Nicolas Sarkozy, deus ex machina d’une débâcle programmée ?


Nicolas Sarkozy, deus ex machina d’une débâcle programmée ?

Je suis Nicolas Sarkozy : l’arme fatale !

J’étais certain de l’emporter, en 2012, face au « normal » François Hollande. À tel point que je n’ai pas cru nécessaire de me lancer trop tôt dans la bataille et j’y ai cru jusqu’au débat télévisé.

Et là j’ai été lamentable et je m’en veux « à mort ».

Je me suis trouvé sans réaction face à l’anaphore Hollandaise : Moi, président… Moi, président… etc.

Lessivé par cette défaite inattendue j’ai réellement pensé me retirer définitivement de la vie politique. Oh, cette pensée ne m’a effleuré que durant 48 heures, car, aussitôt, j’ai pris la décision de me venger et ma vengeance serait terrible, pour mon parti d’abord mais également pour tous ces Français qui m’avaient préféré ce « pantin » !

Je me régale d’assister à la « guéguerre » que se livrent Copé et Fillon, en novembre 2012, pour le contrôle de l’UMP. Ce fut lamentable et, bien entendu, comme je m’y attendais on me propose de recoller les morceaux.

Ce que je m’empresse de faire.

Me voilà de nouveau remis en selle et c’est bien parti jusqu’au 26 juin 2014 où « l’enfoiré » de Fillon dîne avec ce « renégat » de Jouyet, au restaurant Ledoyen, pour lui demander d’accélérer les poursuites contre ma personne.

Je ne lui pardonnerai jamais et il va s’en repentir.

Surtout à présent que, depuis mai 2015, je dirige d’une main de fer le parti et que je le baptise « Les Républicains ».

Je ne m’attendais pas à une « primaire » pour désigner le candidat de la « Droite ». Je pensais vraiment être promu d’emblée, mais « quand faut y aller, faut y aller ».

J’avais la certitude d’être présent au second tour contre Alain Juppé et j’allais me le mettre « dans la poche », justement avec l’anaphore : Moi, président, je ne me représenterai pas dans cinq ans… Moi, président, j’appliquerai donc totalement mon programme (ce que je n’ai pas pu faire lors du précédent quinquennat, à cause de la crise qui nous a frappés)… Moi, président, je stopperai complètement l’immigration… Moi, président, je déclarerai une guerre totale au terrorisme islamiste, etc.

Mais voilà que ce « toujours enfoiré » de Fillon me souffle ce duel, en prenant même la première place, avec toutes les chances de l’emporter devant le « vieux » !

Mais je suis là et ça ne se passera pas comme il l’avait prévu :

*D’abord quelques indiscrétions à « Médiapart » et au « Canard enchaîné », après tout ne sont-ils pas là pour ça ? Les emplois fictifs de son épouse et de ses enfants. Rien d’illégal mais tellement peu moral, pour un futur et probable président qui se veut le plus honnête des citoyens français.

*Puis une petite retouche avec la série « Les costumes » d’un prix de 13.000 euros offerts à Fillon par mon « ami » Robert Bourgi (Aussi chers que celui à 7000 d’Emmanuel Macron !).

Et voilà ! C’en est fini de François Fillon et pour un bon bout de temps. Qu’il reste dans sa « Sarthe ». Désolé pour son épouse, elle m’était très sympathique !

À présent faut que je m’occupe sérieusement des « Républicains ». Ils sont bien mal au point, coupés en trois morceaux : les « Constructifs » on va les éjecter du parti et qu’on n’en parle plus (surtout de l’Estrosi niçois : ce miroir à trois faces, le « cocu » du vaudeville), c’était la bande à Juppé le bordelais !

Le lot important c’est celui de François Baroin (encore un François, ce prénom que je déteste). Ils vont se « dépatouiller » comme ils peuvent, c’est-à-dire mal !

Reste la droite de cette droite, celle de mes « amis » Laurent Wauquiez et Éric Ciotti (des fidèles entre tous, eux !). L’idéal serait qu’ils s’associent (pas se rallient, ce n’est pas la même chose) avec ce qui reste du Front National, surtout avec la « petite » Marion, qui n’attend que ce geste pour 2022, avec dans sa poche des noms comme ceux de Dupont-Aignan, De Villiers, Guaino, Mariani, etc.

Pour l’instant il n’en est pas question « hurlent » « Les Républicains »… pour l’instant ! Mais pour 2022 ? Je vois mal comment « ils pourraient gagner » autrement.

À moins que… si je ne suis pas trop vieux ! (J’ai dix ans de moins que ce « vieux Bordeaux » qui rêvait de devenir président !)

Et que le réchauffement climatique nous oblige à annuler cette prochaine élection présidentielle, comme il favorise le terrorisme, paraît-il ! (dixit Macron) et je me demande bien comment ? : « Si tu comprends autant que moi, alors c’est que t’es moins con que t’en as l’air » Raymond Queneau – 1959.





6 thoughts on “Nicolas Sarkozy, deus ex machina d’une débâcle programmée ?

  1. Centulle

    Merci Manu. J’ai tout compris d’autant que je fais depuis un moment la même analyse. Essai de retrouver en replay l’émission de Brunet sur RMC en ce moment ( 9/07/17 a 13h)Il semble découvrir que Macron telle la baudruche dont on parlait est en train de se dégonfler. C’est jubilatoire sauf que c’est la France et les francais qui vont morfler .

  2. pioni

    On est au 3 eme quinquennat de présidents qui se forcent pour aimer la France. Mais il faudrait expliquer toutes ces combines avec le Qatar, parcequ’on dirait que ca vient avec la fonction: niches et passe droits aux Qataris, soutien discret mais ciblé aux Freres Musulmans. Et les enveloppes distribuées sur le perron de l’Elysée a Mahmoud Abbas (nom de tueur: Abou Mazen). Quand vont arreter ces folies ?

  3. reuri

    Je suis bien d’accord , tant que les rescapés lr ne se débarrasseront pas des collabos partis tapiner chez macron, les patriotes ne sont pas près de revenir sauver notre cher pays.
    Parce qu’avec sarkozy qui prépare son éternel retour, le jupiter-zeus de Mykonos est assuré d’être là pour 10 ans.

  4. Marc Boronad

    Le RPR, l’UMP, Les R ont annulé la proportionnelle alors que notre bon Macron va la rétablir. La Droite fait semblant de ne pas comprendre qu’elle ne peut plus rien faire sans le Front national. Tant pis pour elle. Tant pis pour nous !

  5. guiĺlo

    Si une fusion les républicains et FN
    venais à se faire plus jamais je ne voterai FN.
    quitte à ne plus voter

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