Rome : la « grande tristezza »


Rome : la « grande tristezza »

Il commence à y avoir des soubresauts, voire des sursauts en Europe qui laissent espérer un changement de point de vue dans certains pays d’Europe.

Les gens en ont marre de cette descente aux enfers dans leur quotidien
Et pourtant, il faut bien vivre,se rendre au travail pour manger.

Voici un article du « Point » de cette semaine :

Rome : la « grande tristezza ».

Un autobus en feu à quelques centaines de mètres du siège du gouvernement, des passagers qui courent en hurlant, une passante brûlée, des enfants terrorisés, les sirènes des pompiers, la circulation bloquée :

Bagdad ? Damas ? Kaboul ?

Non, scène de la vie ordinaire à Rome.

L’autobus de la ligne 63 qui est parti en fumée mardi matin via del Tritone, en plein centre historique, est le dixième à prendre feu dans la ville éternelle depuis le début de l’année…, le quarantième depuis 18 mois.

Un bulletin de guerre.

Avec 11 500 salariés, une dette supérieure à un milliard d’euros et une flotte d’autobus dont la moyenne d’âge est de 12 ans, l’Atac, la société de transports publics municipale, est un paquebot en naufrage.

Chaque jour, 300 des 1 300 bus qui entrent quotidiennement en service sont contraints de s’arrêter à cause d’une panne.

Les fournisseurs de pièces détachées n’ayant pas été payés, les mécaniciens cannibalisent les engins laissés au parking.

Absence de vision à long terme, personnel pléthorique engagé par clientélisme, absentéisme, syndicalisme irresponsable, incurie des dirigeants et des responsables politiques, corruption : les maux de l’Atac ont été maintes fois analysés. En vain.

Si pour prendre l’autobus, les Romains sont confrontés à des attentes interminables et qu’ils se déplacent, quand la course n’est pas interrompue, à une vitesse de tortue, ils ne peuvent que rarement compter sur le métro.

Avec 55 kilomètres de métro et trois lignes qui ne croisent qu’à la gare centrale, contre 220 kilomètres de ligne à Paris par exemple, le réseau ne permet pas de rejoindre de larges portions de l’agglomération. Sans doute la raison pour laquelle seuls 30 % des habitants utilisent les transports publics, contre 64 % des Parisiens.

Rats géants

Contraints de délaisser les transports publics, les Romains passent donc de longues heures au volant de leur véhicule particulier.

Ils en possèdent 619 pour 1 000 habitants, contre 250 à Paris.

Une épreuve pour les nerfs… et pour les lombaires.

En effet, la chaussée tient davantage du champ de pommes de terre que de l’asphalte lisse d’une capitale européenne. Honda, Yamaha, Suzuki et Kawasaki ont ainsi installé dans la capitale italienne les centres d’essais d’endurance de leurs scooters.

La piazza Venezia, équivalent de la place de l’Étoile à Paris, est considérée comme le plus exigeant des parcours au monde pour les amortisseurs japonais.

Le 5 mars dernier, 24 heures de gel ont suffi pour ouvrir dans la chaussée romaine des centaines de milliers de nouveaux trous.

Fataliste, la mairie a mis en ligne un document pour permettre à des milliers d’automobilistes de demander le remboursement des roues crevées en raison de l’état des routes.

Mais il n’y a pas que les pneumatiques qui souffrent.

On dénombre chaque année 71 morts par accident de la route par million d’habitants à Rome, contre 17 à Paris.

Mieux vaut donc se déplacer à pied qu’en voiture dans la ville éternelle. Plus facile à dire qu’à faire.

La société municipale de gestion des ordures, avec ses 8 000 salariés, n’a rien à envier à celle des transports.

Sacs d’ordures éventrés et montagnes de déchets déversés sur les trottoirs sont les garde-manger à ciel ouvert des « pantegane », la race de rats géants qui ont conquis les trottoirs comme autrefois les gladiateurs faisaient la conquête du Colisée.

Un problème qui dure depuis que toutes les décharges ont été fermées sans qu’aient été construits des incinérateurs. Les ordures romaines sont donc envoyées par trains entiers dans des pays étrangers, Bulgarie, Portugal ou Roumanie, et les habitants de la capitale paient le triple des autres citoyens italiens pour le nettoyage urbain.

