Interview de Julien Sanchez : pourquoi il faut absolument voter FN dimanche prochain


Interview de Julien Sanchez : pourquoi il faut absolument voter FN dimanche prochain

Interview de Julien Sanchez

Le maire de Beaucaire, que nos lecteurs connaissent bien pour ses courageux combats pour les crèches, contre l’arrivée des migrants mais aussi face aux syndicats gauchistes et aux commerces musulmans, est porte-parole de la campagne législative. Il nous explique pourquoi il faut un groupe FN à l’Assemblée.

— Avec 11 millions de voix à la présidentielle mais un système et des médias qui essaient de vous envoyer aux oubliettes, qu’espérez-vous dimanche ?

— Nous espérons que les préoccupations des Français soient au cœur du débat politique pendant cinq ans. Pour cela, il faut qu’il y ait un groupe d’élus du Front national à l’Assemblée nationale. Si nous n’avons pas un nombre suffisamment important d’élus auprès de Marine Le Pen, les vrais sujets qui concernent en priorité la vie quotidienne des Français ne seront pas abordés et on se contentera de débats accessoires comme des sujets de société divers.

— Ne craignez-vous pas que même si vous obtenez 15 députés, le caucus soit augmenté tout spécialement pour vous, de façon à ce que le Front national n’ait pas de groupe ?

— Non, je ne crois pas, compte tenu de la situation des communistes qui vont avoir du mal à avoir plus de députés que nous. Il n’est pas exclu qu’il y ait moins de dix députés communistes à l’Assemblée vu les divisions entre les partisans de Mélenchon et le Parti communiste. Je pense que ce serait assez énorme de la part de M. Macron et de ses amis qui critiquent notamment le manque d’équité du temps de parole du CSA, de changer les règles du jeu démocratique au dernier moment. Ce serait un peu trop voyant il me semble.

— Quels sont les avantages d’un groupe ?

— Former un groupe au Palais Bourbon présente des avantages politiques et matériels indispensables au bon exercice de la mission de député. Nous bénéficierions d’un temps de parole beaucoup plus important que Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen qui ont dû se contenter de miettes en tant que non-inscrits. Ils l’ont fait avec beaucoup de mérite mais il est difficile de peser politiquement sur le processus législatif sans le statut de groupe parlementaire. Que ce soit pour les questions au gouvernement, les propositions de loi ou d’autres occasions importantes. Le temps d’antenne politique à la télévision dépend également de la représentativité à l’Assemblée nationale. Et les groupes bénéficient d’une enveloppe financière en fonction de leur effectif qui se traduit en moyens matériels (bureaux, salles de réunion, secrétariat) et humains.

— Comment va se comporter le front républicain En Marche-LR entre les deux tours ?

— Ils ont clairement annoncé la couleur en disant qu’ils étaient prêts à se désister les uns pour les autres, ce qui va être encore intéressant à regarder. Alors que le président Macron a donné des leçons à Vladimir Poutine il y a quelques jours sur la démocratie et la place de l’opposition en Russie, les partis politiques français comme Les Républicains, En Marche ou La France Insoumise proclament qu’il ne doit pas y avoir un seul député FN à l’Assemblée nationale. Ils assument délibérément que 11 millions de Français n’aient pas un seul représentant et que la candidate arrivée au second tour à la présidentielle n’ait pas un seul député. C’est assez paradoxal au moment où le gouvernement présente un projet de moralisation de la vie politique. Si même un seul député FN dérange tout le monde, cela montre bien que nous sommes la seule opposition.

 

— Est-ce qu’il y a une possibilité que vous formiez un groupe avec les députés de Nicolas Dupont-Aignan ?

— Il faudra voir cela à l’issue du second tour en fonction des résultats, du nombre de députés obtenus par le FN et par Debout La France. Nous ne sommes fermés à rien.

— Le préfet Bousquet de Florian qui a tenté d’arracher votre micro lors de la réunion des maires sur les migrants pour vous empêcher de parler du terrorisme devant Valls, a pris du galon sous Macron puisqu’il devient chef de la fameuse Task force de l’Elysée. Que vous inspire cette seule et unique mesure gouvernementale contre le terrorisme islamiste ?

