Ce jour, j’étais au huitième procès de Christine Tasin…


Ce jour, j’étais au huitième procès de Christine Tasin…

Condamnée en première instance sur la base de l’article 24 alinéa 6 du Code Pénal par la XVII eme Chambre correctionnelle de Paris à 1500 € d’amende et 1000 € de «dommages et intérêts » à la LICRA et à la Ligue des Droits de l’homme, Christine Tasin avait courageusement décidé de faire appel.

Pour résumer les faits, Christine avait, lors d’un rassemblement au Trocadéro, en mémoire aux deux policiers de Magnanville sauvagement assassinés à leur domicile « au nom d’Allah », incité les participants à penser leur autodéfense. Elle avait dénoncé au cri de « Islam Assassin » les appels au meurtre véhiculés par certains versets du Coran. Mécontents du discours de Christine publié sur You Tube, certains apôtres de la LICRA n’avaient rien trouvé de mieux, alors que la France était en deuil, que de faire un signalement au Procureur de la République dans le but de déclencher une poursuite contre celle-ci. Et la justice soit disant encombrée, avait fait droit à cette demande.

C’est l’audience de ce procès en appel qui s’ouvrait ce jeudi 7 décembre 2017 à Paris.
Droit dans ses bottes, Christine se présente et explique qu’elle est là car elle refuse l’infraction dont on l’accuse. Elle réexplique pour le tribunal les circonstances de son intervention au Trocadéro.
Maître Pichon invoque une question prioritaire de constitutionnalité : le Conseil constitutionnel n’a jamais tranché sur la question de savoir ce que le droit français entendait précisément par « haine ». Définie par opposition à l’amour et impossible à mesurer, la haine implique une part de volonté à démontrer. Faute de quoi, l’accusation d’incitation à la haine risquerait de n’être autre chose qu’un simple procès d’intention. En comparaison, il rappelle que l’infraction « d’offense » a été supprimée de la Loi, compte tenu de son caractère subjectif et trop flou.

Il évoque aussi le principe de prévisibilité de la Loi Pénale : pour une Loi qui a un pouvoir répressif, on ne peut frapper sans prévenir, disent les doctrinaires du Droit en la personne de Portalis. Il faut faire en sorte que le justiciable ait conscience d’enfreindre la Loi.

Il explique que les interprétations de la notion de « haine » sont à géométrie variable, notamment dans la jurisprudence de la CEDH et qu’il ne faudrait pas tomber dans une justice « à deux vitesses », ce qui serait grave pour la crédibilité du système judiciaire et pour l’égalité devant la Loi.

Il s’étonne que les athées, y compris sa cliente, soient les seuls à ne pas être protégés par la Loi pour leurs idées, contrairement aux personnes qui affichent des convictions religieuses.
Après ces joutes intellectuelles, qui auraient presque amusé d’auditoire, si le fond de l’affaire n’avait pas été aussi grave, les avocats des parties civiles, présentes à l’audience, prennent la parole, avec un aplomb incroyable ! « La haine est clairement démontrée et le juge est compétent pour l’apprécier de manière souveraine ». Christine aurait donc bien stigmatisé par ses propos un groupe de personnes !

A cours d’arguments, ils en viennent à dérouler certains aspects de la vie privée de Mme Tasin et notamment ses engagements militants auprès de structures étrangères à l’affaire mais de nature à « éclairer », selon eux, la personnalité de la prévenue. C’est ainsi que sont évoqués les démêlés avec la justice de l’Association Riposte Laïque à propos de la territorialité de son site Internet ou encore la présence dans le public de… Pierre Cassen !

Puis ils évoquent un article de Christine sur Boulevard Voltaire « j’ai fait un rêve » où avec quelque humour, elle décrit les délices d’un monde « sans islam », ce qui lui a valu quelques ennuis avec la justice.

Ce ne sont pas les actes de Christine qu’ils veulent voir jugés mais tout simplement sa personne. Bref un retour aux procès en sorcellerie où les gens sont jugés pour ce qu’ils sont et non pour ce qu’ils font !
A propos de l’islam, on lui reproche « son ignorance crasse érigée en érudition » et à partir de laquelle « elle échafaude ses théories haineuses ».

