Vu l’état de l’école en Europe, faut-il s’étonner du vote des jeunes contre le Brexit ?


Vu l’état de l’école en Europe, faut-il s’étonner du vote des jeunes contre le Brexit ?

J’ai reçu ce matin un message de Jean Shoving, contributeur de Résistance républicaine, qui, cerise sur le gâteau, nous fait l’amitié de nous traduire régulièrement des articles allemands. Je le remercie d’avoir si bien formulé des remarques sur les votes des jeunes contre le Brexit, elles me permettent de rappeler le projet européen d’appauvrissement intellectuel de notre jeunesse.

Je viens de voir à la TV allemande une émission consacrée à la volonté de sortie de la GB de l’Union Européenne.

Le ministre allemand de la Défense, Ursula von der Leyen, y affirmait que sur les jeunes ayant voté à 50%, 75 % avaient voté pour le maintien dans l’UE. En d’autres termes, les « vieux cons » s’étaient prononcés pour la sortie de l’Union Européenne, alors que les jeunes voulaient y rester.

Quelle confiance peut-on accorder au bon-sens de ces jeunes, qui sont dans la grande majorité incapables d’écrire quelques lignes sans faute d’orthographe ? A 13 ans, j’écrivais un texte de 150 pages sans aucune faute de français. Les jeunes bacheliers de 2015 peuvent-ils en dire autant ?

Je ne veux pas dire qu’ils sont moins ou plus (plutôt moins) intelligents que nous l’étions, mais c’est quand même la preuve d’un certain délitement des valeurs (morales, entre autres…) auxquelles nous étions attachés.

Est-ce donc pour cette raison qu’ils sont pour le maintien dans l’UE ?

Jean Shoving

 

Je partage le sentiment de Jean. Il est clair que la disparition de l’esprit critique, de la maîtrise de la langue, des connaissances historiques et littéraires (entre autres) sont voulues et trouvent tout naturellement leur aboutissement aujourd’hui dans l’exemple du Brexit.

Ce n’est que le début, les votes des années à venir vont être catastrophiques pour les nations et notre civilisation. Et ce n’est pas un hasard.

Je signalais en 2007 des textes officiels de l’OCDE datant de 1983 ou  1996 qui incitaient clairement les Etats à diminuer la qualité sans diminuer la quantité des cours, afin que les parents ne voient rien.

Extraits 

En effet, dans la perspective du libéralisme contemporain, on assiste à la commercialisation de l’Education, voulue par Jospin, Allègre et Raffarin pour appliquer les directives de la Commission de Bruxelles et les recommandations de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique ) : réduction des matières enseignées qui doivent quasiment disparaître en tant que disciplines pour se fondre dans l’interdisciplinarité et adaptation à la loi du marché, comme le recommande le dernier rapport de l’OCDE : « Le taux élevé de chômage des jeunes résulte peut-être de leur mauvaise préparation au marché du travail, mais il est dû aussi au salaire minimum trop élevé et à la législation de protection de l’emploi.

Il se peut en outre qu’il tienne à la réticence des jeunes à prendre un emploi subalterne de peur d’être piégé au bas de l’échelle sur le plan professionnel. Ce dernier facteur est peut-être lié à son tour à l’importance excessive que les employeurs accordent aux diplômes officiels, tant dans leurs décisions de recrutement que dans celles concernant la progression des carrières, au détriment des mesures des performances et des résultats obtenus dans l’emploi ».

On comprend bien que l’école n’a d’autre but, aux yeux de nos élites mondialisées, que de produire des automates/esclaves performants et corvéables à merci. Alors les critiques et conseils, nombreux, que contient ce rapport, revisités à l’aune de ce constat, nous amènent à penser qu’un gouvernement républicain devrait bien se garder de faire ce que l’on lui demande : « supprimer le redoublement, alléger horaires et programmes pour donner la priorité au socle commun minimum, supprimer les parcours d’excellence, mettre l’accent sur la formation pédagogique des enseignants aux dépens de la formation initiale, recourir à la bivalence des enseignants, obliger ceux-ci à être davantage présents dans les établissements… », tous ces éléments étant demandés à la fois par l’OCDE, l’ERT (Table Ronde Européenne, cartel fondé en 1983 qui regroupe 47 des plus importants industriels européens) et la Commission Européenne, comme nous le verrons la semaine prochaine, dans la troisième partie de cet article.

http://ripostelaique.com/Ecole-francaise-deux-poids-deux-252.html

 

Le nerf de la guerre, bien évidemment, est le libéralisme, il faut faire des coupes sombres dans le budget de l’Etat, que la masse soit moins instruite pour être plus docile, que l’école réponde aux besoins des entreprises.

