Délocalisation de masse dans le monde de l’informatique : Macron ment


Délocalisation de masse dans le monde de l’informatique : Macron ment

Paribas délocalise au Maroc…

http://resistancerepublicaine.eu/2017/05/11/ca-continue-paribas-veut-delocaliser-au-maroc-au-revoir-les-150-salaries-didf/

Témoignage de Masset :

Eh oui, nous sommes dans un cycle de délocalisation de masse dans le monde de l’informatique, je suis bien placé pour le savoir, je travaille dans une SSII comme administrateur système, et c’est très exactement ce qui est en train de m’arriver.
Mon « staffing » comme ils disent ( recrutement ), devait se terminer à la fin du mois de mai, mais la démission de plusieurs Marocains en même temps les oblige à me maintenir en poste… jusqu’à ce qu’ils soient remplacés, j’ai donc un sursis.

Pareil que pour Paribas, je reste en mobilité interne, c’est à dire que mon CV circule dans la boîte jusqu’à ce que je sois « staffé » éventuellement chez un client. En attendant, je serai en inter contrat.

Connaissant les habitudes dans cette boîte, ce qui m’attend en fin de mission, c’est une longue période d’attente, puis on va me faire aller ici et la pour des petits travaux administratifs, puis essayer de me « staffer « sur des missions qui n’ont rien à voir avec mon savoir-faire pour obtenir des refus de ma part, ou bien des missions moins payées, pour faire baisser mon salaire, ou bien des missions loin de chez moi pour me décourager.

La rupture conventionnelle ne fonctionne dans ces grosses boîtes que dans un sens, celui où c’est l’entreprise qui la propose. Si vous en êtes à l’initiative, on vous répond en général que si vous voulez partir, vous démissionnez, renonçant ainsi au chômage.

Les raisons de ce comportement m’échappe, j’imagine qu’elles se situent au niveau du droit, car niveau rentabilité, la rupture conventionnelle coûte beaucoup moins cher que de maintenir en poste un salarié à ne rien faire…

Or, on se souvient que, lors d’un entretien avec l’animateur de Nuit Debout à propos de Whirlpool, Macron avait dit qu’on ne pouvait pas empêcher les délocalisations, que la seule réponse était la formation. Et il citait le cas d’un jeune chômeur s’étant reconverti dans l’informatique…

Le témoignage de Masset montre les limites de la formation et de la reconversion. Même les métiers dits d’avenir passent à présent à l’étranger…

 




Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques.


6 thoughts on “Délocalisation de masse dans le monde de l’informatique : Macron ment

  1. Xtemps

    Interdire les délocalisations ne peut pas se faire, avec une dictature en place, c’est normal, on ne discute pas avec une dictature et les délocalisation se ferons que çà nous plaise ou pas, comme l’immigration continuera, que çà nous plaise ou pas et avec insultes en plus, comme nous connaissons déjà.
    Et c’est tout comme çà avec ces escrocs imposteurs aux pouvoirs Mafieux, tout!.
    C’est pareil dans toute l’Europe et en dehors.

  2. Masset

    Moi qui me demandait pourquoi mon témoignage était toujours en cours de modération … je suis flatté de le voir cité dans un article ! Merci !

  3. Dédéquinembrouillepas

    Ayant commencé à bosser dans l’informatique dès 1995, je peux vous affirmer que les développeurs roumains existaient déjà en 1998, ce n’est pas nouveau.
    Cap Gémini a annoncé son intention de fortement se développer en Inde il y a pas mal d’années déjà, à votre avis pourquoi et comment ? Une chef de projet avec laquelle j’ai échangé récemment a fait un burn out, et a démissionné après s’être rendue compte que son job consistait à supprimer les postes français pour les transférer vers l’étranger…En ce moment son rêve, avant la retraite, est de monter un restaurant et donc de passer un CAP cuisto…
    Les vieux informaticiens doivent quitter le secteur, ou perdurent si ils connaissent les vieux langages des gros système…

    1. Masset

      Tout à fait Dédéquinembrouillepas, tout cela n’a rien de récent, mais s’accélère notablement, c’est pour cela que je parle de cycle, un coup ça part, un coup ça revient. Mais tel que c’est parti, est ce que cela reviendra ?

      De mon côté je cherche effectivement aussi à me recycler vers un métier plus stable et où le jeunisme et la délocalisation ne sévissent pas.

  4. MALI

    Le monde de la formation en France est truffé de boîtes bidon qui vendent des formations qui ne sont d’aucune utilité car ne permettant pas à celles et ceux les ayant suivies d’obtenir un emploi correspondant ; pour la simple et bonne raison que çà ne correspond pas à des domaines où l’on recrute. C’est un monde de magouilles où règne une grande opacité financière, où beaucoup d’argent de l’État disparaît sans laisser de traces. Je suis bien placé pour le savoir, ayant suivi une formation de formateur généraliste, et une autre de formateur informatique.

  5. J

    Le merdeux qui ment, c’est un pléonasme.
    Les formations, c’est plus devenu un moyen de trafiquer les chiffres du chômage, que d’aider les gens à retrouver du travail. La preuve, une idée serait d’étendre la formation par alternance à tout le monde, et pas forcément à ceux qui ont moins de 25 ans. Parce qu’une entreprise qui forme a plus de chances d’embaucher ensuite. Mais non. La plupart du temps, on case le demandeur d’emploi dans des « stages » de quelques semaines, dans des branches sensiblement affiliées à son cursus et advienne que pourra.

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