L’interminable attente de l’aube, du maquettiste RL-RR Jean-Louis Chollet

Publié le 27 décembre 2017 - par - 6 commentaires

Il est toujours difficile de parler objectivement du livre d’un ami, encore davantage quand il comprend, à travers des poèmes, une part d’intime.

Je ne connais pas Jean-Louis depuis très longtemps. Il nous est tombé du ciel, il y a quelques années, en mettant son talent au service de notre cause. Nous avions eu la chance, pour illustrer nos couvertures, de pouvoir compter sur Ri7, pour nos premiers livres, puis sur le regretté Sylvain Banducci, qui nous a quittés bien trop jeune, et bien trop brutalement.

A présent, c’est Jean-Louis. Il se prétend « designer », mais, lucide, il sait que ce mot ne sera jamais accepté dans le langage de Résistance républicaine… Il a réalisé nombre de tracts et d’auto-collants pour Résistance républicaine, et c’est lui qui a conçu les couvertures de « L’islam, fabrique de déséquilibrés », « A mort le flic » et notre petit dernier « Pourquoi et comment interdire l’islam ». Sans oublier les couvertures des livres de Christine Tasin, dont le dernier, « L’islam à la conquête de l’école ».

Jean-Louis est un génie, dans ce domaine. Il suffit de lui expliquer, au téléphone, le livre dont on veut qu’il réalise la couverture, de parler dix minutes avec lui, et il germe immédiatement l’idée forte, qui va donner à l’ouvrage une couverture souvent exceptionnelle. Et c’est pareil pour des tracts.

Ajoutons que cet amoureux de la langue française a une plume égale à son coup de crayon, et qu’il en fait profiter parfois Riposte Laïque, qui pardonne les quelques infidélités de cet épicurien chez Boulevard Voltaire.

http://ripostelaique.com/author/jean-louis-chollet

Donc, non content d’avoir voyagé dans le monde entier, en Afrique, et d’avoir vécu longtemps au milieu des musulmans (ce qui l’aide à avoir un jugement définitif sur l’islam), mais aussi au Canada, d’être passionné d’aviation, d’avoir une belle plume et un coup de crayon hors pair, l’ami Jean-Louis s’est essayé à la poésie, tel notre Oreliane à nous, dans un autre registre, il est vrai. Cela donne, entre autres, ces deux poèmes, parmi la centaine que contient le dernier livre de Jean-Louis.

Solitude
Quelle sera ma destination finale ?
Toi, qui tiens mon destin entre tes mains,
Seras-tu, seule, à connaître l’heure fatale
Quand je serai privé de lendemains
Dans le désert brûlant où je m’égare ?
Je crains l’enfer de la solitude,
Qui souvent de toi me sépare
Et vient détruire mes certitudes.
Dans ton pays où le secret s’impose ;
J’ai mal, quand je suis si loin, d’entendre
Ton silence indifférent lorsqu’il n’ose
Rien dire de notre relation tendre ;
Elle est venue, je le sais, déranger
Vos principes révolus et les croyances
Prêchées ici par votre messager
Qui se nourrit de notre vraie souffrance.
Notre bel amour sera-t-il sans cesse
Sacrifié à cette religion brutale
Tant que ton Roi pour nous dira la messe ?
Serai-je sans toi, à cette heure fatale,
Pour me tenir la main et me guider
Dans le noir vers la lumière de tes yeux ?
Seras-tu près de moi pour me garder,
Ou toujours soumise à l’ordre religieux ?
Même si ta présence en mon coeur
Estompe mes desseins ténébreux,
Otant des heures mes pleurs et mes peurs,
Le craquement lancinant des freux
Couvre, sur le ksar, la mélodie
Des colombes en leur nid d’Amour.
Ce sombre lied nous dit l’agonie
De toute vie se jouant alentour…

Aux Femmes Courageuses
Offrez votre clair visage au soleil,
Il donne la vie et le coeur s’éveille ;
Il magnifiera pour longtemps encore
Votre âme et les courbes de votre corps.
Laissez la nuit et son croissant létal,
Traversés par les éclairs du métal,
À ces monstres noirs, ces morts-vivants
Qui se cherchent un paradis dans le sang.
Vous êtes Lumière, comme autant d’étoiles
Qui se dévoilent, quand d’autres se voilent
Sous le joug mortel de ces diables puants.
Nous serons, partout, toujours vos enfants,
Nourris chaque matin par votre sein,
Dans un monde apaisé, libre et serein.

Je n’ai pas la prétention d’être un grand connaisseur en poésie, mais j’ai du plaisir à vous informer qu’il y a aussi des poètes parmi notre mouvance, dont l’ami Jean-Louis…

Vous pourrez commander son livre en suivant le lien ci-dessous :

https://www.edilivre.com/librairie/l-interminable-attente-de-l-aube-27a754e798.html/

 

Complément de Jack

Cher Pierre, un oubli dans la liste récente des couvertures dessinées par Jean-Louis (avec qui je me suis découvert une même passion, l’aviation légère), celle de la version américaine des « Assassins » : « Assassins obey the Quran » dont un exemplaire attend sur le bureau de Brigitte Gabriel qu’elle trouve un moment pour le parcourir.

Print Friendly, PDF & Email

6 réponses à “L’interminable attente de l’aube, du maquettiste RL-RR Jean-Louis Chollet”

  1. Jack Jack dit :

    Cher Pierre, un oubli dans la liste récente des couvertures dessinées par Jean-Louis (avec qui je me suis découvert une même passion, l’aviation légère), celle de la version américaine des « Assassins » : « Assassins obey the Quran » dont un exemplaire attend sur le bureau de Brigitte Gabriel qu’elle trouve un moment pour le parcourir.

  2. frejusien frejusien dit :

    Encore un qui s’est fait piégé par une muzz ? si j’ai bien compris…..
    C’est bien dommage pour lui, je compatis,
    Encore une victime du dogme de l’infâme, pourtant il mériterait mieux….

    Patience ! toute passion finit par s’estomper avec le temps et les années, et au réveil, on s’aperçoit qu’on a seulement vécu un mauvais rêve,

    Toute ma sympathie à Jean Louis Chollet

    • Avatar Pouf dit :

      Si je comprends que l’attirance physique compte beaucoup dans une relation ( disons 75% ), l’intellect compte aussi beaucoup ( disons 75% ! )…or une telle croyance ( le coran ) me paraît rédhibitoire ! Comment peut-on s’apprécier si d’entrée de jeu, votre partenaire croit mordicus à de telles sornettes ? C’est fondamental pour tout ce qui en découle !

    • Cher Fréjusien,
      Permettez-moi de vous rassurer. L’ensemble de mes poème n’est pas un cri de souffrance.
      Cette “muzz”, comme vous le dite, n’aura été qu’une aiguille dans une meule de bon foin paysan bien de chez nous. A peine si cela pique le doigt quand on tombe dessus, mais on s’en remet très vite !
      Bien à vous.

Lire Aussi