Fabienne SIREDEY-GARNIER, qui préside la 17ème Chambre, s’inquiète d’une justice à deux vitesses


Fabienne SIREDEY-GARNIER, qui préside la 17ème Chambre, s’inquiète d’une justice à deux vitesses

suite de la tribune publiée ci-dessus :

Madame Fabienne SIREDEY-GARNIER, je ne vous connais pas, je vous ai juste croisée un jour de décembre 2016, à la 17ème Chambre, c’était vous qui présidiez le procès qui m’était fait, mais je ne comprends pas trop la tribune que vous venez de publier.

Certes, je comprends que vous fassiez un métier harassant, difficile, qui vous amène à des décisions, des choix… cornéliens et que vous ayez besoin d’en parler. Mais en parler dans la Gazette du Palais sans que l’on sache ce que vous attendez, ce que vous demandez… à quoi bon ?

Si j’ai bien compris, le magistrat que vous êtes  a l’impression de devoir appliquer une justice à deux vitesses. 

Une justice pour les intellectuels, les gens bien installés socialement, qui ont les moyens d’avoir un, deux, trois avocats, des amis dans les medias, parmi les politiques, à l’Académie française et les autres, qui font tous durer le moindre procès des heures et obligent les juges à tout décortiquer, tout prendre en compte…

Une justice plus expéditive pour ceux qui manquent de moyens et d’amis bien placés et qui jugerait à la louche.

Jusque-là je vous suis totalement.

Après tout, je suis une femme de gauche et, devant vous, le 16 décembre dernier, j’en avais précisément appelé à une justice qui ne soit pas à deux vitesses, une justice qui ne soit pas complaisante avec les rappeurs et intraitable avec une Christine Tasin.

Justement, la femme de gauche que je suis, attachée à la nuit du 4 août, avait été notamment gênée, en 2012,  de voir le procès de Pascal Hilout et celui de Pierre Cassen durer 10 heures à la 17ème Chambre… notamment parce qu’il  y avait 5 associations droidelhimmistes portant plainte contre eux, associations représentées par 7 avocats. ayant diligenté moult témoins, comme Liogier qui avait avoué à la barre ne pas avoir lu les texte en cause… 5 associations gavées de subventions, ayant demandé et obtenu, circonstance aggravante, des dommages et intérêts, contre deux petits retraités ayant travaillé toute leur vie, et ayant dû s’acquitter de plus de 30000 euros, tout compris.

Mais il y avait également quelque chose de scandaleux dans ce procès, 7 avocats, glapissant, hautains, prompts à l’anathème ( Ah ! ce « vous êtes raciste avec vous-même » asséné  à Pascal Hilout par l’inénarrable Tubiana, avocat de la LDH…). Ces 7 avocats, habitués depuis des lustres à la 17 ème Chambre, à ses rites, connaissant sur le bout des doigts la loi sur la presse retoquée par la loi Pleven face à un seul avocat, notre ami disparu Joseph Scipilliti qui entrait ce jour-là dans la « cour des grands » (sic !), qui ne savait pas qu’à la 17ème Chambre un procès pouvait durer si longtemps, et qui avait fait un malaise à 21 heures, n’ayant ni bu ni mangé de toute la journée, sans parler du stress, de l’émotion…

Oui, Madame Le Président, ce jour-là, comme vous, j’ai été révoltée, j’ai eu le sentiment que la République avait du plomb dans l’aile.

Je ne sais pas si, déjà ,en 2012 vous présidiez ce Tribunal, je ne sais pas si, depuis, ce genre de circonstance vous a frappée, vous a révoltée… Mais j’aimerais savoir si vous avez jamais eu la tentation de demander l’abrogation de la loi Pleven qui donne ce pouvoir exorbitant aux associations et permet, aussi,  cette énorme différence de traitement, qui s’ajoute au fait que l’on soit bien né, que l’on ait ou pas des amis bien placés...

Mais si tel est le cas je suis consternée que vous n’appeliez pas à l’abrogation de la loi Pleven, Madame le Président, dans la Tribune de ce jour.

Et il y a tout de même quelque chose d’autre qui me gêne, Madame le Président, dans votre tribune.

C’est que vous opposez au traitement d’un Georges Bensoussan ou d’un Pascal Bruckner  non pas celui d’un Pierre Cassen,  d’un Pascal Hilout ou d’un obscur blogueur poursuivi  pour ses propos mais celui de 17 illégaux et 6 délinquants ayant fait usage de  violence ou ayant fait du trafic  de stupéfiants. 

