« Ici repose François Hollande », par Jacques Sapir


« Ici repose François Hollande », par Jacques Sapir

Extraordinaire analyse. Jacques Sapir dit tout, sans pathos, sans états d’âme. Lucidité, clairvoyance et mise en perspective. Oui avec Hollande un monde est mort. Le peuple sera à nouveau souverain  parce qu’il le veut. Il le sera, d’une manière ou d’une autre, par les élections ou la force, mais un autre monde, arrive, une autre République, un autre homme, qui sera peut-être une femme…

Les manifestations « illégales » des policiers qui se sont tenues ces dernières nuits dans plusieurs villes de France ont confirmé ce que l’on pouvait pressentir : le Président François Hollande apparaît désormais comme politiquement mort.

C’est le résultat, bien entendu, de la multiplication des erreurs et des fautes qui ont été commises depuis les quatre ans et demi qu’il exerce son mandat. Quand il a décidé de faire voter le Traité sur la Coopération et la Gouvernance, le TSCG, en septembre-octobre 2012, il a mis de lui-même sa tête sur le billot. C’est le produit de sa pratique, dénoncée par l’un de ses anciens ministres, Arnaud Montebourg pour le nommer ici, qui consiste à mentir en permanence à tout le monde, ou plus précisément à dire à chacun ce qu’il croit que cette personne veut entendre même si cela n’a aucun rapport avec ce que pense en réalité François Hollande. C’est aussi la conséquence du profond mépris dans lequel il tient les Français et que révèlent les propos qui lui sont attribués dans plusieurs livres, et qu’il n’a pas démentis. Les conséquences de cette situation, alors que la France traverse une crise politique grave, sont potentiellement dramatiques.

La mort politique de François Hollande

Le Président François Hollande apparaît comme politiquement mort non pas tant en raison des désastreux résultats des derniers sondages, mais pour des raisons profondes. Bien sûr, une proportion de seulement 4% de Français se disant satisfaits de son action est calamiteuse. Elle est inconnue jusqu’alors et correspond au plus mauvais sondage de l’ensemble des présidents de la Vème République. Elle l’est d’autant plus que l’on se rappelle les déclarations de François Hollande lui-même sur la nécessaire base de popularité qu’il faut à un président pour pouvoir gouverner. Mais, ce n’est pour cela que François Hollande apparaît désormais comme politiquement mort.

Son incapacité à conserver le contrôle sur le parti dit socialiste, comme en témoigne les réaction du président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, ou celle du Premier Ministre M. Manuel Valls, l’écoeurement et la désaffection de ses plus proches amis et alliés politiques, apparaît comme beaucoup plus significative. Car, l’on peut être un Président particulièrement impopulaire et conserver au moins la capacité d’influer sur qui sera son successeur, si ce n’est à la Présidence de la République mais du moins dans son propre camp. Or, cette capacité, il semble bien que François Hollande l’ait perdue de manière décisive dans ces derniers jours. Non seulement il se révèle dans l’impossibilité d’imposer un candidat aux « socialistes » mais il voit sous ses yeux ce parti se déliter à une vitesse accélérée.

 

Un échec complet

Il apparaît désormais que, quelle que soit la personne qu’il cherche à appuyer, il entraînera cette dite personne dans sa chute. Ont peut gloser des pages entières sur la fidélité des uns, l’ingratitude des autres, ce fait s’impose désormais de manière massive. Au-delà, même de ce cercle, des personnes ayant rompu publiquement avec François Hollande mais qui peuvent être de quelque manière que ce soit associées à son action subissent, en tout ou partie, le discrédit qui le frappe. François Hollande apparaît donc comme le pestiféré de la gauche, le porte-poisse.

Cela va cependant bien plus loin que de simples questions de personnes, et l’on sait pourtant à quel point ces dernières comptent dans un espace où la politique se réduit justement à une personnalisation excessive. Que François Hollande touche à une idée, et il la discrédite elle aussi. Qu’il s’empare d’une proposition et cette dernière devient un repoussoir. Avec François Hollande disparaîtra de la scène politique française ce que l’on peut appeler le « social-libéralisme » ou la tendance à produire une idéologie similaire à celle de Tony Blair en France. Son échec personnel est aussi celui de la « synthèse » qu’il avait tenté d’imposer au P « S ». Il n’a, de plus, pas pris la mesure du rejet très profond dans les classes populaires du discours européiste. On devine qu’il ne restera rien de François Hollande, ni en termes d’idées politiques, ni en termes de personnel politique, et encore moins en matière de style politique. Sa présidence s’avèrera un échec complet. Il y aurait bien quelque chose de tragique dans la situation de l’actuel occupant de l’Elisée si celui-ci n’était profondément ridicule.

