Beau à pleurer : l’histoire de ces 50 millions de laissés-pour-compte qui sont allés voter mardi


Beau à pleurer : l’histoire de ces 50 millions de laissés-pour-compte qui sont allés voter mardi

50 millions d’Américains, une révolution

Tout va changer

9 novembre 2016, par Daniel Greenfield

http://www.frontpagemag.com/fpm/264771/american-uprising-daniel-greenfield

Ce ne fut pas une élection, ce fut une révolution.

Il est minuit en Amérique. La veille, cinquante millions d’Américains se sont levés et se sont tenus devant la grande roue de fer qui ne cessait de les broyer. Ils sont restés là, debout, alors même que les médias leur disaient qu’ils perdaient leur temps. Ils sont restés là, debout, alors même que les classes jacassantes riaient et se moquaient d’eux.

C’étaient des pères qui n’arrivaient plus à nourrir leurs familles. C’étaient des mères qui n’avaient plus le moyen de payer une assurance-maladie. C’étaient des ouvriers qui avaient perdu leurs jobs, vendus à des pays étrangers. C’étaient des fils qui ne voyaient pas d’avenir pour eux-mêmes. C’étaient des filles effrayées de se faire tuer par des « mineurs non accompagnés » envahissant leurs villes. Ils ont respiré un grand coup et sont restés là, debout.

Ils se sont tenus par la main et la grande roue de fer s’est arrêtée.

L’immense mur bleu s’est écroulé. Les États impossibles sont tombés, un par un : l’ Ohio, le Wisconsin, la Pennsylvanie, l’Iowa. La classe laborieuse blanche qui était ignorée et foulée aux pieds depuis si longtemps a relevé la tête. Elle a relevée la tête contre ses oppresseurs, et le reste de la nation, d’un bout à l’autre, a relevé la tête avec elle.

Ils se sont rebiffés contre la perte de leurs jobs, partis outremer alors que leurs villes se remplissaient de migrants à qui tout était accordé alors qu’eux n’avaient droit à rien. Ils se sont rebiffés contre un système qui pouvait les envoyer en prison pour une bagatelle alors que les élites pouvaient enfreindre la loi et se présenter à une élection présidentielle. Ils se sont rebiffés parce qu’on leur signifiait de faire attention à ce qu’ils disaient. Ils se sont rebiffés contre le dédain alors qu’ils voulaient du travail pour pouvoir vivre et prendre soin de leurs familles.

Ils se sont rebiffés et ils ont gagné.

Ce ne fut pas un vote, ce fut une révolution. Comme ces hommes ordinaires faisant voler en éclats le mur de Berlin, ils ont déchiré une chose contre nature qui les entourait. Et alors qu’ils regardaient cette chose s’effondrer, ils se sont émerveillés de sa fragilité et à quel point ils étaient plus forts qu’ils ne l’avaient jamais supposé.

Qui donc étaient ces gens-là ? C’étaient les laissés pour compte et délaissés du pays. Ils n’avaient pas de diplômes et n’étaient jamais entrés dans un Starbucks. Ils étaient la classe laborieuse blanche. Ils ne parlaient pas correctement, il ne pensaient pas correctement. Ils avaient des idées fausses, des mauvais vêtements et l’idée ridicule qu’ils valaient quelque chose.

Ils avaient tort sur tous les points. L’immigration illégale ? Tout le monde savait qu’elle était là pour rester. « Black Lives Matter » ? Simplement un nouveau mouvement de droits civils. Les usines ? Aussi mortes qu’un profond sommeil. Interdire les musulmans ? Quelle sorte de bigot peut penser ainsi ? L’amour gagne. Le mariage perd. L’avenir appartient à la métrosexualité urbaine et son dot.com, pas au gars qui avait un bon boulot avant qu’il s’en aille en Chine ou au Mexique.

Ils ne pouvaient rien changer. Un millier de politiciens et de pandits leur avaient dit qu’ils devaient s’adapter à un avenir inévitable. Au lieu de faire cela, ils ont grimpé dans leur pick-up trucks et sont allés voter.

Et ils ont tout changé.

Barack Hussein Obama était fier d’avoir changé l’Amérique. Un milliard de règlements, un million d’immigrants, une centaine de milliers de mensonges et ce n’était plus du tout votre Amérique. C’était la sienne.

