Saint-Martin : quand le crime a une dimension ethnique et qu’il ne faudrait pas le dire….


Saint-Martin : quand le crime a une dimension ethnique et qu’il ne faudrait pas le dire….

La dimension ethnique du crime

Par Ivan Blot

 

C’est vraiment un sujet tabou. Le crime serait un choix individuel. L’influence culturelle du monde extérieur ne jouerait aucun rôle. Et pourtant, aucun choix individuel ne se fait sans que le milieu extérieur n’ait joué un rôle. Lorsque j’étais député à la commission des lois en 1987, j’avais voulu publier dans un rapport les statistiques de criminalité entre français et étrangers. Une partie des députés de cette commission voulaient censurer mon rapport sur cette question. Cela pouvait pousser les Français au racisme me dit-on alors. Les taux de crime des étrangers étaient en effet les plus élevés. Heureusement, le président de la commission des lois, Jacques Toubon, demanda le maintien de ces chiffres et mon rapport fut voté par la commission.

J’ai alors compris qu’il ne fallait pas dire certaines choses, même vraies. Ceux qui voulaient me censurer n’étaient pas gênés de vouloir cacher la vérité. Ils avouaient aussi un profond mépris de la démocratie en disant que publier ces chiffres favoriserait le racisme. C’était prendre les citoyens pour des crétins qui n’étaient pas capables de se faire une opinion en dehors des rapports officiels. Les censeurs étaient donc malhonnêtes mais aussi d’une rare stupidité. Ils ne comprenaient rien aux mécanismes sociaux qui sont à l’origine de la criminalité, à l’origine du racisme ou tout simplement à l’origine du mécontentement populaire.

Je viens de retrouver cette inconséquence à propos des pillages dans l’île de Saint Martin suites au passage du terrible ouragan Irma. On a reproché au gouvernement de ne pas avoir prévu ces pillages qui n’ont pas eu lieu dans l’île voisine de Saint Barthélémy. On a montré une ignorance crasse : dans tous les pays de culture africaine, lorsque des désordres ont lieu, les pillages se généralisent. Ce fut le cas en Afrique, au sud des Etats Unis (ouragan Katrina en 2002 à la nouvelle Orléans). Il faut donc prévoir des forces de l’ordre plus importantes que si la population était ethniquement différente, norvégienne par exemple.

 

La dimension ethnique des phénomènes criminels est un sujet tabou dans les médias et la politique. Pourtant, les milieux professionnels de la justice et de la police ne peuvent les ignorer : on sait bien que la mafia est plus importante en Italie du sud qu’en Italie du Nord, à Naples plutôt qu’à Milan. C’est moins une question de géographie que de groupes ethniques. La mafia s’est exportée aux Etats-Unis avec de grandes figures comme Al Capone, issues de l’immigration d’Italie du sud. Les sociologues du crime ont noté que non seulement les mafiosi se recrutaient au sein de la même ethnie (comme les yakuzas japonais) mais encore au sein du même village partageant le même dialecte. Car les chefs de ces réseaux ne font pas confiance aux personnes d’une autre ethnie.

 

Lors d’une mission à Mayotte, j’ai rencontré un ancien fonctionnaire important d’origine locale qui m’a dit : «  si vous voulez lutter contre la corruption, faites venir des Blancs de Métropole car ici, nous les locaux, on est tous corrompus (sic) ! » Il m’expliquait que la logique de distribution de l’argent public envoyé par la France était de répartir celui-ci selon une logique tribale. Chaque tribu se sert à tour de rôle. Il est très difficile d’éradiquer de tels comportements collectifs.

Les classes dirigeantes politiques, administratives et médiatiques ne veulent pas prendre en compte ces faits qui sont gênants du point de vue du dogme égalitaire. Ignorer ces faits pour les bourgeois de l’oligarchie ne présente que des avantages : pas de problèmes avec personne, pas de risque de se faire traiter de « racisme » qui pourrait freiner leur carrière. Ceux qui seront victimes du mensonge n’appartiennent pas aux réseaux du pouvoir.

Ce sont les plus pauvres et les plus démunis qui sont lésés. Si l’argent public disparaît au profit de réseaux mafieux, on construira moins de classes et ce sont les enfants des pauvres qui en souffriront. Ils sont hors d’état de faire valoir le préjudice subi. Devant le préfet ? Il ne fera rien hors quelques propos apaisants. Devant les médias ? Ils se tairont aussi. Les classes souffrantes n’ont pas de relais ni dans les réseaux du pouvoir, ni dans les médias.

