Vous aimez la France d’hier ? Alors donnez-vous les moyens pour qu’elle soit celle de demain


Vous aimez la France d’hier ? Alors donnez-vous les moyens pour qu’elle soit celle de demain

NOSTALGIE DES ANNÉES D’AUTREFOIS

Dans mon précédent article à propos des obsèques de Johnny Hallyday, j’ai exprimé comment cet extraordinaire rassemblement populaire a pu être aussi l’expression de la nostalgie des années prospères.

Celle-ci ne pouvait guère concerner que les Français, blancs, comme cela s’est vu. Mais d’autres aussi qui, adhérant à nos valeurs de civilisation et aimant la France, partagent ce souvenir vivace d’un pays où ils avaient trouvé ce qu’ils n’avaient pas chez eux et en sont reconnaissants, s’étant discrètement assimilés avant la lettre et sans qu’il faille le leur demander.

Ayant lu de nombreux articles récents sur cet événement, sur plusieurs sites, j’ai pu observer que si toutefois tout le monde n’a pas été un fan de Johnny, on prend acte de son immense popularité et de son indéniable talent. Seuls font tache quelques articles et commentaires, notamment ceux relevant sans intérêt ses excès de jeunesse, et aussi ceux prétendant qu’il avait un vocabulaire très limité ; il suffit pourtant d’écouter ses interventions publiques pour entendre qu’il avait un parler bien placé dans la moyenne de ce qui s’entend aujourd’hui. S’il n’était pas particulièrement un intellectuel, il est bon de se souvenir qu’il appréciait Georges Brassens, des chansons duquel on peut bien des fois trouver l’occasion de consulter le dictionnaire (sycophante, tabellion, codicille, etc…). Un peu de retenue dans l’expression d’un désintérêt banal -surtout envers un mort- ne peut pas nuire, et éviter de confondre le grand Johnny avec un certain fouteux se croyant à la mosquée sur un stade serait d’une élégance très minimale.

Cette nostalgie des années d’un autrefois pas si lointain n’est pas nouvelle, elle est même exploitée commercialement depuis bien des années. Si toutefois il circule sur Internet beaucoup de diaporamas, gratuits, relatifs à ces temps heureux, il se vend quantités d’articles en entretenant le souvenir. Dans le domaine des modèles réduits de voitures, que je connais bien, il existe une liste impressionnante de collections à thèmes sujettes à abonnement, toutes ayant en commun les années 50 à 70 : voitures banales, camionnettes, autocars, etc. Dans divers magasins, on peut trouver de nombreux objets du quotidien tels que serviettes de plage, paravents, miroirs, objets décoratifs, objets usuels représentant ou répliquant des choses du passé. Mais pas n’importe lequel : le plus souvent c’est celui de ces années fastes et prometteuses des Trente Glorieuses. Faites-en l’expérience en observant les boutiques. Ceci n’est pas dû au hasard : non seulement il y a du profit à faire, mais on entretient ainsi la notion de passé, fixant donc hors présent et futur cette normalité que nous aurions bien voulu voir perdurer pour la grandeur de la France, de notre épanouissement personnel et collectif, des perspectives que nous léguerons à nos enfants.

Peut-être va-t-on se demander où je veux en venir, tout comme les lecteurs de mon livre ont pu être surpris par certains passages, mais comme dans mon livre aussi, tout se tient : cette nostalgie des belles années concerne ceux qui aiment la France, elle est entretenue par quelques profiteurs dans le but -outre le profit immédiat- d’immobiliser dans le temps passé cette France d’autrefois. Il est donc vital de ne pas s’embrouiller avec des polémiques ne grandissant personne et de s’unir dans ce qui nous rassemble le plus et le mieux. Pour cela, ne nous lassons pas de solliciter ceux-là mêmes qui, par leur attitude -comme par exemple la foule aux funérailles de Johnny- montrent leur attachement à la France éternelle. Rappelons-leur que s’ils sont mécontents de la politique actuelle, celle de Macron, pour un sujet ou un autre, ils doivent remettre en cause leur attitude, leur vote ; disons-leur bien que lorsqu’on élit un individu avec un programme, c’est comme acheter un article en kit complet : on a toutes les pièces, celles que l’on a prévues et celles auxquelles on n’a pas pensé faute d’avoir étudié la chose dans son ensemble, mais il va falloir faire avec le tout. Il en est ainsi de l’attitude collective que nous attendons de nos concitoyens : s’ils aiment la France d’hier, il faut se donner les moyens concrets pour qu’elle soit la France de demain.