Il y a là convergence entre l’OCDE et les lobbies des entreprises, comme en atteste ce passage « lumineux » d’un rapport de l’OCDE cité par C. Morrisson dans « Cahier de politique économique n°13 » (1996), « Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne comportent pas de risque politique. Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse.

On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité.

Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. »

On citera encore ces extraits d’une table ronde qui s’est tenue à Philadelphie en février 1996 :  » L’apprentissage à vie ne saurait se fonder sur la présence permanente d’enseignants.
[…] Dans certains pays, il semble que les enseignants encourent réellement le risque d’être des laissés-pour-compte dans le développement des technologies de l’information…

Les pouvoirs publics n’auront qu’à assurer l’accès à l’apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable et dont l’exclusion de la société en général s’accentuera à mesure que d’autres vont continuer de progresser. »  » Il est plus important d’apprendre à apprendre que de maîtriser des prétendus “ faits ”. Il faut encourager la possession d’un ordinateur ». Tout est dit. L’école publique a vocation à servir de garderie aux laissés pour compte de la société, c’est-à-dire de l’économie …

On pourra également citer quelques extraits du rapport de l’ERT (Table Ronde Européenne, cartel fondé en 1983 qui regroupe 47 des plus importants industriels européens)  » Education et compétences en Europe » publié en 1989:  » Le développement technique et industriel des entreprises européennes exige clairement une rénovation accélérée des systèmes d’enseignement et de leurs programmes », « l’éducation et la formation sont considérés comme des investissements stratégiques vitaux pour la réussite future de l’entreprise », « l’industrie n’a qu’une très faible influence sur les programmes enseignés, les enseignants n’ont qu’une compréhension insuffisante de l’environnement économique, des affaires et de la notion de profit, ils ne comprennent pas les besoins de l’industrie.  » ou bien, en 1995 : « La clé de la compétitivité de l’Europe réside dans la capacité de sa force de travail à relever sans cesse ses niveaux de connaissance et de compétence », « dès lors, la responsabilité de la formation doit en définitive être assumée par l’industrie », « l’éducation doit être conçue comme un service rendu au monde économique », « les gouvernements nationaux devraient envisager l’éducation comme un processus s’étendant du “ berceau au tombeau ”, « l’éducation vise à apprendre, non à recevoir un enseignement », « les systèmes d’éducation ne s’adaptent pas assez vite à la révolution technologique.

La réforme des systèmes d’éducation devrait bénéficier d’une priorité politique », « l’enseignement à distance élimine les inconvénients de l’absence au travail et des déplacements. Les méthodes et outils d’éducation devraient être modernisés, particulièrement pour encourager l’auto-apprentissage. Chaque élève devrait, à terme, disposer de son propre ordinateur. ” Où nous voyons pourquoi on insiste de plus en plus, depuis une quinzaine d’années, sur le lien école-entreprises et sur l’importance de l’informatique …

Tout cela, bien entendu, est orchestré par la Commission Européenne qui ne cache nullement son ambition dans ses rapports sur l’éducation :  » La réalisation de ces objectifs exige des structures d’éducation qui devraient être conçues en fonction des besoins des clients. L’apprentissage à distance présente un attrait particulier car il peut être adapté de manière à n’interférer qu’un minimum avec les exigences du travail et, plus l’utilisation du matériel est répandue, plus l’opération devient rentable » in « Mémorandum sur l’apprentissage ouvert et à distance dans la Communauté européenne ”, 12 novembre 1991. On rappellera aussi les déclarations d’Edith Cresson en 1995, quand elle affirmait que le système des diplômes nationaux n’était pas viable au niveau européen et qu’il fallait « apprendre à apprendre toute sa vie »

