Les sécessionnistes catalans : anti-identitaires, libertariens et pro-musulmans


Les sécessionnistes catalans : anti-identitaires, libertariens et pro-musulmans

A lire et relire, un remarquable et magnifique article de Javier Portella paru sur Polemia, qui devrait trouver un écho chez tous les patriotes, tant il décrit à la perfection le pourrissement de nos valeurs et de nos pays, soigneusement orchestrés depuis une quarantaine d’années.

Les sécessionnistes catalans : anti-identitaires, libertariens et pro-musulmans

Javier Portella, écrivain espagnol francophone, essayiste, directeur de la revue en ligne El Manifiesto

♦ Les médias ont clairement pris position en faveur des indépendantistes catalans. C’est normal pour deux raisons : durant la guerre d’Espagne, beaucoup de Catalans étaient du côté des « gentils » et aujourd’hui les indépendantistes catalans penchent à gauche et sont clairement immigrationnistes, bref, ils sont dans le camp du « bien ». Pour eux le Castillan est un étranger mais le Bambara né à Barcelone est un Catalan.

Beaucoup de nationalistes en Europe – écossais ou flamands – soutiennent aussi les indépendantistes catalans, ce qui irrite Javier Portella : d’origine catalane mais espagnol et européen de cœur, l’essayiste, correspondant de Polémia à Madrid, a adressé cette lettre ouverte à un nationaliste flamand. Un texte vif et sans complaisance que Polémia livre à ses lecteurs.
Polémia.


Mon cher ami,

Vous m’avez écrit pour répondre à mes nombreuses prises de position exprimées ces jours d’une gravité exceptionnelle pour mes deux patries, l’Europe et l’Espagne (dans cet ordre), ma troisième patrie, la Catalogne, étant morte, à mon très grand chagrin, depuis que la moitié de ses habitants se sont mis en tête de rompre linguistiquement, culturellement, affectivement – spirituellement, en un mot – avec… non pas l’Etat espagnol, comme vous le pensez, mais avec ce qui a été pendant des siècles leur patrie, une patrie que les Catalans ont toujours profondément ressentie, jusqu’aux premières décennies du siècle dernier, comme la leur : la nation espagnole.

Cette rupture affective, qui est la clé de la question, ne date pas de maintenant. Elle a été entreprise systématiquement pendant quarante ans : depuis les débuts du régime dit démocratique. C’est le fruit du travail entrepris grâce à tous les moyens médiatiques, politiques, économiques et coercitifs dont le méchant Etat espagnol a pourvu le gentil Etat catalan, ainsi que par la mansuétude, le silence et les mille concessions dont ce même Etat espagnol – et sa société – ont fait preuve. Le coup d’Etat actuel n’en est que l’aboutissement naturel : la rupture spirituelle a débouché sur la rupture politique. Ou, pour le dire autrement et plus clairement : quarante ans de haine propagée depuis les écoles, les universités et l’ensemble des médias contre l’Espagne et les Espagnols ont débouché et ne peuvent que déboucher sur la sécession politique.

Permettez-moi de le dire sous forme d’une boutade ou d’un raisonnement par l’absurde : n’était-ce la force que le politique (à ne pas confondre avec « la » politique) joue en tant qu’agglutinant symbolique des peuples, je m’en ficherais éperdument de la sécession politique de la Catalogne. A une seule condition : que la rupture affectivo-culturelle n’existe plus.

Vivement une Catalogne constituée en tant que nouvel Etat-nation… à la condition (voilà l’absurde dont je parlais) que ses écoles deviennent bilingues et ne soient plus unilingues ; à la condition, autrement dit, que l’espagnol y soit de nouveau enseigné, au lieu d’être, comme aujourd’hui, persécuté ; à la condition que les magasins ne soient plus obligés, sous peine d’amende, à écrire leurs écriteaux exclusivement en catalan ; à la condition que Cervantès, Quevedo, Lorca, Machado… tous les grands écrivains espagnols… et catalans écrivant en espagnol (on commence déjà à brûler leurs livres, notamment ceux du grand Juan Marsé) soient ressentis comme une gloire propre également à la Catalogne ; à la condition aussi que l’œuvre de civilisation accomplie par l’Espagne en Amérique, tout comme les grands faits de notre histoire commune, depuis la Reconquête jusqu’à Lépante, où le Catalan Luis de Requesens était le second de don Juan de Austria, ne soient plus honnis mais ressentis comme propres par les Catalans ; à la condition, en un mot, que l’amour pour vingt siècles d’histoire commune – depuis l’Hispania romane – vienne remplacer dans le cœur des Catalans la haine qu’ils vouent à ce même passé commun.