Le gros chat et le fauve

On pourrait comparer cette situation à celle que connaissait François Mitterrand dans les dernières années de son second mandat. Et il est clair que François Hollande espère jouer de cette comparaison. Mais, on ne compare pas un gros chat lymphatique avec un grand fauve. Il y avait chez François Mitterrand, dont l’expérience politique allait de la guerre à la fin du gaullisme, un cynisme que n’excluait pas une vision – quoi que l’on en pense – de la France. C’est ce qui justifiait ses méthodes de Machiavel. Mais, François Hollande s’il est homme de combinaisons ne s’est guère hissé au-dessus de celles d’un président de conseil général. Il aura réussi à inverser ce qui était l’un des résultats obtenus par François Mitterrand, l’hégémonie du P « S » sur la gauche, acculant le PCF à des stratégies suicidaires et condamnant la véritable gauche à la marginalisation. Aujourd’hui, le fait que dans la totalité des sondages François Hollande ou le candidat « socialiste » soit battu par Jean-Luc Mélenchon en dit long sur son bilan.

On dira que le style c’est l’homme ; et il est vrai François Hollande paye au prix fort son incompréhension pour ce qu’exige la fonction. Il n’y a pas de président « normal », et encore moins de président qui puisse céder à son bon plaisir sans avoir à en payer le prix. François Hollande, quand il affirmait vouloir faire une présidence « normale », a confondu le « normal » avec le « commun ». Il aurait dû, il aurait pu, choisir le registre de la simplicité personnelle. Mais, cette simplicité, qui est une vertu républicaine, entrait en contradiction avec ses aspirations et son style de vie. De cette erreur, il ne s’est jamais relevé dans l’esprit des Français qui comprennent bien intuitivement, à quel point il dégrade la fonction présidentielle. Sa fascination pour les journalistes le confirme. Il apprend, mais au peu tard et à ses dépens, que la fonction de Président n’est pas un métier de la communication, que l’on n’occupe pas l’Elysée pour le plaisir narcissique de la revue de presse matinale.

 

Un président zombie ?

François Hollande est donc politiquement mort, mais il l’a bien cherché. Il ne doit donc s’en prendre qu’à lui-même. Il pourrait cependant trouver une voie honorable dans cette déplorable situation. En actant publiquement de sa mort politique, en reconnaissant rapidement qu’il ne peut prétendre se représenter aux suffrages des français, en disant de manière claire qu’il n’interfèrera en aucune manière avec le choix d’un futur candidat issu de son propre camp, en se contentant politiquement d’expédier les affaires courantes pour laisser à son successeur une place aussi nette que possible, il pourrait retrouver si ce n’est une autorité, du moins une dignité. Encore faudrait-il qu’il comprenne les causes du mal qui le frappe.

De cela, il est possible d’en douter. L’homme s’avère incapable de véritable autocritique, comme on a pu le mesure ces dernières années. Il cherchera donc jusqu’à la fin à « exister » politiquement, à rester dans le registre de la combinaison à double fond, celle où l’on finit plus par tomber sur un soutien-gorge que sur une véritable solution, à confondre le politique avec la politique et la politique avec la manipulation. Il est alors appelé à devenir un président-zombie. Il est condamné à cette déchéance parce qu’il n’a pas de projet autre que sa propre promotion ; il ne choisit pas, il gère. Il gère à la petite semaine, il gère au coup par coup, sans conscience ni volonté de penser aux lendemains comme aux conséquences. Les lamentables acrobaties auxquelles il s’est livré sur la question du chômage, sa réaction face aux problèmes de l’usine Alstom en témoignent.

Réduit à l’état de cadavre politique, mais incapable d’en prendre acte et de se laisser politiquement enterrer avec dignité, François Hollande va continuer à répandre ses miasmes dans la vie politique française, que ce soit en politique intérieure ou en politique internationale. Le discrédit qui le frappe est évident, et désormais il contamine la France qui n’est plus écoutée, à défaut d’être entendue – comme l’on peut le constater sur divers dossiers internationaux – qui n’est plus respectée et dont l’Etat s’effrite de plus en plus vite, comme on a pu le constater avec les manifestations illégales des policiers.