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Daniel Pollett

Retraité actif et patriote vigilant. Auteur du livre « Citoyens ce roman est le vôtre ». Responsable Résistance républicaine du Languedoc Roussillon


10 thoughts on “Vous aimez la France d’hier ? Alors donnez-vous les moyens pour qu’elle soit celle de demain

  1. rocker

    Beaucoup de mots, de belles paroles et tout ça pour arriver au vote !! Mais si vous attendez après le fameux vote pour changer les choses ça n’arrivera jamais, n’avez vous pas vu comment lors des dernières élections présidentielle la manipulation effectuée par ces gens qui se complaisent dans cette situation, médias à la solde d’un candidat, un autre décrédibiliser avec des affaires sorties pendant la campagne et une diaboliser à l’extrême pour amour de la France, alors si vous attendez que tout change avec un vote vous risquez d’attendre encore longtemps et même peut être de voir le drapeau vert flotter sur l’Élysée en lieu et place de notre drapeau tricolore, non je ne crois plus en ces votes truqués et si les Français patriotes et les français qui aiment leur pays veulent un jour reprendre en main les destinées de leur pays il faudra autre chose qu’un bulletin de vote comme arme.

  2. Machinchose

    joli les 3 BBR

    de toutes façons même de dos on sait a qui on a a faire, grace a cet « uniforme » qu est devenu le survêtement a capuche

    son histoire est apparue il y a une vingtaine d’ années quand on nous gavait de ce qualificatif « les Jeunes » ou encore « les Djeunes »

    en réalité ces nuisibles voulurent alors s’ identifier a leurs parents, leurs grands parents…leur état de « misère » ne les empêchant pas de se rendre en vacances au « Bled »
    sur place, ils comprirent qu ils n’ étaient pas vraiment des « Fronçés », en voyant les Pappy porter la « Kachabiya » marron, en poil de chèvre ou de chaeau, le « Barnouss » identique, et, avec cette capuche protégeant du froid, de la pluie, en hiver…transformable en sac a dos a la belle saison pour y transporter ses courses, variété de Caddie du bled, sans les supermarchés

    alors ils ont trouvé chez les Décathlons et autres go-home (ça viendra..) de quoi s’ identifier
    c’était le Maghreb vécu en France, l’ identité affichée, le masque des outlaws des « tchités » -aimable désignation pour marier Shite et cités-
    depuis ce déguisement a fait florès, s’est répandu comme un collecteur d’ eaux usées, crevé

    également signe de reconnaissance de l’ origine, bannière de la racaille, dont sont systématiquement affublés les casseurs et pilleurs de magasins.(une pensée jalouse pour ces pays d’ amérique latine ou les pillards sont abattus a balles réelles, comme aux états unis d’ ailleurs)

    tiens! il me vient a l’ esprit l’ image du nabot Achamlane, qui portait fièrement un turban du haut de son 1.59 mètre, revendiquant l’ origine chaouie ou bédouine de sa famille lui, le « chavalier de fierté » a qui un bourricot aurait suffi a servir de destrier….

    voilà…..si j’ ai pu vous éclairer sur la « geste » que signifie ce survêtement a capuche, j’ en serais trés heureux

    PJ une photo du Pappy typique au bled, tenant toujours le même mur depuis 72 ans et allant chercher sa retraite française tous les mois avec les papiers de son frères ayant bossé a Flins et mort depuis 27 ans.. 😆

    1. Christine TasinChristine Tasin

      Cela n’a rien de choquant, et fort heureusement, vive l’humour. Vive le blasphème. Les chrétiens comme les muussulmans ont le droit de ne pas faire de blasphèmes dans leur vie de tous les jours mais qu’ils n’empêchent pas les autres de faire de l’humour, de détourner les mythes et autres choses sacrées

      1. Claire

        Sauf que le Spiegel, pas plus qu’aucun autre journal ou magazine de la bien-pensance, n’aurait osé faire une première de couverture se moquant de Mahomet. Toujours deux poids, deux mesures.

