Le fantasme du modèle économique allemand


Le fantasme du modèle économique allemand

Les Chroniques de Jacques Sapir Les élections générales qui ont lieu en Allemagne ce dimanche 24 septembre sont l’occasion de revenir sur le modèle économique allemand. Ce dernier suscite beaucoup d’admiration dans la classe politique française, une admiration soutenue par les résultats éclatants obtenus par l’économie allemande. Un modèle qui a pourtant des points sombres, notamment son taux de pauvreté et son faible investissement dans les infrastructures. Le « modèle » allemand est-il alors reproductible dans d’autres pays européens que l’Allemagne ? Invités : Philippe Béchade, président du think-tank les Econoclastes et rédacteur en chef de La Bourse au quotidien et Rémi Bourgeot, économiste et chercheur associé à l’IRIS.




Marcher sur des oeufs

Au crépuscule de ma vie, je flâne sur les chemins de la connaissance qui me ravit. Musique, histoire, religion, tout ce qui fait l'homme et tout ce que fait l'homme me passionne.


4 thoughts on “Le fantasme du modèle économique allemand

  1. frejusien

    Modèle qu’on nous vante, et que certains envient,
    preuve : micron veut calquer la France dessus

    Mais en réalité, ce « brillant » modèle cache une dégradation incroyable des conditions de vie : routes à nids de poule, hôpitaux vétustes et sans technologie, écoles et universités en ruine, l’Allemagne se meure tout doucement

    L’Allemagne survit tout juste, et fait diversion
    La plupart des pays européens sont en train de régresser,
    Avant la construction de l’UE, tous les pays avaient le vent en poupe,

    Actuellement, c’est le contraire qui se produit, les économies chancellent sous les directives absurdes des commissaires de Bruxelles
    Le socialisme, il n’y a rien de pire pour ruiner l’économie d’un pays

  2. Joël

    L’appauvrissement des populations pour les rendre dépendantes et surtout dociles est préconisé par l’UE. Sinon, comment expliquer l’immigration massive alors que l’Europe a 23 millions de chômeurs ? L’Angleterre l’a très bien compris, elle, qui depuis qu’elle a quitté la mafia bruxelloise ne s’est jamais aussi bien portée.

  3. Marcher sur des oeufsMarcher sur des oeufs

    Que reste-t-il de nos vingt ans, que reste-t-il de notre amour, que reste-t-il de notre industrie ? Ils ont entrepris le dépeçage de la France ; comme Samson on la prive de ses forces pour mieux l’achever !
    Et ça continue allègrement et sans complexe. On fait de la France une future esclave, ce qu’elle a déjà commencé d’être.
    Mais de quelle France parlent-ils quand ils parlent d’une France forte…..?

    Quand on ils auront quitté à la France la moindre force, la moinde froce ; comment pensent-ils la faire vivre et de quoi ?

    Qui gagne ou gagnera dans l’histoire ; combien se foutent-ils dans les poches ceux qui nous dépouillent pour assurer leurs arrières quand les années de squelettes de vaches viendront ? Où pensent-ils dépenser ce qu’ils nous auront volé ? Où seront-ils pour vivre heureux hors cette zone géographique que l’on appelle encore France mais pour combien de temps ?
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    Réduit à l’industrie ferroviaire, Alstom pourrait passer sous le contrôle de Siemens
    :: https://francais.rt.com/economie/43814-reduit-industrie-ferroviaire-alstom-pourrait-passer-sous-controle-allemand
    26 sept. 2017

    Après avoir cédé en 2015 à l’américain General Electric ses activités dans l’énergie et le nucléaire, Alstom pourrait passer sous contrôle du conglomérat allemand Siemens. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer la mort d’un fleuron français.

    Le TGV va-t-il devenir allemand ? Le feuilleton du démantèlement du fleuron technologique Alstom se poursuit, malgré les dénégations des pouvoirs publics, de François Hollande en passant par ses ministres de l’Economie, Michel Sapin et… Emmanuel Macron.

    Il pourrait même s’achever au moment où le groupe industriel allemand Siemens envisagerait de mettre la main sur ce qui reste d’Alstom, en devenant actionnaire majoritaire de ce qui reste du groupe français : l’activité de construction de matériel roulant ferroviaire. Ce 26 septembre 2017, le conseil d’administration d’Alstom, où l’Etat ne détient plus que 20% des droits de vote, pourrait acter le passage du groupe sous le contrôle de Siemens.

    Pour «financer l’innovation», #Bercy va privatiser plusieurs entreprises
    ➡️https://t.co/P3158nGlAXpic.twitter.com/vakDY7n1lG— RT France (@RTenfrancais) 4 septembre 2017

    Le groupe allemand tient par ailleurs de son côté, ce même jour, une réunion de son conseil de surveillance. Les deux groupes devraient se prononcer sur un projet déjà étudié en 2014 mais qui avait échoué, Alstom préférant céder ses activités énergie à l’américain General Electric et recentrer son activité sur le ferroviaire.