Ainsi l’école est-elle, paradoxalement, le lieu où s’affrontent les enjeux de notre société. L’école ressemble à la société que nous vivons, et cela en explique bien des difficultés.
Coincée entre les exigences de rentabilité de la société capitaliste, les pédagos fous et les ghettos des quartiers sensibles, elle n’offre plus que des réponses ponctuelles et tente de s’adapter à des individus ou à des groupes au lieu d’être un havre à part, un lieu dédié à la culture. C’est ce que montrait très bien le rapport de J.P. Odin de 2004 sur « les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires » :  » Dans certains quartiers, qui sont loin répétons-le de se cantonner aux banlieues des grandes villes, se sont déjà édifiées des contre-sociétés closes dont les normes sont le plus souvent en fort décalage voire en rupture avec celles de la société moderne et démocratique qui les entoure. Il ne s’agit nullement pour ces populations d’un repli identitaire des plus anciens, mais bien d’une identité de substitution qui se diffuse d’abord parmi les jeunes de la seconde ou troisième génération.

Le terreau social sur lequel se développent ces évolutions est bien connu, c’est la ségrégation dont sont victimes ces populations devant l’accès à l’habitat, à l’emploi et aux loisirs, du fait de la xénophobie et du racisme, depuis leur arrivée sur le sol national. L’intériorisation de cette injustice porte toute une jeunesse vers le ressentiment, le repli et parfois la radicalisation.

Des organisations, le plus souvent structurées sur le plan international, prospèrent sur ce terreau et assurent à cette nouvelle identité « musulmane » une promotion efficace, dans une surenchère permanente qui donne aux plus radicaux souvent le plus de poids auprès des plus jeunes ou des plus fragiles (parmi ces derniers on peut placer un certain nombre de jeunes convertis.)

Le projet de ces groupes ouvertement ségrégationnistes et qui dénoncent l’intégration comme une apostasie ou une oppression, va encore plus loin. Il est aussi de rassembler ces populations sur le plan politique en les dissociant de la nation française et en les agrégeant à une vaste « nation musulmane ». Nous avons dit combien ce projet nous semblait déjà bien diffusé et mis en oeuvre dans la jeunesse scolarisée, notamment auprès de ces collégiens et lycéens qui refusent, parfois massivement, de s’identifier comme « Français » et ont pris comme héros les partisans de la guerre à outrance contre le monde occidental ».

Or, éduquer l’homme, c’est lui transmettre un héritage, des valeurs, des connaissances, une façon de penser, la capacité de penser, d’organiser un texte, une réflexion. Centrer l’enseignement sur les contenus, c’est donner comme enjeu à l’école la culture, et la pédagogie consiste à se demander comment les transmettre. Inversement, donner la priorité à des objectifs, c’est donner la priorité au « comment » aux dépens du « quoi », et peu importe le contenu.

Dans ce cas, tout se vaut, pas d’échelle de valeurs, Hugo et G. des Cars c’est la même chose si l’élève a choisi d’étudier ce dernier pour comprendre les problèmes de narrateur ! Comme seront identiques une émission de télé-réalité, une publicité pour Renault et une adaptation de Maupassant à la télé ! Ainsi l’apprenant doit-il s’adapter à un moment donné de la société … marchande ! Ainsi se retrouvent, encore, sur l’école aussi, paradoxalement, les gauchistes/pédagos et les libéraux de droite …

Le but est le même : niveler le niveau, faire disparaître les élites, sous prétexte d’égalité pour les uns, sous prétexte d’adaptation au marché pour les autres … et tous de refuser les sorties précoces des élèves non motivés par les études, les premiers criant à l’injustice, les autres étant ravis de voir s’effondrer notre vieux système, dangereux, qui apprenait à penser. Pendant ce temps des élèves haïssent cette école qu’ils ne peuvent quitter et empêchent les autres d’apprendre … Il ne restera à ceux-ci qu’à aller à l’école privée, confessionnelle de préférence. Il paraît que la religion aide le politique à asseoir sa domination … La boucle est bouclée. Deux poids, deux mesures et la négation de la devise républicaine « liberté, égalité, fraternité ».

http://ripostelaique.com/ecole-francaise-deux-poids-deux-274.html

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Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques.


17 thoughts on “Vu l’état de l’école en Europe, faut-il s’étonner du vote des jeunes contre le Brexit ?