Puis, cerise sur le gâteau, l’avocate de la LICRA se croit obligée de justifier sa demande de dommages et intérêts pour financer toutes les « bonnes causes » dont cette association dite anti-raciste fait son fonds de commerce. Incroyable lorsque l’on sait que la LICRA bénéficie, selon l’Observatoire des Gaspillages, d’une manne incroyable de 500 000 € par an de subventions d’Etat), sans compter les largesses de ses amis de la Mairie de Paris. Aurait-elle besoin d’un peu d’argent de poche supplémentaire ?
Et l’avocat général n’est pas de reste ! « Je m’associe pleinement aux arguments des parties civiles ». Selon lui les propos de la prévenue vont au-delà des limites ! Finis les confusions, les amalgames, il faut APPLIQUER LA LOI FRANCAISE ! Et il qualifie la vision de l’islam de Christine de « Melting pot pseudo intellectuel » (Rien que ça ! ). Il demande la confirmation de la sentence du premier juge.

C’en est trop ! Maître Pichon se permet de de rappeler que ses clients « risquent leur vie » en raison de leurs convictions politiques et qu’on ne peut les soupçonner de lâcheté. Il rappelle que les seules réponses publiques aux crimes abominables commis par les islamistes ont été les bougies et le « pasdamalgame » et qu’il ne doit plus y avoir deux poids deux mesures : d’un côté des journaux systématiquement relaxés bien que se permettant des propos haineux et des images violentes envers la hiérarchie catholiques et d’un autre la condamnation systématique de ceux qui osent critiquer l’islam. Puis, appuyant là où ça fait mal, il invite le Parquet à ne plus se plier à cette « ligne de vertu » qu’est la LICRA … ce qui lui vaudra un peu plus tard une remontrance de principe de la part du Président du Tribunal !

Christine Tasin, qui assume entièrement ses propos, répond aux questions des magistrats. Il n’est pas question pour elle de stigmatiser « les » musulmans mais de s’en prendre à un système politico religieux qui renferme de manière intrinsèque des éléments de violence.

Une comparaison est reprise au cours de l’audience avec le communisme qui, rappelons-le a tout de même causé plus d’une centaine de millions de morts. Si l’on disait « communisme assassin », cela ne voudrait pas dire pour autant que les électeurs de Georges Marchais sont des assassins !

Mais il semble que cette comparaison et cet argument n’aient pas totalement convaincu les magistrats !
« Je vous demande de rester les gardiens du Temple » conclue Maître Pichon. On doit pouvoir encore critiquer une religion dans ce pays ! Il demande donc d’infirmer le jugement de première instance et de relaxer sa cliente.
Reste à savoir si le Tribunal jugera bien « en son âme et conscience » et non en obéissant à une quelconque raison d’Etat. Verdict attendu le 22 Février 2018.

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21 thoughts on “Ce jour, j’étais au huitième procès de Christine Tasin…

  1. Robert Le Priellec

    Comment s’appelle cet abruti d’avocat général ? Il faut donner les noms de ces « magistrats » de rencontre qui choisissent de ramper devant les barbus pédophiles.

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      1. PARAS D'AVANT

        Bonsoir chère Christine. N’y aurait-t’ il pas dans le Code de Procédure Pénal, un article voir un alinéa où il est préciser que le Magistrat en question est tenu de décliner son identité? Il y aura bien un compte rendu du Jugement, donc son nom devra y figurer, sinon faire jouer le « vice de forme ».Maître PICHON devra en avoir copie.
        Bon courage chère Christine, nous sommes juste là derrière vous à vous soutenir et vous pouvez compter sur vos fidèles patriotes qui un jour plus très lointain maintenant feront comparaître tous ces traitres et collabos devant les Tribunaux Populaires.

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  2. J

    Pourquoi ne pas apporter un coran et leur montrer noir sur blanc toutes les horreurs écrites dedans ? Un exemplaire certifié, bien entendu. Je sais, c’est de l’hypocrisie de la part des juges et des plaignants, ils savent très bien que l’islam est une m*rde destructrice, mais difficile de nier quand on a la preuve sous les yeux. L’avocate pourra bien inventer n’importe quoi, qu’elle lise la sourate 9 à voix haute et qu’elle ose dire ensuite que ce n’est pas de la haine pure envers les non musulmans. Au moins, les personnes présentes au tribunal, et qui ne viennent pas sur les sites de réinformation, commenceront aussi à se poser des questions et à vérifier par eux-mêmes.
    Je ne sais pas. A part se révolter et tout renverser, je ne vois pas ce qu’on peut faire.
    En tout cas, tout mon soutien à vous.