C’était John F. Kennedy et Franklin D. Roosevelt confondus. Il nous disait que sa version de l’Histoire était correcte et inévitable.

Et ils ont voté et l’ont traîné dans la poussière. Ils sont passés à côté de lui et ne l’ont pas écouté. Il est venu faire campagne là où ils s’accrochaient encore à leurs fusils et à leurs bibles. Il est venu plaider pour sa succession.

Et l’Amérique a dit : « Non ».

Cinquante millions d’Américains l’ont envoyé promener. Ils ont envoyé promener les Obama et les Clinton. Ils ont ignoré les célébrités. Ils n’ont porté aucune attention aux médias. Ils ont voté parce qu’ils croyaient dans l’impossible. Et leur engagement a fait que l’impossible s’est produit.

On avait dit aux Américain que des murs ne pouvaient pas être construits et que des usines ne pouvaient pas être ouvertes ; que les traités signés ne pouvaient pas être révoqués et que des guerres ne pouvaient pas être gagnées. C’était impossible d’interdire aux terroristes musulmans de venir en Amérique ou de déporter les étrangers sans papiers qui transformaient des villes en territoires de gangsters.

Tout était impossible. Et cinquante millions d’Américains ont accompli l’impossible. Ils ont renversé le monde.

Il est minuit en Amérique. La chaîne CNN est en pleurs. La chaîne ABC appelle cela un accès de colère. La chaîne NBC condamne cette élection. Ce n’était pas censé se produire. La même machine qui avait écrasé le peuple américain pendant deux termes d’affilée, la masse gouvernementale, les grandes sociétés et les associations sans but lucratif qui dirigeaient le pays étaient là pour gagner.

Mais le peuple s’est tenu debout face à la machine. Ils l’ont bloquée de leurs corps. Ils sont venus voter quand bien même les sondages leur disaient qu’ils perdaient leur temps. Ils ont envoyé les bulletins par correspondance alors que Hillary Clinton préparait le feu d’artifice de sa victoire. Ils ont regardé les usines vides et les fermes infertiles. Ils ont conduit dans le froid du matin. Ils ont fait la queue pour attendre leur tour. Ils sont rentrés chez eux et ont dit à leurs enfants qu’ils avaient fait au mieux pour leur avenir. Ils ont parié sur l’Amérique. Et ils ont gagné.

Ils ont gagné alors que c’était improbable. Et ils ont gagné de façon étonnante.

Ils en avaient assez de ObamaCare. Ils en avaient assez d’être sans travail. Ils en avaient assez  qu’on leur mente. Ils en avaient assez de voir leurs fils revenir dans des cercueils pour protéger des pays musulmans. Ils en avaient assez d’être appelés racistes et homophobes. Ils en avaient assez de voir l’Amérique disparaître.

Et ils se sont relevés et ils se sont rebiffés. C’était leur dernier espoir, leur dernière chance de se faire entendre.

Cherchez et regardez des vidéos. Regardez dix façons dont John Oliver détruisait Donald Trump. Et voici trois façons dont Samantha Bee injuriait les supporteurs de Donald Trump sur l’Internet. Ces trois minutes par Stephen Colbert disant à quel point Trump était stupide. Regardez Madona incendiant les supporteurs de Trump. Regardez Katy Perry, Miley Cyrus, Robert Downey Jr., Beyonce faisant campagne avec Hillary. Regardez ! Clic !

Regardez cinquante millions d’Américains récupérant leur pays.

Les médias ont fait erreur sur cette élection tout au long de la campagne. Cela n’avait rien à voir avec les personnalités. C’était à propos de l’impersonnel. C’était à propos de cinquante millions d’Américains que personne, sauf un serveur électronique, ne saurait jamais qu’ils se rebiffaient. C’était à propos d’une femme sans logis qui gardait l’étoile de Trump. C’était à propos de démocrates perdus cherchant quelqu’un pour les représenter en Ohio et en Pennsylvanie. C’était à propos de syndiqués qui dodelinaient de la tête quand des organisateurs leur disaient comment voter, mais qui refusaient de sacrifier leur avenir.

Personne n’interviewera jamais ces hommes et ces femmes. Nous ne connaîtrons jamais leurs visages. Mais ils sont nous et nous sommes eux et elles. Ils sont venus au secours d’une nation en péril. Ils ont fait ce que de vrais Américains ont toujours fait. Ils ont accompli l’impossible.

