Ode au massacre de 3.750 envahisseurs musulmans à Toulouse le 9 juin 721, par Firmin Jaffus


Ode au massacre de 3.750 envahisseurs musulmans à Toulouse le 9 juin 721, par Firmin Jaffus

Anniversaire ce jour de la bataille de Toulouse du 9 juin 721 qui vit la victoire du duc Eudes d’Aquitaine sur les envahisseurs musulmans qui assiégeaient Toulouse, bataille durant laquelle 3750 musulmans furent massacrés.
Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Toulouse_%28721%29

 

TOULOUSE SAUVÉE(l),

POÈME LYRIQUE,

Qui a remporté le prix;
[de l’Académie des jeux floraux en 1842]

Par M. Firmin JAFFUS, Licencié ès lettres, de Limoux (Aude).

(1) Le sujet de ce Poème est la victoire remportée auprès de Toulouse, en 720721, par EudonEudes, duc d’Aquitaine, sur l’émir El-Samah, chef des Arabes. Les historiens assurent que les infidèles perdirent plus de 3oo,ooo hommes dans cette immense défaite. Quoique ce nombre soit évidemment exagéré [NDLR : multiplié par 100…], il est certain que la bataille de Toulouse porta un coup terrible à l’Islamisme ; elle sauva la France et l’Europe chrétienne, comme l’ont prouvé MM. Reynaud et Fauriel, de l’Institut. Les batailles de Tours et de Poitiers, avec lesquelles on l’a souvent confondue, eurent bien moins d’importance. Les Arabes ont gardé le souvenir de ce grand revers, et encore aujourd’hui ils appellent les plaines de Toulouse la chaussée des Martyrs.

Misisti iram tuam, quæ devoravit eos
sicut stipulais. – Exod. xv,

« Au nom d’Allah, marchez ! Au nom de son Prophète
» Allez du monde entier accomplir la conquête.
» Imposez aux mortels l’esclavage et ma loi.
» Le passé fut au Christ ; l’avenir est à moi ! »
Ainsi dit Mahomet. – A la voix du sectaire,
Ismaël retrouva sa haine héréditaire ;


Il jura d’écraser sous ses pas triomphants
Les peuples qu’Abraham adopta pour enfants.
Il s’écria « Mon bras sur Isaac se lève;
» Et quel Ange oserait faire tomber mon glaive? »
Des rochers de l’Atlas aux rives de l’Indus,
Les hommes gémissaient égorgés ou vendus.
Sur l’Afrique et l’Asie, en tressaillant de joie,
L’Islamisme planait et déchirait sa proie.
Aux champs Ibériens ses pieds, baignés de sang,
Apportèrent, un jour, la foudre et le croissant.
Superbe et dédaignant ces races enchaînées,
Bientôt son vol hardi franchit les Pyrénées.
Il jeta sur la Gaule un regard souverain;
Et, pour l’étreindre, ouvrit ses deux serres d’airain.
Puis, il prit son essor. – Ses ailes étendues,
Au bruit de la tempête allaient fendant les nues.
Il lançait, en passant, d’homicides éclairs :
Des cris de désespoir le suivaient dans les airs.
Il s’avançait vainqueur….. Sa prunelle jalouse
Cherchait à l’horizon l’héroïque Toulouse…
Il la vit; et soudain, vers la grande cité
Le vautour abattit son vol précipité.

II.

La nuit ! partout la nuit ! – Cent peuplades barbares
Que vomirent du Nord les régions avares,
De l’empire latin s’arrachaient les lambeaux.
Et la terre était triste, et le ciel était sombre :
Mais, parmi les débris quelques prêtres dans l’ombre
Allumaient de rares flambeaux.


Le Goth avec le Franc, aux deux bords de la Loire,
Se partageaient la Gaule et des combats sans gloire
Ne souillaient plus les eaux du fleuve ensanglanté.
Là, périssait des rois l’autorité lointaine;
Ici le Duc puissant de la fière Aquitaine
Régnait, soumis, mais indompté.

Aux antiques cités de la Septimanie
Rome, en mourant légua son immortel génie;
Les arts vivaient encore abrités par sa loi.
Toulouse, du passé glorieuse héritière,
Parmi ses nobles sœurs levant sa tête altière
Veillait sur l’Europe et la Foi.