Et cela me perturbe sacrément.

Non seulement il ne s’agit plus de simples mots mais de vraie  délinquance qui empêche les gens ordinaires, les petites gens qui n’ont pas les moyens de se mettre à l’abri, de mettre leurs enfants à l’abri mais on parle ici  de l’illégalité absolue d’une présence sur le territoire français

La République vous rémunère pour faire appliquer la loi sur son territoire, à ses ressortissants. Il est donc légitime que vous consacriiez le temps nécessaire à faire la lumière sur des mots, des intentions… pour autant que la loi le prévoie.

Mais peut-on imaginer que des illégaux, venus sans autorisation dans notre pays, auraient les même droits, bénéficieraient de la même attention, coûteraient aussi cher que des citoyens de notre pays qui se battent pour que la liberté d’expression ne soit pas une chose vaine dans la patrie de Voltaire, en contravention avec la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, préambule de notre constitution ? La loi est faite pour les citoyens appartenant à la même nation… avant tout.

Art. 3. Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

Art. 6. La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Peut-on imaginer que des petits délinquants violents qui, pour certains, pourrissent notre belle jeunesse, auraient besoin d’une attention soutenue ? Ils ont piétiné la loi. Ils n’ont pas à encombrer nos tribunaux. Il n’est pas besoin de les écouter pendant 10 heures pour savoir qu’ils sont des dangers pour la société. Et pire encore pour des clandestins.  Un clandestin, ce n’est pas un réfugié ayant obtenu l’asile, il n’a pas à pleurnicher ni à expliquer, il n’a qu’une juridiction à laquelle il doit se référer, celle de son pays. Et il est légitime de juger en groupe des dizaines d’illégaux qui bafouent la loi de notre pays et perturbent le fonctionnement de notre justice.

En quoi et pourquoi aurait-on besoin de chercher midi à 14 heures pour juger des gens qui ont ouvertement bafoué la loi pour des faits incontestables, entrée illégale en France, usage de stupéfiants, violence ?

Alors, Madame le Président, je ne comprends pas tout dans la tribune que vous avez écrite ce jour. Je crains bien que vous ne renvoyiez dos à dos des Français, intellectuels ou pas, qui essaient de défendre la liberté d’expression, et des clandestins, des trafiquants de drogue, des gens qui agressent nos concitoyens…

Que, à titre privé, personnel, vous fassiez ce parallèle, que vous militiez politiquement pour défendre ces positions, pourquoi pas, même si cela me choque c’est votre liberté. Mais que vous puissiez, avec cette tribune, influencer certains de vos collègues n’ayant pas vos lettres de noblesse, votre ancienneté, vos titres… c’est dérangeant. Elle est où l’indépendance et l’impartialité  de la justice ?

Les choses auraient été bien autres si vous aviez clairement dit ce que vous attendiez de cette Tribune, si vous aviez engagé un combat. Il en est un, crucial pour les libertés publiques à mener, vous pourriez en être la tête de pont au Palais de Justice : demandez l’abrogation des lois liberticides, notamment celle de la loi Pleven.

Puis-je, Madame le Président, vous demander de le faire en signant ci-dessous ?

 

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Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques.


13 thoughts on “Fabienne SIREDEY-GARNIER, qui préside la 17ème Chambre, s’inquiète d’une justice à deux vitesses

  1. AvatarGilbert AMBROSI

    De quoi parlons nous??? si c’est de la Magistrature du mur des cons il faut dissoudre cette Magistrature.et remettre en place des tribunaux populaires et militaires. Notre Magistrature actuelle est un ramassis de gaucho qui sont très loin de la justice de même que le code pénal qui a été dévoyé de son but initial.

  2. AvatarFomalo

    J’ai été tout aussi perplexe en lisant la tribune de Mme Fabienne Siredey-Garniere. Toutefois, son questionnement et ses avertissements- sans doute timides- m’ont paru de bon augure,car ils honorent un(e) magistrat(e) qui pose la question fondamentale de la » Chambre de la liberté « (d’expression) et il m’ont fait une impression plutôt favorable en ces années d’invectives et de procès d’intention.J’espère ne pas me tromper, et que de nombreux confrères et consoeurs, de cette dame (jeunes ou moins jeunes), soutiendront ses propos et relaieront votre propre appel en affichant leur soutien, rompant pour de longues années avec la confusion des pouvoirs telle que pratiquée aux dépens du peuple.

