L’hommage de Marine Le Pen à Richelieu, qui, à la Rochelle, fait triompher le principe de l’unité face aux factions religieuses


L’hommage de Marine Le Pen à Richelieu, qui, à la Rochelle, fait triompher le principe de l’unité face aux factions religieuses

Antiislam, le premier, sur notre site, avait remarqué le tableau qui se trouvait derrière Marine et avait applaudi :

Bravo pour le tableau derrière Marine :

« Richelieu au siège de la Rochelle » …

Pardon pour nos amis protestants (j’en dirais de même pour des empiétements de l’Eglise sur le pouvoir à d’autres époques :=)) mais c’est un très beau symbole de la lutte contre ce qui se prétend Etat dans l’Etat actuellement …

Suivez mon regard …

marine-Richelieu

http://resistancerepublicaine.eu/2016/12/31/voeux-de-marine-le-pen-voeux-de-combat/

Et aujourd’hui, dans ses Carnets, Marine répond aux journalistes qui s’étonnent et qui, les incultes, ne comprennent pas…

 

Rien n’échappe aux journalistes et c’est heureux, c’est un peu leur métier. Beaucoup ont remarqué un élément du décor de mon intervention des vœux filmée dans mon bureau de l’Escale.

C’est vrai, le choix de présenter mes vœux devant un tableau de Richelieu – en l’occurrence celui de Henri-Paul Motte- n’est pas le fruit du hasard, comme le détail le présentant en armure devant le siège de La Rochelle. C’est une image du récit national à laquelle la situation de désordre du pays nous renvoie.

Nous sommes en 1628. Devant une mer déchaînée, dans le tumulte de la bataille, le grand ministre de Louis XIII est là impassible, d’une hauteur qui intimide et d’un charme qui séduit. La digue qu’il a fait construire comme les fortifications marines qu’il a fait édifier pour empêcher les renforts d’une puissance étrangère marquent sa résolution et au-delà de sa personne, la détermination du pouvoir qu’il incarne. On y voit l’intelligence qui sait unir la décision et l’action pour servir une vue d’ensemble. A ses pieds, un boulet enfoncé dans le sol témoigne d’un danger que la raison d’Etat, une rectitude de pensée et les sens du devoir lui font ignorer.

Celui qui, dans l’exercice de ses fonctions d’Etat, n’avait en réalité, pour religion que de servir l’intérêt français, cette âme qui n’était remplie que de la seule passion de la grandeur de la France fait triompher à La Rochelle le principe de l’unité face aux factions religieuses. C’est là qu’il soumet le parti protestant qui aspirait à se constituer en force politique. Parallèlement, il élimine du haut clergé catholique l’esprit mondain qui légitimait la réforme et le dépouille d’antiques franchises et anachroniques privilèges. Plus tard, il s’opposera aux féodalités héritées des temps anciens et, inflexible avec Montmorency, il mettra au pas une noblesse infatuée et séditieuse. Louis XIV continuera son œuvre et finira de la domestiquer à la cour de Versailles.

Cet homme de santé si fragile porta une pensée de flamme dans un corps consumé par la maladie ; esprit synthétique et constructeur, il dirigea son génie au triomphe d’une idée : soumettre les forces éparses à l’impulsion d’une pensée fondatrice. Symbole de la volonté politique, il se professe que « la politique consiste à rendre possible ce qui est nécessaire » ; sa vision du service de l’Etat préfigure ce que sera notre fonction publique et, dans le métier des armes, le devoir patriotique de l’armée. Son attachement indéfectible au Roi -et en réalité à l’incarnation de la souveraineté du pouvoir- marque son rejet pour l’individualisme et le morcèlement des situations juridiques qui dominent dans le système féodal ; il inspire ainsi l’apparition du sentiment national pilier affectif de notre nation française. Il se montre fidèle à son adage célèbre : « les plus nobles conquêtes sont celles du cœur et des affections ». Avec la création de l’Académie française, il affirme sa volonté d’unité linguistique du pays et s’attache, par une politique maritime audacieuse, au rayonnement de la France sur tous les continents.

