Pourquoi fallait-il absolument, pour Macron, étouffer l’assassinat de Sarah Halimi ?


Pourquoi fallait-il absolument, pour Macron, étouffer l’assassinat de Sarah Halimi ?

Avertissement préalable

Ce qui suit est une hypothèse qui me semble tenir la route. Ce n’est qu’une hypothèse qui ne pourra vraisemblablement jamais ni être prouvée, ni infirmée.

Rappel du contexte

Mi-février 2017, pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron se rend en Algérie dans le but d’obtenir son adoubement par Alger, pour la campagne présidentielle. Après s’être lâchement humilié devant les officiels algériens (reconnaissance d’un « crime contre l’humanité » imaginaire), il obtient le sésame et le ralliement de la communauté musulmane de France à sa candidature.

Le 3 avril 2017, avant le premier scrutin du 23 avril, une femme juive, Sarah Halimi, est torturée pendant plus d’une heure puis défenestrée par un voisin, Kada Traoré, musulman pratiquant. Ce voisin et sa famille ne sont pas des inconnus : par le passé, madame Halimi s’était déjà plainte à la police des actes antisémites de Kada Traoré et de ses proches (plusieurs mains courantes et la fille de madame Halimi, Elisheva, avait déjà été poussée dans les escaliers par la soeur de Kada Traoré).

Le traitement de cette affaire

L’affaire est aussitôt enterrée, l’assassin qui n’avait aucun antécédent psychiatrique voit sa garde à vue levée pour être envoyé en service de psychiatrie, à Saint-Maurice. La qualification antisémite de cet assassinat n’est pas retenue. L’affaire commence donc déjà par deux dissimulations majeures : on a voulu faire passer cet assassinat pour un simple homicide en déclarant dès le départ l’assassin comme étant un malade mental, et on a escamoté le mobile qui est l’antisémitisme musulman (l’assassin ponctuant la torture par des « Allah Akbar » et enregistré en train de réciter des sourates du Coran).

Pourquoi fallait-il occulter l’assassinat et son mobile ?

La première idée est que les actes djihadistes font repasser la question sécuritaire au centre des préoccupations des électeurs et font alors monter le score de l’extrême-droite. Il fallait donc, dans un contexte électoral, taire cet évènement qui aurait profité au F.N.

Ce n’est pas mon avis.

Je crois plus profondément que ce qui était vraiment en cause, c’était l’investissement de Macron auprès de la communauté musulmane et son voyage en Algérie. Il y avait gagné les voix des franco-maghrébins et des musulmans en général. L’assassinat de Sarah Halimi pouvait lui faire tout perdre. En effet, si ce tragique acte de terreur avait reçu l’attention médiatique qu’il méritait et qui aurait dû être, je pense, au niveau de celle qui fut donnée à l’assassinat du Père Hamel (même s’il est difficile de comparer l’horreur ou les symboles, il s’agissait dans le deux cas d’un assassinat djihadiste, c’est-à-dire commis au nom de l’islam, contre un non-musulman ostensiblement ancré dans sa foi, à savoir un prêtre chrétien ou une juive orthodoxe), alors Macron, comme tous les autres candidats aurait dû s’exprimer. Et le seul propos possible aurait été : « Non à l’antisémitisme, non aux meurtres commis au nom de l’islam.  Ce musulman qui a assassiné une juive doit être châtié ! »
Macron, s’il avait tenu ces propos, aurait alors perdu une bonne partie des voix qu’il était allé pêcher en Algérie, et qu’il avait dû payer au prix fort de la trahison.
A contrario, s’il n’avait pas tenu ces propos, il aurait alors donné l’image d’un candidat sans colonne vertébrale, sans grandeur, sans principes : un pleutre. Dans tous les cas de figures, Macron aurait été perdant si cette affaire avait été révélée au grand jour : soit perdant auprès des musulmans, soit perdant auprès des citoyens attachés aux valeurs de la République.

Il fallait donc absolument empêcher d’amener cette affaire sur le devant de la scène. L’élection de Macron le nécessitait parce que ses prises de position attendues sur cet assassinat lui auraient coûté bien trop cher. En effet, sur cette affaire, son joker habituel du « et en même temps » n’était pas jouable. Il aurait dû prendre partie et perdre en conséquence une grande partie de ses électeurs.

C’est donc pour faire élire Macron que la machine médiatique s’est tue; que la machine judiciaire a fait capoter l’enquête en sabotant la garde à vue de l’assassin, en l’envoyant à l’asile et en escamotant le mobile antisémite; que les dirigeants de la communauté juive (principalement le CRIF) ont temporisé et essayé d’étouffer la colère des citoyens juifs qui réclamaient justice.

Si Paris valait bien une messe, l’élection de Macron valait bien qu’on passe l’assassinat d’une vieille femme juive par pertes et profits.

 

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10 thoughts on “Pourquoi fallait-il absolument, pour Macron, étouffer l’assassinat de Sarah Halimi ?

  1. durandurand

    Hypothèse à ne pas négliger , avec des interventions qui remonteraient jusqu’au sommet de l’état , faire en sorte que bébé micron gagne cette élection , toutes ces hypothèses ne seraient que pure coïncidence ou fortuite.

  2. AntiislamAntiislam

    Bonjour,

    Votre hypothèse se tient tout à fait.

    Reste que la trahison de la « Gôche-antiraciste » n’est même plus qualifiable …

  3. MaximeMaxime

    Les fous ont toujours posé problème en droit pénal, sauf aux époques les plus frustres de l’histoire comme dans le droit romain.
    Il suffit presque maintenant de prononcer « Allah akbar » pour finir en hôpital psychiatrique plutôt qu’en parc touristique… euh, pardon, en prison.
    Socrate pensait que « nul n’est méchant en le sachant » (volontairement).
    On semble avoir complètement éclipsé la problématique de la gestion des fonds publics aussi.
    A quoi bon entretenir éternellement un monstre aux frais des citoyens ?
    Déclarer l’irresponsabilité pénale, c’est aussi se priver des sanctions utiles comme les travaux d’intérêt général.
    Le tabou qui entoure le traitement pénal des fous meurtriers est aussi grand que celui qui concerne la peine de mort, qui présente pourtant l’intérêt d’éliminer un assassin irrécupérable.

  4. bm77

    Vos arguments se tiennent parfaitement moi j’y crois car il fallait faire feu de tout bois pour gagner ces élection contre le danger de l’extrême-droââtes qui risquait de ressusciter les heures sombres de notre histoire!!!!
    et dans ces conditions tout est permis!

  5. patito

    vous oubliez que cette femme ne pouvait qu’être victime de la peste brune et des facistes … etc …
    bla bla usuel pour la suite .

  6. hathoriti

    Excellente hypothèse ! Elle se tient tout-à-fait. Conclusion, surtout après les débordements de joie musulmans lors de l’élection de « l’autre », il est vraiment le président des musulmans…donc, pas celui des français patriotes ! Ouf !

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