Le patriotisme est-il un péché ?


Le patriotisme est-il un péché ?

Le patriotisme est-il un péché ? Editions contretemps

A en croire François le pape, nombre de ses évêques et abondance de ses prêtres, la réponse ne fait pas de doute. Hélas !

En a-t-il toujours été ainsi dans la longue histoire de l’Eglise ?  Et le Christ lui-même quels furent ses sentiments à l’égard de sa patrie terrestre ?

Pour répondre à ces questions,  onze intellectuels catholiques et ont voulu éclairer le lecteur sous forme de conférences, données au cours de l’université d’été de Renaissance catholique.

Chaque conférence peut être lue de façon indépendante. Il y a cependant une cohérence d’ensemble dans la réponse à la question ! Les titres des conférences sont aussi variés et synthétiques que : « Patriotisme d’ancien régime et nationalisme révolutionnaire », « Naissance du sentiment national en France », « Gallicanisme et ultramontanisme » ou encore « Enseignement pontifical et nationalisme » voire « L’union européenne contre les nations » ou encore « Politique chrétienne et immigration ».

L’esprit général de ces conférences est bien de prendre ses distances à l’égard du discours dominait dans l’Eglise depuis quelques dizaines d’années, en contradiction formelle avec tout ce que l’Eglise a tenu pour pieux depuis des siècles.

Il y a  cent ans, ce qui est assez court au regard de la longue histoire de la France, un célèbre prédicateur de ND de Paris refusait d’écouter Benoit XV qui appelait à la cessation des hostilités entre les nations d’Europe. Le patriotisme était bien enraciné dans le clergé et le peuple tout entier.  Cent ans après, il convient de renier son passé, détester sa terre et traiter les patriotes d’extrémistes de droite.

Aimer son pays, servir sa patrie, et respecter  ses parents, comme rendre un culte à ses  ancêtres, sont autant de comportements normaux,  que l’Eglise avait même  portés au rang de vertus.

Il y a dans ces conférences tout ce qu’il faut pour retrouver le sens des choses et rassurer les chrétiens,  comme les athées.  Oui, on peut être catholique et patriote, n’en déplaise aux gens d’Eglise ;   oui, aimer sa nation comme aimer sa famille est normal, naturel et même salutaire. Car la haine de soi, devant laquelle s’interrogeait Benoit XVI, est aux antipodes d’une religion fondée sur l‘amour de soi, l’amour  des autres et le culte  amoureux  de  Dieu.

La conférence inaugurale fut donnée par Claude Rousseau sur le thème « qu’est-ce qu’une nation ? » Prétendre marcher sur les traces de Renan n’est pas aisé… Après avoir rappelé  que la nation est une réalité naturelle, et  que la communauté politique est limitée ;  il en conclut qu’il ne saurait y avoir d’état mondial.

Le Christ lui-même a aimé sa patrie ainsi qu’il est indiqué dans le chapitre 23 de st Matthieu ou encore lorsqu’il indique aux femmes de Jérusalem de pleurer plutôt sur leurs  enfants que sur Lui.

Si la nation n’est pas une ethnie elle a néanmoins un fondement plus ou moins « biologique ».  À partir du célèbre « teeping point », les autochtones ont tendance à se retirer de la nouvelle communauté. Le jour de la pentecôte les peuples comprennent les apôtres dans leur langue propre. Le st Esprit reconnait donc l’identité linguistique,  et donc culturelle de chaque peuple et la respecte !

Un livre à lire et à partager pour ne plus jamais se laisser circonvenir au prétexte que ce serait honteux d’être nationaliste ou patriote pour un Français,  qu’il soit  catholique ou pas.





11 thoughts on “Le patriotisme est-il un péché ?

    1. Christine TasinChristine Tasin

      avec plaisir mais vous ne nous avez pas donné les moyens de le commander; je l’ajouterais à l’article

  1. al dente

    Au temps du mondialisme et de l’argent roi bien au chaud dans les paradis fiscaux, la notion de patrie devient vague…il faudrait une déferlante bleu marine pour inverser le cours de « l’histoire ».