  1. patriote

    Le principal d’un collège m’a dit un jour : Non les élèves ne viennent pas ici pour apprendre quoi que ce soit , ils viennent ici pour que nous en fassions des citoyens : je présume que cela veut dire de bons citoyens qui pensent et qui votent comme le veut l’idéologie imposée et dispensée par ces écoles et soutenue par le gouvernement , ce qui en fait des usines a fabriquer des gens dociles et soumis manipulables a souhait . Je suis sûrement un vieux con , mais moi je pensais que mes enfants fréquentaient l’école pour s’instruire comme je l’ai vécu autrefois . Le niveau de l’instruction n’a fait que baisser ces dernières décennies mais peu de gens ne s’en émeuvent , leur mécontentement se manifeste lorsque l’école est en grève car cela pose problème pour la garde de leurs enfants . Je l’ai déjà dit mais j’ai connu plusieurs jeunes ne connaissant vraiment que les rudiments de l’écriture et pourtant ils ont été scolarisés , voila le résultat .

  2. stanley

    Excellente définition de  » deux poids, deux mesures  » qui pourrait être élaborée dans beaucoup de domaines… Par contre ! là où je suis plus septique,et pas tout à fait d’accord ! à moins que ? ce pourrait être un sujet à développer ? les gouvernements successifs de gauche comme de droite dans un élan volontaire ou involontaire, complices ou pas ont fait que … et, de cette analyse du paragraphe : le terreau social sur lequel se développent ces évolutions EST bien connu, c’est la ségrégation dont sont victimes ces populations devant l’accès à l’habitat, au travail aux loisirs du fait de la xénophobie et au RACISME depuis leur arrivée ( à qui cela s’adresse ? et les dates ? ) sur le sol national et le ressentiment injuste de toute une jeunesse ( de seconde ou troisième génération ???) qui les portent à se radicaliser en un repli identitaire et communautaire ? Je pose la question, et je m’interroge.habitat( milliards d’euros engrangés chaque année en France, dans les structures des quartiers dits sensibles et détruits systématiquement, maisons des jeunes et moins jeunes systématiquement saccagés pour beaucoup, lieux de loisirs sophistiqués,) ( (et pas des moindres souvent )) quant à l’emploi, dégradations des structures artisanales et appels aux entreprises d’aller voire ailleurs implanter leurs pénates pour qui ? pour quoi ? les grands frères qui n’ont pas pu y remédier, encore aurait fallut qu’ils le voulussent ? Mais ! dans ma jeunesse avant Mai 68 date merveilleuse où les masses d’étudiants bobos( en majorité ) et d’ouvriers dirigées criaient, il  » interdit d’interdire  » nous ne saccagions pas NOUS ! oui je reconnais que nous ne pouvons comparer que ce qui peut être comparable ! dans l’espace temps, mais quand même ! et ? c’est un autre débat…

    1. Christine TasinChristine Tasin Post author

      « c’est la ségrégation dont sont victimes ces populations devant l’accès à l’habitat, au travail aux loisirs du fait de la xénophobie et au RACISME depuis leur arrivée » j’ai vécu toute mon enfance comme des millions d’autres enfants dans des cités hlm, ce n’est pas pour autant qu eje suis devenue terroriste. Je connais des centaines de nés musulmans qui n’ont jamais eu aucun problème pour trouver du travail, gagner de l’argent et avoir un emploi.En 2002 Le Pen fait 20 % au second tour il est où votre peuple de racistes ? Cessez donc de colporter des mensonges destinés à dédouaner les musulmanes de leur responsabilité, c’est du paternalisme et du colonialisme

    2. Olivia BlancheOlivia Blanche

      Réponse à Stanley : Vous tenez les mêmes discours que les tenants de la politique ! « Ségrégation à l’habitat pour ces populations immigrées ! » Là, je vois Rouge ! Les immigrés accèdent aux meilleurs logements alors que les autochtones attendent sur des listes ! Et les ghettos ce sont eux qui les créent par leurs comportements : coutumes, insultes et j’en passe, imposés aux Français !

      Des générations de polonais ont vécu, pauvres, dans le Nord, et se sont toujours comportés dignement et sans agressivité. Preuve que les lamentations actuelles sont des contes pour apitoyer les naïfs, culpabiliser les plus récalcitrants à l’immigration !