La pire des situations est celle des pauvres Français « de souche » comme on dit. Les médias s’intéressent aux dirigeants ou aux immigrés mais certainement pas aux Français du peuple soupçonnés d’être « rétrogrades ». Cette injustice a été bien décelée par quelques scientifiques comme le géographe et sociologue Christophe Guilluy dans son livre sur « la France périphérique ».

Evidemment, le refus de prendre en compte la dimension ethnique de la criminalité a des conséquences négatives pour les forces de prévention et de répression du crime. Les milieux d’idéologie « droits de l’hommistes » ne cherchent pas à combattre le crime mais traquent uniquement les blasphèmes envers leur idéologie : ces blasphèmes s’appellent des discriminations.

Le souci des idéologues des droits de l’homme n’est pas de faire reculer l’insécurité qui frappe plus que proportionnellement les faibles et les pauvres. Ils se préoccupent plutôt des droits des criminels et des voyous. Les victimes n’ont aucune importance sauf dans deux cas :

1/ Si elles appartiennent à l’oligarchie comme Nathalie Kosziucko Morizet « bousculée » sur un marché lors d’une campagne électorale par un brave maire de province sans le moindre antécédent de violence ou de délinquance.

2/  si elles appartiennent à des minorités ethniques qui bénéficient d’une protection privilégiée pour des raisons idéologiques.

 

Bien sûr, les forces de l’ordre ne sont pas dupes dans leur vie de tous les jours. Mais elles se taisent par peur de l’idéologie dominante. La situation générale rappelle d’ailleurs celle de l’occupation allemande. A cette époque, il ne fallait pas dire du mal de l’occupant quoiqu’on en pense. Même les propos contre l’occupant tenus en privé étaient dangereux : on pouvait être dénoncé par son voisin. Aujourd’hui, il en est de même si vous voulez critiquer tel ou tel groupe ethnique pour son comportement.

Le refus de prendre en compte la dimension ethnique n’aboutit pas à des échecs que dans le domaine de la criminalité. On pourrait parler aussi de l’inégale répartition des talents selon les ethnies. Pendant des siècles en Europe, les rois faisaient venir des étrangers talentueux. Les empereurs d’Autriche ont favorisé l’arrivée d’ouvriers ou de paysans très qualifiés dans les montagnes de Bohème. Les architectes italiens furent recherchés partout et ont été jusqu’à construire les murs du Kremlin ! Aux USA jusqu’aux années 1960, la loi républicaine favorisait l’immigration d’anglo-saxons, d’allemands et de scandinaves.

A présent, on doit considérer les hommes indépendamment de leurs racines culturelles. Est-ce par bonté ? Nullement ! C’est parce que l’on souhaite avoir une main d’œuvre mobile sans racines culturelles ou religieuses qui gêneraient leur mobilité. Il importe que les hommes soient déracinés, comme des boulets de charbon afin d’être de pures matières premières. Le refus de considérer l’ethnie est faussement humaniste mais sert un objectif de pure exploitation économique. Les dirigeants ont renié pour beaucoup toutes leurs racines nationales ou religieuses. Ils veulent un peuple à leur image, composé de traitres, de déserteurs et de parasites.

 

Comment lutter efficacement contre le crime lorsque la mentalité criminelle s’est infiltrée jusqu’aux sommets de l’échelle sociale ? Telle est la triste situation à laquelle les citoyens patriotes, engagés et travailleurs doivent faire face aujourd’hui. C’est une nouvelle lutte des classes qui se fait jour et qui verra bientôt « le crépuscule de la France d’en haut » selon le titre du dernier livre du professeur Christophe Guilluy.




haut fonctionnaire, homme politique et essayiste français, ancien député, ancien conseiller général, ancien conseiller régional, Président de "Agir pour la démocratie directe", responsable du Libre journal de la résistance française toutes les quatre semaines sur Radio Courtoisie.


8 thoughts on “Saint-Martin : quand le crime a une dimension ethnique et qu’il ne faudrait pas le dire….