  2. NICOLAS F

    Même si l’on est un non croyant,un mécréant,on ne peut pas rester insensible au message d’amour in- conditionnel que Jésus a apporté aux Hommes de son temps,message dont la force et l’universalité a traversé 2000 ans et traversera plus encore de siècles .
    Etre sensible à son message d’amour c’est déjà un pas pour ressentir l’amour d’une morale pour son pays .Ces deux sentiments,ces deux perceptions ne sont pas incompatibles et peuvent se fréquenter en harmonie dans le même cerveau.

    C’est Hubert Reeves qui répondait à la question: »croyez-vous en Dieu, » par ces mots  » Il y a chez l’Homme un cerveau pour Dieu et un cerveau pour la Science »,ce qui veut dire implicitement que le cerveau de l’Homme doit se débrouiller pour intégrer les deux (sinon,l’homme serait « incomplet »?)

    Si la République doit intégrer l’amour des Lois et l’amour que Jésus a enseigné,alors oui,ce serait un bon challenge.En dehors de tout dogme ou religion.
    Le résultat de cet « amour »-là serait le Patriotisme,
    On comprend que les esprits secs formés par les idéologies erronées du 19è Siècle et l’exaltation du matérialisme et de l’existentialisme se soient éloignées de la notion d’amour christique à l’echelle de l’amour de sa patrie.
    Non,nous ne sommes pas « fachos » (mot à la mode) ou babacools (mot démodé) nous sommes patriotes (mot redécouvert ).
    Et comme c’est bon de se réveiller un beau matin en se disant « ben oui,au fait,je suis patriote,oui oui c’est cela ce sentiment diffus ,universel qui fait du bien,qui « reconnecte »,qui donne envie de continuer « …..

    1. Christine TasinChristine Tasin

      je ne suis pas d’accord pour parler d’idéologies erronées, d’esprits secs pour parler de matérialisme et d’existentialisme. Epicure et Lucrèce qui vivaient bien avant le XIXème siècle et étaient matérialistes n’avaient rien d’esprits secs, au contraire

  3. NICOLAS F

    Merci ,une raison de plus de se replonger dans les sources de ,ces grands modèles de l’humanisme ,de l’humanité.

  4. Xtemps

    L’important c’est aimer son peuple, sa Nation comme la demeure du peuple, les frontières comme ses murs, limites et ne confond pas avec ses voisins et surtout des frontières avec les escrocs qui nous gouvernent, des frontières qui limites avec nos caisses et escroqueries avec les étrangers comme excuses bidons pour prendre dans nos caisses et se remplir leurs poches grâce aux immigrés.
    Le Patriotisme c’est aussi tout çà où tout appartient au seul peuple comme à chacun son ménage où les étrangers n’ont pas droit.
    Le Patriotisme relève de tout ce qui appartient essentiellement au peuple dans tous les domaines, la Nation est la maison du peuple à protéger tous les biens du peuple contre les escrocs qui nous gouvernent en volant tous nos biens.
    L’union européenne n’est qu’une union d’escrocs de Bruxelles, des voleurs, des menteurs et d’assassins qui ont du sang sur les mains avec les attentats, et là ce trouve le patriotisme contre ces escrocs.
    Comme disait Trump, c’est des menteurs, des menteurs, des menteurs et encore.
    Ils le savent, vous le savez et nous le savons tous.
    Le chacun chez soi oblige le respect, c’est de savoir que quand je suis chez vous, je ne suis pas chez moi et n’empêche pas d’avoir des invités respectueux et un bon voisinage.
    Le patriotisme est d’être maître chez soi et de tous nos biens par amour avec les siens, les autres ne sont que des invités qui doivent nous demander la permission d’être là chez nous.
    Le droit de haïr nos peuples européens par les autres est terminé, respect! ou dehors!.

  5. romantique

    Le patriotisme c’est aimer son pays et le faire respecter. Ce n’est plus le cas actuellement. Vivement mai.

  6. mac gyver

    Etre patriote ,c’est mettre un ou une patriote à la tête de l’Etat. En l’occurrence une patriote . Laisser la France se déliter, comme le font « les partis de gouvernement »et se prétendre patriote, ou gaulliste est criminel. Alors n’élisons pas des criminels . Cela suffit comme ça . Je ne parle même pas de Macron qui comme chacun sait, a son patriotisme dans son portefeuille.

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