Les mots « Ayatollah » comme « assassin » disent le rejet de l’islam par les Francophones


Les mots « Ayatollah » comme « assassin » disent le rejet de l’islam par les Francophones

Ayatollah, mot de la religion de paix

J’ai évoqué il y a peu l’origine du mot « assassin » selon le Centre National d Ressources Textuelles et Lexicales.

http://resistancerepublicaine.eu/2017/11/07/assassins-ah-ces-braves-gens/

Depuis, j’ai voulu savoir ce que cet organe du C.N.R.S. dit du mot « ayatollah », mais fondée sur des dictionnaires français classiques, sa base de données l’ignore.

En revanche, je l’ai trouvé dans le Dictionnaire historique de la langue française publié par Le Robert sous la direction d’Alain Rey. Il le mentionne dès sa 1ère édition de 1992, et le reprend dans celle de 2016. Voici l’article de cette dernière, dont la dernière phrase, surlignée ici, complète l’article d’origine :

AYATOLLAH n. m. est un emprunt à un substantif arabe, composé de ’āyāt-, pluriel de ’āya qui désigne un signe miraculeux (et un verset du Coran), et du nom divin ’allah, connu sous sa forme persane, où le o rend le u du nominatif arabe.

◼ Le terme s’est répandu en français, comme en d’autres langues, en 1978, lorsque le dignitaire chiite iranien (ayatollah) Khomeini, de retour en Iran, déclencha la révolution qui mit fin au régime du shah. Devenu imam, le chef des intégristes et son régime ont suscité plusieurs emprunts à la terminologie du shi’isme (chiisme) iranien (hezbollah, hedjatoleslam, etc ) ; mais seul ayatollah a une certaine vitalité lexicale, en Occident. Le mot est employé au figuré pour « extrémiste plus ou moins fanatique » (attesté dep. 1980).

J’y vois, pris sur le vif, un témoignage de l’opinion des francophones sur ce qui nous vient de l’arabe, langue sacrée de la « religion de paix ».

 




Jean Lafitte

Linguiste, colonel de l'armée de l'air retraité

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5 thoughts on “Les mots « Ayatollah » comme « assassin » disent le rejet de l’islam par les Francophones

  1. Laurent P.Laurent P.

    D’autres mots, plus communs, disent bien ce que sont les apports de la « grande civilisation » musulmane :
    ram-dam (contraction de « ramadan ») = désordre bruyant
    souk : chaos
    caïd : chef d’une bande de voleurs
    smala : famille nombreuse et sans-gène
    razzia : pillage en bande

  2. Laurent P.Laurent P.

    > Le mot « Ayatollah » comme « assassin » disent le rejet de l’islam par les Francophones
    Ne serait-ce pas plutôt :
    Les mots (…) disent
    ou
    Le mot (…) dit

  3. MaximeMaxime

    On trouve même l’oxymore « ayatollah de la laïcité », notamment pour désigner les gens qui ne veulent pas de crèches en mairie, qui remettent en cause les croix des portails de cimetière ou encore le financement public des édifices religieux antérieurs à 1905.
    Dans une affaire intéressant le conseil général de Vendée, les libres penseurs avaient jugé l’expression utilisée à leur encontre dans les écritures de la partie adverse, diffamatoire ou injurieuse. La cour a refusé de supprimer l’expression des écritures du département.
    http://resistancerepublicaine.eu/2017/10/15/creche-en-mairie-une-claque-pour-la-federation-de-la-libre-pensee-de-vendee/
    Un de mes grand-pères, que je n’ai jamais connu et qui aurait l’âge de Monsieur Lafitte s’il était encore vivant, était un ayatollah de la laïcité. Membre du parti communiste français, il aurait été capable d’envoyer des « bourgeois » au goulag si la France avait connu une révolution soviétique. Il avait refusé d’assister aux cérémonies religieuses pour les mariages de ses enfants et les baptêmes familiaux…
    L’autre branche de ma famille était très pieuse et avait son banc réservé au premier rang de l’église.
    Je suis un peu un mélange des deux, à droite sur certains thèmes politiques et à gauche pour d’autres…

  4. frejusien

    Et dire que ce sale type a bénéficié, des années durant, de l’hospitalité française, avant d’aller mettre ses noirs projets à exécution,

    et le fumier de valéry qui avait été reçu en grand pompe par le chah à Persépolis, a retourné sa veste, comme il se doit pour un chef d’état français

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