Oui, comme cet Archange, aux premiers jours du monde,
Posant un pied vainqueur sur ce reptile immonde
Qui lançait contre Dieu son impuissant venin;
Elle vit, sans pâlir, l’Islamisme et sa rage…
Pour triompher du monstre, elle avait son courage
Et le tombeau de Saturnin.

Son peuple généreux qu’un peuple impie assiège,
Repoussa par trois fois la fureur sacrilège
Des Arabes sapant ses remparts crénelés;
Trois fois, il écrasa leurs épaisses cohortes…
Cependant, le hélier heurtait du front les portes
Et frappait les murs ébranlés.


Ses fils, bravant les dards, les torches enflammées,
Répétaient : « Saint, saint, saint est le Dieu des armées !
» Immense est sa justice, immense est son pardon.
» Béni soit le Seigneur et celui qu’il envoie »
Lorsque du haut des tours tomba ce cri de joie :
« Frères, voici venir Eudon ! »

III.

Nom sacré, trop longtemps oublié par l’histoire,
Eudon je viens t’offrir un hymne expiatoire.
Duc d’Aquitaine, en vain je promène mes yeux
Dans ce temple immortel peuplé de nos aïeux;
En vain pour t’adresser mon poétique hommage,
A côté de Raymond j’ai cherché ton image.
Ta gloire que la France a cessé de bénir,
De l’Arabe au désert remplit le souvenir.
0 vous qui m’écoutez, dans le passé moins sombre,
De l’aïeul des Croisés saluez la grande ombre !
Regardez : il accourt. – Ses nombreux bataillons
Font voler la poussière en obscurs tourbillons.
Le Vascon et le Franc, le Goth et le Cantabre,
Dans leurs mains la framée ou la hache, ou le sabre,
Ceux-ci bardés de fer, ceux-là vêtus de peaux,
Avec des Saints Gaulois tracés sur leurs drapeaux,
Chantent, par les chemins d’une voix éclatante,
Tes cantiques pieux, Eglise militante !
Et Toulouse applaudit. – On vit alors frémir
El-Samah, des Croyants le fanatique Emir.


Hardi propagateur de la loi du Prophète,
La tente est son palais la victoire est sa fête.
D’un Calife Ommiade arborant l’étendard,
Dans la Gaule il cherchait les traces de César.
Il traînait après lui ces hordes inconnues
Qui parcourent d’Ammon les solitudes nues;
Les fils de l’Yémen, les tribus du Delta,
Les sauvages Berbers que l’Atlas enfanta,
Les Maures basanés, les farouches Numides,
Brigands altérés d’or, tigres de sang avides,
Poussés vers l’Occident par un instinct fatal.
Ils marchaient entourés du faste oriental.
Ceints de turbans soyeux, d’écharpes diaprées,
Les perles émaillaient leurs tuniques pourprées.
L’ivoire avec l’argent les saphirs, les rubis,
Ornaient leurs traits d’acier que Damas a fourbis.
Aux longs hennissements des rapides cavales
Ils mêlaient leurs clameurs et la voix des cymbales.
El-Samah leur montrant du doigt les ennemis :
« Voici, dit-il, le jour qu’Allah nous a promis.
» Cette plaine sera le glorieux théâtre
» Où lutteront l’Asie et l’Europe idolâtre.
» Disciples du Coran, soldats, que craignez-vous ?
» Mahomet nous contemple, et Dieu marche avec nous ! »

Cependant, rassemblés à l’ombre du Prétoire,
Les Chrétiens adoraient l’Hostie expialoire.
Vingt larges boucliers s’élevaient en autel.
Là, mourait des humains le Sauveur immortel.
Ces guerriers, dépouillant leur rudesse natale,
Ecoutaient, recueillis, la voix sacerdotale;


Et, frappant leur poitrine, humiliant leurs fronts,
Juraient, Dieu méconnu, de venger tes affronts.
Leurs belliqueuses mains rompaient ce pain mystique,
Du suprême voyage auguste viatique;
Puis, le cœur exalté d’un sublime transport,
Ils s’écrièrent tous : La victoire ou la mort !