  3. AvatarXtemps

    Cette justice là est gravement atteint par les directives de l’union européenne politiquement correct, comme avec tous les pays européens sont touchés d’ailleurs.
    Cette justice là ne défend plus les peuples autochtones, mais les allochtones, les origines immigrés et le mal immense qu’ils font aux peuples autochtones, comme les violes, agressions dans plusieurs pays européens et les attentats en toute impunité.
    Toutes les lois des droits de l’homme et de l’ONU sont bafoués et non respect des démocraties de tous les pays européens.
    Cette justice là n’a plus des séparations des pouvoirs et centralisé par l’union européenne, le centre et moteur de tous nos graves problèmes actuel.

  4. JackJack

    J’ai lu cet article avec retard, ayant été absent presque toute la journée. Il est maintenant plus de minuit en France. Je n’ai pas la moindre confiance en cette Madame le Président de la 17e chambre devant qui vous vous retrouverez sans doute le 1er mars. Un juge d’un tribunal français devrait prononcer sur le champ un non-lieu à des poursuites par des délinquants et/ou des clandestins. Quant aux avocats de ces gens-là, je préfère me retenir… (payés par qui d’ailleurs ?)

  5. AvatarPouf

    Comme on dit :  » tu n’as pas peur des mouches  » !!!

    La Liberté d’Expression et même celle de penser sont attaquées de toutes parts mais s’il y a plus fort que les médias, c’est la justice et là, il est préférable de se taire !

    Nous n’avons plus qu’à attendre une vague de fond qui amène la création de tribunaux populaires pour remettre les pendules à l’heure. Cela s’est déjà produit, il y a fort longtemps, sans doute trop longtemps puisque les personnes concernées, aujourd’hui, ont oublié les conséquences que les anciens de la même corporation ont subies…et même ceux qui pensaient à l’époque y échapper en se faisant tout petits…

    Maintenant, je ne sais rien de cette dame mais quel que soit le fond de sa pensée, peut-elle s’exprimer ? Je ne le pense pas sauf si elle veut passer au placard… ou changer de métier…

    On revient toujours au même problème : ce sont les gouvernants depuis 1974 ( peut-être même avant …j’ai connu l’arrivée du ministre de l’Éducation Nationale, Christian Fouchet, venu déjà détricoter le baccalauréat en supprimant progressivement le premier ) qui sont responsables ! Quand ça ne va pas, on change. Je ne dis pas que Marine sera efficace mais je dis qu’avec les autres, on sait où on va ! Donc essayons ! Cette incurie touche tous les secteurs…allez voir ce qui se passe à l’hôpital, c’est consternant….Allez, du balai !

  6. AvatarEozen

    Je dis rien car je ne veux pas être de nouveau arrêté, embastille, assoiffé, affamé, privé de sommeil et de médicaments et subir des douleurs physiques supérieures à 100% en tant que travailleur handicapé avec carte de priorité, pour être accusé encore poir outrages à magistrats….

  7. Avatarpatito

    Beaucoup d’humour chez cette magistrate qui pleure sur le sort des clandestins et des délinquants ….. heureusement qu’elle n’a pas donné plus de précisions sur l’origine de ses « malheureux  » sinon elle passait à la 17 ième

  8. Avatarzipo

    Il est inadmissible de perdre de l’argent a ce point pour des gens en situation irréguliére !Si il se sentent rejetés ,qu »ils s’en prennent d’abord a eux-mémes !!.Depuis des siécles tous les gens venus de pays avec des religions différentes de la notre se sont intégrés sans problèmes sauf ceux qui pratiquent l’Islam qui veulent nous imposer le Halal ,le Foulard et la Charia et leur mode de vie ,alors je leur dit ceci la religion en France quelle quelle soit doit obéir a nos lois constitutionnelles pour le bien vivre de tout le monde !!
    Si vous venez pour appliquer les régles de vie de l’Islam alors retournez d’ou vous venez ,vous n’avez rien compris a la démocratie !!
    Plus simple retournez d’ou vous venez!!

  9. AvatarPARASD'AVANT

    Il n’y aura qu’une bonne révolution du vrai peuple de Patriotes pour arrêter l’hémorragie. C’est malheureux d’écrire cela, mais nous n’aurons pas d’autre solution que de faire couler le sang. Moi je m’y prépare car je suis convaincu que nous allons tout droit vers une guerre civile sur notre sol.

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