      Enfin, pour achever de vous ouvrir les yeux, un exemple récent et concret. A Marseille, du côté des Catalans, enclave jusque là « européenne », on vient de livrer de nouveaux bâtiments : superbes, terrasses, vue sur la mer, etc… Et devinez qui a droit à ces logements ? Majoritairement des musulmans. Et je me demande si c’est un hasard si, sur le parvis de l’église de proximité, on ne récite plus, comme il y a peu, des refrains chrétiens, certains jours…

  3. Villeneuve

    Chère Christine,
    Votre article est passionnant, éclairant, désespérant, révoltant.
    Bruxelles exerce une autorité absolue, collective et impersonnelle. Il n’y a pas d’autorité sans consentement dit-on : « Le pouvoir n’a que la force qu’on veut bien lui attribuer » P. Valéry. Mais vous démontrez magnifiquement que même si le fondement de l’autorité du pouvoir est un consentement il est faux de penser qu’il s’agit d’un consentement CONSCIENT et RAISONNE pour la plupart de ces jeunes citoyens pro-européens. Bruxelles plutôt que de nous élever à la lumière, aux LUMIÈRES qui étaient fondées sur le progrès de la raison, nous prive de notre capacité de jugement RÉFLÉCHI pour nous enfoncer dans la croyance et le jugement spontanée. Elle veut une MYSTIQUE en exigeant un engagement inconditionnel, illimité, entier bref TOTALITAIRE. Le projet Européen n’est pas humaniste mais dictatorial. Il est contre la personne et par conséquent il est inhumain. Dans ces conditions, obéir à Bruxelles c’est accepter de n’être plus une personne pour devenir un instrument. Voilà contre quoi les « vieux » Britanniques se sont élevés. Ils se souviennent d’avant. Ils n’ont pas peur, eux, les « vieux ». Une course à l’ignorance est engagée et c’est à nous, les anciens, de maintenir le flambeau de l’esprit critique. L’esprit critique qui est une caractéristique des VRAIS Français d’ailleurs !

    1. Jarczyk

      Oh ce n’est pas une vertu bien française,seulement !!!
      C’est bien plutôt une caractéristique première d’un esprit d’un homme libre! Et là,le nombre en est infime !
      C’est désolant,certes,mais c’est ainsi!
      Par contre,la violence,la colère induite par toutes sortes de frustrations,economiques,culturelles et autres,peut se partager par le plus grand nombre et c’est ce processus qui est en train de se dérouler sous nos yeux : le délitement culturel,societal,moral fait ressembler nos  »democraties » à une dent creuse…s’effondrant sur elle même, prélude à un renouvellement dont nous ignorons encore la nature…Rares sont les esprits libres qui ne cèdent pas,aux diktats et aux slogants faciles et racoleurs !
      C’est là,que l’islam à toute sa place comme amalgame destiné à remplacer le vide spirituel de l’humanité,principalement en Occident !
      Et je le répète ici encore,je ne vois pas de renouvellement de cet ordre à l’horizon,sauf de manière isolée,pontuelle,sinon de vouloir  »faire du neuf avec du vieux  »!!!

  4. Xtemps

    Cela demande toute une organisation en place pour faire cette grande manipulation et pas seulement dans les écoles, mais aussi par médias manipulateurs et la passivité de nos bien aimés dirigeants si prévenants.
    Encore et toujours pour la pensée uniquement que pour aller à l’ abattoir, que nos escrocs nous placent dans leur échiquier mortifère pour le vivre ensemble.
    Ce n’est pas à en vouloir à nos jeunes qui sont manipulés dans les endroits plus captés par les manipulateurs, que nous les vieux cons sommes moins exposés, en plus d’avoir un bagage plus élevé pour la plupart des anciens comme nous.
    Là aussi cela fait partie de la résistance la rééducation de nos jeunes, en plus comme avec tout le reste.
    La tache est énorme pour nous les résistants, pour réparer tous les dégâts de l’ennemi d’ intérieur, les musulmans ne sont que leurs valais de plus pour le génocide Européen, comme les civilisations avant l’Islam avaient été détruite dans les pays d’Orients et qui continuent à être détruite encore aujourd’hui avec le restant des chrétiens, juifs et autres dans le monde.
    Cela nous oblige de vivre et résister en société parallèle, tout en récupérant nos territoires et nos mémoires historiques, nos racines, traditions et cultures perdus, non pas pris par les musulmans, mais installés par nos ennemis d’intérieurs.
    Comme les pays musulmans ont perdu beaucoup de leurs vraies cultures du passé, comme les pyramides d’ Egypte et bien d’autres vestiges en témoignent de leurs riches passé détruits.
    Sans cet Islam débile et tordu, ils seraient aussi avancés que nous les européens.
    Aujourd’hui les musulmans sont réduit à être dépendants des autres civilisations encore capables de créations, de technologies que les musulmans sont incapables de faire d’eux mêmes.
    Même pour leur langue arabe soit disant transmit à leur prophète par leur Allah, l’arabe est instruit la plupart du temps par les écoles tenus par des chrétiens, encore et toujours par les autres.

