Pour Sid Abdellaoui, spécialiste en psychologie, la radicalisation serait un problème social


Pour Sid Abdellaoui, spécialiste en psychologie, la radicalisation serait un problème social

A propos de « psy », un « spécialiste de la radicalisation », Sid Abdellaoui, a tenu une conférence à Châtellerault ces derniers jours.
http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2017/03/17/Specialiste-de-la-radicalisation-3036116

« La nouvelle République » publie un intéressant entretien avec lui.
Comme Sylvie Tissot, il s’agit d’un professeur d’université, de psychologie cette fois et non de sociologie comme elle, donc payé avec l’argent public a priori également (http://resistancerepublicaine.eu/2017/03/14/quinzaine-contre-le-racisme-linenarrable-indigene-de-la-republique-sylvie-tissot-sevit-a-poitiers/).
« Depuis longtemps et mes études, je m’intéresse à la question de la relégation sociale (des personnes vivant à la marge), à l’auto-exclusion, la discrimination et le passage à l’acte. Aujourd’hui, j’encadre des thèses de doctorants sur la question de la radicalisation. On rencontre des personnes radicalisées pour nos recherches. Des personnes en prison ou sous contrôle judiciaire, parties ou non en Syrie » déclare-t-il dans l’entretien.
Il ajoute : « « J’ai insisté sur la déconstruction de la représentation par les prismes du professionnel. L’idée, c’est d’identifier et comprendre dérives pouvant amener à un discours, un acte radical et d’éviter l’amalgame et la stigmatisation. Ce n’est pas parce que quelqu’un a la barbe longue que c’est un djihadiste. »
Ce n’est pas sans rappeler l’argumentation des chochottes choquées par le précis anti-radicalisation du rectorat de Poitiers qui se référait à cet indice :
http://resistancerepublicaine.eu/2017/01/04/prevention-de-la-radicalisation-mediapart-et-le-cri-ont-perdu-leur-proces-contre-le-rectorat-de-poitiers/

En fait, ce discours me semble souvent tenu par des militants de l’extrême-gauche islamophile.
Il place donc la radicalisation dans le giron des problèmes sociaux. Un classique ?
Sans doute, ce qui rend d’autant plus remarquable l’objection du journaliste, qui dénote avec le discours habituel, et décevante la réponse apportée :
« Mais la Taqiya ou l’art de cacher sa radicalisation, ses intentions terroristes existe dans le coran ?
Il peut y avoir en effet une dissimulation mais ça n’en fait pas pour autant des djihadistes. Il y a aussi les cas de figures où il y a une volonté d’atteindre sa cible et forcément on ne le sait qu’après et c’est trop tard. »

Il semble bien que Sid Abdellaoui invite à ne pas faire l’amalgame entre radicalisation et djihadisme ! Ce sont pourtant bien des personnes décrites comme « radicalisées » qui font l’objet de mesures administratives et juridictionnelles. « Expert près la cour d’appel de Rouen », il doit le savoir. C’est d’ailleurs pour cette raison que des mosquées ont été fermées, car elles sont fortement soupçonnées d’être des foyers de radicalisation.

Pourtant, à la question « Où se radicalise-t-on ? Prisons ? Mosquée ? Internet ? », il répond :
« Dans les mosquées, non. C’est plutôt une démarche clandestine. 15 % des personnes radicalisées le sont en prison et 85 % sur Internet. »