  1. Xtemps

    Je suis aussi pour la démocratie directe, les peuples européens doivent cesser d’accepter les caprices de certains aux pouvoirs, juste pour leurs bons plaisir.
    Les peuples européens autochtones doivent se reprendre en mains comme les Suisses l’ont fait depuis longtemps.
    Nous devons se faire respecter par nos dirigeants et le faire entendre haut et fort, de porter plainte contre ces ordures, çà suffit!.
    les peuples européens ne doivent plus rien laisser faire ces ordures aux pouvoirs, ces gens là ont assez fait du mal aux peuples européens.
    Un bourgmestre en Belgique ( un maire) s’était fait égorgé par une personne pour se venger de son père qui s’était suicidé après avoir été limogé deux ans avant.
    Ce Bourgmestre était pourtant aimable par sa la population, comme quoi, la situation se retourne contre les députés bons ou pas, beaucoup de gens sont à bout et les risques d’attaques contre des députés devient de plus en plus important de la part des européens.
    La faute revient uniquement à cette dictature union européenne et ces eurodéputés pour les dégâts important de leurs sales politiques depuis des décennies.
    Beaucoup de peuples européens se sentent humiliés par ces ordures aux pouvoirs.

  2. Celtillos

    Moralité seule un soulèvement armé et en masse du peuple peut apporter une solution, seul un nettoyage drastique des élites nous permettrait peut être de sortir de cette situation tordue!

  3. Pierre Gouverneur

    Le raciste est celui qui se sent supérieur, s’impose, méprise et opprime l’autre.

    Qui se comporte comme un raciste dans notre pays, de nos jours ?
    Ce ne sont certainement pas les Français qui tiennent à leurs racines culturelles que cette prétendue bien pensante suffisante s’applique, irrespectueusement, à déraciner comme de la mauvaise herbe ; elle fait fi, sans la moindre gêne, de nos principes républicains de liberté, d’expression notamment, et d’égalité en droit ; elle cherche à nous soumettre avec le renfort de lois scélérates. L’on est puni pour islamophobie, non parce que l’on aime pas les personnes élevées dans la religion musulmane, mais parce que l’on s’inquiète, à juste titre, de son idéologie totalitaire et dominatrice qui cherche à s’imposer et qui répugne les mécréants que nous sommes à leur yeux. Ces derniers comme ceux qui nous gouvernent ne correspondent-ils pas à ce qui définit le racisme ?

  4. Equateur

    Monsieur Blot vous avez mile et mille fois raison,nous savons que les élites sont pourris jusqu’à la moelle et bien que je sache que 60%des français sont des imbéciles pour avoir élu un crétin de première, je ne peux m’empêcher de croire qu’un groupe de résistants va bientôt apparaître pour stopper ces enfoirés. Et j’irais même plus loin, à commencer par vge,chichi, sarko »le diable de tasmanie »,flanby,et bien sûr le « menteur,le fabulateur et l’escroc(dixit le président Rodschil)où il a travaillé, du moins où il a fait acte de présence. Je pourrai vous en dire d’autres (pour la justice,des juges des avocats des procs.et autres batonniers,qui préfère condamner un innocent qu’un coupable arabe ou noir,pour ne pas perdre leur place.Et bien d’autres encore,mais j’ai peur que ma missive ne passe pas.

    1. frejusien

      Ah ! non ! vous pouvez dire, on est preneur….!!

      On en a plus qu’assez de tous ces mensonges sirupeux déversés par les merdias à longueur de journée, alors qu’il suffit de voir et d’entendre dans la rue pour rejeter ce monde imaginaire dans lequel ils se complaisent,

      On vient sur ce site pour avoir les vraies infos, et les témoignages sont précieux, car ils permettent de brosser le vrai tableau de la déliquescence du pouvoir; et de vérifier qu’on n’est pas seul à faire le même constat

  5. Machin chose

    «  »Emmanuel Macron veut « désarmer » Saint-Martin » »

    ce garçon est de plus en plus « désarmant » 😆

    que ne commence t il pas par le département voisin du 9/3 ? ou prolifèrent les arsenaux de matos de guerre !!

