Pourquoi l’ascenseur social ne fonctionne-t-il plus à l’école française ?


Pourquoi l’ascenseur social ne fonctionne-t-il plus à l’école française ?

Professeur de philosophie,  F-X Bellamy est naturellement préoccupé par l’état intellectuel des élèves formés par  l’Educnat,  mais sa réflexion dans son livre sur « Les déshérités »,  va un peu au-delà de la simple constatation de l’état de catastrophe de son administration. Il insiste sur cette  profonde injustice : « L’école française est aujourd’hui celle des pays de l’OCDE où l’origine sociale  des enfants pèse le plus lourd dans les résultats scolaires ».  L’Educnat  a donc abouti au contraire de ce à quoi elle prétendait arriver ; le diable porte pierre. Bourdieu,  l’ennemi des héritiers,  a réussi à conforter la reproduction du modèle social.

Ce que  Bellamy dénonce avec force,  c’est la double ingratitude vis à vis  du notre patrimoine.  D’abord notre ingratitude au regard  de ce que nous avons reçu et ensuite notre égoïsme vis-à-vis de  ceux qui ne le recevront pas. De cette double rupture nait, selon lui, une grande violence.

Mais,  la question, la seule,   qui soit  devant nous est la suivante : Que transmettre ? Et  qui sommes nous ?

C’est ce corpus qu’il faut redéfinir,  par exemple au moyen du roman national. Encore nous  faut il  y adhérer.

L’histoire de France et de l’Europe a-t-elle trente mille ans, comme le prétendait Dominique Venner ou plus raisonnablement date-t-elle de deux ou trois mille avant Jésus-Christ,  comme les autres civilisations anciennes ? L’histoire commence-t-elle avec « la lumière » de la  Révolution française  qui nous fait sortir de « la nuit » de l’Ancien Régime, comme le racontait un sémillant ministre de la culture ? La France est-elle structurellement catholique, ou plurielle ? Peut-on raconter des âneries comme le « passé musulman », voire  la dette que nous aurions vis-à-vis  de personnes  qui ne nous rien apporté du tout pendant des siècles,  en dehors de conflits endémiques et d’incursions invasives sur nos côtes méditerranéennes jusqu’en 1830  ?  Et dont nous continuons aujourd’hui encore de régler le coût démesuré de la colonisation ? Peut on rejeter  le baptême de Clovis et ignorer  que, jusqu’en 1905, sauf pendant moins de dix ans,  la religion catholique a été religion d’état ? Peut-on accepter la totalité de l’héritage pour tenir un discours qui donne envie d’être français ?

Païens, catholiques, chrétiens, juifs,  athées pouvons nous réciter le même roman national ? Sinon,  autant passer la main ….

Quelle est notre adhésion à « la France » ? L’aimons nous dans sa totalité ou sommes nous prêts à nous jeter des anathèmes ? Exemple : Le tout petit monde des monarchistes réussit à se diviser entre légitimistes (les bons),  orléanistes,  bonapartistes et autres…  Les républicains de collaboration  se divisent entre la droite et la gauche,  les patriotes, républicains ou pas,  entre Front National,  divisé entre philipottistes et les autres,   et droite hors les murs…Et ainsi de suite.

Qu’est ce qui nous rassemble ?  Le terme de patrie à lui seul est un programme : aimer la terre de ses pères, faire en sorte de pouvoir y vivre,  et lui être fidèle et obéissant,  comme on doit l’être vis-à-vis de nos pères. A la question de Patrick Juvet : « Où sont les femmes »,  s’est substituée en moins de trente ans  la nouvelle vraie question : « Papa,  t es où » ?

 

Nous ne pourrons transmettre que si nous avons une histoire commune acceptée, c’est à dire une mémoire partagée,  qui nous forge une identité. Et c’est cette identité que les puissances financières, administratives et cultureuses ne cessent de combattre.

L’islam,  encouragé par ces forces de la collaboration,  innombrables, riches et très bien organisées,  est, quant à  lui,  structurellement identitaire ;   obsessionnellement régressif vers un « prophète » et  adorateur inconditionnel d’un livre,  il  s’impose,   dans la mesure exacte où nous ne sommes plus en mesure de transmettre. Il n’est que de voir le nombre d’européennes voilées et de jeunes blancs barbus.

C’est cela  aussi le  terrible défi qu’il nous faut  relever. Il est urgent de transmettre une identité définie, acceptée et partagée. Et qui donne envie !

 

 

 

 





16 thoughts on “Pourquoi l’ascenseur social ne fonctionne-t-il plus à l’école française ?