« La mort est un destin plus beau que la victoire !
» La mort pour les martyrs c’est la vie et la gloire !
» Mes frères, dit Eudon, oh ! regardez les cieux;
» La splendeur éternelle apparaît à mes yeux !
» Généreux Aquitains, que vos armes jalouses
» Délivrent vos foyers, vos mères, vos épouses.
» Protégez vos aïeux dans la paix du tombeau.
» De la foi vacillante abritez le flambeau.
» Brisez ce peuple impur, comme un vase fragile.
» Soldats du Dieu vivant, défendez l’Evangile;
» Et, si le sang chrétien doit cimenter ses lois,
» Mourez !.. pour triompher, Dieu mourut sur la croix ! »

IV.

Aux armes ! la charge sonne;
Le croissant brille dans l’air;
Le ciel orageux, qui tonne,
Pour signal lance un éclair.
Le sol mugit d’épouvante
Sous une masse vivante,
Qui se déroule mouvante
Comme les flots sur la mer.


Voyez ces coursiers rapides,
Dans leurs belliqueux transports,
Sous leurs cavaliers Numides
Voler sans frein et sans mors.
Pour eux la guerre a des charmes;
Attentifs au cri d’alarmes,
Ils courent, bravant les armes
Et du pied broyant les morts.

El-Samah, de l’Arabie
Conduit les fils aux combats.
Leur foule marche, suivie
Et de chars et de soldats.
Leur avide cimeterre
Dans le sang se désaltère.
Cent cadavres sur la terre
Marquent chacun de leurs pas.

Quelques prêtres alors, sur les places publiques,
Promenaient des Martyrs les augustes reliques,
Invoquant de la foi ces hardis confesseurs.
Et nos soldats voyaient sur les tours de la ville,
Levant les mains au ciel, poussant un cri débile
Leurs mères, leurs enfants, leurs femmes et leurs sœurs…

Eudon s’élance; il entraîne,
Pareils à d’affreux torrents,
Les guerriers de l’Aquitaine,
Les Cantabres et les Francs.


La hache avec la massue
Mutile, terrasse, tue.
Chaque cohorte rompue,
A la mort ouvre ses rangs.

Vainement l’Emir rallie
Ses soldats épouvantés.
L’ennemi chancelle, plie,
Et fuit ces lieux détestés.
Il nous portait l’esclavage :
Qu’il périsse ! – Plein de rage,
Eudon sème le carnage
Dans les champs ensanglantés.

« Allah seul est dieu ! Qu’il daigne
» Nous sauver en ce revers ! »
– « Le Christ est vivant ! Il règne !
» Il a vaincu les enfers !&nbsp»&nbsp–
Roulez, hymnes triomphales,
Cris plaintifs, voix sépulcrales,
Des rives occidentales
Jusqu’aux sables des déserts !

V.

Réprouvé par le ciel, trahi par la victoire,
L’Emir voulut du moins expirer dans la gloire
Et devant Mahomet paraitre sans remord.
Enivrant sa douleur et son heure dernière,
Il verse à flots le sang, et jette sa bannière,
Pour linceul sur son lit de mort.


Et voilà que les vents au loin chassaient l’orage;
Le soleil se couchait dans un ciel sans nuage;
Soudain l’astre plus pâle éteignit son flambeau.
Un grand cri s’éleva de ces plaines funèbres :
L’Islamisme déchu se voilait de ténèbres
Et descendait dans le tombeau

L’Arabie a pleuré, mille ans, cette défaite
Où la Gaule immola les enfants du Prophète,
Et vit de l’Orient l’orgueil s’anéantir.
Et, comme un faible écho de ces regrets antiques,
Le voyageur entend, aux champs asiatiques,
Une plainte encor retentir…..

0, du monde chrétien le bouclier fidèle,
Toulouse, de l’honneur puissante citadelle,
Vingt fois tu combattis pour ton Dieu, pour ton roi !
S’il fallait repousser les hordes étrangères,
Tu dirais à tes fils, comme Eudon à nos pères :
« Sauvez la patrie et la foi ! »

Source : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k415420b/f39
Conversion Image-de-texte en Texte via onlineocr.net

Chanson « La Chaussée des Martyrs » par le groupe régional « Boisson divine« 


Caussada Deus Martirs - La Chaussée des Martyrs
boissondivine.bandcamp.com/track/caussada-deus-martirs

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13 thoughts on “Ode au massacre de 3.750 envahisseurs musulmans à Toulouse le 9 juin 721, par Firmin Jaffus

  1. PacoPaco

    Merci de partager avec nous cette bonne nouvelle. Je vais en parler autour de moi. Le 9 Juin, restera un jour de fête !