— D’abord que le nouveau patron de la Task Force anti-Daech manque singulièrement de sang-froid ! C’est un peu étrange de voir confier l’action antiterroriste en France à quelqu’un qui n’est pas capable d’écouter un interlocuteur sans l’agresser. Je rappelle que c’était une agression physique : il m’a pris par le bras, il a essayé de me faire tomber et de m’arracher mon téléphone sur lequel était écrit mon discours. C’est aussi quelqu’un qui n’accepte pas d’entendre que l’immigration massive a des conséquences sur le terrorisme. Ce n’est pas un bon signal. Quand je dénonçais, il y a deux ans, les vagues de migrants qui arrivaient sur le sol français c’est parce qu’on savait très bien et Marine Le Pen l’avait dit, que parmi ces migrants il entrerait de nombreux terroristes. On en a eu la preuve avec plusieurs des attentats perpétrés sur le sol français. Depuis rien n’a changé. On continue de faire taire les gens qui disent la vérité, de nier la réalité, d’allumer des bougies et d’éteindre la Tour Eiffel.

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Caroline Parmentier

https://present.fr/2017/06/09/legislatives-faut-groupe-fn/




Marcher sur des oeufs

Au crépuscule de ma vie, je flâne sur les chemins de la connaissance qui me ravit. Musique, histoire, religion, tout ce qui fait l'homme et tout ce que fait l'homme me passionne.


9 thoughts on “Interview de Julien Sanchez : pourquoi il faut absolument voter FN dimanche prochain

  1. Machinchose

    « Avec 11 millions de voix à la présidentielle »

    et malgré ce chiffre imposant…espérer pas plus de 15 députés …

    mais quel est donc ce pays ou nous vivons ??

    dans quel autre pays au monde ce ne serait pas un raz de marée ?? ou du moins une opposition a nombre égal ??

    15 députés, alors que nos adversaires-ennemis vont s’ en bégaler des centaines …

  2. clairement

    Une bonne raison de voter FN.

    La France est devenue la poubelle de la terre. Je ne développerai pas ce pas ce sujet ici car pas le temps mais tout le monde qui lit RR l’a compris .

    De Gaulle est mort, il disait qu’après lui ce serait la ,chienlit eh bien nous l’avons avec tous ces partis politiques.

    IL faudrait que le FN change son nom et désolé pour notre chère Marine, trouver un candidat qui ne porte pas le nom LE PEN car les médias et les rumeurs ont une force considérable.

    COURAGE A NOUS TOUS . .

  3. jipé

    Impossible de sortir de ce bourbier, tous les commentaires sont justes, nous sommes dans un cercueil avec sur nous une pierre tombale de XXXX Kg, Seul la rebellions (coup d’état) des Généraux (l’armée, CRS, Gendarmes) peuvent nous sortir du cercueil, Fin de la protection des politiques, du défilé du 14 juillet ect……..Il faut la refaire LA REVOLUTION

  4. Marcher sur des oeufsMarcher sur des oeufs

    ARTICLE : Spéculateurs de la faim : comment les denrées alimentaires sont devenues des produits financiers
    URL : http://www.cercledesvolontaires.fr/2017/05/31/speculateurs-de-la-faim-comment-les-denrees-alimentaires-sont-devenues-des-produits-financiers/
    AUTEUR : Galil Agar
    DATE : 31/05/2017

    Le 22 février 2017, Antonio Guterres, le nouveau secrétaire général de l’ONU, alertait le monde concernant la famine sévissant dans plusieurs pays du Sahel, de la corne de l’Afrique et au Yémen. Certains membres de l’Organisation parlent de la « plus grave crise alimentaire depuis la création de l’ONU ».

    Sur un ton compassionnel, la famine est généralement présentée par les médias et les institutions internationales comme un phénomène naturel, irrémédiable, contre lequel la « communauté internationale » investit tous les moyens en son pouvoir. Cette narration ne permet que rarement d’aborder les éléments pouvant expliquer réellement pourquoi, à l’ère de la circulation accélérée des individus, des informations, des ressources et des biens de consommation, des millions d’êtres humains sont décimés par la faim et la soif. Le rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter, le soulignait dans un entretien pour le quotidien espagnol El Pais : « La faim est un problème politique. C’est une question de justice sociale et de politiques de redistribution » .

    ***La spéculation sur les matières premières, cause mondiale de la famine***
    Depuis les initiatives politiques de dérégulation financière des années 1980, les matières premières sont accessibles aux banques et aux fonds d’investissement. A la fin de la guerre froide, en 1991, la banque Goldman Sachs, alors sous la direction de Gary Cohn, devenu depuis directeur du conseil économique national de l’administration Trump, crée le GSCI, « Goldman Sachs Commodity Index » : un produit dérivé synthétisant en une formule mathématique complexe l’indice de la valeur boursière de 24 matières premières parmi lesquelles le café, le bétail, le maïs, les porcs, le soja et le blé, mais également les métaux précieux, le pétrole et le gaz.

