ISF plus qu’injuste : Macron internationalise pour que le peuple ne puisse pas faire sa révolution


ISF plus qu’injuste : Macron internationalise pour que le peuple ne puisse pas faire sa révolution

http://resistancerepublicaine.eu/2017/05/28/macron-fait-un-cadeau-de-23-milliards-aux-boursicoteurs-pas-grave-les-sans-dents-vont-payer/

Cette mesure est tout aussi injuste que le bouclier fiscal voulu par Sarkozy pour protéger starlettes foulant les tapis rouges, footballeurs aux neurones endommagés, héritiers de grosses fortunes…
Des gens qui, au fond, exploitent un système, le système médiatique. Si les efforts de savants et d’ingénieurs n’avaient pas permis d’inventer télévision et grand écran, que seraient-ils, ces millionnaires du monde du spectacle ? Des théâtreux et sportifs du dimanche.

Il faudrait aussi réformer le droit des successions de manière à éviter une accumulation sur plusieurs générations qui rompt l’égalité et l’objectif constitutionnel de promotion au mérite et au talent.

Objectif qui n’est pas consacré par la jurisprudence du Conseil constitutionnel !
Et pourtant, c’est dans la Déclaration de 1789 ayant valeur constitutionnelle !

Ce serait un moyen d’éviter une crise des dettes comme on en a connu tout au long de l’histoire, dès l’Antiquité grecque, et l’établissement de situations acquises sans mérite qui ont débouché sur la Révolution française aussi. Mais non… « bis repetita placent » !

En fait, ils temporisent, savent que ça se finira mal encore une fois, puisque les mêmes erreurs se répètent, mais cette fois-ci, on va internationaliser tout ça de manière à ce que le peuple ne puisse même pas faire sa révolution, puisqu’il n’y aura plus de peuple.Pas folle la guêpe, on retombe dans les mêmes travers en limitant la redistribution sociale et en faisant peser l’essentiel de son poids sur les « faux riches », classes moyennes et petits bourgeois… mais cette fois-ci, il n’y aura pas d’issue insurrectionnelle, car le nouveau stratagème des « zélites » paraît bien ficelé.

Le Conseil constitutionnel, en revanche, a inventé l’impôt confiscatoire pour conforter le bouclier fiscal. Mais il n’a pas équilibré la défense de la propriété privée avec l’objectif de reconnaissance des mérites et des talents.
Les moutons sont donc bien gardés ; le berger a bien su innover en créant des principes constitutionnels sortis de nulle part (objectifs comme le logement décent, ouvrant la voie à la loi Boutin dont on connaît les conséquences : ne partez pas trop longtemps loin de votre domicile, vous risqueriez d’être évincé par un squatteur sans avoir de recours ; évidemment, si vous habitez une « gated community », résidence ultra-sécurisée, il n’y a pas trop de risque que ça vous arrive : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/nouveaux-cahiers-du-conseil/cahier-n-20/les-objectifs-de-valeur-constitutionnelle.50643.html).

Dans ce contexte, un certain nombre de « très riches » échappent à l’ISF en toute légalité et c’est ce système qui va perdurer avec Macron :
http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20140612trib000834834/ces-tres-riches-qui-echappent-a-l-isf.html

Alors, le Conseil constitutionnel sanctionnera-t-il une rupture d’égalité ? Il devrait le faire, car rien ne justifie de distinguer ainsi meubles et immeubles.

Une vieillie distinction issue du droit romain, où l’on distinguait « res nec mancipi » et « res mancipi », choses ayant ou non de la valeur (avec une procédure de transfert de propriété différente), perpétuée par le droit jusqu’au XIXème siècle moyennant quelques évolutions (le critère physique de l’immobilité fut alors privilégié), mais toujours l’idée sous-jacente que la fortune était avant tout immobilière.

C’était avant la révolution industrielle et l’installation du grand-capitalisme, le banquier Rotschild que connaît bien Macron ayant bâti sa fortune au XIXème siècle. Macron sait très bien que l’époque où seuls les immeubles étaient « res mancipi » est révolue de très longue date, bien évidemment…

Et il sait parfaitement qui sera privilégié par sa réforme injuste.




Maxime

Mon avatar est Justinien car c’est son Digeste qui synthétise le meilleur état du droit romain. Redécouvert au Moyen Age à Bologne, il a influencé le droit français dans bien des domaines, notamment le droit civil contenu principalement dans le Code civil actuel.


8 thoughts on “ISF plus qu’injuste : Macron internationalise pour que le peuple ne puisse pas faire sa révolution

  1. MALI

    COMBIEN de celles et ceux ayant voté pour Macron, ont-ils ou elles épluché son « programme » dans le détail? On ne vote pas pour quelqu’un pour son apparence, pour ses belles paroles, pour son physique, mais bien pour ce qu’il compte faire une fois élu. Alors si les « on » disant de façon mensongère « on n’a pas voté pour lui, c’est pas moi c’est l’autre » finissent par s’en mordre les doigts, tant pis et bien fait pour elles et eux. Sur 47 millions d’inscrits, un peu plus de 10,6 millions ont choisi Marine Le Pen. Alors, que les autres aillent se faire voir !

