Je vous parle du temps où l’on parlait portugais à Champigny


Je vous parle du temps où l’on parlait portugais à Champigny

‌Je vous parle d’un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître,
Champigny ( là où les  » jeunes  » massacrent une femme policier au sol ), en ce temps là …. était une ville portugaise .

Pas de délinquance. Pas de criminalité. Pas d’attaques contre la police.
Et pourtant, la vie des Portugais, à Champigny …….

Benoît Rayski :

Savez-vous qu’il y eut des années quand à Champigny-sur-Marne on parlait portugais ?
Libération est un journal. Et ce journal rend compte à sa façon –très originale- du lynchage dont la ville de Champigny-sur-Marne a été le théâtre. Dans un article son envoyé spécial  insiste lourdement sur les traces, nombreuses, de grenades lacrymogènes dénombrées par ses soins sur les lieux. Une façon de dire que les forces de l’ordre n’y sont pas allées de main morte!

Il met en évidence le fait que, selon lui, la foule déchaînée était « mixte ». « Mixte » veut dire qu’elle n’était pas unicolore. Le journaliste de Libération n’a pas, bien sûr, assisté au lynchage mais il se croit obligé d’écrire « mixte » pour ne pas –n’est-ce pas ?- stigmatiser. Toutes les images filmées et diffusées attestent du contraire.

Mais peu importe la vérité il fallait pour des raisons de bondieuserie bienpensante qu’il y ait aussi des Blancs dans la foule. Dans le même texte il est indiqué –ça fait bien-  que la fête intitulée « Black face » qui a débouché sur l’émeute « n’était pas réservée aux Noirs ». Youpi ! Le journal Libération a-t-il compté les Blancs qui ont assisté à cette scène?

Comme Libération, Le Parisien est un journal. Mais ils ont entre eux le même rapport que les torchons avec les serviettes. Oublions le torchon. Et intéressons-nous à la serviette. Le Parisien publie un article passionnant et éclairant sur ce que fut Champigny-sur-Marne dans les années 60-70. Cette ville était alors appelée « la deuxième capitale du Portugal ».

 Vivaient là-bas entre 12 et 15 000 Portugais. Chassés par la misère ils étaient venu en France pour y trouver du travail. « Vivaient là-bas » est un terme plus adéquat que « habitaient là-bas ». Parce que Champigny-sur-Marne était alors le plus grand bidonville de France. Des baraquements faits de planches, de tôles, de parpaings.

Une immense déchetterie où vivaient des hommes. Pas d’eau, pas d’électricité, pas de tout à l’égout, pas de ramassage des ordures. Un monde de boue. Des années de boue. Des conditions de vie révoltantes. Et pourtant pas de délinquance. Pas de criminalité. Pas d’attaques contre la police.

Vint un jour où le gouvernement français de l’époque -celui de Chaban-Delmas- eut honte de cette tâche. Des bulldozers furent envoyés sur place pour raser le bidonville. On construisit des HLM pour reloger décemment les Portugais. Eau, électricité, salles de bain, toilettes : le bonheur.

Ces Portugais-là continuaient à être ouvriers. Ils eurent des enfants qui allèrent à l’école, firent des études. Certains d’entre eux restèrent ouvriers comme leurs parents. D’autres devinrent enseignants, ingénieurs, techniciens, commerçants, avocats…

Ils eurent eux-mêmes des enfants qui suivirent la trace de leurs parents. Aucun d’entre eux n’a appris à détester la France. Et pourtant le bidonville de Champigny-sur-Marne n’était pas vraiment à notre honneur. Qui parle aujourd’hui des Portugais ? Après eux d’autres populations sont venues.

http://www.atlantico.fr/decryptage/savez-qu-eut-annees-quand-champigny-marne-on-parlait-portugais-benoit-rayski-3272043.html

Et maintenant, Champigny,  » ça ne veut plus rien dire du tout.  » ?

Au contraire, ça dit tout de la France telle qu’on nous la façonne !

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17 thoughts on “Je vous parle du temps où l’on parlait portugais à Champigny

  1. Fomalo

    Rappel d’importance Claude t.a.l, pour lequel beaucoup de Portugais vous remercieront je le crois. OUI, la différence est capitale. Tous les Portugais du Champigny des années soixante étaient chrétiens, travailleurs, comme tous ceux de France ayant fui la dictature pour beaucoup, ou ayant immigré pour soutenir leur vie et celle de leurs parents restés,au pays parce que trop âgés.
    L’on rappelle souvent « L’an prochain à Jérusalem » pour les Juifs de la diaspora, mais on oublie souvent « L’an prochain au Portugal » pour les Portugais de l’époque. Ce n’est pas le cas pour les maghrébins et autres sub-sahariens ou turcs musulmans, qui eux veulent profiter de l’Etat Français jusqu’à leur fin et ne retourner au bled qu’enrichis de leurs trafics en n’ayant jamais comme cela a été le cas pour de nombreux Portugais, été réquisitionnés pour un service militaire en Angola… Merci pour l’article.