  5. BUTTERWORTH CHRISTIAN

    VOIR ARTICLE WEB UNE GENERATION D ILLETRES? REVOLUTION PERSONNELLE DE TOUTES FACONS meme etant jeune beaucoup de profs ne savaient pas grand chose genre decouverte de l amerique par les vikings l ecole n est pas tout il y aura toujours des cretins et des genies ex du berger illetre devenu un grand mathematicien et les jeux videos peuvent etre instructifs histoire astronomiie science l info est partout

  6. myrtille

    Bravo pour cette analyse et surtout tous les textes qui la sous-tendent. On peut ajouter au formatage des jeunes esprits, la dangerosité des drogues, douces ou dures confondues dont les effets délétères ne sont plus à prouver (mais je n’ai plus mes sources). Le « gentil » cannabis facilite l’accès à certaines psychoses, met à mal le centre de la mémoire immédiate et réduit les performances cognitives. Des gens qui « chichonnent » régulièrement ont des difficultés à exercer un quelconque esprit critique. Ce sont donc de bons sujets pour qui veut les manipuler.

  7. BUTTERWORTH CHRISTIAN

    voir jeux videos serieux ludo educatifs liste sur web l ecole n est pas tout juste les bases l environnement familial est important culturel aussi ainsi que religieux ou pas voir grand savant musulman video prouvant que la terre ne tourne pas

  8. robertr

    une simple question.qui leur fait cours et leurs bourrent le crane de con……,?
    85% des profs sont de gauche bobo et clabot la messe est dite.

    1. Christine TasinChristine Tasin Post author

      de gauche ou pas un vrai prof fait son cours et applique son programme. je suis de gauche, je suis islamophobe, jamais aucun des milliers d’élèves que j’ai eus pendant ma carrière ne m’a entendu chercher à l’influencer politiquement ni dire quoi que ce soit sur l’islam

  9. BeateBeate

    Brexit : et si l’on tordait le cou au hoax des jeunes qui ont voté REMAIN (et les vieux LEAVE)
    PUBLIÉ PAR JEAN-PATRICK GRUMBERG LE 27 JUIN 2016

    Lorsque mes amis m’ont envoyé l’image http://www.dreuz.info/wp-content/uploads/2016/06/Cl5VQW7WMAQ50y5.jpg avec son sous titre, je me suis dit que lorsque l’émotion est forte, les hoax circulent de tous les coté.

    Il est un peu spécieux de se focaliser sur un bonhomme alors qu’ils sont 3 millions comme lui, à avoir signé une pétition pour demander un autre référendum dans l’espoir d’annuler le vote de sortie de l’UE.

    Irlandais, Peter Sutherland est comme ses compatriotes qui ont majoritairement (à 55.7%) voté de rester (REMAIN) dans l’UE. Ca se double du fait qu’il est maintenant Londonien, qui ont voté à 59.9% REMAIN, et ça se triple du fait de ses fonctions à Bruxelles. Car Peter Sutherland ne travaille plus chez Goldman Sachs ! Sutherland a pris sa recette de GS en juin 2015.

    La valeur boursière de la banque a perdu 7 points le 24 juin, et à la place de Sutherland, on ne serait pas très joyeux s’il a, comme on peut le supposer, des actions de son ancien employeur en portefeuille.

    Le vote des jeunes contre les vieux est un hoax

    Peter Sutherland, comme de nombreux médias, entretiennent l’idée que les jeunes ont voté REMAIN et les vieux LEAVE, et ils soutiennent que c’est scandaleux, car ce sont les jeunes qui devront vivre avec cette décision.

    On se raccroche à n’importe quelle branche, lorsqu’on est désespéré.

    Ce constat est basé sur un sondage YouGov d’avant le vote, et non d’après, comme le prétendent les médias. Aussi, il ne reflète pas comment les jeunes ONT voté, mais comment le sondage de Yougov pensent qu’ils VONT voter.