    1. Baribal

      Des millions de Français(e)s ont, effectivement, voté pour le look de Macron, sa jeunesse, ses belles paroles. Des millions d’irresponsables à l’abri du besoin ont voté comme ils ont joué 20 euro au casino. Des millions d »égoïstes qui n’ont pas lu ou pas tenu compte du programme macronien, pensant :  » je m’en fous, c’est le con de pauvre qui morflera. En attendant, on a un président présentable ». Le plus décevant, est que la majorité de ces idiots sont des retraités, des baby-boomers qui ont profité d’un système économique et social protecteur. Des petites mémés qui ont vu en lui le petit-fils idéal, des petits pépés qui ont vu en lui le sauveur de leurs économies. Des vieux schnocks gâteux associés à des quadragénaires ambitieux mondialisés, voilà l’électorat de Macron.

      1. Une résistante

        Il y a aussi ceux qui me rétorquaient « Mais non, il ne va pas faire ça, il ne faut pas croire tout ce que tu lis. »
        J’ai tellement hâte de confronter ces gens-là !!!

  2. Amélie Poulain

    Je n’approuve pas l’idée d’un ISF. En quoi est-ce aller vers un sens de l’égalité ? C’est un fantasme.
    L’idée d’égalité aussi reste un fantasme si on la confronte à la simple réalité de la vie.

    Personnellement, je ne suis pas jalouse de ce qu’héritent les gens et je trouve normal que l’on puisse transmettre à ses enfants le bien-être matériel dont on bénéficie même si c’est un héritage.

    L’argent et même la fortune que certains gagnent leur appartient, ce sont des gens qui paient en permanence aussi et qui ne reçoivent jamais rien de la société française, même pas la reconnaissance même s’ils entretiennent une grande partie du pays. Ils sont toujours des « suspects », de quoi ? De vouloir profiter de ce qu’ils ont produit ou possèdent.

    Par contre, les assistés ne dérangent pas outre mesure et pourtant, il y a bien des « riches » de l’Aide Sociale qui bénéficient de tout sans bouger le petit doigt et qui transmettent leur mentalité d’assistanat où l’Autre leur doit tout, de génération en génération, mais à ceux-là, on ne leur demande rien on en fait même souvent des victimes… Je ne comprends pas.

    « …..objectif de reconnaissance des mérites et des talents » :

    Connais pas, jamais connu ni pour moi, ni pour mes proches, ni dans ce que je connais. En France, ce sont les débrouillards qui réussissent. Si j’avais bénéficié de cette reconnaissance qui n’est magnifiée qu’en « principe » pas dans les faits, je serais riche aujourd’hui, ce qui n’est pas le cas.

    Je n’aime pas cette mentalité française qui trouve normal de confisquer les biens (c’est très gaucho), l’argent, et ce que certains ont pu acquérir parfois durement, très durement même pour en faire profiter d’autres qui, bien souvent (je n’ai pas tout le temps bien sûr) ce sont, eux, reposés sur leurs lauriers et n’ont rien anticipé pour réussir. Par contre, quand ça va mal, ils savent se plaindre et réclamer sans aucune remise en question personnelle.

    Au nom de quoi ce qui appartient à l’autre appartient aussi à soi et à tout le monde ?

    C’est bien français ça, et je trouve cela détestable, voilà pourquoi en France, la plupart des gens n’ont plus envie ni d’investir ni de bouger. Ca ne sert à rien….

    1. MaximeMaxime

      Certains biens sont « mal acquis », par exemple des oeuvres volées aux Juifs pendant la seconde guerre mondiale, et au sortir (la libération) pour arrondir les angles, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, on oublie, on fait semblant de ne pas voir…
      On découvre des résistants de la dernière heure…
      De même, à une époque, on pouvait légalement plumer une entreprise en difficulté, aujourd’hui ce n’est pas possible car le droit des entreprises en difficulté a réagi face à cela. Mais des fortunes se sont ainsi bâties.
      Autres exemples : il y a trente ans, on pouvait devenir cadre avec un simple bac voire même moins, aujourd’hui avec un bac+5 on vous propose des SMIC et c’est même très fréquent !
      Vous pouviez vendre des terrains agricoles à prix d’or à des promoteurs immobiliers, aujourd’hui ce n’est plus possible.
      La situation du pays s’est considérablement dégradée, en grande partie à cause de l’inaction de moutons vivant au jour le jour sans le souci des générations futures.
      Cela a pour conséquence que certains bénéficient de situations privilégiées en héritant de fortunes acquises à des époques différentes.
      Il y a aussi eu des malversations qui n’ont pas forcément été poursuivies au pénal, ensuite il y a prescription, on ne peut rien démontrer, mais le résultat concret est bien là.
      Il fut aussi un temps où l’équilibre contractuel était moins garanti juridiquement qu’aujourd’hui, ce qui a permis des transactions déséquilibrées sans recours en justice.
      Je ne vais pas réécrire « De l’origine et des fondements de l’inégalité parmi les hommes », mais je reste convaincu que les fortunes actuelles ne sont pas toutes justifiées, sans être, sur le principe, hostile à la propriété !
      Je pense cependant que beaucoup pensent comme vous (la preuve, il n’y a que trois commentaires en rapport avec l’article qui visiblement ne plaît pas trop, merci quand même à Christine de l’avoir publié avec l’étiquette très flatteuse « à ne pas manquer »), tant pis on en est là où on est en est avec Bettencourt, Arnault, et compagnie.

      1. MaximeMaxime

        Cela a même commencé dès la Révolution, avec la vente des biens nationaux, les notables de l’époque étant averti avec le peuple en raison de la lenteur de la diffusion des offres par la presse fut privilégié pour les transactions les plus intéressantes. L’égalité était un mythe dans la pratique dès les lendemains de la Révolution…

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