Vers un retournement de la politique française

François Hollande est donc devenu un véritable problème pour la France. Il est l’origine de cette perte de légitimité de l’Etat, perte qu’il conforte par l’ambiguïté de ses actions. On n’évoquera que pour mémoire l’hypothèse du « hollandisme révolutionnaire » que certains avaient formulés au printemps 2012, tant il était évident dès cette époque qu’elle n’avait aucune chance de se réaliser. Mais, le « hollandisme » pourrait bien, « à l’insu de son plein gré » selon la formule consacré, être le vecteur par réaction d’une véritable révolution. Le fait que le souverainisme, à travers ses différents candidats, soit aujourd’hui majoritaire en France, montre bien que nous sommes à un point de retournement majeur de la vie politique en France.

On mesure aussi tout ce qu’un « hollandisme » 2.0, comme avec Alain Juppé, ou un autre des potentiels candidats des « Républicains », poserait comme problèmes et coûterait à notre pays. L’exaspération d’une large partie de la population française est aujourd’hui un phénomène patent. L’élection d’un clone de François Hollande ou celle de la « momie », ce politicien failli incapable de porter lui-même un quelconque projet novateur et qui ne surnage pour l’instant que par l’addition des petites peurs et des gros intérêts, pourrait bien porter cette exaspération à incandescence.

L’enjeu de l’élection présidentielle de 2017 va donc bien plus loin, et plus profond, qu’un changement d’homme, ou qu’une inflexion de politique. Cet enjeu est bien celui d’une véritable refondation de notre système politique et de notre Etat. Mais, la nécessaire reconstruction de l’Etat impose que l’on revienne au principe de la souveraineté populaire, qui est à la base de la démocratie.

En un sens, la présidence de François Hollande aura largement contribué à enterrer une Vème République devenue illisible à force d’avoir été transformée et dénaturée. C’est bien pourquoi le problème de la reconstruction de l’Etat, et donc celui de la souveraineté, est posé. On pourrait donc à son propos paraphraser l’oraison funèbre de Félix Faure prononcée par Georges Clemenceau : « Il se prenait pour Mitterrand mais il ne fut qu’une pâle copie de René Coty ». Nous sommes dans une situation qui, à bien des égards, rappelle celle de 1958.

 Bouthier B., « 4% de satisfaits: Hollande peut-il tomber jusqu’à zéro ? », Libération, le 25/10.2016, 

 Dont on connaît le mot assassin : « Il se prenait pour César, il mourut Pompée ».

Print Friendly, PDF & Email
Print Friendly, PDF & Email



Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques.


34 thoughts on “« Ici repose François Hollande », par Jacques Sapir

  1. Jean.marc

    même comme epouventail, il ne ferait pas son boulot, les oiseaux s’en serviraient comme cible, bon OK c’est un minable mais ne croyez vous pas que ceux de son propre parti ne le sont pas tout autant.

  2. JC. P.

    Une remarquable analyse du non moins remarquable J. SAPIR.

    Il ne nous reste plus qu’a prier que MLP soit élue en 2017, mais, si tel est le cas elle aura un travail de titan à accomplir, pour redresser notre pays après plus de 40 ans d’alternances nocives droite-gauche-centre.
    La France est à un virage très sérieux, et aucun dérapage, même contrôlé, ne pourra être toléré. LE PEUPLE DES SANS DENT DE GRAS DOUBLE, semble ouvrir les yeux, « pourvou qué ca doure »

  3. Annisze

    Si Hollande est politiquement mort (4% de popularité) , alors pourquoi ceux de la droite craignent de l’avoir en adversaire au second tour des présidentielles ?
    Il doit y avoir d’autres sondages cachés…

    1. durandal

      même un âne aujourd’hui, battrai cette baudruche de hollande. Il suffit de voir en face les NKM, COPE, Ali JUPPE, DUFFLOT, La Meluche et tant d’autres. N’est pas homme providenciel qui veut ou croit. Pauvre France tu n’a pas mérité çà. Pays livré au pillage par des hordes barbares, balayé des siècles d’évolution et de grandeur. Aujourd’hui le règne de salopards tel BHL, Cohn-Bendit, Attali, plus tous les islamo-bobos-gauchos. Bande de traîtres !