  1. Villeneuve

    Bonjour,

    Ce qui doit nous rassembler c’est la République dont le socle est la Laïcité. Dans ce cadre là la monarchie ne peut qu’être disqualifiée puisqu’elle est assise sur la religion. Attention une république religieuse serait une monarchie ainsi la cinquième république est une monarchie assise sur l’islam après l’avoir été sur le Christianisme.
    Dès lors la véritable question de l’histoire républicaine est celle de la Nation. La Nation ce n’est pas le peuple. Une « Nation religieuse » n’existe pas dans la République véritable. En effet, ce serait t l’ouma ou la Chrétienté. C’est à dire une structure et donc une population soumise aux clercs. , prêtres ou limans.
    La fonction de l’histoire devient claire : démontrer le mouvement continu de l’Histoire vers la libération des peuples, l’affranchissement de l’homme vis à vis de la religion. La révolution Française, en réalité, nous a fait sortir du moyen âge par les » révélations » des lumières.. c’est le marqueur de notre civilisation. Nous avons apporté la civilisation à un monde que nous n’avons pas colonisé mais éduqué, élevé, sortie de son obscurantisme. Malheureusement l’histoire n’est pas linéaire. Il y a des aller-retour, nous subissons actuellement la colonisation islamique dans le sens où il y a un retour en arrière, un retour à la caverne, un retour au religieux. Le retour à la bête c’est la colonisation comme les fourmis colonisent un territoire.
    Voilà ce que doit nous montrer l’enseignement de l’Histoire. Ce recul phénoménal de la civilisation face à la bêtise humaine. Ils doivent enseigner que les migrants ne viennent pas sans rien : ils viennent avec leur « culture » ou plutôt leurs traditions qui ne peuvent être qualifiées qu’abusivement de « culture ». Il n’y a rien de civilisé en eux, rien qui nous mène du pénal au civil. Notre identité c’est la liberté, la liberté de penser et de s’exprimer comme on l’entend, de fustiger n’importe quel dieu et n’importe lequel de ses clercs. Notre identité ce n’est pas le peuple mais la Nation entendue comme un ensemble d’individus unis par une même culture et voulant vivre ensemble sur un même territoire délimité par des frontières.Un pays républicain ne peut être Chrétien ou musulman il doit nécessairement être laïque, farouchement laïque car il est fondé sur la connaissance, la science, la technique, l’art excluant de fait tout asservissement à un quelconque dieu.
    Combien de dieux depuis les débuts de l’humanité ? Des milliers ! Preuve qu’aucun n’était le bon, preuve de l’imposture religieuse.
    L’histoire commence bien avec les « lumières » révélées dans la Révolution Française, Toute la Révolution Française y compris celle de la Terreur. Je suis un patriote Français parce que j’aime la Civilisation Française. A ce titre, je ne serais pas gêné si les clercs de l’islam passaient à la guillotine ceux des Chrétiens ne comptent plus. Eux mêmes ne croient plus en Monsieur Jésus, citoyen charpentier, mort pour rien. Ils se sont convertis à l’islam !

    1. jolly rodgers

      bonjour Villeuneuve ,
      je pense que nous devons intégrer notre roman national dans toute sa beauté , du paganisme celtique au polythéisme gréco – romain , du judéo -christianisme au lumières laique c’est l’histoire de la culture française et de sa civilisation européenne .
      je suis moi même laique , mais j’adore les églises et cathédrales gothique ce sont des joyaux de notre civilisation , tout comme les vestiges romains et grecs .et toute ces beautés nous nous devons de les transmettre au plus jeunes .
      mais en gros je suis d’accord en grande partie avec ce que vous dites .
      bien a vous

  2. MaximeMaxime

    Peut-on vraiment dire que l’ascenseur social ne fonctionne plus à cause de l’école ?
    Je serais plutôt en désaccord. Les meilleurs élèves sont parfois issus de milieux moyens ou pauvres. Les concours publics offrent des chances d’insertion professionnelle, avec notamment dans certains domaines chaque année des postes non pourvus.
    Le verrouillage social se trouve plutôt dans le privé de mon point de vue. En effet, sans une longue expérience et sans piston, l’insertion professionnelle est devenue plus compliquée. Les employeurs ne font plus assez confiance aux jeunes, ils ne veulent pas prendre le temps de les former non plus pour un certain nombre, ils ne veulent pas faire de pari sur une personne, même pour un CDD. Ils embauchent parfois des gens davantage pour leur cul que pour leur cerveau.
    Mais il paraît clair que sans l’immigration et avec la préférence nationale, l’Etat français pourrait davantage contraindre ces tyrans, petits, moyens et grands qui veulent encore davantage « casser » le droit du travail alors qu’ils continueront vraisemblablement leurs pratiques de recrutement qui, pour le coup, valorisent moins la culture et la réflexion que le capacité de vendre, de mentir, de tromper, de tyranniser…

  3. Celtillos

    l’école n’ayant de Francaise plus que le nom, l’enseignement de l’histoire et des sciences étant subordonnées aux exigences et superstitions de nos envahisseurs incultes et illettrés.
    tant que l’on aura pas retrouvé l’enseignement d’avant 68 on restera dans notre bourbier a fabriquer des bacheliers lobotomisés, illettrés et incultes qui sont la risée des autres pays.