    ***Les spéculateurs responsables de la volatilité des prix des denrées alimentaires***
    Au XIX° siècle aux États-Unis, des « contrats à terme » ont été créés afin de permettre aux agriculteurs et aux acheteurs de blé de s’appuyer sur un accord de base pour négocier le prix des céréales. Malgré la volatilité propre aux conditions de vente de ces produits – contingences du transport, du climat … – les contrats à terme permettaient une stabilité relative des prix. Cette stabilité était possible parce que tous les agents de la transaction étaient des acteurs matériels du marché des céréales. Même les multinationales comme Nestlé, Pizza Hut ou McDonalds ont matériellement besoin d’acheter et de vendre des céréales pour alimenter leurs affaires. Elles prennent de vrais risques en achetant et en vendant ces produits qui sont la base de leur commerce. C’est pourquoi on les appelle des bona fide hedgers, autrement dit, et il faut goûter toute l’ironie de cette appellation, des « spéculateurs de bonne foi » .

    VIDEO : La bourse ou la faim ?
    LIEN : https://youtu.be/9sz0YgriE7Q
    CHAÎNE : #DATAGUEULE 29
    DURÉE : 3’52s

    Nous l’avons dit, ces agents spéculateurs de multinationales dont le business est en relation directe avec le cours des céréales prennent des risques pour leurs propres affaires en investissant dans ces denrées pourtant nécessaires à leur production. Or, la gestion de risque, c’est la spécialité de purs spéculateurs tels que Goldman Sachs, dont les bénéfices n’ont aucun rapport avec la gestion matérielle des denrées sur lesquelles ils spéculent. Lorsque les bona fide hedgers se sont mis à confier la gestion de ces risques aux spéculateurs sans lien avec la réalité de l’industrie agro-alimentaire, ils leur ont permis de transformer notre pain quotidien en pur produit spéculatif.

    ***Greenspan, Summers, Rubin : les artisans du fléau de la dérégulation***
    Entre 1998 et 1999, la CFTC (Commodity Futures Trading Commission), l’agence chargée de la réglementation des bourses de commerce aux États-Unis, a pris la décision d’ouvrir les marchés à terme aux opérateurs extérieurs, c’est-à-dire à tous les fonds spéculatifs. Cette décision fut le fruit d’une confrontation au sein de l’administration Clinton entre d’un côté Brooksley E. Born, alors à la tête du CFTC et réticente vis-à-vis de cette dérégulation, et de l’autre Alan Greenspan, président de la réserve fédérale, Robert Rubin, alors secrétaire au trésor et ancien coprésident de Goldman Sachs, et Larry Summers, successeur de Rubin au trésor et membre du comité directeur du groupe Bilderberg. Born perdit ce bras de fer. Cette dérégulation déstabilisa complètement le fragile équilibre des contrats à terme, accentuant tragiquement la volatilité des prix des denrées alimentaires. Il s’échangerait chaque année désormais à la bourse de Chicago près de 46 fois la production mondiale de blé. Les denrées alimentaires sont devenues des valeurs boursières refuges, sur lesquelles se ruent les fonds spéculatifs en cas d’éclatement d’une bulle financière. Ainsi, lors de la crise de 2007-2008 en partie causée par la pression exercée par Greenspan, Rubin et Summers sur le CFTC une décennie plus tôt, les fonds spéculatifs ont investi des milliards de dollars dans les matières premières à une période de raréfaction des récoltes, précipitant des millions d’individus dans la famine et menant aux déstabilisations politiques connues sous le nom d’émeutes de la faim.

    ***Larry Summers, la folie ultralibérale au service de l’asservissement des peuples***
    Pour bien saisir en quoi les idéaux ultra libéraux de ces individus ont un impact direct sur le sort des peuples, et quel est le degré de mépris de ces dérégulateurs professionnels pour la vie humaine, il faut se rappeler les propos de Larry Summers, et se souvenir que cet individu fut membre du comité directeur du groupe Bilderberg, économiste en chef de la banque mondiale (1991-1993), chef du conseil économique national de l’administration Obama (2009-2010), président de l’université de Harvard :

    « Les pays sous-peuplés d’Afrique sont largement sous-pollués. La qualité de l’air y est d’un niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles ou Mexico […] Il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays les moins avancés […] et se préoccuper davantage d’un facteur aggravant les risques d’un cancer de la prostate dans un pays où les gens vivent assez vieux pour avoir cette maladie, que dans un autre pays où deux cents enfants sur mille meurent avant d’avoir l’âge de cinq ans. […] Le calcul du coût d’une pollution dangereuse pour la santé dépend des profits absorbés par l’accroissement de la morbidité et de la mortalité. De ce point de vue, une certaine dose de pollution devrait exister dans les pays où ce coût est le plus faible, autrement dit où les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversées là où les salaires sont les plus faibles est imparable ».

    cité par The Economist, 08.02.92, The Financial Times, 10.02.92, reproduit dans Courrier International, n°68, 20.02.92 et dans Le Monde, 19.05.92.