On pourra cependant rappeler les cas suivants :
http://resistancerepublicaine.eu/2016/12/06/le-conseil-detat-confirmera-t-il-la-fermeture-de-la-mosquee-decquevilly-ou-limam-appelle-a-la-haine-contre-les-non-musulmans/
http://resistancerepublicaine.eu/2016/12/11/villiers-le-maire-filloniste-benisti-construit-une-mosquee-pour-remplacer-lautre-fermee-par-letat/
http://resistancerepublicaine.eu/2016/05/27/mais-pourquoi-ont-ils-ferme-la-mosquee-radicale-du-bourget/
http://resistancerepublicaine.eu/2016/05/06/les-imams-citant-le-coran-pourraient-ils-ne-pas-etre-poursuivis-pour-incitation-a-la-haine/
http://resistancerepublicaine.eu/2017/01/18/expulsion-dun-imam-prechant-le-djihad-plus-il-est-dangereux-plus-la-cedh-le-protege-et-empeche-son-expulsion/
http://resistancerepublicaine.eu/2017/02/10/montpellier-attentat-dejoue-cetait-pas-la-peine-de-fermer-la-mosquee-vraiment/
http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/01/20/la-mosquee-aux-deux-visages-de-stains-restera-fermee_5066422_3224.html

Certaines décisions ont force de chose jugée et consacrent donc une vérité judiciaire en ce domaine. Bref, la déclaration du « spécialiste » à ce sujet est bien étonnante !

Et que fait-on du principe de précaution ?

Son discours est inquiétant, car il suggère qu’on ne peut se prémunir le passage à l’acte, qu’il y aurait une fatalité et qu’il ne resterait qu’à allumer des bougies et chanter des chansons.
Enfin, il répond au journaliste qui indique qu’« on dit souvent des terroristes djihadistes qu’ils ont raté leur vie, et donc qu’ils ne veulent pas rater leur mort… » :
« Ils ne peuvent pas en sortir par le bas, donc ils veulent en sortir par le haut, par l’irrationnel ».
On pourra pourtant, là encore, rappeler la richesse de Ben Laden, des mécènes du djihadisme et les cas de djihadistes issus de milieux aisés :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/06/03/97001-20120603FILWWW00118-ben-laden-a-depense-toute-sa-fortune.php
https://www.challenges.fr/economie/l-incroyable-magot-des-mouvements-djihadistes_33574: « Le terreau idéologique de l’islamisme radical peut aussi compter sur de généreux mécènes ».
http://plus.lapresse.ca/screens/7724aaa5-b04a-48f8-9064-56ae34b20112%7CPWtwcSOUdDSI.html: « Il n’y a pas de portrait type du djihadiste, retient AlDe’emeh de son expérience. Certains viennent d’un milieu aisé, d’autres non ».
http://www.jeuneafrique.com/mag/243585/politique/la-singularite-de-ces-djihadistes-tunisiens-qui-avaient-pourtant-lavenir-devant-eux/: « La plupart des jeunes jihadistes qui se sont récemment illustrés n’étaient pas en situation d’échec social et scolaire ».
De plus, les djihadistes ont eux-mêmes gâché leur chance en ne saisissant pas l’opportunité que leur offraient les aides sociales, spécialité occidentale, pour s’insérer dans la société. La pauvreté n’est pas une excuse et ce n’est pas la faute de la France républicaine :
http://resistancerepublicaine.eu/2017/03/22/le-djihad-vit-de-nos-aides-sociales/

C’est pourtant une reconnaissance professionnelle remarquable que le secteur public octroie à ce « spécialiste » (professeur d’université, expert devant une cour d’appel, ce qui implique, en pratique, une forte possibilité d’influencer les juges) dont les analyses paraissent pour le moins contestables…
Inquiétant. Seul réconfort : que le journaliste l’ait invité à chercher du côté du coran, mais j’aurais aimé qu’il cite exactement les passages concernés et pousse un peu plus loin le débat sur ce point…




Maxime

Mon avatar est Justinien car c’est son Digeste qui synthétise le meilleur état du droit romain. Redécouvert au Moyen Age à Bologne, il a influencé le droit français dans bien des domaines, notamment le droit civil contenu principalement dans le Code civil actuel.