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      1. Machinchose

        oui…bon! on connait tous Tubiana, juif d’ origine Tune, qui comme certains a du avoir des parents qui militèrent dans ces sphères communistes des années 50, qui soutinrent le Bourguiba et ses « résistants »…avant de se prendre un somptueux coup de pied en cul en 1961, qui videra ce pays des 100.000 juifs qui y vivaient, el leurs ancêtres bien avant l’ Islam…
        mais ça, bof! c’est moins payant que les pôv palestiriens

        par contre, un avocat général inconnu ? c’est curieux…ainsi ils peuvent garder l’ anonymat ?? alors va savoir s’ ils n’ ont pas loué un comédien auquel on a fait répéter la leçon ??

        mais, je l’ exposais hier sur RR, le jour ou le bon Peuple de France se reprendra et décidera , par les urnes ou par les burnes de reprendre le destin du Pays…..vraiment je n’ aimerais pas etre a leur place…..parce que là, finie la rigolade des petits secrets, ils seront tous exposés…..marrant! je viens d’ avoir l’ image de ces piloris portatifs, autour du cou et les mains coincées dedans…..le tout couvert ( a cause des intempéries) d’ un San Bénito …

        y a de ces fantasmes ! j’ vous jure !!

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  3. gentilitas

     » A part se révolter et tout renverser, je ne vois pas ce qu’on peut faire « …Mais, J, c’est justement ce qu’on n’ose pas faire. La question est moins de savoir ce qu’il faut faire que de se demander pourquoi personne ne bouge. Il existe une réponse, une seule, et c’est la peur. La peur devant les premiers vrais pas à franchir, les premiers vrais engagements à mener un combat. Qui osera se positionner aussi franchement que le fait Christine ou Pierre ? Je comprends que tout est conçu autour de nous pour nous dissuader de la moindre initiative, mais c’est justement le rideau qu’il faudrait avoir le courage de franchir. Nous sommes suffisamment divisés pour ne rien attendre de bon du voisin. C’est exactement cette posture apprise de longue date qu’il est indispensable de renverser. Nous en avons la possibilité mais il nous faut une détermination telle que la peur qu’elle inspire ne nous effraie plus. Un courage à l’image de celui de Christine et de Pierre. Des volontaires ?..

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  4. rocker

    je rêvais d’une révolution patriote, où tout les patriotes seraient descendus dans la rue le bras armé pour chasser tous ces islamo-collabos……….
    mais ce n’était qu’un rêve et je me suis réveillé , pris mon coran pour prier Allah dans cette république islamique de France, non par plaisir mais par force en cette année 2024 !!!

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  5. NICOLAS F

    Ce n’est pas de la justice,c’est une parodie de censure morale et intellectuelle.
    Depuis l’histoire d’O ,cela n’existe plus en France,la censure .
    Un tribunal n’est pas la place où doit se traiter la liberté d’expression vis à vis d’une religion.
    Où on VA ,là? Retour au bucher? A l’ Ordalie?
    C’est la presse internationale qui doit bien se marrer s’ils apprennent ça.
    Déja sur le plan intellectuel on est la risée du monde (ils disent « notre arrogance ») mais avec ce procès digne du moyen âge,c’est vraiment la honte internationale.
    Pas étonnant que l’avocat général cache son identité.C’est pas vu pas pris,c’est moche pour la justice.
    Mais tous ces gens savent une chose :le ridicule ne tue pas.
    Alors ,allons y gaiement.Ni pudeur,ni retenue,ni vergogne. C’est ça leur justice.

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  6. edgar

    Les syriens ne nous comprennent pas. On n’a pas cessé de les trahir en soutenant une politique américaine abjecte. On se décrédibilise aux yeux du monde. Pays sans couilles ! Et ce pauvre Macron qui ne comprend rien !
    Il lui a manqué des cours d’histoire à Amiens !

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  7. Désespoir 50

    L’identité de ce collabo général est sans doute connue par au moins un patriote et cela suffira pour le vrai et grand jugement prochain des traites à la nation.
    La gauche communiste, socialiste est toujours et depuis des décennies la soeur jumelle de l’islam assassin.

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  8. frejusien

    Je demande pourquoi l’avocat général a le droit de cacher son identité, est-ce réellement un avocat général ? de qui a-t-il peur ?
    N’est-t-il pas tenu de décliner son identité ?
    Pourquoi agit-il dans le noir du secret ?

    C’est vraiment le procès des sorcières de Salem !!!
    qu’est-ce que c’est que ce genre de procès où, dans un république laïque, on condamne un citoyen pour avoir dénigré une religion, et exprimé sa pensée ?

    A l’époque où Charlie , dessinait des immondices sur le Christ et les curés, tous les cocos étaient réjouis et hilares, fiers de chier sur la religion, mais on ne chie pas sur lismerde quand on est coco-gocho, on ne défend plus la liberté d’expression

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  9. frejusien

    Coquille §8 les jouxtes, à remplacer par les joutes:
    « Après ces jouxtes intellectuelles qui auraient amusé l’auditoire, ( et non d’auditoire)

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