    Tout est parti d’un sondage cité par Ben Riley-Smith, du Daily Telegraph, intitulé HOW AGES VOTED « comment les âges ont voté ». Mais si vous regardez la date de ce tweet, en petit en dessous, vous constatez qu’il est du 23 juin. Et il cite le sondage Yougov du 21 juin : ce n’est pas un sondage en sortie d’urnes mais d’intentions de vote.

    http://www.dreuz.info/wp-content/uploads/2016/06/Screen-Shot-2016-06-27-at-10.58.14.png

    Regardez la date en bas, en petit : c’est un sondage d’AVANT le vote.
    Regardez la date en bas, en petit : c’est un sondage d’AVANT le vote.

    Problème, le sondage Yougov a tout faux : le jour du vote, Yougov donnait le REMAIN gagnant à 52% ! et le LEAVE perdant à 48%, soit l’inverse de ce qui s’est produit. Si Yougov a tout faux sur le sondage national, pourquoi se fier à leur sondage sur le découpage des âges me direz-vous. La réponse : parce que les journalistes sont désespérés et qu’ils se raccrochent à n’importe quelle branche.

    http://www.dreuz.info/wp-content/uploads/2016/06/Final-poll.jpg

    Dernier sondage Yougov le jour du vote : taux faux !
    Dernier sondage Yougov le jour du vote : taux faux !

    De plus, le sondage du 21 juin, déjà faux, repose sur un minuscule échantillon : environ 1100 personnes étaient interrogées, ce qui, pour chaque catégorie, donne un échantillon de 275 personnes par classe d’âge bien trop faible pour être fiable.

    http://www.dreuz.info/wp-content/uploads/2016/06/freddieA.png

    Et si l’on se risquait à dire que les jeunes n’ont pas connu une Grande Bretagne sans immigrés, et qu’ils n’ont donc pas forcément une vision de ce qu’elle a perdu ? Contrairement aux générations qui ont connu la folle créativité des années Beatles et Rolling Stones, suivies de l’explosion de la vague musicale britannique, la libération féministe incarnée par la mini-jupe, le top modèle Twiggy, les jeunes ne connaissent plus la culture britannique, maintenant crépusculaire.

    Enfin et surtout, toute cette histoire repose sur le postulat que les jeunes ont bien voté, et qu’ils vont subir les conséquences du mauvais vote des vieux. Qui décide que les jeunes ont bien voté ? Ceux qui pensent que le bon vote était de rester : la boucle est bouclée par ce sophisme d’une élite dont les neurones ont grillé.

    Qui m’empêche dès lors de soutenir que l’erreur du vote des jeunes a été heureusement rattrapé par celui des vieux ? L’expérience ne serait plus un atout mais une tare ?

    A moins que la gauche, désespérée de la disparition de sa clientèle ouvrière, incapable de s’adosser sur un électorat musulman qu’elle voit s’islamiser, donc s’éloigner de ses idées progressivistes, cherche à fabriquer un nouveau conflit de génération, à antagoniser les jeunes contre les vieux, pour tenter de survivre.

    Les journalistes étant des militants de gauche, la réalité et les faits étant pour eux des notions d’extrême droite, ils ne sont pas le moins dérangés de construire leurs fausses vérités sur ces vrais mensonges pour ne pas perdre la face.

    La réalité est que pour les députés britanniques, un nouveau référendum est considéré comme profondément anti-démocratique. D’autant que géographiquement, les signatures de la pétition viennent largement de Londres et des grandes villes, qui ont voté REMAIN.

    Source : http://www.dreuz.info/2016/06/27/brexit-et-si-lon-tordait-le-cou-au-hoax-des-jeunes-qui-ont-vote-remain-et-les-vieux-leave/?utm_content=bufferd3532

    Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

  10. gabriel zallas

    Comme l’a si bien décrit Vladimir Boukouski : « … par le passé nous avons déjà vécu votre avenir et ça n’a pas marché ! ». Maintenant que les jeunes pensent être plus malins en fonçant tête baissée dans le piège d’un avenir qui leur paraitrait rose, c’est leur problème ; ils auront toute leur vie pour s’en mordre les doigts et hypothéqué au moins trois générations ; tout comme les votants pour les socialistes… le miroirs aux alouettes. Vu mon âge ce monde n’est plus le mien, je ne le reconnais plus et je l’ai renié.

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