Macron : les médias en plein délire mystique


Macron : les médias en plein délire mystique

J’ai arrêté la télé au bout de 5 mn ce matin, surtout après avoir entendu les youyous de victoire pour fêter Macron sur les Champs-Elysées. Radios idem (et nous payons une redevance pour tous ces gens-là).

Pour sourire, quand même, voici un excellent article de Marianne sur le thème de l’extase des commentateurs devant le divin enfant.

Un peu d’humour et d’intelligence consolent devant la sottise et la servilité des collabos:

L’intronisation d’Emmanuel Macron tourne à l’extase chez les commentateurs télé

À l’occasion de la passation de pouvoir entre François Hollande et Emmanuel Macron, certains journalistes ont viré « gagas ». Exemple avec France 2 et BFMTV.

Une partie de la presse avait déjà tressé des lauriers en or massif à Emmanuel Macron, au soir de sa victoire du 7 mai. Pour son investiture au cours de la passation de pouvoir avec François Hollande ce 14 mai, certaines chaînes de télévision n’ont pas moins versé dans la flagornerie.

En ce dimanche matin, le service public était particulièrement en forme, à l’heure de semer sur le parcours du nouveau président mille qualificatifs plus élogieux les uns que les autres. Compilés par certains twittos, dont le journaliste Samuel Gontier, les saillies des commentateurs de France 2 ne laissent guère planer de doutes sur la cote d’amour d’Emmanuel Macron auprès de ces derniers. Florilège.

 

Laurent Delahousse orchestrait « ces instants républicains« , avec une myriade d’envoyés spéciaux dans les rues de Paris. La seule remontée des marches en courant du nouveau président suscite l’admiration : « Il a monté les marches quatre à quatre, à une vitesse incroyable. Ça rappelle Jacques Chaban-Delmas », apprécie le journaliste Franck Ferrand.

Tandis que les figures obligées de la passation de pouvoir se déroulent sans surprise particulière, le plateau de France 2 est en ébullition : « C’est l’investiture la plus romanesque de la Ve République« , « On est véritablement dans le roman, et même, osons le mot, dans l’épopée« . Rien que ça. Et quand Laurent Delahousse y va de sa description du nouveau président, voilà le résultat : « Ce visage, ce masque d’Emmanuel Macron, cette gravité qui arrive ».

Le journaliste vedette de France 2 peut bien feindre de demander si « les Français avaient besoin d’être réassurés sur la présidentialisation d’Emmanuel Macron ? », pour lui, il n’y a aucun doute. D’ailleurs, quand Emmanuel Macron prend une femme en larmes dans ses bras, « c’est le protecteur de la Nation » qui se présente à nous. « Des personnes se sont réfugiées dans ses bras. Autrefois, les rois touchaient les écrouelles le lendemain du sacre, il y a un peu de ça« , lâche un intervenant, dans une comparaison tout en simplicité.

Des personnes se sont réfugiées dans ses bras. Autrefois, les rois touchaient les écrouelles le lendemain du sacre, il y a un peu de ça.

Invité sur le plateau, l’ancien patron du Monde Eric Fottorino voit lui en Emmanuel Macron « un alliage ». Et pas de la camelote, s’il vous plaît : « Les aciéries font des métaux spéciaux. Il est d’un autre métal. » Plus fort, plus rare, plus indestructible, cela va de soi.

Serge Moati, lui, est marqué au fer par Gérard Collomb, incapable de retenir ses larmes au moment de serrer la main de celui en qui il a cru avant bien d’autres : « L’image de Gérard Collomb bouleversé, ça me fait penser à Mitterrand embrassant Mendès-France », estime le journaliste.

Et puis, le type a « de la gueule », selon un autre intervenant sur le plateau de France 2 ce dimanche matin. D’ailleurs, Nathalie Saint-Cricq ne se sent « pas autorisée en tant que femme à dire qu’il a le physique de l’emploi », renvoyant cette responsabilité incongrue à ses collègues masculins, mais il se passe clairement quelque chose dans le coeur de la patronne du service politique de la chaîne.

