Récit d’une balade très sauvage contre la police


Récit d’une balade très sauvage contre la police
Enorme. Hallucinant. Démoralisant.Révoltant…
Je pense que beaucoup de lecteurs vont demander à être pincés…

Récit d’une balade très sauvage contre la police

Publié le 28 mars 2016  

 
 
Vendredi 25 mars, suite au tabassage d’un jeune du lycée Bergson par les flics devant le blocus de son bahut, un rassemblement était appelé vers 10h30 devant l’établissement. 
 
Récit d’une manif qui part joyeusement en saccage de commissariats et pillages de Franprix.
 
Plusieurs centaines de personnes sont là, et quasiment aucune présence policière. Quelques minutes seulement après le rencard, un mouvement se dessine vers Jaurès, et la plupart des gens suivent. La manif s’étend rapidement car la tête du cortège semble s’être passé le mot : on va au commissariat central du 10e arrondissement, rue Louis Blanc (c’est d’ailleurs dans ce commissariat qu’Amadou Koumé avait été assassiné par les flics il y a un peu plus d’un an). On ne rencontre aucune résistance indésirable sous la forme de flics, et on arrive sans encombres dans la petite rue à sens unique, où les centaines de lycéenNEs commencent à former une foule compacte. L’ambiance est plutôt calme, quelques barrières de chantier sont mises en travers de la route, des poubelles sont renversées et surtout tout le monde crie des slogans hostiles à la police : « Nique la Police // Assassin de la Police », « Tout le monde déteste la police », etc. Mais rapidement on sent qu’on est plein, et ça commence, timidement avant de monter en pression : après les fumis et les pétards, ça lance pas mal de bouteilles sur les 3 ridicules flics sortis sur les marches avec leurs boucliers de défense, ainsi que sur les vitres du commissariat. L’ambiance est sacrément joyeuse, tout le monde se marre et applaudit les coups d’audace ou les lancers particulièrement jolis. Après quelques minutes, il semble qu’on en ait assez, et on n’a pas trop envie de se retrouver coupéEs en deux, du coup on calte par l’autre côté, en marchant tranquillement en direction de notre point de départ, Bergson.
Mais on ne s’y arrête pas, on passe juste faire tourner le récit exalté de notre attaque aux potes restéEs au bahut, et on continue en direction de la mairie. Là c’est beaucoup plus calme, certainEs lycéenNEs sont assiSEs par terre, on hallucine un peu, on se demande bien ce qu’on peut faire devant une mairie à part reproduire ce qu’on vient de faire quelques minutes plus tôt. Apparemment cet objectif ne satisfait pas grand monde et du coup on repart après 5 minutes le long du parc des Buttes Chaumont. Deux ou trois lycéenNEs appellent à ne pas prendre de bouteilles et à rester calme. Ça fait bien marrer tout le monde, et on commence à récupérer des objets potentiellement utiles au regard du nouvel objectif qui commence à faire le tour des bouches et des oreilles : le commissariat central du 19e arrondissement ! Non contentEs d’avoir attaqué un commissariat, on a envie de s’en faire un autre, et il faut dire qu’on commence à se chauffer. On déboule dans les escaliers, on arrive devant le comico, judicieusement placé en face de travaux de voirie qui vont fournir l’essentiel des projectiles : après les carreaux de carrelage et les cailloux, on commence à se servir des étais comme de béliers, à balancer les barrières de chantier contre les vitres qui tombent les unes après les autres. Les éclats de joie de la foule répondent aux éclats de verre qui jonchent le trottoir. En face du comico, la cour du collège Georges Brassens est déserte et les ballons abandonnés semblent dire « ras le bol du foot à la récré, on préfère casser des commissariats ! ».
Toujours pas de flics à l’horizon, mais plus de vitres intactes non plus, et les tags « Nique la police » et « Mort aux flics » synthétisent plutôt pas mal nos revendications, du coup on se tire par la rue d’Hautpoul. En partant, on voit trois pauvres fourgons se diriger vers le commissariat en nous évitant bien soigneusement. Ben ouais, on est 500, super chaudEs, et on a pas l’air d’avoir trop envie de se laisser faire.