 

Non, mon cher ami, vous le voyez : la nation espagnole n’a strictement rien à voir avec l’Etat belge – là, oui, c’est bien d’un simple Etat, pas d’une patrie, qu’il s’agit. Et c’est bien dans cette confusion entre la Belgique et l’Espagne que gît tout le problème, j’ose espérer, de la cécité d’un nationalisme flamand ayant soutenu ou exprimé de sympathies aussi bien pour les assassins de l’ETA basque que pour les sécessionnistes catalans, ces gens qui ont peuplé leur pays de musulmans afin que ceux-ci remplacent non seulement les Catalans de souche comme partout où le Grand Remplacement sévit, mais pour qu’ils remplacent plus particulièrement les migrants latino-américains qui ont le mauvais goût de parler espagnol.

 

Comment pouvez-vous éprouver la moindre sympathie pour ces indépendantistes où toute la racaille de l’extrême gauche remplaciste, individualiste, libertarienne, féministe, pro-théorie du genre, etc., se trouve ramassée ? Si jamais il vous arrivait de vous frotter à eux, je vous donne un conseil d’ami : prenez garde ! Qu’ils ne connaissent pas une seule des idées que vous et moi partageons et pour lesquelles nous luttons ! Vous seriez cuit ! C’est exactement l’inverse qui se passerait si un jour vous faisiez connaissance de nos amis partageant de telles idées et de telles luttes en Espagne. Ceux-là mêmes, par exemple, qui, ces jours-ci, en faisant preuve d’un courage qui les honore, sont en train de se battre dans les rues de Barcelone contre toute la racaille des antifas doublés de « patriotes » catalans. Que leur patriotisme n’est pas tel, qu’ils sont la négation même de tout l’esprit identitaire, je l’ai déjà expliqué ailleurs. Ici. Pas un seul, parmi ceux qui partagent nos idées, n’a la moindre accointance, je vous assure, avec ceux qui prétendent briser l’Espagne. Ils sont tous, autrement dit, des fieffés « jacobins », pour reprendre le mot passe-partout qu’on a l’habitude de sortir dans de telles circonstances. Quel jacobinisme peut-il y avoir, dites-moi, dans un Etat dont les Autonomies jouissent des droits les plus étendus au monde ? De grâce ! Mais les Catalans indépendantistes se contrefichent éperdument de leur autonomie. Ils ne visent qu’à une seule chose : à briser l’Espagne.

Désormais ils pourront y parvenir plus aisément encore, me dites-vous, après les brutalités commises le dimanche 1er octobre par la police espagnole. Quelle bêtise, poursuivez-vous, que de leur avoir dénié le droit à décider de leur sort ! Maintenant ils ne seront plus des autonomistes : ils deviendront de farouches indépendantistes. Mais non, mon cher ami, ce n’est pas maintenant qu’ils deviendront de farouches indépendantistes : ils le sont depuis des années, la pantalonnade du référendum n’ayant été qu’une très astucieuse mise en scène pour obtenir les images-chocs qu’ils ont obtenues. En ce qui concerne le nombre inouï de trucages dont le prétendu référendum a été agrémenté, en ce qui concerne aussi « la brutale-répression-de-la-police » et la bêtise sans bornes d’un Rajoy qui, paralysé de crainte, a trop tardé à faire face à la situation, et à le faire de la pire façon possible, je vous renvoie à l’article où j’explique tout ça dans le détail. Le voici.

