Ils ont tort, les étudios de demander seulement 10 sur 20 à leurs partiels


Ils ont tort, les étudios de demander seulement 10 sur 20 à leurs partiels

Farce ou tragédie ?

« Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce.  » écrivait Marx.

Les ex  » nuit debout « , les  » insoumis « , les  » antifas  » , les étudiots ( Tolbiac par exemple ) , et d’autres veulent rejouer 68.

 » 10 / 20 ( minimum ) pour tous  »
 » des diplômes pour tous  » !

Benoît Rayski :
.
Ici et là – et en particulier à Tolbiac, haut lieu de la lutte – des étudiants sont en grève. Ils réclament l’abrogation de la loi Vidal sur l’enseignement supérieur. Selon eux, elle porte en germe une sélection déguisée. Le gouvernement soutient le contraire. Tout ça est très, très compliqué. Trop compliqué pour nous.

C’est pourquoi il nous faut nous intéresser à une autre de leurs revendications. Elle a le charme de la nouveauté et la fougue innocente de la jeunesse. Les étudiants réclament en effet, et automatiquement, une note de 10/20 pour leurs partiels ! Certains trouvent ça choquant et imbécile. Moi pas. 10/20 est une exigence très modérée, inattendue de la part de révolutionnaires. A moins qu’il ne s’agisse de révolutionnaires en peau de lapin, de centristes camouflés ou de sociaux-démocrates frileux et soumis au diktats des classes possédantes.

10/20 ?

Pff … Camarades étudiants, ne vous laissez pas abuser par des réformistes mous et craintifs. Il faut aller plus loin. Plus haut. Je propose au vote d’une Assemblée générale qu’une note de 15/20 soit attribuée aux participants, et à eux seulement, des AG. Et que ceux qui se dévouent pour animer ces belles prises de parole se voient attribuer une note de 20/20. Le peuple étudiant se doit de reconnaitre les mérites de ses dirigeants. Ils se dépensent deux fois plus que les autres : normal que leur note soit le double de celle des autres. 10/20, c’est bon pour la piétaille dont l’engagement n’est pas total.

Le président de l’université, Georges Haddad, a failli s’étrangler en prenant connaissance de ce 10/20. « C’est contraire à toute déontologie » a-t-il déclaré. « Je ne me vois pas délivrer des diplômes au rabais ». Mais il ne connaît rien à rien ce M. Haddad ! Il ignore tout de la population dont il a la charge. Les étudiants veulent des diplômes. N’importe quels diplômes : au rabais, soldés, frelatés, vendus à perte. Des diplômes ! A la prochaine AG, les étudiants exigeront de pouvoir noter leur président d’université. Et il aura 0/20, Georges Haddad ! « 

http://www.atlantico.fr/decryptage/fac-tolbiac-etudiants-grevistes-exigent-office-10-20-pour-partiels-3353614.html

Un des slogans les plus connus de 68 était :  » CRS SS « , ce qui était d’autant plus ridicule que les Compagnies Républicaines de Sécurité, CRS, avait été créées APRES la Libération .

On peut maintenant, malgré tout, adapter ce slogan à la situation actuelle :

 » nuit debout, boue, boue !  » ,  » insoumis, mis, mis !  » ( ceux qui ont voté pour, mis jusqu’au trognon ),  » antifa, fa, fa  » ( ce sont eux les vrais fa ),  » itudiots, i, diots « .

( je ne parle bien sûr pas des vrais étudiants )

En sommes-nous à l’étape de la farce , ou plutôt à celle de la tragédie ?

Dans un pays qui s’effondre…

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12 thoughts on “Ils ont tort, les étudios de demander seulement 10 sur 20 à leurs partiels

  1. clairement

    Moi je propose qu’on donne aux étudiants le diplôme d’études HI HAN !

    Merci pour cet humour Claude TAL ça permet de vivre dans ce monde de fous

  2. Marie

    Bin quoi, sont pas contents les zetudiants ? Les bras m’en tombent car je me rappelle qu’il n’y a même pas un an eux, leurs profs et les doyens de fac faisaient de la propagande pour macron. Il faut vite leur dire qu’être à l’unef ne va plus leur assurer un poste de planqué au ps qui est mourant et vend les petites cuillères. Ceci dit ils sont bien trop gâtés, certainement encore des gosses privilégiés, je n’ose pas croire que des ados qui ont des parents qui font des « sacrifices » pour payer les études de leurs rejetons puissent se permettre des choses pareilles et pouvoir encore se regarder dans un miroir. Les miens sont prévenus, on paiera leurs études, mais si ils ne bossent pas, ils iront faire de la mise en rayon à lidl, on ne va pas financer des années de glandouille.

    1. AntiislamAntiislam

      Bonjour,

      Je me suis fait exactement la même réflexion que vous.

      L’agitation dans les facs servaient à tous ces gars-là à se préparer une bonne carrière dans l’appareil PS et la vie politique, sur le dos des étudiants qu’ils mettaient en grève.

      Mais cette voie est désormais obstruée :=(

  3. frejusien

    La Grosse Farce !
    on voit le résultat de cette nouvelle forme d’éducation, cette façon de tout donner sans rien exiger en retour, ils en ont tellement pris l’habitude jusqu’au baccalauréat qui , lui aussi est bradé, qu’ils exigent que ça continue

    1. Amélie Poulain

      Ben oui, « on » avait bien dit « 80 % au bac » en 1981, il fallait du coup bien sûr le brader. Et puis ensuite, fi du qualitatif (véritable niveau « intellectuel » des études) on ne par plus qu’en quantitatif (Bac+…. tant d’années), comme si le nombre équivalait le verbe. Il y en a qui en ont bien profité d’ailleurs pour obtenir des avantages professionnels.

      C’est là d’ailleurs qu’a commencé le nivellement par le bas, les derniers de la classe voulant être, sans se donner de mal, à la même place que les premiers de la classe et au besoin les virer, et ça continue, pourquoi se gêner…. Et on en voit le résultat.

      1. Amélie Poulain

        Je rectifie mes erreurs :

        on ne parle plus qu’en quantitatif (Bac+…. tant d’années), comme si le nombre équivalait au verbe.

  4. frejusien

    Comme dirait ma grand mère : une bonne guerre, une vraie famine, et ça leur redresserait les côtes

  5. Victoire de Tourtour

    L’étudiant gaucheux, inculte, content de lui :à la fois « p’tit con d’ la dernière averse » selon Brassens et « senorito satisfait  » selon Ortega y Gasset.

  6. Armand LanlignelArmand Lanlignel

    Si la loi était appliquée, cela irait mieux. Le droit de grève n’autorise pas à empêcher les autres de travailler. Les bloqueurs de facs ou d’amphi devraient être exclus de l’enseignement supérieur pendant un an ou deux.

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