  6. bm77

    Le milieu social , culturel et le type de société dans lesquels évoluent les personnes dont vous dénoncez les dérives et les comportements criminogènes prend une part non négligeable qui déterminent ceux-ci
    Le principal problème vient de l’enseignement et aussi le fait que les dirigeants des pays concernés, qu’ils soient Africains ou occidentaux, ne font plus confiance en leur propre capacité à sortir les peuples de leur situation pour les transformer en fin de compte en des consommateurs bêlants, sans esprits critiques.
    C’est l’idéologie prédominante gauchiste fait des ravages du coté des pays qui exportent l’immigration et ceux qui la reçoivent.
    Du côté des pays d’origine par refus idéologique de l’ex colonisateur on n’a pas voulu imposer la langue et les institutions Françaises qui avaient fait pourtant leur preuve pour régir ces pays composées de multiples ethnies et même tribus, par démagogie, à usage de politique intérieure et pour ne pas montrer que la colonie n’avait pas eue que des effets négatifs, on a refusé d’utiliser ces instruments qui auraient pu permettre aux populations de mieux se défendre dans la communauté internationale.
    Hors sans cette ignorance couplée à une hostilité de la France et de son histoire ils auraient pu s’apercevoir que nous aussi nous étions un pays à multiple facettes et province qui auquel nous avions appliquer un modèle unique qui nous permettait de cohabiter dans de bonnes conditions
    En France on est en train de commettre les mêmes erreurs par repentance post-coloniale et par cette idéologie gauchiste qui s’est imposée petit à petit dans l’éducation nationale. On fait de l’égalitarisme forcené sans prendre en compte les problèmes qui s’imposent par le fait de l’immigration de masse.
    Non les jeunes africains qui naissent en France ne sont pas automatiquement des Français comme les autres, être Français ne se décrète pas, on le devient parce que la société est capable ou non de faire en sorte que la personne concernée se sentent Française .
    Hors par antiracisme de pacotille on fait croire à celui dont les parent sont là depuis moins de 10 ans et dans les conditions de repentance anticoloniale que l’on connaît qu’il est Français lambda hors cela ne peut être le cas dans les conditions actuelles où la société refuse de prendre ses responsabilités
    Les parents des petits Français ont bénéficié et ont été même les artisans de l’évolution et la libération des mœurs et de l’évolution des comportements.
    Hors on demande aux parents de jeunes d’origines immigrés de culture extra -Européennes d’ingurgiter en quelques années sans exigence aucune et sans contraintes ce que nous avons mis des décennies à construire dans la douleur pour devenir une nation moderne et même un modèle pour les autres;
    Avant cela, nous sommes passés et là je parle des Français de conditions sociales inférieures par une assimilation à une société qui était en fait l’idéal Républicain et même si celui-ci et les conditions n’étaient pas parfaites pour y parvenir l’efficacité était là.
    Les petits Français de ces couches sociales des anciennes générations après guerre n’étaient pas faciles à dompter et les instituteurs dans les écoles de banlieues ont eu à s’employer pour faire évoluer tout ce monde.
    Beaucoup de Français avaient participé à la guerre et aux éliminations sommaires de l' »épuration » puis il y eu les guerre de décolonisation et leurs lots de ressentiments et les enfants de ces gens ont souvent été les « sauvageons » de l’époque
    Les années 50, 60 n’ont pas été des parties de plaisir pour ceux qui étaient en première ligne pour enseigner les valeurs républicaines dans les villes des banlieues, à des garnements qui étaient été élevés à la dure, hors ils ont réussi en appliquant notre modèle Républicain ;
    Car comment m’expliquer que les Italiens immigrés que vous citez issus majoritairement du sud de l’Italie, de Naples et de Sicile n’ont pas créé de mafias en France et l’on fait aux USA?
    Parce que nous avions un modèle assimilateur qui faisait la fierté et le particularisme de la France , que nous avons sabordé depuis un quarantaine d’années en privant beaucoup de jeunes issus de l’immigration de cette chance et une certaine fierté de pouvoir se sentir un vrai Français.
    Le seul bémol c’est qu’il n’est pas d’assimilation possible avec une telle immigration de masse se couplant avec l’abandon de notre système Républicain par les idéologues mondialistes. Nous courons à la catastrophe ou a la suppression total de notre pays comme tel.

    1. frejusien

      vous avez bien décrit la situation, l’idéologie de la gauche dominante a foutu un sacré bordel dans l’éducation,
      le laxisme et l’anti-racisme , qui n’est qu’un racisme à l’envers, ont fait le reste,

      Tout détruire, sans avoir aucun programme de remplacement, nous fait courir à la catastrophe,
      C’est une démarche infantile de » révolte contre le père », infantile et « infertile », donc une démarche stérile, la technique de la terre brûlée,

      On a les résultats tous les jours, de plus en plus visibles, de plus en plus inquiétants,

      Quand vient s’ajouter l’islam, qui lui, sait très bien où il va, ce qu’il fait, et quel est son but, il n’y a plus aucun espoir de s’en sortir

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