L’Amérique est une nation d’impossibilités. Nous existons parce que nos fondateurs n’ont pas accepté le Non pour réponse. Le Non des rois et tyrans. Le Non des élites qui leur avaient dit que cela ne pouvait pas se faire.

Le jour où nous arrêterons d’être capables de réaliser l’impossible sera le jour où l’Amérique cessera d’exister.

Aujourd’hui n’est pas ce jour. Aujourd’hui cinquante millions d’Américains ont accompli l’impossible.

C’est après minuit. Un nouveau jour se lève. Et tout est sur le point de changer.

 

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Jack

Résistance républicaine Etats-Unis
“Those who surrender freedom for security will not have, nor do they deserve, either one.”
« Ceux qui sacrifient la liberté pour la sécurité n’obtiendront, ni ne méritent, ni l’une ni l’autre »
Benjamin Franklin


23 thoughts on “Beau à pleurer : l’histoire de ces 50 millions de laissés-pour-compte qui sont allés voter mardi

  1. Chistian jour

    Ben oui les pauvres aussi on une voix et ils l’ont prouvés. Il se pourrait qu’en France se soit la même chose en 2017. La France au Français comme en Amérique qui à été rendu aux Américains.

  2. encore et encore

    «  »Un millier de politiciens et de pandits leur avaient dit qu’ils devaient s’adapter à un avenir inévitable.

    ///////////

    parmi ces Pandits il y en avait qui sont venus de trés loin :

    « Pandits for Puja in Bangalore,North Indian and South Indian

    this is uncrédible and so amazing … 😆

  3. Sylvie2

    Magnifique, oui à pleurer. J’espère que cet article va demeurer et passer en boucle sur les réseaux sociaux lors de la prochaine campagne électorale… parce qu’elle s’annonce immonde cette campagne.

    1. Christine TasinChristine Tasin

      oui je crois qu’on a une campagne importante pour faire connaître cet article sur les réseaux sociaux

  4. Xtemps

    Qu’ils commencent par mettre tous ces ordures en prison, de boycotter les multinationales frauduleuses, qui ont des parachutes dorée, et leurs banques rapaces de merde qui bouffent tout, tout leur système de malheurs à la casse, pour ne plus leur laisser aucune chance à ces ordures de reprendre les affaires.
    La peine de mort en Amérique, pour ces crasseux qui ont du sang sur les mains depuis trop longtemps, des crime contre l’humanité, dans les pays d’Orients, en Afrique, en Amérique du sud au nord, en Europe, partout où ils ont trempé dans le crime et enfoncé des peuples, pour leur pouvoir de merde.

  5. Renoir

    Jack, mille mercis pour ce brillantissime article, écrit avec beaucoup de lucidité et de foi en l’Homme.
    Oui c’est le peuple américan qu’on a retrouvé, on n’en revient toujours pas !
    Mais on n’est pas les seuls, et nous on est dans la joie et l’espoir, tandis que les autres… derrière Obama, Hollande, Juppé, Merkel et Cie, ils baissent la tête, ils ne comprennent pas ce qui leur arrive, ils balbutient ou commencent des incantations inaudibles, irréelles. Comme suspendus dans les airs, dans le vide de leur arrogante ignorance de ce qu’est un Peuple.
    Regardez ces pauvres abrutis qui ont manifesté contre leur Président élu, remettant en cause le principe même de la démocratie : même en France on ne pourrait imaginer des sarkozystes ayant manifesté après la victoire de Hollande, ou inversement.
    Par contre, après l’élection de Marine, on peut s’y attendre… mais ce sera trop tard pour eux, le train de l’Histoire ne repassera plus, en France comme aux USA.

    1. JackJack

      Pas tant de fleurs Renoir, je n’ai été que le traducteur de cet article écrit par le génial Daniel Greenfield. Merci pour lui. Cet article, tant en Français (ma traduction) qu’en Anglais (le lien en tête de l’article) doit faire le tour du monde. A vos claviers chers patriotes.

  6. Nicole

    C’est aussi votre article qui est beau à pleurer.
    Merci de transcender encore davantage cette incroyable victoire de Trump.

  7. OTOOSAN

    Tiens, du coup ça me rappelle la citation de 2009 de Sarkozy :  » On ira ensemble vers ce nouvel ordre mondial, et personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer. »… Bon maintenant on va voir s’il avait raison !!!!