  2. Olivia BlancheOlivia Blanche

    Claude me pardonnera, j’espère, d’user de son post pour passer une info qui n’a pas de rapport avec ce qu’il dit.

    Ce matin, dans une maison de la Presse j’ai repéré une revue « Les secrets de la loge » – et, en sous-titre : les Francs-Maçons Musulmans !

    J’ignorais que cela pouvait exister des Francs-Maçons Musulmans ! Mais ça expliquerait beaucoup de choses ! Et si des musulmans intègrent une loge c’est qu’ils y ont intérêt ! Ils trouveront toujours appui auprès des Francs-Maçons du Grand Orient ou d’une autre obédience, en France. Et ça c’est une très mauvaise nouvelle !

    1. Olivia BlancheOlivia Blanche

      Personne n’a réagi : musulmans francs-maçons : « Le compas et le Croissant » » – pour ceux que ça intéresserait…

  3. JackJack

    Les Portugais, comme les Espagnols qui fuyaient la guerre civile, comme les Russes qui fuyaient la révolution bolchévique, comme les Indochinois après la chute de l’Indochine, comme bien d’autres sont venus en France, y ont fait leur trou, y ont élevé leurs enfants qui, pour beaucoup, recevaient des noms français à leur naissance. Ils sont devenus, eux et leurs descendants, des Français de coeur, même si ce n’était pas toujours facile, apprenant la langue et envoyant leurs enfants dans less écoles. Mais ils n’ont pas donné naissance à des racailles tapant sur les flics, les pompiers, les médecins dans les hôpitaux, les enseignants ici et là. Mais c’était AVANT…

  4. Machinchose

    hé oui! l’ époque ou on entendait Amalia Roudriguèche nous chanter Barcou négrou, ou encore Soulidaou

    ou on découvrait le Bacalaou comme le Caldo berde

    Bon…..Baruch Spinoza, tout le monde ne connaissait pas encore le « hérémisé » Portuguais d’ Anvers
    et je continue d’ acheter a Madame Pinto au marché, des Feijao pour le ragout au collier d’ agneau
    Madame Pinto est une commerçante portouguèche, comme Madame Duarte et sa parente Madame Carvalou la boulangère
    elles se doutent trés confusément avoir été juives il y a 5 siècles, marranisées et finalement de nos jours trés catholiques
    alors je les émeus en leur disant que dans ma famille juive il y a des Nounèch (Nunès) des Carbalou (Carvalho) et Pintou (Pinto) ,dont des rabbins… 😆

  5. schneiter

    Tant que l’on avait une immigration Européenne (Italie, Espagne, Portugal, Pologne notamment), tout allait bien car les valeurs Occidentales étaient communes et partagées. Par contre, avec l’arrivée des maghrébins et des africains, l’histoire ne fut pas du tout la même, et je sais de quoi je parle pour avoir vu les différences (mode de vie, comportement social, propreté, et.).

  6. Grain de riz

    Cela me rappelle une émission télévisée au milieu des années 1980. Epoque ou le FN commençait à être populaire,et où il y avait déjà depuis une bonne vingtaine d’années une montée de la délinquance ,produite, de toute évidence,aux yeux de la population, par des immigrés provenant du Maghreb.Je me rappelle d’un intervenant qui ne supportait pas cette idée qui était en train de se répandre,dire à un autre: Mais arrêtez d’accuser sans cesse les immigrés d’être à l’origine de la montée de l’insécurité en France! Une statistique à été faite,et elle montre très clairement une chose qui va vous surprendre:on constate clairement que les jeunes issus de l’immigration portugaise ont un taux de délinquance inférieur aux jeunes Français de souche!Sur le plateau de télé personne n’avait osé lui répondre que en fait le problème n’était pas l’immigration dans son ensemble mais seulement l’immigration maghrébine,d’ailleurs la seule à l’époque qui continuait,alors que l’immigration provenant d’autres pays d’Europe faisait déjà partie du passé,et n’avait,elle,jamais produit de montée de délinquance.