Une fois sur l’avenue Jean Jaurès, quelques tags, « Sous les pavés, les flics », « En grève jusqu’à la retraite », « La retraite à 13 ans » sur un Pôle-Emploi. Ça gueule tout le temps plein de trucs, « Le travail on s’en fout, on veut plus bosser du tout ! », clairement on a toutes les raisons d’être dans la rue, et on ne se prive pas de le dire. La vidéo est évidemment un prétexte, et seulEs peuvent s’indigner de cette violence ceux et celles qui n’ont jamais été confrontéEs aux flics, et qui ignorent donc combien ces violences sont systématiques quand on a affaire aux larbins en uniforme. Là on est ensemble, et l’énergie qui nous porte n’a plus grand chose à voir avec cet uppercut, mais plutôt on kiffe juste de pouvoir exprimer tout ce qu’on retient toute l’année : la rage contre les flics, et le bonheur de les voir se manger des pavasses.
Ça gueule « on va à gare du Nord ! », « on va à gare de l’Est ! », et tout un tas d’autres propositions, jusqu’à une qui semble ravir tout le monde : « Autoréduc ! Autoréduc ! ». Quand on voit au loin le logo Franprix, tout le monde comprend et c’est un véritable sprint jusqu’au magasin qui est envahi par des dizaines de personnes hilares qui se servent et ressortent en brandissant leur butin. Des œufs de Pâques en pagaille, des sandwiches et tout un tas d’autres trucs. Il va sans dire qu’à ce moment-là les quelques rabat-joie citoyens ont quitté la manif depuis un bon bout de temps, et c’est très plaisant de sentir combien cette action de pillage spontané égaye sincèrement tout le monde.
On continue sur Jaurès, et rebelote une enseigne Franprix au loin. Même scénario, sprint, on tient le rideau de fer, on file des coups sur les vitres pendant que d’autres pillent ce qu’illes peuvent. Deux pauvres RG, talkies en main, nous suivent de loin, mais toujours aucun flic. Du coup on continue ! On est revenuEs à Stalingrad, et on suit la ligne 2 en direction de Barbès. En chemin on rencontre un type à la rue à qui on file un bon paquet de victuailles. Ça se prend en selfie devant le gars, sourires aux oreilles « vas-y, c’est cadeau ça vient du Franprix ! ». En arrivant à proximité des migrantEs qui dorment sous le métro aérien, ça gueule « So, so, so, solidarité, avec les réfugiéEs ! », et on partage une autre part du butin du pillage. Cette manif est celle de toutes les causes, tous les prétextes, parce qu’il n’y en a aucun autre que celui d’être touTEs ensemble, sans flics, les mains libres et les esprits rebelles.
On continue en direction de la Chapelle et on bifurque rue du Chateau-Landon aux cris de « On va au lycée Colbert ! ». On passe devant mais il n’y a personne dehors, à part une bonne masse de poubelles à roulettes, révoltées elles aussi, qui se décident à nous accompagner. On passe au-dessus des voies et là nos compagnonNEs poubelles décident de passer à l’action, une bonne partie, dont le conteneur à verre, se jettent à plat ventre en travers de la rue, tandis qu’une poignée de poubelles plus téméraires se jettent par-dessus les barrières sur les voies de la Gare de l’Est en criant « Bloquons tout ! ».
Ça repart vers Barbès, et c’est seulement là qu’on entend les premières sirènes, plus loin. Quelques camions, rien de bien impressionnant pour les quelques centaines de personnes qui restent. Mais on commence à être fatiguéEs, et on arrive dans un quartier où les cibles semblent moins nombreuses. Les anti-émeutes trottinent difficilement, du coup ça court un peu et on part tranquillement dans les rues transversales. Une trentaine de personnes ont finalement été nassées par les chtars et libérées une par une après fouille et contrôle d’identité.
En une matinée, on a pu, à 4 ou 500 personnes motivées, attaquer deux commissariats, piller deux Franprix, gueuler partout tout ce qu’on voulait, tenter de bloquer les voies de la gare de l’Est avec des poubelles, se tirer sans que personne se fasse arrêter, et tout ça sans arrêter de rigoler, de crier de joie et d’halluciner sur notre capacité à prendre de vitesse la police et tous les larbins qui les soutiennent (vigiles, citoyenNEs, etc.).
Quand on s’est séparéEs, c’était dans toutes les bouches : on remettra ça !