10 thoughts on “Pour Sid Abdellaoui, spécialiste en psychologie, la radicalisation serait un problème social

  1. Marc

    Dans ce cas précis, on connait le remède : Fermer les mosquées et expulser les récalcitrants. Le simple bon sens serait aussi de faire signer une condamnation du djiadisme à tout musulman sous peine de déchéance de nationalité.

  2. Xtemps

    Que ces imbéciles de gauchiotte fassent des interprétations, çà les regardent, mais nous allons pas attendre que ces messieurs dames les musulmans fassent leurs petits cacas et leurs petites crises pour Allah chez nous, barbus ou pas, dehors!.
    Ces crétins cherchent n’importe quel excuse pour faire valoir une dictature criminogène comme l’Islam, qui tue depuis 1400 ans! dans le monde, y compris à faire des lois liberticides couvres crimes contre l’humanité de cette meurtrière Islam, avec détournement des sens immorales en propos acceptables et inversions victimes coupables, assassins victimes.
    ces gens là sont des escrocs criminels!, des imposteurs!, Nuremberg pour ces ordures!.
    C’est pas avec eux que le nazisme et le fascisme auraient perdu.

  3. NICOLAS F.

    On a aussi nos laissés pour compte « bien français »,hélas, les inégalités existent et existeront toujours et raison de plus de développer la solidarité et protéger le plus faibles.
    Mais les « bien de chez nous » ne roulent pas en camion sur des enfants et des vieiIlars et ne tirent pas sur les femmes comme sur des rats ,une balle dans la nuque dans le caniveau.
    Le problème c’est l’islam qui circule comme la drogue à tous les coins de rue,qui chope les gamins et envahit leur cerveau .
    Pour stopper la radicalisation,il faut éradiquer l’islam;Il faut désislamiser la France.La religion n’a rien à foutre dans un pays moderne.
    Sauf a respecter le SILENCE . (voir le chef d’oeuvre de Martin Scorcese)

  4. Louis

    Si Sid Abdellaoui est un psychologue, alors moi je suis Maitre de bouddhisme tantrique, voire même Jésus en personne.
    Non mais sans déconner, s’il en est encore à incriminer à demi mots la société alors que le seul responsable c’est le libre arbitre, c’est tout l’enseignement de la discipline qui est à revoir.

    Quelle est la part d’idéologie d’ailleurs dans les formations universitaires?
    Plus sérieusement il ne fait là qu’appliquer la taquia, qu’il en soit conscient ou non. Ce qui est grave c’est surtout qu’il soit expert devant une cour d’appel.

    Il considère ainsi que ce n’est pas à la société de se protéger en mettant à l’écart les comportements à risques, mais que c’est à la société de s’adapter afin que le même radicalisé ne se sente pas trop stigmatisé dans ses lubies sanguinaires.
    Le cancer vert, à petites doses, mais inexorablement, dissémine ses métastases un peu partout dans les rouages de la société, aux postes clef, puis prend possession du corps tout entier.

    A partir de ce moment, autant dire qu’il ne reste plus beaucoup de chance d’en sortir.

  5. Claude LaurentClaude Laurent

    Bon je ne connais que les lois de la physique (électro-technique, thermodynamique, mécanique etc). Pas eu le temps de faire la boucherie (science peau) ni psycho-socio-pédago etc

    MAIS quelques neurones m’ont fait remarquer que nous avions laissé presque deux millions de poilus avec son lot de veuves et d’orphelins.

    Alors merci à ceux qui ont accès aux journaux d’époque pour évoquer le nombre d’enfants de la misère d’après guerre qui ont commis des agressions, des égorgements et autres joyeusetés de notre merveilleuse époque du vivre-ensemble.
    Il serait tout aussi intéressant de noter le nombre d’agressions faites contre les Allemands par ceux revenus des camps.
    S’il y en eut, c’eut été faire acte de xénophobie et ça c’est pas bien !

  6. Marc

    Il faut explique à Sidi le psy qu’il faut nommer les choses : Le problème social, c’est l’islam, point barre!

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