  7. J

    Toutes les immigrations ne se valent pas. Il faut avoir l’honnêteté de le reconnaître et le courage de le dire. L’immigration intra-européenne de peuples partageant une culture commune (culture judéo-chrétienne, voire helléno-romaine, et slave) a pu se faire justement parce qu’il y avait un socle commun. L’immigration asiatique a pu se faire car les peuples asiatiques sont naturellement respectueux et humbles.
    Les peuples ayant des cultures violentes ou non sédentaires ne pourront jamais s’intégrer où que ce soit. Nous parlons beaucoup des problèmes des Noirs et des Maghrébins, mais il faut aussi reconnaître que les peuples de l’Est, les Roms, causent aussi beaucoup de problèmes car réfractaires à des lois.
    En outre, les lois post Mai 68, avec les institutions qui prônent le « il est interdit d’interdire » n’ont pas arrangé les choses. Le tout permissif est pourtant aussi destructeur que le tout interdit. Parfois même pire.

    1. Machinchose

      le mot  » Rom » est assez récent

      on a toujours dit Romanichels, ou encore Tziganes
      et sans doute pour éviter le « discrimination » on a lancé Rom

      mes amis Roumains eux ne parlent que de Tzigani et ,unanimes, en rigolant me disent « grace a l’ europe » on s’ en débarrasse
      en effet a Bucarest, on voit quelques mendiants (pourchassés) mais plus du tout en provinces, du moins dans la mendicité
      ceux la on trouvé l’ eldorado en France, ou une mendiante assez « aumônable » se fait des journées d’ une centaine d’ euros
      notre boulangère me dit que cette mendiante passe chez elle pour convertir en billets sa récolte de la journée

  8. .templier.templier

    je prendrai toujours une position favorable envers nos amis portuguais…
    je les aime bien…
    je connais plusieurs famille sur Albertville….on se rencontre régulièrement sur les chantiers ou meme chez eux….
    des gens impeccables….
    je suis jamais allé au Portugal….peut etre qu un jour j irai je sais pas….
    on peut leur faire confiance…

  9. pier

    Là , je peux confirmer
    arrivé fin 67 à Chelles 77500 dans l ‘entreprise Jean Lefèbvre ( travaille pour vous )
    les chefs de chantiers ( avec leur camionnette ) tous les matins faisaient le ramassage des ouvriers au bidonville de Champigny . On avait même 1 Berliet GAK benne équipée d ‘une bâche et aussi 1 vieux bus Citroën , pour le ramassage
    Je n ‘ai jamais entendu de problème avec ces travailleurs .maçons , poseurs de bordures , etc ….
    leurs enfants sont devenus conducteurs d ‘engins , chefs de chantiers ou chauffeurs PL et même chefs d ‘entreprise ( dans le bâtiment )
    les petits enfants après dans l ‘informatique … et avec des prénoms français .
    des semaines de travail de parfois 2X 35 h .. Sacrés bosseurs les TOS !
    Certains avaient fait 5 ans en Angola ( ça laisse des traces sur la santé )
    Certains moins de 18 ans fuyaient , pour échapper au service militaire de salazar et sa guerre coloniale
    Heureuse époque pour l ‘encadrement .
    Ceux la ont reconstruit le FRANCE
    ils ont bossé , gagné du fric , vécu chichement et certains ont bâtit leur pavillon ( même 1 en FRANCE et 1 autre au Portugal )

  10. Olivia BlancheOlivia Blanche

    Pour conclure : je trouve anormal que dans une ville française, une banlieue, une langue étrangère domine sur le Français. C’était déjà un MAUVAIS SIGNE !

  11. Alain le para

    Les portugais , les espagnols , les italiens , les polonais , les russes ….etc étaient BLANCS et CHRETIENS . Maintenant , ils sont de couleur et muzzs , trouvez l’erreur !…………… Pauvre pays .

  12. Claude

    Les portugais de Champigny sur Marne…..mais aussi d’Ormesson sur Marne, ville dans laquelle des rues entières ont vue fleurir leurs maisons….bâties de leurs mains, avec sans doute un peu de matériel ramené des chantiers…mais bon le BTP c’est dur et mal payé.
    Chennevières sur Marne leur doit aussi de s’être développée.

    La différence entre ces trois villes ? deux sont indéfectiblement restées des villes « de droite »…. ( ce qui n’est pas un gage de probité politique, Chennevières étant devenue ces dernières années une ville aux élections plutôt mouvementées )…..l’autre comme je l’ai déjà écrit est un bastion PCF depuis des décennies.
    Relation de cause à effet ?

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