    1. gillic

      Absolument d’ accord !! De plus, avec les programmes d’ avant mai 68, le pourcentage de bacheliers dégringolerait à 10 ou 12 %, ce qui redonnerait toute sa valeur à ce diplôme !!!

      1. pierre17430@sfr.frpierre17430@sfr.fr

        Exact ! je ne sais plus qui a dit :  » pour ne pas avoir son bac aujourd’hui, il faut réserver… »

  4. Alexandra Dougary

    Je vous conseille d’aller voir sur le VA de ce jour une vidéo qui vaut son pesant de cacahouettes, on y voit un jeune homme à Toulouse s’effondrer en larmes devant Macron en lui disant, je cite : « vous m’avez redonné la fierté d’être français »… Je vous laisse juge de ce moment d’éternité… (je plaisante bien sur…) il y a vraiment des gens d’une naïveté proche de la connerie…. Ce pauvre jeune homme, on a envie de lui dire : « on en reparlera dans les années à venir »… affligeant. Je tenais à vous en informer.

    1. Une fille qui n'aime pas l'école d'aujourd'hui ...

      Alexandra Dougary : j’ai vu cette vidéo et elle est édifiante .

      C’est consternant et vraiment d’une tristesse inouïe de voir un tel aveuglement et quelqu’un d’aussi ignorant .

      Ce jeune homme avait besoin de Macron pour retrouver la fierté d’être français , ça en dit long sur ce qu’il doit connaître de notre histoire et de notre culture .

      Le comble dans cette anecdote c’est de se dire que beaucoup d’autres jeunes doivent être dans le même cas .

      Nivellement par le bas , bientôt le programme scolaire d’histoire se résumera à deux parties :

      1) L’esclavage par et pour vos ancêtres .

      2) La collaboration avec les nazis par et pour vos arrières grands parents .

      Puis ensuite une projection des discours de François Mitterrand dans les années 80 et ça fera l’affaire .

    2. Une fille qui n'aime pas l'école d'aujourd'hui ...

      Dans le fond ça ne donne pas envie de rire , mais de le plaindre ce jeune aveugle …

  5. Lauzza

    le fondement de l’ascenseur social c’est l’economique .L’économie française décline en faveur du 4eme Reich qui nous livre une guerre économique ..Elle est belle l’UE !

  6. claude t.a.l

    Et voici comment on détruit l’intelligence, comment on détruit le désir de s’instruire, comment on détruit un pays.

    T’es expert en collier de nouilles ? Tu t’occuperas du  » périscolaire  » !

    Extraits du journal  » la République du Centre  » :

    –  » Un job dating à Orléans afin de recruter des animateurs  »
    –  » l’animateur idéal doit être « motivé, positif, réactif, impliqué »  »
    –  » On doit être un réconfort moral quand un enfant tombe  »
    –  » Qu’il s’agisse de danse, … de sport, toutes ces passions sont un plus à faire valoir pour les candidats à l’animation  »
    –  » En faisant une fresque murale, on apprend aux enfants à se projeter avec des brouillons sur papier, à se protéger pour ne pas se salir, à mélanger les couleurs…  »

    L’ Ecole !

    http://www.larep.fr/orleans/social/2017/09/12/un-job-dating-a-orleans-afin-de-recruter-des-animateurs_12546551.html

    Un pays de fous !
    Une jeunesse qui va être détruite !

    ( le maire d’ Orléans est  » LR « , tendance  » constructif  » )

  7. Dorylée

     » Ascenseur  » social sous entend un mouvement vers le haut, une progression. Dès lors que celui qui prend l’ascenseur refuse d’entendre les connaissances (je ne parle pas de les apprendre, ils ne veulent même pas écouter ! ) qui lui permettront de progresser parce qu’elles heurtent ses convictions, l’ascenceur reste cloué au RDC ! Quand, pour remédier à ce refus d’apprendre on baisse le niveau d’exigence, la qualité et le contenu des programmes au nom de l’égalitarisme que l’on rebaptise  » égalité  » , cela n’aide pas non plus au décollage de l’ascenceur et tous ceux qui s’y trouvent en pâtissent également. C’est ainsi qu’on forme des prof avec 4/20 de moyenne qui iront éduquer les futurs élèves sans ortograf, sans grammaire, avec des pans entiers de notre Histoire effacés ou revisités à la sauce repentance avec tous les droits et aucun devoir. Comment voulez vous que l’ascenceur social fonctionne ?

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