Reste la question de fond qui est sous-tendue dans notre discussion. Quelle est la vision de la nation (ou du peuple, ou de la communauté ; ne chicanons pas sur les mots) qu’il s’agit de défendre ? Si vous défendiez la vision « démocratique » (ou « libérale », ou « individualiste », ou « contractualiste ») de la nation, il n’y aurait aucun problème. Dans ce cas, ce serait tout à fait logique que vous reconnaissiez aux Catalans, comme à n’importe quel autre amas d’atomes individuels, le droit de tout faire, tout décider, tout voter. Y compris « l’unité de destin dans l’universel » que, selon un certain José Antonio de Primo de Rivera (encore un fieffé jacobin anti-catalan, sans doute) est la patrie, cette patrie pour défendre l’unité de laquelle il a été, entre autres raisons, tué. Mais voilà, justement, nous sommes quelques-uns dans le monde (et je sais bien que vous en faites partie : d’où votre contradiction) qu’il y a des choses intangibles, des choses soustraites au débat démocratique, des choses pour lesquelles on ne vote tout simplement pas. La patrie en est une. Disons-le par une boutade : étant donné que la nation est le corps organique reliant le passé, le présent et l’avenir, on ne pourrait voter sur le destin de la nation qu’à la seule condition que les ancêtres, sortant de leurs tombes, puissent eux aussi voter ! Octroyer aux Catalans, autrement dit, le droit de voter leur sécession, cela reviendrait à reconnaître, même si c’était le NON qui l’emportât, que le bras appelé « Catalogne » a le droit d’être arraché du corps organique appelé « Espagne ». Et puisque les Espagnols, même les libéraux, atomistes, individualistes, etc. (bien paradoxalement, bien contradictoirement, j’en conviens) refusent que leur corps périsse gangrené, il n’y a pas eu, et il n’y aura jamais de référendum portant sur la sécession d’une des composantes historiques de la nation. Même si, au lieu d’un référendum, c’était la guerre qui avait lieu.

Il n’y aura jamais de référendum, même si nous devons nous mettre toute l’Europe à dos (ce ne serait pas, d’ailleurs, la première fois dans l’histoire…), y compris l’Europe prétendument identitaire, anti-immigrationniste, etc., qui a couru à se mettre du côté… des remplacistes les plus résolus au monde ! (Et si mes mots vous étonnent, pensez seulement à la façon dont ils ont réagi à l’attentat islamique de cet été à Barcelone !)

L’Europe, cette Europe qui est pour moi ma véritable et grande patrie – et je combats pour qu’il en soit ainsi pour tous –, cette grande et puissante Europe qui n’a rien à voir avec « le machin » de Bruxelles, cet « empire », comme dirait Alain de Benoist, devrait-elle être bâtie sur la dissolution de ces grandes unités de culture, langue et histoire que sont les peuples-nations (appelés d’une façon péjorative « Etats-nations »), ceux-ci étant remplacés par le grand émiettement des régions (en réalité, des mini-Etats-nations) qui en découlerait ? Non. Pour une simple raison : on ne peut et on ne doit pas faire fi de ces grandes unités de langue et de culture qui ont bâti notre histoire. Sauf dans un nombre très réduit de régions, les gens se sentent avant tout – et leur sentiment est noble, leur sentiment est juste – français, espagnols, allemands, italiens, etc. quels que soient par ailleurs les droits à l’autonomie administrative qu’il faut reconnaître, comme cela a été le cas en Espagne, aux différentes régions.

Prétendre le contraire – et là je réponds à votre dernière objection – ce serait faire le jeu de l’oligarchie mondialiste qui, rêvant justement de dissoudre la puissance et l’enracinement des peuples-nations, ne serait nullement dérangée si ceux-ci étaient remplacés par une foule de petites unités locales.

Vous le voyez, il s’agit de manier (comme presque toujours…) un entrelacs complexe d’exigences. Elles sont quatre. Reconnaître le plus largement possible – première exigence – les droits particuliers de nos différentes régions (ou de nos différents peuples, si vous tenez au mot), mais sans porter atteinte, sans démembrer et, surtout, sans haïr – deuxième exigence – ces grandes unités historiquement enracinées que sont les peuples-nations. Tout ceci au sein – troisième exigence – de ce qui devrait être – de ce que sera un jour – la grande Confédération européenne – ou son grand Empire ; là c’est moi qui tiens au mot.