  4. Claude LaurentClaude Laurent

    Ce ne sont pas 5 ans que la France a perdu mais bien plus.
    F.H et son équipe, ont achevé de détruire l’image de l’homme politique.
    Qui peut encore aujourd’hui accorder sa confiance au système actuel ?
    Quelques niais qui votent traditionnel par habitude ou parce que untel est sympathique ou calme ou dynamique (excité) !

  5. Xtemps

    Ce type n’a que le titre de Président, il n’a jamais présidé, pour présider il faut encore être Président, ce soit disant Président là ne décide de plus rien, il ne fait qu’aménager les directives de Bruxelles, il est le résultat de l’Union Européenne.
    Il est tout au plus qu’un simple gestionnaire, surtout une marionnette, un pantin comme la plupart des élus europhile d’Europe, qui ne font qu’ obéir aux directives de Bruxelles, sans plus.
    Qui ne décident plus rien non plus, tout vient de Bruxelles.
    Le premier Président mort n’est pas François Hollande, mais la présidence de la république française est morte avec la naissance de l’Union Européenne en 1992, avec les accords de Maastricht, et là tous les dérapages avaient commencé.
    Et en 1992 c’était François Mitterrand, de 1981 à 1995, il était le dernier Président de la république française jusqu’en 1992, qui avait encore pu présidé, mort de la fonction publique de la présidence, pendant son mandat en 1992, pendant son deuxième septennat.
    Tous les Président après François Mitterrand qui avaient suivi, n’étaient plus des Présidents, mais de marionnettes de Bruxelles, avec le titre de Président, une tromperie pour la manipulation du peuple français.
    Il vous faut faire la renaissance d’un vrai Président de la république, pour retrouver la souveraineté de la France, et là tout redémarre pour la république française.
    Par la renaissance de la vrai France, l’Union Européenne tombera.
    Ce sera votre VI e république française, et la renaissance d’un vrai Président français, pour les vrais français, et tout se reposera sur lui ou sur elle, pour la renaissance d’une vrai France le retour, avec toutes ses lois de la république bien française pleinement en vigueurs et appliqués.
    Ceci dit, c’est toutes les marionnettes europhiles d’Europe qui se voient le même constat lamentable, pas seulement François hollande, comme Angela Merkel, et bien autres.
    C’est une véritable humiliation pour ces gens là cette fonction de Président imposteur, une véritable farce, je ne voudrais pas être à leurs places.

    1. gaudet Jean michel

      Xtmps

      On ne pouvait pas mieux dire que vous !

      Tout chef d’état ne nourrissant pas l’ambition de restaurer le principe intangible de souveraineté , n’est qu’un pantin lamentable , que ce dernier trone à Paris, Madrid, Amsterdam ou ailleurs

      En cela le seul a nous offrir une image de la sagesse politique ferme , se situe dans un petit pays et porte le nom de Victor Orban, dont les élans indépendantistes vigoureux à l’égard des autocrates de Bruxelles, sont dignes de tout éloge !

  6. Saint Cloud

    Salut les Patriotes ..
    J’ai lu et….je crois pouvoir dire ,( sans prétention) …
    Ce Monsieur a taillé un costume….vraiment sur mesure au
    Président Hollande ..

    Une femme Présidente ? pourquoi pas ,!!
    Beaucoup de femmes ont prouvées quelles étaient capables
    Voyez notre Présidente à nous ! …..nous le voyons tous les jours… elle maitrise.grave …..
    Et puis les « Madames » ne sont pas corruptibles (sauf si elles sont amoureuses .) bon…. ce n’est qu’une hypothèse .

    1. Christine TasinChristine Tasin Post author

      J’aime bien vos hypothèses, cher Saint-Cloud, mais les femmes sont comme les hommmes, il suffit de voir Hillary Clinton… mais est-elle une vraie femme ?