« Il y a cinq ans, on parlait de la pluie, là on parle d’Emmanuel Macron. Quelque chose a changé », entend-on encore sur le plateau.

Au moment où Emmanuel Macron revient de son petit tour de voiture à l’Élysée, costume détrempé, en refusant le parapluie tendu par un membre du personnel, c’est l’éclat de rire charmé sur le plateau de France 2. Même rigolade quelques secondes plus tard, quand on entend Emmanuel Macron dire sur le perron « Je vais me changer, je pense ». Les commentateurs s’extasient devant tant d’autodérision.

Sur BFMTV, on avait choisi un consultant bien particulier en la personne de Mounir Mahjoubi, candidat La République en marche pour les législatives et proche d’Emmanuel Macron. Une façon d’éviter les remarques de pisse-froid en ce jour de gloire pour le nouvel arrivant à l’Élysée. En complément, un curieux dispositif permettait d’entendre Ruth Elkrief au téléphone, dans une liaison qui donnait l’impression que l’éditorialiste de BFMTV avait été envoyée à Bagdad. Elle s’exprimait en fait de la salle de presse de l’Élysée, mezza vocepour ne pas déranger les confrères. Ce qui ne l’a pas empêché d’en faire des tonnes : « C’est la marque d’Emmanuel Macron, s’extasie Ruth Elkrief après le premier discours du nouveau président. Tout en rendant hommage à tous les présidents qui l’ont précédé (…) lui, il veut trancher. C’est le personnage Macron qui parle, sa jeunesse, son énergie, sa volonté de rendre les choses différentes ».

C’est le personnage Macron qui parle, sa jeunesse, son énergie, sa volonté de rendre les choses différentes.

Ruth Elkrief

Ludovic Vigogne, journaliste à l’Opinion, estime pour sa part que Macron a la baraka : « On voit que l’alignement des planètes continue pour Emmanuel Macron : aujourd’hui il fait beau, et en plus la passation d’Emmanuel Macron tombe un dimanche. C’est génial, ça permet une audience maximale, tous les Français peuvent être devant leur télé et assister aux premiers pas d’Emmanuel Macron. Et puis ça va permettre peut-être à plus de badauds d’être sur les Champs-Élysées ».

Le fait de ne pas encore connaître le nom de celui qui sera le Premier ministre d’Emmanuel Macron, annoncé le lendemain ? Sur le plateau de BFMTV, on s’enflamme : « On est vraiment dans l’invention d’une politique, la redéfinition d’une fonction en direct, c’est très inédit. »

Vers 14h, le journaliste en plateau sur BFMTV pouvait lâcher, en guise de résumé, à l’évocation d’Emmanuel Macron remontant les Champs Élysées sur un véhicule de l’armée : « On retiendra quand même cette image spectaculaire d’Emmanuel Macron sur cet engin militaire ». On retiendra aussi sans doutes ces envolées des commentateurs, tout aussi spectaculaires.





28 thoughts on “Macron : les médias en plein délire mystique

  1. palimola

    La mafia journalistique trépigne de joie car leurs salaires et privilèges sont préservés avec l’arrivée de guignolo II !

  2. GAVIVA

    Bientôt séances de chaise percée, a la différence que ceux qui paieront pour y assister le feront avec NOS SOUS

  3. Xtemps

    Du cinéma quoi, il va chercher quand son Os car il est déjà dans les décors de vedette Festival de Canne Paris 2017 événementiel.

  4. hathoriti

    Non, je n’ai pas regardé cette mascarade ! De toute façon, je ne peux ni voir, ni entendre ce paltoquet, c’est viscéral, pathologique ! Quant à sa femme…

    1. AntiislamAntiislam

      Bonjour,

      Moi aussi c’est au-dessus de mes forces.

      Mais il y avait un proche, chez moi, qui avait mis la télévision et j’ai pu capter, à la volée, le savoureux passage sur Macron et les écrouelles !!!