Il reste la quatrième exigence. Que cette affirmation résolue de l’identité, cet enracinement profond dans les attachements de la patrie soit dépourvu de tout « patriotérisme », comme on le dit en espagnol, de tout chauvinisme. Ce chauvinisme ou ce nationalisme qui, loin d’être le grand rempart de la nation, en est le plus grand démolisseur. Ce chauvinisme ou ce nationalisme qui a entamé la démolition – aussi bien de la nation que de l’Europe et de la civilisation – lors de la grande « guerre civile européenne », comme dirait Ernst Nolte ; lors du « Siècle 1914 », comme dirait Dominique Venner. En un mot, ce chauvinisme ou ce nationalisme – le cas de la Catalogne le montre à l’envi – qui n’est capable d’affirmer l’identité d’un peuple que dans la mesure où il vomit toute sa haine sur celle d’un autre.

Javier Portella
5/10/2017

Correspondance Polémia – 5/10/2017

Image : « Pourquoi Rajoy s’est-il laissé prendre à un piège aussi grossier?»

https://www.polemia.com/les-secessionnistes-catalans-anti-identitaires-libertariens-et-pro-musulmans/




Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques.


21 thoughts on “Les sécessionnistes catalans : anti-identitaires, libertariens et pro-musulmans

  1. Damien52

    On ne saurait trop recommander la lecture de l’extraordinaire enquête publiée par Pierre Hillard en 2001, « Minorités et Régionalismes dans l’Europe Fédérale des Régions ».

    En espérant que tous ceux qui éprouvent quelque sympathie envers les mouvements séparatistes de tous poils (il n’y a pas que la Catalogne) puissent enfin OUVRIR LES YEUX.

    S’il n’est pas déjà trop tard.

  2. reader

    On ne saurait trop recommander de revoir le film des invasions barbares des siècles passés en Espagne pour ne pas comprendre la volonté des catalans de se protéger de l’immigration gratuite des capitalistes dont certains FÉDÉRALISTES retrouvent leur beurre dans les lobbyings de Bruxelles. On dénigre les mini nations des régions qui veulent retrouver leur droit de faire entrer ou non les immigrés choisis et non comme certains propagandistes dirigistes férus de Bruxelles Francfort Washington veulent faire croire que l’islam et les musulmans sont les bienvenus chez eux dans la région catalane. IL est vrai Damien 52 qu’il est déjà trop tard grâce à des gens comme vous d’ouvrir les yeux sur le grand remplacement dont vous prônez les avantages certains, mais que les indépendantistes eux ne veulent pas voire les leurs se refermer à jamais. Je pense moi petit inculte que beaucoup de patriotes amoureux de leur pays ET de leurs régions avec leurs valeurs chants coutumes, culture langues identité propre nationale et régionale etc..ne tombent pas dans les fosses de l’oubli, sous le joug des Nations fédérales et de quelques bénéficiaires Vous avez en exemple ces opposants tels l’Irlande la Belgique flamande la catalogne, le Kosovo et les Balkans qui se sont battus pour leur liberté de vivre comme ils l’entendent et non pas mourir comme certains voudraient à leurs seuls profits personnels… Les peuples se réveillent car ils ne veulent se retrouver à la base de la pyramide surveillés écrasés sous l’œil du mal… OUVREZ L’ŒIL car il déjà trop tard… Un patriote souverain amoureux de sa région n’est pas un homme ou femme qui veulent se SÉPARER de toutes leurs valeurs, et certainement pas détruire leur beau pays,c’est une hérésie propagandistes, le contraire est dans le camp des soumis à l’OM pas le club Olympique de Marseille acheté par des Nations pilotes…

  3. MALI

    Nous devons nous demander, dans cette volonté d’indépendance des Catalans, QUI est réellement l’éminence grise qui tire les ficelles. Ne serait – ce pas l’EI, dans l’optique de faire de la Catalogne une tête de pont du Califat en Europe, avec l’aval des mondialistes ?

    1. AntiislamAntiislam

      Bonjour,

      C’est pas clair.

