Le successeur de de Villiers lui aussi tape du poing sur la table, l’armée française est en danger


Le successeur de de Villiers lui aussi tape du poing sur la table, l’armée française est en danger

J’avais émis des doutes sur le général François Lecointre successeur du Général de Villiers, loin sans faut il est dans ligne de son prédécesseur.

Le chef d’état-major des armées dézingue la « régulation budgétaire sauvage » de Bercy.
Par Vincent Lamigeon le 05.09.2017 à 12h51, mis à jour le 05.09.2017 à 12h51

Aux Universités de la défense de Toulon, François Lecointre a envoyé un bel Exocet à Bercy, soulignant les risques de déclassement des armées françaises. Le message est clair : malgré le traumatisme Villiers, le nouveau CEMA n’a pas l’intention de brider son discours.
Ceux qui attendaient un nouveau chef d’état-major des armées effacé, après le traumatisme de la démission du général Pierre de Villiers fin juillet, en seront pour leurs frais. Devant les 550 participants de l’Université de la défense, véritable aréopage du secteur militaire qui se réunit tous les ans début septembre, le nouveau chef d’état-major François Lecointre a montré mardi 4 septembre qu’il n’avait pas l’intention de renoncer à la liberté de parole de son prédécesseur. Interrogé sur ses attentes sur la future revue stratégique, qui doit fixer les objectifs des forces françaises pour les prochaines années, le CEMA a tenu à faire passer des messages clairs. « La réalité, c’est que l’urgence s’impose en matière de défense et de sécurité, a-t-il martelé. Le ministère des armées ne peut pas se dérober à cette urgence. »

Premier message fort : le nouveau CEMA n’a aucune intention de renoncer à donner son avis sur les arbitrages financiers.  » Le chef d’état-major des armées, parce qu’il porte les opérations du ministère, porte aussi, par fonction, des responsabilités en matière de cohérence générale, à la fois de la programmation et des engagements budgétaires », rappelle le général Lecointre, qui revendique un rôle majeur sur les investissements, la préparation du budget, les ressources humaines. Une façon de bien montrer que le poste de CEMA n’a rien perdu de ses prérogatives, malgré le psychodrame de juillet.

« Régulation budgétaire sauvage »

L’autre message clé est budgétaire. Certes, reconnaît François Lecointre, il faut aboutir à une meilleure sincérité du financement des opérations extérieures, qui doivent voir leur socle de financement augmenter. Mais le ministère des armées ne peut prendre seul à sa charge tous les coûts d’OPEX, par essence pas totalement prévisibles. « Le principe d’un collectif budgétaire qui prévoit une solidarité interministérielle sur l’engagement des armées est extrêmement important, estime le CEMA. Cela montre que ce ne sont pas les armées qui décident de leur engagement, mais que c’est bien l’engagement des armées de la France, voulu par le président de la République et le gouvernement, et qui est validé par le Parlement. »

La mise à contribution des armées, qui financent cette année l’intégralité du surcoût des OPEX du fait des fameux 850 millions d’euros coupés par Bercy, doit donc rester une exception. « Le socle de financement doit être le plus sincère possible, mais il serait extrêmement dangereux de dire que le ministère des armées, quoi qu’il arrive, prendra en charge l’intégralité des dépenses d’opérations extérieures », avertit François Lecointre. Un message destiné à l’Elysée et au Budget, suivi d’un second, bien plus violent, spécifiquement destiné à Bercy : « Il faut éviter la pire des choses, qu’on a déjà évoquée avec la ministre des armées et le président de la République : ces réflexes de régulation budgétaire sauvage qui viennent trop souvent, malheureusement, détruire le travail de cohérence des lois de programmation militaire et des lois de finances initiales. » Une allusion aux « réserves de précaution », « gels », et autres « surgels » que Bercy impose chaque année aux armées. Outre les 850 millions coupés, le Budget gèle ainsi toujours 700 millions d’euros de crédits militaires sur l’exercice 2017.

Modèle d’armée menacé

Que réclame le nouveau chef d’état-major des armées ? Il juge impératif de préserver l’autonomie stratégique des forces françaises, avec un « modèle d’armée complet et équilibré », qui préserve à la fois la capacité d’entrer en premier sur les théâtres d’opérations, et l’autonomie de décision de la France. Or ce modèle est menacé, avertit le CEMA. Le fait que les armées soient sollicitées bien au-delà de ce que prévoyait leur contrat opérationnel fixé par le Livre blanc en 2013 (de l’ordre de 30%,) n’est pas viable sur le long terme. « Une armée est un gros paquebot, on ne reconstruit pas un appareil militaire en deux coups de cuillère à pot. Ca prend du temps, et ça se détruit bien plus vite que ça ne se construit. » L’Europe de la défense, priorité majeure du président Macron, peut apporter un appui bienvenu. Mais pour la construire « il faut avoir une capacité d’entraînement, et donc être fort », souligne François Lecointre.