Machette

Pour éviter les ordures, les piétons peuvent tenter leur chance en choisissant les espaces verts et les jardins des somptueuses « villas » (Torlonia, Pamphili, Borghese, Ada…).

À condition toutefois de se munir d’une machette.

L’appel public pour le marché de la tonte dans les jardins romains a été annulé par l’autorité anticorruption.

 Une folle jungle a envahi depuis la fin de l’hiver tous les espaces verts de la capitale.

Le trait n’est pas forcé. Depuis 2001, le centre historique de Rome a perdu 15 % de ses habitants, fatigués de vivre dans une ville située, par une enquête réalisée par l’université La Sapienza, au 86e rang des communes italiennes sur le critère de la qualité de la vie.

Si pour les touristes et les cinéphiles, la ville éternelle évoque « la grande bellezza », elle provoque chez ses habitants « la grande tristezza.

http://www.lepoint.fr/europe/rome-la-grande-tristezza-10-05-2018-2217428_2626.php#xtor=CS3-194

et aussi un autre article du Point:

Ce crucifix qui met l’Allemagne sens dessus dessous:

http://www.lepoint.fr/europe/ce-crucifix-qui-met-l-allemagne-sens-dessus-dessous-10-05-2018-2217412_2626.php

En imposant le crucifix dans les bâtiments publics, le président de la Bavière est sous le feu des critiques. Mais envoie un message clair à ses électeurs.

 

Résistance Républicaine relaient d’autres faits qui laissent entrevoir un sursaut dans les populations grâce au travail des résistants, soit grâce à leurs discours soit par des manifestations médiatiques comme le font les identitaires.

Et ça marche; même Macron a esquissé un problème franco-italien qui serait dû-a t-il osé dire- aux migrations récentes et Paris suspend ses visas aux Comores qui refusent de reprendre leurs citoyens expulsés de Mayotte .

Quel courage!

On ne peut que s’en féliciter, même si c’est une goutte dans l’océan

C’est ainsi qu’on peut voir ce reportage à la frontière italienne entre activistes d’extrême gauche et gendarmes.

L’aurions nous vu si les GI n’étaient pas intervenus quelques jours plus tôt au Col de l’Echelle à Névaches?

 

 

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6 thoughts on “Rome : la « grande tristezza »

  1. hathoriti

    Sursauts ? Soubresauts ? Fonçage dans le tas, oui ! Forces de l’ordre ou pas, les citoyens de tous les pays européens doivent s’unir pour flanquer les parasites à la porte, manu militari ! y’en a assez ! ASSEZ !!!

  2. Lacata

    Bonsoir et merci à RR d’avoir mis en avant mes réflexions sur un sujet qui me tient à cœur: la lente descente aux enfers de l’Europe.

    Et merci Hathoriti pour ta réaction; bien sûr qu’il faut lutter contre les parasites. Si je parle de sursaut, ce sont ceux de nos gouvernants, le mot est d’ailleurs trop fort tant ils peinent à réaliser la souffrance qu’ils infligent à leurs peuples. Et entendre un Macron se poser la question de savoir si l’immigration subie pouvait jouer en faveur des nationalismes est tellement rare que j’ai cru que c’était Noel et je me suis dit: » enfin, le président commence à comprendre le drame qui se joue au sein des populations en Europe, celui du « grand remplacement » . Mais a-t-il vraiment conscience de la destruction de nos valeurs par les musulmans?
    Comment par exemple expliquer l’augmentation des viols et leur quasi impunité ? A force de vivre dans une société sans réaction, j’ai vraiment peur pour l’avenir de mes petites-filles. Il est grand temps de se bouger le c…

  3. pauledesbaux

    normal avec ce papeton qui lèche les babouches et peut-être le reste aussi
    CHI LO SA ?

  4. frejusien

    oui, une grande tristesse de constater la décadence d’une vieille et belle civilisation , Rome la ville éternelle , est devenue une poubelle à ciel ouvert, et ça ne s’arrangera pas avec la pression de l’UE, l’invasion, la corruption politique, et les maffieux qui ne pensent que bizness,

    et ces autres abrutis, dans le nord, qui soutiennent les migrants !

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