    Le passage d’Alstom sous pavillon allemand signerait ainsi de facto la disparition d’un fleuron industriel français qui avait plusieurs cordes à son arc. La branche nucléaire d’Alstom concevait et construisait notamment des turbines nucléaires de pointe – 30% des parts du marché mondial – activité tombée dans l’escarcelle de l’américain General Electric début 2015, avec la bénédiction du ministre de l’Economie de l’époque.
    Liquidation d’un fleuron technologique ?

    La production et la livraison des turbines, fierté d’Alstom, dépend désormais des Etats-Unis. Ces dernières équipent non seulement les centrales nucléaires, mais aussi les sous-marins nucléaires, une composante non négligeable de l’indépendance stratégique et militaire de l’Hexagone.

    Alstom, Air France… et l’Europe : les raisons de la colère >>> https://t.co/BL2UqnS0NKpic.twitter.com/3sUDRZTJdm— RT France (@RTenfrancais) 27 septembre 2016

    De l’avis du ministère de l’Economie et des partisans de la fusion des groupes français et allemand, ce rapprochement s’inscrirait dans un mouvement mondial de consolidation du secteur ferroviaire, face à la montée en puissance du géant public chinois CRRC Corp… Selon Bercy, si cette alliance se réalise, elle donnera naissance au numéro deux mondial – en volume – de matériel ferroviaire roulant.
    Bradage, forfaiture et casse sociale

    Mais pour les défenseurs d’une industrie nationale souveraine, la possible prise de contrôle d’Alstom par Siemens n’a pas manqué de soulever un tollé. Eric Coquerel, député de La France Insoumise (LFI), dénonce la fusion sur Twitter : «Ce bradage serait une forfaiture vis-à-vis du pays.»

    On attend la suite sur l’absorption annoncée de #Alstom par l’allemand #Siemens. Ce bradage serait une forfaiture vis à vis du pays https://t.co/5ASWuG7GRf— Eric Coquerel (@ericcoquerel) 26 septembre 2017

    L’ex-secrétaire d’Etat et ministre des Transports Les Républicains (LR), Thierry Mariani, dénonce lui aussi ce qu’il considère être le bradage d’Alstom. «Notre industrie [est] soldée», déplore-t-il.

    #Alstom Energie bradé à General Electric par Macron ministre,puis,Alstom Ferroviaire cédé à Siemmens par Macron Pdt. Notre industrie soldée!— Thierry MARIANI ن (@ThierryMARIANI) 26 septembre 2017

    «A partir du mardi 26 septembre 2017, l’un des derniers fleurons de l’industrie française ne nous appartiendra plus et les 31 000 salariés d’Alstom seront sous pavillon étranger», s’inquiète de son côté le président de Debout la France (DLF), dans un communiqué publié sur son site. «Monsieur Macron [a] menti sur toute l’affaire Alstom et en particulier la pérennité d’Alstom Transport», clame encore le député.

    Nicolas Bay, secrétaire général du Front national (FN) et député européen, dénonce un effacement industriel de la France au profit de l’Allemagne.

    #Alstom-#Siemens : le partenariat franco-allemand ne doit pas provoquer l’effacement industriel de la France ! https://t.co/7Mhr7rlt19— Nicolas Bay (@nicolasbayfn) 26 septembre 2017

    Après le conflit lié à la possible fermeture du site d’Alstom à Belfort en septembre 2016, les syndicats s’inquiètent eux aussi d’une prise de contrôle d’Alstom. «Il y aura de la casse sociale à moyen terme», estime la CFE-CGC d’Alstom, premier syndicat du groupe, cité par l’AFP.

    «Les garanties, c’est vite changé. Siemens sera là pour gagner de l’argent», a réagi pour sa part Daniel Dreger, de la CGT, deuxième syndicat chez Alstom.

    Sauvetage d’Alstom par l’Etat : incompréhension de Michel Sapin face à la polémique
    > https://t.co/LvUIuNqPmrpic.twitter.com/aFZe8eUxUx— RT France (@RTenfrancais) 5 octobre 2016

    L’annonce d’un possible rachat d’Alstom par Siemens prend ainsi une dimension politique et symbolique, en pleine réforme du Code du travail par ordonnances. Ce même jour, Emmanuel Macron, qui prône un renforcement de la collaboration franco-allemande, doit prononcer à la Sorbonne un discours ayant pour thème la «refondation de l’Union européenne». Ministre de l’Economie de François Hollande, Emmanuel Macron s’était engagé à exercer le cas échéant l’option d’achat qui permet à l’Etat de redevenir actionnaire d’Alstom.

    Cette disposition avait été la condition sine qua nonposée par le prédécesseur d’Emmanuel Macron à l’Economie, Arnaud Montebourg, afin de permettre la vente de la branche énergie d’Alstom à General Electric. Elu président de la République, Emmanuel Macron va-t-il démentir le ministre de l’Economie qu’il a été ? Tentant d’étouffer les critiques, Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, a assuré ce même jour que l’Etat veillerait à un «mariage entre égaux»…

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