  3. frejusien

    Il « tient » le mur, comme se moque à le dire frère Rachid,

    et pour les capuches, on a le même phénomènes aux states où les racailles l’utilisent pour se mettre à l’abri des caméras de surveillance, c’est l’uniforme de la délinquance

  4. Sylvie76

    Cette France que Johnny Hallyday a connu a disparu mercredi dernier. C’était la Fance des passionnés de rock and-roll, de countrymusic, de rockabilly et de toutes les musiques blanches.
    Johnny, c’était autre chose que ce que l’on écoute sur les radios aujourd’hui.
    Ce n’était pas toujours ce que l’on aime, mais au moins la musique plaisait à tout le monde. Souvenirs-souvenirs, Le Pénitencier, Allumez le feu, O Maris si tu savais et d’autres tubes vont rester longtemps dans les m&moires de ceux et celles qui entonnaient les paroles.
    Les collectionneurs commencent à acheter à prix d’or tout ce que Johnny a réalisé. CD, mugs, tee-shirts, montres à son effigie….
    Johnny, c’était la France des troubadours et des trouvères modernes.
    Il allait partout; Stade de France, l’Olympia, Zénith de Caen ou de Rouen, il sillonnait la France entière du nord au sud, de l’est à l’ouest et ailleurs.
    Il aimait son public, ses fans, ses supporters.
    Il était charitable et admirable.
    Il aimait Jésus-Christ et la guitare.
    C’était un professionnel de la musique et s’inspirait de tout ce qui venait d’outre-Atlantique. Il aimait Elvis Presley et écoutait les rythmes musicaux.
    Il admirait Brassens, Maurice Chevallier (qui l’ a lancé), Charles Aznavour qui l’a conseillé.
    C’était un grand artiste, le plus grand de l’Histoire de France.
    On ne l’oubliera jamais.

    1. frejusien

      Et quand j’entends certains commentaires politiques qui osent dire que Johnny s’est inspiré des negro spirituals , ça me fait rire comme pas deux, je pense qu’ils n’ont jamais écouté du negro spirituals

  5. Xtemps

    Vous vous rendez compte que nous sommes obligés de se prendre en mains, car des escrocs imposteurs aux pouvoirs nous amènent autre part pour notre avenir que nous n’avons pas demandé.
    Aujourd’hui nous perdons de plus ne plus nos pays européens d’hier, à cause de ces crétins aux pouvoirs qui osent se permettre de nos défier nous les peuples européens avec leurs saloperies de politiques et d’Union européenne de malheurs.
    C’est vrai que Johnny tranche une époque du passé de la France avec celle d’aujourd’hui, quel contraste avec les autres communautés et les français de souche!, ses funérailles n’ont pas passé inaperçu.
    Par les funérailles de Johnny, je crois que les français et même les Belges ont vu le contraste avec d’autres communautés et les vrais français de souche, en même temps qu’une époque qui s’efface au fur et à mesure que nos artistes disparaissent et se remplacent par d’autres artistes, le grand remplacement se fait aussi avec nos artistes, la transmission de nos savoirs avec pour d’autres.
    Au contraire de macron, Johnny n’a jamais dit que la France n’avait pas de culture, c’était tout le contraire, Johnny avait aimé la France et les vrais français de souche, car Johnny avait vu de ses yeux un publique bien français de souche en grande partie dans son publique et avec des larmes: Je ne vous oublierai jamais.
    Pourquoi, car c’est grâce à ce vrai publique français de souche et belges que sa carrière avait pris naissance, alors que les autres communautés étaient encore minoritaires dans les belles années de la France prospère.
    Le macron faisait vraiment défaut aux funérailles de Johnny, j’avais l’impression de voir un invité étranger au lieu d’un Président français.

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