  7. joseph

    Des pans entiers de notre histoire sont tronqués , trafiqués , arrangés d’ une sauce , qui a le goût du grand remplacement imposé et surtout pour plaire à la politico-religion envahissante , qui y est incluse , comme un pack livré à domicile ….donc pour nous plaire , à nous seulement , nous devons faire de même pour que l’ épisode désastreux de ce minus , soit occulté dans notre histoire récente .Ce qui serait pour le coup  » normal  » , un  » changement  » . Allons ! bons princes que nous sommes , faisons lui payer une  » Marianne noire  » , qu’ il doit tant chérir sur son lamentable scooter .

  8. Alexcendre 62

    Une telle situation en d’autres temps c’était la démission , mais Hollande et la la présidence( et aussi la place ) c’est comme le papier qui colle au caramel , non mon général tout le monde n’est pas devenu gaulliste car ceux qui n’ont pas d’honneur cela leur est interdit . Le jour où les français ont mis ce monsieur a la tête de leur pays il n’y a pas a dire ils auraient mieux fait de rester couchés ,mais d’un autre coté il faut les comprendre ils se sont bien fait manipulés par un ensemble d’acteurs médias en tête . Maintenant nous savons ! et le seul choix possible est le FN avec Marine Le Pen si nous voulons sauver ce qu’il reste encore de notre pays , jamais les français n’ont eu une telle responsabilité sur leurs épaules , assumons patriotiquement ce choix nos enfants attendent .

    1. UTR

      Alexcendre 62

      J’admire votre formule , Hollandouille est comme du papier collant au caramel, pour signifier son évident attachement à sa fonction élyséenne, et son non moins grand désir de ne pas projeter un regard cru sur la faillite objective de tout un quinquennat , qui aurait du le pousser à décider de rendre le tablier , si il n’était pas habité par un cynisme et un orgueil , annihilant chez lui vraiment tout sens de l’honneur !

      De Gaule que je ne vénére pas, en raison principalement de ses mains maculées du sang des innocents français d’Algérie livrés par lui aux bouchers du FLN, conservait toutefois un certain sens de l’honneur qui le poussa à présenter sa démission , au lendemain des journées de chienlit de mai 1968 !

      Hollandouille , au contraire , présente une personnalité d’épicurien roublard, rompu aux pires magouilles politicardes ( dixit les déclarations de Mélenchon le connaissant bien ) ou prédomine un sens du cynisme à tout épreuve , mais aussi une ambition personnelle égoiste , alimentée par un orgueil sans retenue le dispensant de tout bilan objectif, sur son action publique

      Ce type rondouillard , attaché à l’excés aux plaisirs matériels de la la vie sans aucune limitation morale , se trouve inapte à tout comportement honorable le conduisant à des engagements fermes , et a érigé la manipulation au rang de vertu gouvernementale , en conférant à ce trait d’esprit des qualités exagérées , en mesure selon lui, de renverser tous les obstacles s’opposant à une réellection, tant désirée certainement avec une avidité sans borne

      Ce détenteur de ceinture noire 5 ° dan, en combinaisons politicardes les plus sordides , se trouve donc dépourvu de tout sens de l’honneur , affichant un gout criminel pour la jouissance du pouvoir et les plaisirs matériels , écartant de son champ de conscience tout notion de louable sacrifice personnel , pourtant indispensable, en ces heures ou la France risque son avenir dangereusement !

      Peu lui importe si l’ensemble du PS s’éffondre et , que les français basculent dans le gouffre, pourvu que ce bidochon insupportable conserve les ors de son paradis élyséen , d’ou il contemplera avec sérénité , l’accumulation des ruines d’une France en dévastation !

      1. Alexcendre 62

        Oui UTR moi aussi comme beaucoup les massacres des français d’Algérie et Harkis met resté en travers de la gorge et c’est doublement fautif et déstabilisant que les pieds noirs avaient constitué le plus gros des troupes de l’armée d’ Afrique

  9. marc06320

    Comme toujours, Jacques Sapir, ne mâche pas ces mots, et ses analyses sont percutantes, tant sur l’euro, la gestion de l’Europe que sur la politique nationale. J’aime bien ses analyses, mais je ne partage pas tous ces points de vues.. Notamment son soutien à Jean-luc Mélenchon.
    Néanmoins, J. Sapir ne donnera pas dans le politiquement correct, mais jusqu’à présent ses arguments sont toujours cohérents.

  10. UTR

    Ah mais quel texte magistral aux vertus pédagogiques difficilement égalables !