Note de Christine Tasin

Moralité : la France appartient aux lycéens, aux migrants, aux antifas, aux pro-palestiniens, aux racailles musulmanes…. qui peuvent faire  absolument ce qu’ils veulent sans voir le bout du nez d’un policier. Saccager des commissariats ( qui seront remis en état av ec l’argent de ce con de contribuable) et piller des magasins… entre autres joyeusetés.

Y a-t-il encore un Ministre de l’Intérieur ? A moins que Cazeneuve soit tellement occupé  à chercher noise aux patriotes qu’il n’ait pas le temps de gérer tous ces gens-là ?

Le spectacle de notre pays, en pleine déréliction, partout, serre le coeur. Et donne des envies de meurtre.

Merci à Jean-Michel Gaudet pour le lien de la video ci-dessous. Courageux mais pas téméraires les petits cons à capuche au visage bien emmailloté… On veut bien casser, mais pas payer les dégâts. Le jour où les patriotes patrouilleront pour défendre leur pays et leurs compatriotes n’est pas loin. Et ça fera mal.





19 thoughts on “Récit d’une balade très sauvage contre la police

  1. Le Chatelain44

    Quelle tristesse, le réveil pour ces jeunes sera douloureux :(
    Nous vivons juste les prémices de « cette guerre qui vient », ils vont souffrir, ils ne se rendent même pas compte qu’il n’y aura pas de travail pour eux mais que les clandestins vont faire basculer tout le système (CPAM y compris) et que l’Islam va détruire la démocratie aidée par les politiques ripoux.
    Ils pensent que l’avenir leur appartient, alors qu’il est déjà compromis…

  2. DUVAL Maxime

    hallucinanant, c’est le moins. Hallucinant qu’ils s’en vantent… et se donnent rendez-vous pour la prochaine, qui devrait surclasser encore en défoulement ce qui ne fut somme toute qu’un petit round d’entraînement.

    « Le spectacle de notre pays, en pleine déréliction, partout, serre le coeur. Et donne des envies de meurtre ». C’est du Christine TASIN.

    Voici un autre avis sur un meurtre en cours d’exécution, d’après l’auteur (tombé dessus par hasard) :
    La République saccagée
    Publié le 30 mars 2016 par maximetandonnet

    Maxime Tandonnet, né le 7 octobre 1958 à Bordeaux, est un haut fonctionnaire et auteur français. Ancien conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur et à l’Élysée, il a écrit plusieurs ouvrages historiques et d’actualité. Wikipédia
    Naissance : 7 octobre 1958 (57 ans), Bordeaux

    La Constitution du 4 octobre 1958 s’achève par la phrase suivante, à la fin de l’article 89: « La forme républicaine du gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision« . Cela signifie que tout peut être modifié par une révision constitutionnelle, mais qu’il est interdit d’abolir la République. Je prétends, je crois, j’affirme que la République française est pourtant, de facto, en cours d’abolition. Nous changeons subrepticement de régime. La République se rattache fondamentalement à la notion de res publica, la chose publique.

    L’essentiel n’est pas dans les personnes qui occupent le pouvoir, leur intérêt, mais dans la chose publique, l’intérêt général, le bien commun, le destin collectif. Or, à quel spectacle assistons nous en ce moment? A la confiscation de la vie publique par une sorte d’exubérance narcissique de quelques personnages sans vision, sans envergure, ivres d’eux-mêmes, motivés par une sorte de vanité puérile, pour conserver ou s’emparer des attributs du pouvoir politique, c’est-à-dire, pour l’essentiel l’Elysée, sous les applaudissements du monde médiatique qui se complaît dans ce spectacle dérisoire. Difficile d’exprimer à quel point le spectacle politicien français me révulse, la course aux primaires à droite, le vertige de l’incrustation à gauche, la misérable saga de la droite extrême.

    La République est en train de mourir asphyxiée par la médiocrité vaniteuse d’une petite clique médiatisée. Mais elle ne laissera pas sa place à la monarchie, la souveraineté d’un personnage incarnant l’unité et la continuité du pays. Bien au contraire, nous allons au morcellement, l’émiettement, le triomphe de la prétention, de l’inefficacité, de l’impuissance, de la soumission, de la propagande et de la manipulation, du paraître.