L’urgence est donc de « redonner de la marge aux armées », juge François Lecointre, les forces françaises étant au taquet. « Serions-nous capables aujourd’hui de nous engager dans l’opération Serval ? La question mérite d’être posée. Nous devons réfléchir, le président de la République est d’accord là-dessus, à une nécessaire modulation du niveau d’engagements, pour ne pas épuiser les forces et être capable de répondre en cas de crise majeure et imprévue. » Le CEMA espère donc que la future revue stratégique pilotée par le ministre des armées Florence Parly redéfinira le contrat opérationnel des armées, c’est-à-dire la capacité maximale des forces françaises, en tenant compte de l’intensité des engagements actuels. Et de celle, difficilement prévisible, des opérations futures.

Lever le pied sur les OPEX ?

Mais ce contrat ne doit pas être considéré comme un engagement à tenir de façon permanente. « Le contrat opérationnel n’est pas fait pour être assuré à 100% tout le temps, rappelle François Lecointre. Il correspond à un effort maximum en cas de crise majeure, face à une menace qu’on aurait pas su prévoir. » Surtout, il faut se garder de couper à nouveau les moyens financiers du ministère si ce seuil maximal n’est pas atteint en permanence, une tentation traditionnelle des gouvernements depuis 20 ans. Le chef d’état-major des armées préconise au contraire de « satisfaire un impératif de régénération » des armées françaises, fragilisées par le surengagement actuel et les réductions de capacités engagées par la loi de programmation militaire 2014-2019, avec « l’intention, peut-être incantatoire, d’y remédier dans la LPM suivante ». En clair, il est grand temps de lever le pied sur les opérations, pour laisser l’armée respirer un peu. Vu le contexte international, sacré programme.

https://www.challenges.fr/entreprise/defense/le-chef-d-etat-major-des-armees-dezingue-la-regulation-budgetaire-sauvage-de-bercy_497360





25 thoughts on “Le successeur de de Villiers lui aussi tape du poing sur la table, l’armée française est en danger

  1. robertr

    les mêmes maux entrainant les mêmes réactions ,le diagnostic est identique !(nôtres sécurités n’est plus assurés )

  2. Gros Louis

    L’Europe se meurt et beaucoup plus rapidement qu’on ne pouvait le penser. On se croirait à la veille des invasions barbares du bas-empire romain.
    Des sénateurs (ou parlementaires) qui pratiquent le clientélisme, la télé et les peoples pour amuser la plèbe, des indemnités pour entretenir ceux qui ne travaillent pas, des légions embourbées sur le « limes » du Sahel ou de Syrie, la porosité affolante de nos frontières, un désir hédoniste absolu, un renoncement aux valeurs morales… et à nos portes des hordes barbares prêtes à égorger les citoyens pour s’approprier leurs biens, leurs femmes (comme si c’étaient des objets), et pour plonger le continent dans un moyen-âge dont on ne sortira, peut-être, que dans 4 ou 5 siècles….
    Tout ça parce que les « empereurs » modernes ont préféré le pouvoir à la responsabilité, le plaisir au devoir, la facilité au travail, l’inconséquence à la prévision, l’improvisation au projet, le nombrilisme à la grandeur, la petite blague à l’épopée, …. et parce que les peuples ont préféré le confort à l’effort, le suivisme à la réflexion, le conformisme à la créativité, le politiquement correct à la réalité.
    Dans dix ans nous parlerons un dialecte arabe, dans 50 ans nous serons tous musulmans, dans 100 ans le continent sera en ruines…. dans le meilleur des cas !!!!

  3. Celtillos

    changer tête hélas ne change rien aux capacités et moyens disponibles.
    l’armée est malade et ce n’est pas en la saignant qu’on va la soigner…

  4. Alexandra Dougary

    Je vais être lapidaire. Qu’est ce qu’elle attend l’armée ? A situation extrême, action extrême. Perso, fille de militaire, je n’y verrais aucun inconvénient, que des avantages.

  5. Sylvie S

    Pour que l’armée fasse un coup d’Etat militaire, il faudrait plusieurs scénarios catastrophes :

    – Une instabilité politique avec des manifestations de rues, des attentats, un glissement vers la guerre civile voire une révolution populaire.
    – Des gouvernants incapables de gérer des situations alarmantes (crises des banlieues, communautarismes, revendications islamistes)
    – Des prises de pouvoirs islamiques dans des régions ou des départements avec interdiction de fréquenter des églises, synagogues, temples, interdiction de l’élevage du cochon, persécutions
    – Une incapacité des préfets et des autres autorités à rétablir l’ordre partout.
    – Une sorte de Far West où les gens prennent leurs destinées en main et font leur justice eux-mêmes contre les Roms et autres migrants illégaux.
    – Une justice de plus en plus complice des djihadistes.
    – Une insurrection généralisée des banlieues contre la police, l’armée, le peuple. Les jeunes des cités ont amassé des armes et savent les utiliser. Occupation de tous les sites sensibles.
    – A cela s’ajoute, un mécontentement général de toute la population qui manifeste partout sa colère : agriculteurs, commerçants, artisans, professions libérales, etc… Incidents violents et intercommunautaires.
    – Les gens vont chercher des armes et la situation s’aggrave.
    – Vifs incidents entre les chrétiens, les juifs, les bouddhistes et les musulmans.
    – Devant la colère du peuple, le pouvoir demande aux militaires de réprimer les manifestations (avec un budget moindre). Les soldats hésitent et se rallient au peuple des patriotes.