Sans lui, sans sa conception de l’unité fondamentale de la France et sans sa vision de l’Etat au service de la Nation, il n’y aurait pas eu le Grand siècle, il n’y aurait peut-être pas la France moderne.

https://www.marine2017.fr/carnets/pourquoi-richelieu/

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Marcher sur des oeufs

Au crépuscule de ma vie, je flâne sur les chemins de la connaissance qui me ravit. Musique, histoire, religion, tout ce qui fait l’homme et tout ce que fait l’homme me passionne.


11 thoughts on “L’hommage de Marine Le Pen à Richelieu, qui, à la Rochelle, fait triompher le principe de l’unité face aux factions religieuses

  1. deniauddeniaud

    Tout ça c’est bien joli, mais ce magnifique tableau que j’aime beaucoup ( je suis un Rochelais pur sucre ) est historiquement archi-faux !
    La fameuse digue a bien existé , et Richelieu était là pour soumettre La Rochelle, ville protestante et pro-anglaise.
    Mais jamais Richelieu ne s’est promené habillé de la sorte, armure, grandes bottes de mousquetaire , l’épée au côté , bras croisés, bravant la tempête et ignorant superbement les boulets de l’ennemi , dont un boulet serait tombé près de lui.
    La digue, il n’y a probablement jamais mis les pieds , de peur de s’enrhumer ou de glisser sur les pavés humides….
    Richelieu était un grand stratège et un vrai patriote, sans doute, mais il était chétif, souffreteux, bien malade , et il n’avait rien d’un fier guerrier , superbe et méprisant crânement la mort, tel Cyrano de Bergerac.
    C’est amusant de voir que déjà à l’époque, il y avait la com’ , la pub’ , le bourrage de crâne , la récupération politique et tout le Saint Fruscain , c’est le cas de le dire , mais bon, c’était pour la bonne cause…
    La Rochelle « belle et rebelle » n’a pas changé puisqu’elle est passée des mains des protestants hautains et intolérants, aux mains des socialistes tout aussi imbus, infatués et ne doutant de rien ( voir les prétentieuses « universités d’été de La Rochelle » , où tout ce beau monde se bouscule pour être sur la photo, à la manière grotesque et clownesque d’un Jack Lang hyper maquillé ).

    Mais cela ne m’empêchera de voter pour Marine, comme je le fais depuis des années , sans fanatisme , sans trop d’illusions , mais je le ferai.
    Pierre, un Rochelais mal-pensant , de moins en moins beau et toujours rebelle.

  2. Philiberte

    Je vous conseille la lecture des romans de Robert Merle « Fortune de France ».
    Il décrit merveilleusement bien dans les tomes 9 et suivants (il y en a 13 en tout, allant de 1551 à 1661) l’ascension de Richelieu, et le siège de La Rochelle.

  3. Aleth

    Le symbole choisi a exactement le sens contraire à l’interprétation qui en est faite. Certes, le peintre fait les louanges de l’homme d’Église. Mais la réalité est tout autre. Les protestants ont été acculés à la résistance après de longues et sanglantes persécutions, et n’avaient jamais eu le projet de renverser la royauté pour établir un régime protestant. Ils avaient toujours fait allégeance à la monarchie et protesté de leur fidélité, et avaient cru longtemps que le roi ignorait les persécutions dont ils étaient l’objet. Ce n’est que tardivement qu’ils se sont organisés en parti, obligés de se battre contre le parti catholique (des Guise notamment) qui cherchait à les éliminer – et y a réussi.
    La résistance des huguenots est le symbole de la résistance à l’oppression, à la discrimination, à l’esclavage, aux condamnations scandaleuses de milliers d’innocents de tout âge (adolescents et vieillards) aux galères, aux supplices de la roue, du bûcher, aux dragonnades, à l’enlèvement des enfants à leurs parents, à l’exil forcé, aux spoliations de toute sorte. Quel aveuglement de prendre le tortionnaire pour le libérateur !

    1. AntiislamAntiislam

      Bonjour,

      Permettez à un papiste d’être plus dans la nuance :=)

      Il y a eu AUSSI des exactions protestantes contre les catholiques selon le modèle de ce qui s’était passé, auparavant ,en Angleterre, sous Henri VIII.

      C’est même admis dans les livres d’Historiens protestants comme Chaunu.

      De toutes les manières -et c’est ma fibre jacobine qui parle- la notion de « place de sûreté » est intolérable à qui est attaché à l’Etat-nation.

      C’est aussi le modèle que les musulmans militants ont en tête (comme l’explique René Marchand) et ils doivent être certains que cela ne se fera jamais : en ce sens le choix du tableau par Marine est excellent.