    2. Marie

      Je suis comme vous, je ne supporte pas de le voir, ni de l’entendre, j’ai d’ailleurs zappé le dernier débat des présidentielles parce qu’il y participait et c’était vraiment au dessus de mes forces de voir sa tête d’abruti. Par contre si par bonheur il avait un destin à la Kennedy je ne me lasserais pas de repasser la fin du film.

    3. Amélie Poulain

      Moi pareil, je ne l’écoute jamais quelles que soient les circonstances. J’ai fait la même chose avec Hollande pendant 5 ans.

      Ces deux ne seront jamais pour moi des présidents de la France.

  5. Dunois

    Emmanuelle grimpe les marches et va organiser la structure de destruction de la France avec son angélique sourire de carnassier. Il veut se venger de la Nature. Il a de la haine à revendre et des ordonnances pour la répandre. Mais c’est très bien, les idiots qui ont voté pour ce déchet vont vite comprendre leur douleur quand leur patron leur dira : « on ne peut plus vous payer autant pour votre travail. Vous devez comprendre que soit vous acceptez de travailler pour 500€/mois ou vous dégagez car nous avons des travailleurs étrangers pour ce salaire ». Ce sera la fin de la France.

    1. cibil

      exacte dunois tous compris se petit americain macronlande et un carnassier il joue tres bien la commedie ses petits francais une minorite l on mie aux pouvoire vont pleurès des larmes de sang mai il y a eu magoulles digne des republik stalinienne personne pour le denoncès que des courageux ses francais ils ont votès contre la patries contre la fille ainèè de l eglises contre les interets francais et la nation des traitres ses elections trukès jusqua la neolle pour elires un chancelliès allemants macron lander

  6. inconnue

    quelle mascarade et dire que des gens bavent devant cela,je ne regarde plus les infos et les chaines d’infos à la télé, tous ces journalistes nous cassent les pieds avec cette politique truquée, il est inadmissible qu’hier , ptratiquement toute la journée, on nous est bassiné avec investiture, privant les gens de leurs émissions, pire que le jour du 14 juillet

  7. durandurand

    Ils ne se sentent plus pisser les journaleux de merde , ils espèrent quoi ? un meilleur poste mieux rémunérer ? quelle bande de faux cul ces journaleux , à vomir !

    1. Victoire de Tourtour

      Il y a même un journaleux du Monde pour qui le profil de Macron évoquait celui
      de Napoléon.
      Détestables flatteurs, présent le plus funeste,
      « Que puissent faire aux rois la colère céleste !  »
      Attention , Macroléon, la roche tarpéienne est près du Capitole.

  8. Alexandra Dougary

    Au vu du soutien éhonté dont a bénéficié, de la part des médias, cet imposteur, il fallait s’attendre à ce genre « de dérives » … Il suffit de se rappeler les conneries entendues lors de l’élection de Mitterrand en 81 quand un niaiseux avait osé dire : « le pays passe de l’ombre à la lumière », ah, les gauchos n’ont peur de rien. Que voulez-vous, ils ne se posent pas de questions concernant le fait que Macron n’a obtenue QUE 66 % de vote alors que Chirac en avait obtenu 80 %, mais non, tout va bien dans le meilleur des mondes. Il y a des articles qui paraissent dans un silence assourdissant expliquant qu’en additionnant les votes blancs et nuls + les votes allant à Macron par défaut (anti-Le Pen) il n’y a que 43 % des français qui ont voté pour lui. Bonjour la majorité !! La démocratie est foulée au pied mais peu leur importe. Ils ont leur champion. Il est jeune et beau et sent bon le sable chaud. A suivre… Combien de temps va durer cet état de grâce ?

  9. Baribal

    Bravo pour le photoshop de la secte Richnou. C’est tout à fait ça !

    J’ai regardé quelques minutes cette avalanche de chantilly médiatique, puis ce fut la nausée. Trop de sucre, trop de gras, j’avais l’impression d’être gavé comme une oie. Les journalistes ont franchi le Rubicon de l’indécence; ils sont, officiellement, devenus les petits télégraphistes de l’ Elysée. Plus c’est gros, plus ça passe, et c’est désolant en France, pays de l’esprit critique et de la révolte.