    Summers a également déclaré :

    « il vaut mieux que les enfants asiatiques travaillent dans les usines textiles plutôt qu’ils se prostituent »

    Cité par Les Echos, 25 novembre 2008, p.38

    Voilà donc les deux perspectives d’avenir que le capitalisme financier propose à la jeunesse des contrées dans lesquelles il entend imposer sa vision du progrès et de l’« ouverture » économique et morale : esclavage industriel ou prostitution. Comme si ces deux propositions ne connaissaient pas d’alternative …
    ____________________________________
    ANNEXES :
    I.- Les trois hommes responsables de la dérégulation du marché des matières premières en 1999 : Robert Rubin, alors secrétaire au trésor (devenu co-président de Goldman Sachs), Alan Greenspan, président de la réserve fédérale, et Larry Summers, successeur de Rubin au trésor (devenu président de l’université de Harvard puis conseiller de Barack Obama)

    II.- IMG : { http://www.cercledesvolontaires.fr/wp-content/uploads/2017/05/blankfein-cohn.jpg }
    – Gary Cohn, à droite, en compagnie de Lloyd Blankfein, patron de Goldman Sachs.

    III.- IMG : { http://www.cercledesvolontaires.fr/wp-content/uploads/2017/05/brooksley-e-born-230×300.jpg }
    – En hommage à l’action de Brooksley E. Born contre Rubin, Greenspan et Summers, le magazine de l’université de Stanford publia cette une, 10 ans après celle du Time : « la femme qui tenta de sauver notre monnaie, et les gens qui l’en empêchèrent »

    IV.- IMG : { http://www.cercledesvolontaires.fr/wp-content/uploads/2017/05/1101990215_400-228×300.jpg }
    – Rubin, Greenspan et Summers, les responsables de la dérégulation des marchés, et notamment de celui des matières premières, présentés comme des héros par le magazine Time en février 1999

  5. bm77

    Julien Sanchez a raison de souligner que Macron veut donner des leçons à Poutine alors que lui ne permet pas à sa propre opposition de s’exprimer ou la diabolise ou utilise tous les moyens judiciaires pour la faire taire.
    Qu’il utilise la proportionnelle et il pourra parler à poutine! Car pour le moment nous sommes dans une fausse démocratie tant que les patriotes n’ont pas une vraie représentativité
    Car sa seule vraie opposition c’est le FN et tous les patriotes!
    Les autres ont fait la démonstration qu’ils était interchangeables et pouvaient parfaitement passer d’un parti à l’autre ou collaborer. C’est juste la marque qui change .
    En tout cas le LRPS a trouvé son représentant en la personne de Macron qui a su fusionner tout ce beau monde!

  6. mc gyver

    Démocratie en France? non . Il y a belle lurette que la France est une république bananière, depuis le vote de 2005 contre l’Europe. Vote mis à la poubelle. Mais si nous en sommes là , c’est bel et bien la faute au peuple. Les français, dans leur majorité est devenu un peuple couard, soumis, donnant blanc-seing à des politiciens vendus. Malheureusement, le FN et les patriotes, ne pourront rien en passant par les urnes. Les dés sont pipés. Il ne reste que la lutte sur le terrain. Le vote « démocratique » nous amène doucement vers une France islamisée, et une France appauvrie, de par sa soumission à l’Europe et à l’euro. Même le courage d’un Sanchez ne pourra rien. Le peuple de France me dégoute, car il est incapable de se battre ne serait-ce que pour ses enfants. Regardez le pays que nous laissons aux jeunes générations ! honte aux retraités ,qui ont voté Macron pro-migrants,à 74% pour conserver leur petite assurance-vie en euro. Ces même vieux, iront « faire » les poubelles pour bouffer quand l’euro aura implosé, et que leur petite assurance-vie ne vaudra plus rien. Je suis écoeuré par tant de couardise et de soumission.

  7. MALI

    Plus nous voterons FN, plus nous aurons des chances d’avoir enfin des députés. Alors, demain, allez-y, dans vos bureaux de vote !

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