  8. maury

    Je suis tellement contente Christine que la vraie Amérique se soit manifestée et ne se soit pas laissée influencer par les médias aux ordres ça nous redonne de l’espoir.!! Le politiquement correct vole en éclat ainsi que les fausses valeurs qui musellent les gens »normaux »JE FAIS SUIVRE CET ARTICLE C EST LE MOMENT

  9. UTR

    Quel texte vibrant d’émotion et impression de puissance !

    Je pose la question de savoir si Jack a produit cet article en état domicilié en France ou en Amérique ?

    Je remercie de la réponse

  10. Olivia BlancheOlivia Blanche

    Oui, beau à pleurer et j’espère que ces larmes ne seront que des larmes de joie ! Christine je vous ai fait suivre un twitt où il est question d’une radio – pas difficile de deviner laquelle – appelle au meurtre d’un président étranger… A vous de voir si l’info mérite d’être exploitée… Entre nous, de tels propos devraient conduire à la 17ème Chambre – Non ?

  11. J

    C’est tellement jouissif de voir tous les rageux pleurer la défaite de Killary. Mais regardez la presse qui cherche toutes les excuses du monde, notamment en fustigeant le système électoral américain : http://www.20minutes.fr/monde/1959803-20161110-presidentielle-americaine-hillary-clinton-recolte-plus-voix-systeme-electoral-injuste
    Un moyen de se rassurer en disant qu’en France, c’est différent et donc de prier pour qu’un certain parti n’obtienne pas le même succès ?

  12. xrayzoulou

    Quand on lit un tel article, on se remet à espérer. Ils l’ont fait, nous pouvons le faire aussi, envers et contre tout. Merci, je partage.

  13. Galoupix

    Bonjour Jack.
    Vous êtes dans quel état aux USA ?
    Je pourrais peut être venir vous voir la prochaine foi que je retourne aux USA.
    On pourrais boire un verre et discuter entre patriotes en fêtant la victoire de Trump.
    Merci à vous.

  14. MaximeMaxime

    Contrairement au titre, je n’aime pas trop ce texte. Je trouve qu’il englobe trop de notions dans le paquet de ce qui est rejeté. Il faut faire attention à ne pas rétrograder trop loin, sinon on se retrouvera nous aussi au VIIème siècle…

  15. frejusien

    oui, bon, t’es jaloux ou quoi, ? moi, je le trouve superbe ce texte et très émouvant, oui, à faire circuler partout , que ces millions d’américains donnent l’exemple et en mm temps redonnent l’espoir aux français terrés dans leur HLM

  16. myosotis75

    Oui, en effet, c’est un très beau texte, et très bien traduit.
    Une remarque toutefois: le terme « pandit » n’existe pas en anglais; il s’agit de « pundit » , qui signifie « expert » et que l’on peut traduire aussi, dans ce contexte, par « politologue ».

    Pour ceux qui comprennent l’anglais, le journaliste Daniel Greenfield est régulièrement interviewé pat Jamie Glazov, dans sa rubrique « the Glazov gang » qui se trouve en bas de la page quotidienne du site « jihadwatch.com ».(ce site est dirigé par Robert Spencer, un barbu sympa, plein d’humour et très calé sur l’islam, et qui joue un peu le même rôle que joachim vélocias et l’observatoire de l’islam.) On peut trouver ces interviews sur youtube, apr exemple celle-ci, à rpopos du burkini
    https://www.youtube.com/watch?v=-aHl9gGrIqg

    sur la mort de l’Europe:
    https://www.youtube.com/watch?v=RIB3y15qxis
    ou celle-ci, sur Hillary Clinton:
    « The Innocence of Hillary » – Daniel Greenfield – YouTube
    Vidéo pour « you tube glazov greenfield clinton emails »

    https://www.youtube.com/watch?v=2VVowhPFv7A
    et:
    Exactly Why Hillary Belongs in Jail – on The Glazov Gang | Jamie …
    jamieglazov.com/…/exactly-why-hillary-belongs-in-jail-on-the-gla…

    Attention; il y a fréquemment des erreurs dans les sous-titres (anglais) automatiques…

  17. myosotis75

    Très bel article, et très bien traduit.

    Je précise toutefois que le mot pandit » n’existe pas; dans le texte d’origine on lit « pundit », ce qui signifie « expert », et ici, « politologue ».

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