      Ce qui est curieux, ce sont les médias qui semblent faire machine arrière toute sur leur enthousiasme pour l’indépendance …

      1. Chris2AChris2A

        Quand on voit les activistes de polemos ( mal rasés + boucle d’oreille) souffler sur les braises, on a tout compris …
        Revirement des me.dias et de l’UE ? Mais c’est bien sûr, parce que contrairement aux desseins originels d’ émiettement pour mieux asseoir leur UE, il y a grand risque d’implosion régionaliste et de repli sur l’identité ce qui irait à l’inverse du but recherché par les zélites européistes …

    2. Damien52

      La réponse est dans le livre de Pierre Hillard dont j’ai indiqué les références.

      En le lisant, vous comprendrez pourquoi vous avez également entendu parler récemment de l’Ecosse ; vous vous expliquerez mieux la subite poussée de fièvre qu’il y avait eu, il y a quelques années, entre Wallons et Flamands en Belgique (et dont vous vous souvenez peut-être)…
      Sachant que ce ne sont là que des exemples. De nouveaux mouvements irrédentistes sont en train de naître un peu partout (par exemple en Alsace et en Lorraine), dont vous n’avez pas encore entendu parler…

  4. bm77

    Il y a une dimension beaucoup moins noble que l’identité ou les valeurs identitaires c’est que la catalogne avec sa ville phare Barcelone est la province la plus riche d’Espagne et en devenant indépendante ne contribuerait plus pour les « pauvres » de Castille et Manche par exemple.
    En gros les indépendantistes catalans ne veulent plus payer pour les pauvres d’Espagne! Pourtant la Catalogne a décollé économiquement grâce en partie à la solidarité de l’Europe. Maintenant elle refuse à son tour de faire profiter les autres provinces des retombées de son enrichissement.
    Hors c’est podémos le pendant Espagnol des insoumis Français qui est le fer de lance de cette cavale.
    On appréciera la démonstration de ce que peut-être un libéral libertaire à la façon Mélenchon, c’est à dire un type qui se cache derrière une posture néo gauche mais qui est en vérité un bon bourgeois qui fait gaffe à sa cassette.
    La lutte des classe prend des formes aujourd’hui assez étranges.
    Ce sont les métropoles comme Barcelone ou Paris qui ont voté massivement pour hidalgo puis Macron au gré de leurs intérêt sonnant et trébuchant.
    Ces leurs façons de faire coïncider écologie et spéculation sur immobilière par exemple.
    En ce sens même s’ils s’en défendent les revendications indépendantistes gauchistes de podémos rejoignent l’égoïsme des Flamands qui ne veulent pas payer pour les Wallons et des ligues du Nord de l’Italie pour la Calabre et la Sicile
    l’UE reste en retrait mais doit se réjouir de la tournure des évènements car c’est son but de transformer l’Europe en Länders. Une Catalogne indépendante pourrait fragiliser et faire imploser une Espagne déjà bien endettée et faire imploser d’autres pays par l’effet domino .
    Cette Catalogne serait une sorte de laboratoire et d’exemple de ce que pourrait être l’Europe aidé par un immigrationisme de remplacement voulu par Bruxelles qui pousserait les états nations au délabrement moral, social et identitaire le plus total et les contraindrait à faire sédition suivie d’une scission inévitable.
    N’est ce pas ce que l’UE souhaite et favorise si on veut bien voir ce qui s’est passé avec les Balkans disloqués en mini provinces pour être plus dociles aux directives de Bruxelles.
    En ce sens les indépendantistes Catalans n’engagent pas qu’eux dans l’aventure.