    Je ne vais pas ajouter un commentaire sur les conclusions incontournables de cette analyse exhaustive, que tout élécteur devrait avoir lue et intégrée intellectuellement , mais pour préciser certains éléments du « probléme  » que nous pose Hollandouille !

    indépendamment de la constatation d’un échec colossale , nous devons nous pencher sur un aspect prépondérant de la personnalité de Bidochon , et donc comme le fait si bien Sapir , insister sur son absence d’autocritique, mais aussi dans une foi aveugle et irréfléchie en sa « bonne étoile  » , qui en fait un optimiste absolument indécrottable , s’agissant du devenir de sa propre personne !

    Je suis persuadé que cette absence fondamentale de lucidité sur son bilan et son image de marque, va porter Hollandouille à vouloir se lancer sur le projet d’un nouveau quinquennat , alors même que les têtes pensantes de la rue de Solférino et jusqu’à son proche entourage politique, l’ont mentalement mis déjà sur la touche et hors jeu !

    Dés lors concrétement que va t il se passer ?

    Dés janvier allons nous assister à des primaires socialopes , qui déboucheront inévitablement sur deux hypothéses incontournables, que je me dois d’exposer ici, et qui viennent en complément du texte excellent de Sapir

    Premier cas de figure : les socialopes de la rue Solférino, malgré le fiasco d’un quinquennat plus que déplorable, entendent malgré tout continuer à jouer la carte de Flamby 1° . Dans cette situation , en principe logique , Hollandouille endossera sans probléme le costume de candidat sans aucun état d’âme . Cependant cette hypothése semble de plus en plus plombée par les arguments justement ci dessus développés lucidement par Sapir !

    Deuxiéme cas de figure : Le PS, dans sa quasi intégralité reconnait sa profonde désillusion à l’égard de Flamby et se choisi un autre candidat, portant le nom de Montebourg, voire même un certain Vals , qui aura préalablement désavoué entiérement la démarche politique du président en titre . Le 3° homme préssenti pourrait porter le nom de Macron , mais avec un point d’interrogation !

    Dans le cadre de cette seconde hypothése , je suis convaincu que Hollande , de par son orgueil et son optimisme exacerbés , ne laissera pas tomber la partie , et voudra faire cavalier seul , quitte à se placer en concurrent d’un candidat officiellement nommé par le PS!

    Je pense même que flamby sera tenté de prendre prétexte des derniers chiffres du chomage , artificiellement assez positifs, pour justifier son projet de quinquennat auprés du public. Il en est capable !

    A cette seconde hypothése s’appuyant sur l’observation de la mentalité profonde de Bidochon, on peut malgré tout exprimer une objection notable, à savoir que pour faire campagne , il faut investir beaucoup d’argent , et qu’en sa qualité de candidat « indépendant « , Hollandouille ne pourra bénéficier du soutien financier du PS

    Donc démuni de l’assistance financiére de Solférino , dans le cadre d’une candidature en solo et indépendante, Hollandouille devra se débrouiller par lui même pour assumer la charge matérielle d’une campagne lourde , dont le cout lui retombera sur le dos , en cas d’échec final aux présidencielles soit au premier soit au second tour !

    Prenons bien conscience que le résultats de primaires socialopes défavorables à Bidochon, auront pour résultat de le placer dans une position plus qu’inconfortable s’agissant du financement fondamental d’une campagne bien sur trés couteuse , qu’il ne pourra pas assumer personnellement , sauf à puiser dans les caisses de l’état, ce qui lui est en principe interdit ( mais dans le contexte actuel on ne s’étonne plus de rien ! )

    Dans cette perspective eventuelle, les élécteurs de gauche seront confrontés par un président sortant candicat et un autre homme choisi par l’appareil socialope , ce qui mathématiquement portera préjudice au maintien de la gauche au second tour !

    Que toute personne n’étant pas d’accord , me le fasse savoir immédiatement

  11. Louis

    Vu le cursus de Jacques Sapir et l’orientation gauchiste de Marianne, on ne peut pas l’accuser de partialité.
    Tragique oraison funèbre comme le dit Jean-Paul Orcel.

    Le titre résume parfaitement son quinquennat
    Un « quinquennat pour rien » selon zemmour

    Quelques suggestions:

    « Bal tragique à Tulle : un mort. » Merci Cabu !Facile..