      1. Aleth

        Il n’y a aucune comparaison possible. Le schéma général est celui d’une population paisible, industrieuse et fidèle opprimée par un pouvoir absolu conseillé par un clergé tout aussi absolu. Les nombres parlent d’eux-mêmes. Il est inconvenant et faux d’équilibrer les deux situations. La persécution a duré des siècles, et il faut y ajouter les Vaudois, les Albigeois, les Cathares… La réalité de la persécution a été effrayante. Il faut lire les récits des témoins. On ne devrait pas être étonné qu’il y ait eu ici et là des réactions. Mais elles furent limitées et compréhensibles. Plus on pratique les enseignements bibliques et singulièrement évangéliques, plus on aime et recherche la paix et plus on est prêt à souffrir pour la vérité. Si la France (et l’Occident en général) a connu la liberté, c’est avant tout à ces martyrs qu’elle le doit, et non à la Révolution qui a elle-même été d’une incroyable violence. Le peuple français commençait à être tellement écœuré de la violence institutionnelle contre des gens innocents et sans défense que les persécutions se sont éteintes peu à peu, avant que la Révolution ne vienne faire justice à l’iniquité. Pour « Antiislam », dois-je ajouter que les méthodes de l’Inquisition n’avaient rien à envier à celles de l’islam ? Tout cela est très bien documenté, et les faits sont les faits.

        1. AntiislamAntiislam

          Bonjour,

          1)Je pense que les catholiques français, qui écoutaient le récit des atrocités,commises sous Henri VIII, de la bouche des exilés catholiques anglais en France, avaient quelques raisons d’être inquiets de la montée du protestantisme.

          C’est un facteur important, à mon avis, qu’on néglige facilement.

          2)L’Inquisition, chose abominable, mais bien plus limitée que l’on ne le prétend.

          Moins de 10 000 morts sur 300 ans.

          La guerre islamiste des années 90 en Algérie qui a laissé la France indifférente et qui n’est qu’un petit épisode de l’Histoire de la violence musulmane : 100 000 ? 150 000 ? morts en quelques années …

          3)Il est facile de prendre le parti des minorités, mais les minorités peuvent être, elles aussi, tyranniques: l’époque actuelle nous le montre je pense …

          1. Aleth

            Lisez « The History of Romanism » de John Dowling publié en 1845 et réédité récemment. 40 à 50 millions de morts documentées. L’islam, c’est 270 millions de morts. On a voulu réhabiliter l’Inquisition ; c’est une tâche ingrate qui se heurte à un monceau infranchissable de preuves contraires. Son principe même devrait donner le haut-le-cœur à tout honnête homme et personne ne devrait se risquer à la justifier ou à la minimiser. Le cardinal Bellarmin lui-même l’avoue en réponse à une critique de Luther. Extrait :
            « Je réponds que cet argument prouve non pas le sentiment mais l’ignorance ou l’impudence de Luther ; car puisque un nombre presque infini ont été soit brûlés soit mis à mort d’une autre manière, soit Luther ne le savait pas, et il était donc ignorant, soit il le savait, et il est convaincu d’impudence et de mensonge. Car que des hérétiques aient été souvent brûlés par l’Église peut être prouvé en donnant quelques exemples parmi de nombreux. »
            Les puissances protestantes auraient pu intervenir en faveur de protestants français menacés de massacre, mais n’avaient pas l’intention de conquérir la France.

          2. AntiislamAntiislam

            Bonjour,

            On ne tombera pas d’accord, ce n’est pas grave :=)

            Juste une dernière citation d’un protestant :

            « Les 10 à 12000 exécutions capitales (de l’Inquisition) en trois siècles doivent être rapprochées des 50 000 sorcières brûlées en trois ou quatre décennies dans le reste de l’Europe (qui ne connaissait pas l’Inquisition) au début du XVIIe siècle ».

            (Pierre Chaunu, Eglise, Culture et Société, SEDES, 1981)

  4. Aleth

    Je viens de voir votre message. Sans polémiquer, je connaissais la position de Pierre Chaunu (que j’apprécie énormément) sur ce sujet. Il n’avait manifestement pas lu Bellarmin, malgré son invention de « l’histoire quantitative » !
    Merci pour cet échange !

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