    1. Grain de riz

      Les sentiments identitaires régionaux sont une chose naturelle. Par contre les attitudes méprisantes de certains mouvements indépendantistes sont souvent extrêmement ridicules quand on analyse les choses. D’abord la Catalogne est loin d’être la région la plus riche d’Espagne,il y a celle du centre et de Madrid.L’Espagne est bien loin d’être en état de faillite,Elle est au contraire sur une bonne dynamique économique,écouter Philippe Dessertine.Et son développement économique date de bien avant son adhésion à l’Europe en 1986,il date des années 1960.La Catalogne ne se rend pas bien compte d’une chose qui est que elle bénéficie d’une situation géographique très avantageuse par rapport au sud du pays,ils ont beaucoup de côté rocheuse ou ils peuvent faire des ports,ils sont proches de la France et donc plus proche du centre de gravité de l’Europe,ils ont un climat bien plus facile que dans le sud ou il fait souvent 45 degrés en été,et où il ne pleut que durant l’hiver. D’ailleurs on peut faire à peu près les mêmes remarques à propos de l’Italie du Nord et de l’Italie du Sud. On peut aussi évoquer d’autres d’avantages dont bénéficient certaines zones de l’Europe,avoir du pétrole,parler anglais,en en arrive même à trouver extrêmement suspect de voir certaines régions en difficulté économique malgré une liste d’atouts impressionnante,et la on se dit,ces gens sont imbus de leur personne,alors qu’en fait ils sont pas bien brillants. mai enfin chacun vit à sa façon.

  5. Marcher sur des oeufsMarcher sur des oeufs

    L’UE qui a certainement parlé à l’oreille de Tsipras !

    L’UE envoie son « cheval des Balkans » dans le groupe V4 – (Pour plomber le Visgrad ?)

    Et le cheval rigole à la façon hollywoodienne ; le masque mondialiste !
    _________________________________
    Les Quatre de Varna, un nouveau V4 dans les Balkans ?
    :: https://visegradpost.com/fr/2017/10/06/les-quatre-de-varna-un-nouveau-v4-dans-les-balkans/

    Bulgarie, Varna – Les Premiers ministres de Grèce et de Roumanie ainsi que les présidents de Serbie et de Bulgarie se sont réunis ce mardi 3 cotobre à Varna. Ils ont initié un nouveau stade de coopération entre leurs pays respectifs.

    Un nouveau V4 dans les Balkans ? Les Quatre de Varna, trois membres de l’Union européenne – Grèce, Bulgarie, Roumanie – et un candidat à l’intégration – Serbie – coopèrent désormais à un plus haut niveau, suivant le modèle du Groupe de Visegrád.

    “Les quatre pays peuvent être une porte de l’Union européenne, mais ils peuvent également être un mur protégeant l’Union”, a expliqué le Premier ministre roumain Tudose.

    M. Tudose a ensuite insisté sur l’importance de faire savoir à tous que cette coopération internationale n’est tournée contre rien ni personne. Selon le Premier ministre roumain, l’objectif de ce groupe de coopération internationale est de “mieux défendre leurs intérêts communs”.

    Le Président bulgare Borisov a déclaré mardi qu’un “Visegrád des Balkans” avait vu le jour, et que son rôle serait “bon pour l’Europe”, donnant plus de poids à la voix de ces pays.

    La prochaine réunion devrait se tenir en Serbie, le seul des quatre membres à n’être pas encore membre de l’Union européenne.

  6. Marcher sur des oeufsMarcher sur des oeufs

    Les mêmes à l’oeuvre pour détruire la Hongrie comme toutes les nations du continent européen.
    On reconnaît les discours, les faux débats, les déclarations très éclairées de certains intellectuels et autre sachants, autorisés à penser comme le disait Colurche.
    Les mêmes aboient leurs mêmes pensées complètement tordues dans le but de troubler, détruire la réalité, assommer le brave citoyen qui tient à sa Maison, sa Patrie, son Pays et ainsi le déraciner totalement de tout ce qui a fait qu’il est lui Français ; disperser à tous vents son coeur avec son passé et ses racines.
    ____________________________________
    La réincarnation de l’isir: les martyrs Arad
    :: http://tinyurl.com/yc7d5nvk -{ URL courte de la page de traduction Google : http://mandiner.hu/cikk/20171006_morocz_zsolt_a_letige_ragozasa_az_aradi_vertanukrol }-

    – La réponse à la question « Qui est le Hongrois? » Les martyrs Arad de différentes nationalités ont répondu avec leur sort: c’est le hongrois qui s’engage – mais pas seulement le temps qu’il en vaut.

    Le 6 octobre, la dernière station Arad du Honvéd Generals pose la question de «Qui est le Hongrois ? ».