    « Expérience de la mort imminente
    Hollande témoigne »

    « François est sur un bateau, le bateau tombe à l’eau… »

    « y reste du mou de veau kikenveut ? hein kikenveut du mou de veau? »

    « Francois, ranges ton déguisement de président, c’est pour halloween ! »

    « Ci-git Francois Hollande : kamikaze
    Une victime : La France »

  12. Sabrauclair

    Hollande a un ego démesuré. La seule chose qui l’intéresse, c’est lui. D’ailleurs, il parle de lui à chacune des émissions politiques où il apparaît.

    La figure de style « Moi président de la république » répétée 15 fois n’était en fait que la mise en évidence de cet amour de lui-même.

    Hollande, c’est l’histoire d’un médiocre qui profita, malgré lui, d’une mise sur la touche inespérée du candidat attendu de la gauche, DSK.

  13. Villeneuve

    Hollande incarne magnifiquement l’état (le mauvais) de la social-démocratie.
    remarquable Sapir mais un point me dérange :
    S’il faut reconstruire l’Etat ? Bien sûr qu’il faut le reconstruire mais sur la base d’une SOUVERAINETÉ NATIONALE NON PAS POPULAIRE !
    L’islamophobe, fait confiance à la NATION en tant que communauté humaine unique, installée sur un même territoire, possédant une histoire,une langue et une culture unique!
    Pour nous la souveraineté populaire n’est possible qu’à la condition que le suffrage soit restreint à ceux qui respectent la Nation et la République ce qui entraine de facto l’exclusion DES VRAIS MUSULMANS du suffrage universel , suffrage qui ne sera donc plus universel mais restreint aux citoyens sélectionnés sur leurs engagement à renoncer et combattre l’islam !!!

  14. Fauchon

    Oui Hollande est nullard et Jacques Sapir a vraiment le CV pour devenir ministre de l’Economie dirigée et du Plan Quinquennal de Marine Le Pen . Un brillant esprit.

  15. Olivia BlancheOlivia Blanche

    Eric Ciotti, que j’estimais, était hier l’invité de l’émission de début d’après midi de France Inter. Bras droit de Sarko il a défendu son candidat tout en ne ménageant pas ses efforts pour proclamer que le vote FN « n’amenait à rien » et « qu’avec Marine Le Pen ce ne serait plus la France »… (Parce qu’à ces yeux, l’image de la France qui ne se ressemble plus du tout, avec l’invasion musulmane et africaine, c’est la France !!! – C’est insensé que des hommes politiques ayant des prétentions de gouverner puissent tenir de tels raisonnements !).

    Du mandat de Hollande il a juste trouver à dire qu’il n’y aurait « Rien à retenir de sa présidence »…. S’il était à la hauteur de nos attentes, M. Ciotti aurait dénoncé toutes les fautes, majeures de ce gouvernement, qui mettent la France au fond du gouffre… Mais pour lui, rien de significatif…

    A noter que les auditeurs pouvaient appeler et que nous avons pu entendre une Niçoise se plaindre, quoique de manière biaisée, de ce que Nice n’accueille pas de migrants… Certains, croyez-le, trouvent que certains maires n’en font pas assez… Que les villes qui ne reçoivent pas leurs quotas de clandestins, sont à montrer du doigt.

    Là, Ciotti m’a fait plaisir en disant franchement qu’il avait demandé à ne pas recevoir de migrants parce que la ville de Nice est envahie par des « mineurs » dont certains, a-t-il dit, mesure 1,90 m… Ces propos n’étaient pas au diapason des accords ni des attendes de la radio France Inter et les journalistes sont rapidement intervenus pour couper court à ce discours dissonant.

  16. Filouthai

    Il était Président de la Corrèze et le redeviendra probablement – Tulle ayant déjà connu pas mal de tuiles.

    1. claude t.a.l

      le 9 juin 1944, 99 personnes ont été pendues par les nazis.
      ils étaient des innocents. ils n’étaient  » coupables  » que du soutien de la ville aux Résistants .
      cette fois ?

  17. lucifer

    4% – Pour Hollande ! on pourrait penser que les français ont compris ! he bien ! non , les « français » s’apprêtent à élire Juppé , le même à « droite » en pire , vu ses accointances avec l’islam qu’il estime compatible…..Le français a la tête dure.

Comments are closed.