  6. Nicolas

    Ce n’est pas en restant le cul sur une chaise que les français seront entendus. Ce gouvernement est incompétent et soumis à un dictateur. De plus, ce dictateur n’aime pas la France et, de facto, les français. Alors agissez français. C’est votre avenir qui est en jeu.

  7. HopliteHoplite

    Faut bien financer le métro d’ Abidjan!!!
    Et hop, 1,4 milliards d’euros pour… La société en charge des travaux, STAR est un consortium d’entreprises conduit par le groupe Bouygues, tiens tiens…

  8. Camp d'Arue

    Nul n’arrive à ces postes de hauts gradés sans une suite solide de compromissions . Que du mépris pour eux , n’est pas Pierre SERGENT ou Hélié DENOIX de SAINT MARC qui veux .

  9. platon

    On peut pas nourrir des immigrés à rien branler aux frais des Français et avoir une armée ….le jeune cabot chef des Kons a choisi…..

  10. zipo

    L’Europe est un fiasco ,comme la tour de Babel dans la bible!
    C’est une utopie car pour réunir des peuples il faut impérativement une langue commune un gouvernement commun, une armée commune et des lois communes un système social commun ,bref tout ce qui n’existe pas et n’a pas été mis en place dans les pays européens!
    C’est une cacophonie lamentable qui coute une fortune et fait plus de dégats qu’autre chose ,ruine de la Qréce crise financière baisse des salaires !!
    RECESSION générale les peuples souffrent les élus se pavanent !
    Comme toujours c’est les peuples qui paient l’Ardoise

  11. Chris2AChris2A

    Quand je pense qu’on file 85 milliards aux assoces !!!…..alors que le budget de la défense doit tourner autour de 40 …
    Et que va-t-on faire dans tous ces pays à tenter de départager des gens qui s’entretuent dans des guerres tribales à n’en plus finir ????….
    L’islamisme ? Hé bien qu’ils y goûtent…Ils s’en dégoûteront vite !
    L’uranium du Niger ?
    Il y en a aussi en Russie et peut-être même moins cher…
    De toutes façons, il suffit de satellites espions et d’une base d’hélicos de combat pour, le cas échéant, défendre nos intérêts stratégiques.
    Alors, repli sur notre pays et 1ère bataille : perquisitionner tous les appartements de nos banlieues, un par un…
    Dans les années 60 on a pas eu autant de préjugés à l’égard des sympathisants oas ! (internement d’office–même de mineurs– sans jugement !)

  12. Charles Martel 02

    Oh la la, mais le petit caporal Maconnard va peut être nous refaire sa petite crise d’autorité et clamer partout :

    « c’est moi que je suis le chef »….

  13. Sylvie S

    « C’est moi qui suis le chef !’ clame Macron aux généraux de nos armées… jusqu’au jour où, un général énervé, très en colère, prêt à tout se dressera pour dire NON à la baisse des effectifs et des moyens pour endiguer l’islamisme révolutionnaire, NON à la perte de notre Identité, NON à la soumission envers les tenants du nouvel ordre mondial, NON à une Europe supranationale qui laisse entrer les migrants sur son territoire, NON à une France ouverte aux quatre-vents, NON à l’abandon des populations de nos villes et de nos banlieues face aux révoltes urbaines des jeunes issus de l’immigration…
    Ce jour-là, le général qui sortira des rangs prendra le destin en main du pays et balayera devant sa porte,
    Il remettra les pendules à l’heure et le pays retrouvera sa sécurité et ses libertés.

  14. Dunois

    Le nouveau général parle, déclare…. Bof ! Il n’est plus temps de parler, il doit bien le savoir. Alors pourquoi parle-t-il au lieu d’agir ?

  15. Révolution

    « C’est moi qui suis le chef !’ clame Macron aux généraux de nos armées…
    et bien c’est lui qui ira seul au « casse pipe « s’il y a un conflit…

  16. waterloo

    Allons , allons, pas de panique ! , tout çà est parfaitement normal, logique, etc …. Réfléchissez un peu … nos fumiers de dirigeants font des efforts surhumains pour détruire la France de l’intérieur , ( immigration massive, culpabilisation des Français de souche,destruction des traditions et de la culture Française et autres saloperies … ) alors, ils ne vont quand même pas dépenser des milliards pour la défendre !!! CQFD

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