  2. Machinchose

    la tête de la petite « dame de Bassempouy » vous pourrez l’ admirer, grandeur nature 3 cms, au Musée des antiquités nationales de St Germain en laye

    quand a la défaite des envahisseurs permanents, il était temps en 721 ou en 732

    ce qui n’ empêchera pas les ravages des nuisibles pendant encore 3 SIECLES !! dans le sud est de la France les séquelles en sont de nos jours des noms…. (massif des Maures….la Londe les Maures…..la plage de l’ Almanarre prés de hyères…………….-al Manar signifiant en arabe le Phare qui leur servait a debarquer en Provence)
    les Iles de Lérins en savent quelque chose! que de fois leurs moines furent enlevés par ces sauvages …si vous allez a St Honnorat , vous pourrez visiter le monastère citadelle, qui n’ est accessible que par une porte étroite située a 10 mètres du sol, et par echelle….sage précaution ! 😆

  3. peplum

    Excellent. Donc 12 ans avant Poitiers. Pour Poitiers, j’avais lu aussi que Bagdad, qui prétendait commanditer par l’intermédiaire de ses marches andalouses, en avait gardé le souvenir cuisant.

  4. NICOLAS F

    Il y a toujours quelques abrutis qui pensent que les arabes ont apporté une grande civilisation et un art de vivre dans le midi de la France.
    Dans tous les cas on cherche vainement .A part quelques pots de fleurs et un peu de carrelage,c’est le vide sidéral.
    A propos d’intégration ils ont plutôt fait de la désintégration .

  5. elias

    Merci pour ce rappel – c’est un devoir de memoire de recenser tous les actes de resistance qui doivent maintenant nous inspirer

  6. Xtemps

    Oui, n’oublions jamais le courage de ces hommes qui ont combattu l’islam esclavagiste, meurtrière, pervers et lâche qui s’en prend à des civils sans armes, pour les jeter dans leurs esclavages pitoyables.
    Pour la France c’est l’une des batailles pour la liberté de l’oppresseur, pour ensuite se libérer de la tyrannie royale, pour acquérir les droits de l’homme et du citoyen et supprimer l’esclavage.
    Que nos dirigeants aujourd’hui nous remettent l’islam par la force contre la volonté des peuples européens, que hier les peuples européens avaient combattu, est comble et tant de mort pour rien, à cause ces ordures aux pouvoirs.
    L’islam est soumission, nos dirigeants aux pouvoirs aussi, quel coïncidence et que de connivences avec l’islam!.

  7. zipo

    En effet beaucoup de textes révèlant notre histoire ont été passé sous silence ,heureusement certains historiens les ressortent !mais la vérité est toujours la mème « in pace bellum »si tu veux la paix prépare le guerre et pour cela il faut une armée solidaire a la nation et nom soumise a l’Islam .Donc par sécurité toute personne dont le religion est l’Islam et sa règle la charia refusera de combattre ses frères musulmans ,donc exclure ces personnes d’office par sécurité et ne pas leur ouvrir la boite de pandorre !

  8. SarisseSarisse

    711 il franchissent le détroit aux colonnes d’Hercules, 719 ils sont aux portes des Pyrénées, 721, les Aquitains, les Basques, des Gascons, des Wisigoths, répondent à l’appel du duc mérovingien d’Aquitaine pour défaire 12 ans avant Charles Martel les hordes sarrazines aux portes de Toulouse, même les annales arabes s’en souviennent comme d’une brûlure au fer rouge.
    En Aquitain je me souviens.
    Le Sud qui dû combattre encore après Poutiers jusqu’à la bataille de Tourtour gagnée à la veille de l’an mil par Guillaume de Provence doit s’en souvenir pour ne plus jamais revivre la soumission.
    Le Sud a ses hoplites!

  9. patito

    Aquitaine ; Neustrie , Austrasie …..
    c’est une époque où la France est divisée en trois et Eudes d’Aquitaine est le roi d’Aquitaine et fait la guerre aux Sarrazins mais aussi à Charles Martel .
    Il appellera pourtant ce dernier à le soutenir dans une bataille où il s’illustrera mais dont nous attribuons la victoire au seul Charles Martel : Poitiers 732.
    Il devrait être associé dans nos mémoires à celui-ci pour avoir défendu la France contre l’envahisseur pendant des années .

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