    Par contre, aucun commentaire sur le maigre public dans les rues. Où est la liesse populaire ? Où sont ces millions de Français qui ont voté massivement pour l’homme providentiel ? Je serais aussi curieux de connaître l’audimat de ce spectacle grotesque, digne de la Corée du Nord. Un nouveau culte est né, le Macronisme. Décidément, la caste dirigeante n’a plus aucun scrupule pour marquer son mépris envers le peuple. Pauvre France !

    1. MALI

      « Maigre public dans les rues ». Pas étonnant puisqu’il n’y a que 7% de gens s’intéressant à son programme.
      Le reste a veauté pour son image, et pour contrer Marine.

  10. MALI

    Nombre de journalopes fument des pétards et se shootent à la coke, alors faut pas s’étonner de la logorrhée verbale de ces lobotomisé(e)s totalement barges!
    Crétinisé(e)s au point de prendre un cinglé pour le Messie, pauvre France…

  11. Baribal

    Un moment ridicule, Macron dans le command car. Le triomphe de Jules César passant dans les rues de Rome sur son char, la Garde républicaine transformée en garde prétorienne. Il ne manquait que les chefs barbares vaincus, et on se croyait sous la Rome antique. En fait, le vaincu, c’est le peuple français, marchant invisiblement derrière le char du nouvel empereur.

    Sur le plan visuel, le ridicule était, aussi, avéré. Macron détonnait totalement sur ce véhicule militaire. Macron en costume, c’est la guerre en dentelles. Il m’a fait penser à un de ces petits personnages collés sur la plage arrière des voitures et qui dodelinent de la tête. Ah, il est impressionnant, le chef des armées !

    1. Victoire de Tourtour

      Derrière César sur son char de triomphe, il y avait un esclave qui lui répétait dans le creux de l’oreille : « Souviens-toi que tu es un homme ». ( En latin, si j’ai quelques souvenirs, ça doit donner « Memento hominem esse » .) Macron devrait se rappeler cela, et aussi la fin de César, qui avait peut-être oublié qu’il n’était qu’un homme et rien de plus.

      1. patito

        espérons que l’adage : il n’y a pas loin du capitole à la roche tarpéienne s’appliquera

      2. Baribal

        Exact. C’était une époque où Macron n’aurait pas eu la moindre chance d’atteindre le sommet. Il aurait été banni ou trucidé pour intelligence avec l’ennemi. Peut-être finira-t-il, symboliquement, comme César ? Qui est le Brutus de Macronus ?

    2. cibil

      sublime baribal notre grand herode eluts a lacriè un camelots sans honneure et sans prestance cet pa le mien jai votè pour ma patrie sont bien commun sa foi son esperance sont art de vivres nos coutumes ancestrales de ceux qui se sont battu pour la libertè et pour la nation toutes te race confondu qui se sont fondu dans l ame charnel de la france sans y reniè sa partie charnel ses racines chretienes sont art de vivres ses coutumes sa nature humaines et sont enracinement a un detin commun divisès ougourduit par haine viveral de se pays et de ses repentances sans cesse repetès cet haine de se pays le plus hait de sont passè spirituels

  12. patito

    pour ma part je ne supporte pas de voir le télé-évangéliste à longueur de temps
    je vais en arriver à aimer le festival de Cannes et là : c’est grave.

    1. Baribal

      Tout ce joli monde politico-médiatique va se retrouver à Cannes, puis Roland Garros. La saison estivale est lancée pour le microcosme. Le Champagne va couler à flot, et si Macron se pointe avec Bribri, c’est extase générale ! Que j’aimerais être une mouche pour voir et entendre les conversations de ces paons.

      On a critiqué les Cours royales pour leur faste indécent. En 1789, on a cru que tout changerait. Ben, non ! Aujourd’hui, c’est pire, car on nous explique que l’on est en république. Liberté, égalité, fraternité…

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