Le chant des rameaux


Le chant des rameaux

Face à la Barbarie, mes armes sont mes mots.
Bien qu’ils ne puissent pas éradiquer nos maux,
pas plus que ne pèse une plume,
que n’étanche la soif, l’écume,
ils chantent obstinément, comme vents et rameaux…

PACO. Colibri, lucide, désespérément.
18/05/2018.

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Paco

C'est jamais que des mots tournés en écheveaux, des embrouillaminis parcourant le cerveau ! Mais c'est vrai ça vaut pas tripette, ces mots tirés à l'escopette, ce n'est pas du Verlaine et pas du Marivaux... PACO 2016.


11 thoughts on “Le chant des rameaux

  1. Lone

    Il faut les mettre avec cochons et chiens ! Enfermés ou enterrés ! Et nos n’aurons plus d’attentats ! Ni armes ni mots !!

    1. pikachu

      Pour finir de bien le pourrir, je vous propose de trouver la contrepèterie qui se cache dans le titre :
      « le chant des rameaux ».

      Indice : ça sent le marché aux bestiaux chez les bédouins !

  2. MaximeMaxime

    Merci Paco pour cet hommage à la liberté d’expression. http://resistancerepublicaine.eu/2018/05/23/le-chant-des-rameaux/

    La Cour de cassation vient, à sa façon, de rendre hommage à la liberté d’expression dans une affaire médiatique, même si on aimerait qu’elle le fasse aussi en d’autres occasions, sa jurisprudence étant loin d’être pleinement satisfaisante de ce point de vue.

    Il est assez rare qu’une juridiction rende un arrêt qui ne soit plus susceptible de recours interne : tel est le cas de celui de la Cour de cassation du 7 mai 2018 qui met hors de cause l’enseignant inquiété dans l’affaire de « l’association Averroès », gestionnaire d’un établissement d’enseignement.

    Or, cette relaxe est définitive car aucun renvoi à une cour d’appel n’est effectué : la procédure en diffamation est bel et bien terminée et le professeur de philosophie concerné ne peut plus être inquiété.

    La Cour de cassation s’est fondée sur la règle selon laquelle « les expressions diffamatoires contenues dans une correspondance personnelle et privée, et visant une personne autre que le destinataire du message qui les contient, ne sont punissables, sous la qualification de diffamation non publique, que si cette correspondance a été adressée dans des conditions exclusives de tout caractère confidentiel ».

    Or, en substance, le professeur avait écrit à 4 collègues qu’il jugeait dignes de confiance… pas de chance pour lui, ce ne fut pas le cas puisque la correspondance fut rendue publique à son insu. Cela justifie ainsi la cassation qui est intervenue, alors qu’en première instance puis appel, le prévenu avait été condamné.

    L’association Averroes avait « fait citer directement devant le tribunal de police, sur le fondement de l’article R. 621-1 du code pénal, M. Soufiane X, professeur de philosophie au sein de l’établissement d’enseignement Averroes, pour avoir adressé, le 24 janvier 2015, un courriel en réponse à une collègue de travail, qu’il a également transféré à trois autres salariés de cet établissement et contenant les propos suivants : « (…) Propos antisémites récurrents en cours, idéologie salafiste et des Frères Musulmans diffusée dans les cours d’éthique islamique, adhésion massive des élèves aux théories du complot paranoïaques, soutien massif et indéfectible des élèves à l’antisémite Dieudonné, remise en question récurrente dans les cours de la République et de la laïcité, refus massif de la théorie de l’évolution darwinienne, littéralisme et légalisme rigoriste des élèves confortés par des professeurs, double langage permanent (un discours devant les médias, un autre hors médias) » ; que la citation visait également l’article R. 621-2 dudit code en raison du passage suivant: « bon courage à toi chère collègue dans ce nid de vipères hypocrites ».

    Pour la Cour de cassation, « le courriel litigieux, adressé en réponse à une des enseignantes puis à trois autres du même établissement dont l’intéressé s’estimait, à tort ou à raison, proche, a revêtu le caractère d’une correspondance personnelle et privée, et n’a perdu son caractère confidentiel que par l’initiative de l’un de ses destinataires ».

    Vive la confiance donc ! Hélas pour Soufiane X, il semble avoir manqué de lucidité en faisant confiance aux destinataires de son message…
    Soufiane X. avait d’ailleurs indiqué dans son message  » qu’il allait « alerter le rectorat de Lille et le ministère de l’éducation nationale, car un hadith nous rapporte que le Prophète lui-même considérait que c’est un devoir pour tout musulman de dénoncer l’injustice avec la parole quand on n’a pas d’autre moyen de la combattre », en ajoutant plus loin « nous n’avons plus le droit de nous taire » ».

    Il pensait s’adresser à des « musulmans modérés », lui-même ne remettant pas en cause l’islam mais le salafisme… sa confiance ayant été trompée, en tirera-t-il des leçons à ce sujet ?

    https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000036930237&fastReqId=1261112927&fastPos=1

    1. frejusien

      la guerre entre musulmans qui ne sont pas du même bord, a commencé sur le territoire,
      et voilà que nos tribunaux se voient occupés à régler ce genre de différend ,
      le Sofiane se réclame de la parole du prophète pour se dresser contre d’autres qui appliquent le coran à la lettre,
      interprétation, interprétation…….
      ça ne fait que commencer, pour l’instant ce sont des mots, plus tard ce sera des couteaux

  3. Sylvie2

    vos mots chantent obstinément et les mots sont les plus belles des armes ! encore faut-il savoir les lire ?
    Merci pour ce poème.

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