    « Les gènes donnent beaucoup de réponses, mais quel est le hongrois qui ne peut pas résoudre le dilemme hongrois. »

    Si nous abordons la question de la langue, nous ne pouvons pas obtenir un résultat satisfaisant. Au cours de notre histoire, la langue est forte, parfois c’est notre dernier bastion, c’est-à-dire notre élément décisionnel, mais pas décisif, de notre identité. Les Hongrois d’Árpád, les membres de la tribu tribale – arguant d’argumentations – ont probablement parlé de la vieillesse. Le croate Dalmatien Zrínyi Miklós a compilé en hongrois. Il a écrit le plus grand hongrois en allemand. Ses racines sont l’allemand Géza Gárdonyi, Ferenc Herczeg, Sándor Márai. Tous les trois sont des maîtres de la langue hongroise. La langue dans ce cas, les écrivains, l’alpha et l’obstination de leur identité.

    …/…

  7. Genevieve

    C’est curieux, j’ai relu « Le caporal épinglé » de Jacques Perret où l ‘auteur parle de sa captivité en stalag, excellent bouquin. Il parle du grand Reich, qui voulait faire la « Gross Europa », avec Berlin pour capitale, mais aussi, une Bretagne indépendante. A cet effet, les allemands recensaient dans les camps les « séparatistes notoires bretons ». Je me demande dans quelle mesure l’Europe, concue dès 1950 par Monnet, ne s’inspire pas en partie des idées du défunt Reich, et si nous n’aurions pas là un précédent édifiant sur la facon dont l’UE souhaite morceler les nations en états confettis, en rallumant pour ce faire les revendications indépendentistes. Cela validerait alors pleinement votre analyse de la situation.

    1. Damien52

      Vous avez deviné, Geneviève !

      Lisez maintenant le bouquin de Pierre Hillard pour avoir tous les détails de ce qu’on pourrait appeler « l »opération IVème Reich » – qui est aussi une opération « portes ouvertes » quand on sait (comme le suggérait Mali) que l’Europe réduite à une mosaïque d’états confettis sans aucun poids et sans aucun pouvoir perdra la dernière chance qui lui restait de stopper la déferlante migratoire…

      On peut dire merci à l’Europe et à sa Reichkanzlerin Merkel !

  8. mac gyver

    Les Catalans veulent s’émanciper à l’intérieur de l’UE ! quels cons ! ils n’ont rien compris au problème, leur ennemi n’est pas Madrid mais Bruxelles. L’éclatement des nations, serait la cerise sur le gâteau pour les financiers ,les charognards, les immigrationnistes de tous horizons ,tel Soros ; diable fait homme. Un volontaire pour prendre son scalpe à ce pourri ? C’est cette UE qui nous coûte chère, qui coûte aux Catalans ; c’est cette entité et sa monnaie qu’il faut jeter. Après ça ira mieux , pour tout le monde !

  9. Jean Lafitte

    Je n’ai lu qu’une partie de ce long article de M. Portella, mais ce que je sais de l’histoire de l’Espagne et de la Catalogne m’avait déjà convaincu des idées de fond de M. Portella.

    Je n’en dirai pas plus ici, préférant apporter ma pierre par un rappel des faits saillants de cette histoire.

    Et une fois de plus, Merci Chrisitne pour cet excellent éclairage.

    1. Christine TasinChristine Tasin Post author

      Il y a des choses justes là-dedans mais tirées d’un torchon anti-sémite, désolée mais on ne peut pas publier

  10. Renoir

    Ce plaidoyer pro-Europe est tout simplement à vomir !
    Donc on n’a pas le droit de s’exprimer sur la « patrie », ce terme étant essentialisé à mort !
    Mais qui a décidé, une fois pour toutes, que l’Espagne était une « patrie », et singulièrement celle des Catalans ? Qui ? Quand ? Où? Cela on se garde bien de nous le dire, évidemment !!
    « arracher un bras à un corps », que c’est beau ! Brel aurait dit: beau, beau, beau et con à la fois!!
    Parler avec ses tripes, c’est bien, Monsieur Portella, et je respecte vos sentiments profonds… à condition que vous respectiez, vous, les sentiments des catalans, ce qui n’est guère le cas…

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