’affiche annonce un spectacle au château du Dorat sur devinez quoi ?

    – Bleus et Blancs dans la Vendée déchirée.

    J’interroge les habitants d’Oradour et leur demande qui jouent les Bleus ?

    – Les descendants des anciens SS qui habitent par chez nous et avec lesquels nous avons tissés des liens amicaux.

    – Mais qui fait les Blancs ?

    – Nous !

    J’ai compris ce jour-là que le souvenir des héros de la Vendée ne me quitteraient jamais sur cette terre du Limousin.

    Les gens d’Oradour m’ont dit qu’ils n’oubliaient pas le martyr des Vendéens mais aussi ceux de leurs anciens pendant la guerre. Ces deux évènements sont peut-être éloignés dans l’espace et le temps mais appartiennent au devoir de mémoire.

    Ah oui, j’ai autre chose à dire sur la colonne Cordellier : beaucoup de ces soldats eurent leurs arrières-petits-fils enrôlés dans la Waffen SS.

    Comme quoi l’histoire se répète.

  9. frejusien

    @Daniel Pollet,
    bon parallèle entre les nazis d’hier et ceux d’aujourd’hui, la seule différence et non des moindres, c’est que ceux d’hier étaient bien organisés et équipés,
    mais, ceux d’aujourd’hui sont beaucoup haineux que leurs anciens, qui souvent n’étaient que des exécutants

  10. POLLETT DANIELPOLLETT DANIEL

    Bonjour Sylvie,

    je suis intéressé par en savoir davantage sur cette étude que vous avez faite des rapports entre ces deux événements.

    Je vous remercie de me contacter par l’intermédiaire de Christine.

  11. patito

    la division blindé SS das Reich avait pour mission de mener une guerre très dure contre la résistance dans la région de Montauban ; Tulle , Guéret ……..
    lisez son histoire et vous verrez qu’elle est malheureusement jalonnée de représailles qui frappent toujours la population civile après que quelques FTP aient cru bon de tirer au fusil sur des chars.
    si vous faites un parallèle avec aujourd’hui cela veut dire que les nazis actuels auront un mort ou blessé par la faute de la police ( dans le rôle des FTP ) et se vengeront en massacrant d’innocents kouffars
    c’est un scénario fort possible

  12. .Sylvie

    Hier, j’ai appris le décès d’une grande dame, musicienne et accordéoniste dans l’âme : Yvette Horner. Elle a accompagné tous les tours de France cycliste au son de l’accordéon, animant nos villes et villages avec sa bonne humeur et sa gentillesse.

    Yvette Horner avait 92 ans.

    Paix à son âme.

    RIP

Comments are closed.