    Nous entrons dans un monde de chaos politique, une sorte de tyrannie douce, régime d’operette un peu grotesque, où tout est communication, un système qui n’est ni république ni monarchie, fondé sur un culte de la personnalité, une personnalisation artificielle sans fondement, sans mérite, sans héroïsme, des personnages bouffis d’orgueil, gonflés d’eux-mêmes, et indifférents à tout le reste, malades d’aveuglement et de prétention, manipulateurs…

    Comment en sortir? Je n’en sais rien…

    Maxime TANDONNET

    1. AntiislamAntiislam

      Bonjour,

      Tandonnet, qui est courageux et lucide, était un ancien conseiller de Sarko.

      Il avait, sur son blog, exprimé quelques modestes inquiétudes sur l’immigration …

      Il a été immédiatement viré de son poste par le secrétaire général de l’Elysée, Xavier Musca.

      (Lire le livre précédent de Tandonnet)

      Monsieur Musca habite les beaux quartiers alors l’immigration c’est pas son problème.

  3. Xtemps

    J’imagine que c’est encore les mêmes chances pour la France qui ont fait ces joyeusetés, laissé faire par nos escrocs dirigeants fascistes aux pouvoirs.
    Enfin!, inutile de dire la mauvaise foi et la haine contre nous les européens peuples de la part de nos escrocs aux pouvoirs.

  4. Jean Michel Gaudet

    Cet épisode est un élément révélateur du phénoméne de « guerre civile » que peu de personnes en fait parviennent à en définir les contours , à partir des réalités déjà vécues aujourd’hui

    D’abord notons la passivité incroyable de la police , pourtant bien présente à l’intérieur des locaux attaqués , dont aucune réaction ne fut observée , pour des raisons que je ne parvient pas à discerner mais que d’autres intervenants dans ce blog pourraient éventuellement mieux éclairer .

    Nous assistons à une capitulation totale de l’état qui ici même semble abandonner ses devoirs régaliens de protection, pour le plus grand préjudice de commerçants ignoblement pillés en toute impunité, puisque la réponse judiciaire à ces violences intolérables fut inexistante !

    Si tant est que nos flics, pourtant plus efficaces face aux patriotes infiniment plus paisibles et respectueux des personnes et des biens, nous pouvons formuler les plus grandes préoccupations , quant à leur capacité à affronter des phénoménes ultérieurs , tels que des émeutes islamistes comme en Suéde, ou presque encore pire des actions brutales issues de milices de la charia, qui inévitablement vont un jour fleurir dans les molenbeek que compte le territoire !

    Selon moi , la police sera impuissante face aux radicaux cherchant à imposer de nouvelles lois sociales , et nous devrons nous déterminer nous mêmes !

    1. Dorylée

      Il faut bien comprendre que la Police Nationale comme la Gendarmerie Nationale ainsi que l’Armée OBÉIT AUX ORDRES DES POLITIQUES même s’ils n’ont aucun courage ni aucun honneur. Je parierais bien ma paye contre un bouton de culotte que les ordres ont fusé à la radio et au téléphone :  » N’intervenez pas pour ne pas provoquer les manifestants.  » On voit très bien, sur la vidéo, les fonctionnaires de Police sortir une fois que les petites merdes, sûres de leur impunité, sont parties.
      Je le répète depuis longtemps, même s’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, laissons la Police et la Gendarmerie faire leur travail en ne leur donnant comme consigne que :  » Rétablissez l’ordre et arrêtez les casseurs. Vous avez carte blanche.  » Ça va pas être long.

  5. Nico57

    Vous voulez rire? figurez vous que grâce à ça une vingtaine d’établissement vont rester fermé demain pour éviter que la police ne tabasse ces chers petits

    « Manifestation étudiante: fermeture de lycées en prévention de violences policières »

    https://www.youtube.com/watch?v=fbNUtsw2pOY

    Oui évidemment le comportement des policiers c’est vilain par contre le comportement des dégénérés c’est tout gentil et calinours

  6. hathoriti

    Récapitulons. Un « jeune » lycéen…? prend un tampon dans la gueule de la part d’un policier excédé qu’il venait d’insulter copieusement . Représailles, un commissariat et un Franprix saccagés. O.K. Normal…
    13 novembre 2015 . 480 victimes dont 130 morts et des estropiés à vie. Avez-vous vu des représailles ??? Il aurait pu y avoir une mosquée saccagée ainsi qu’un magasin halal, non ?
    Conclusion: nous sommes civilisés, eux, ce sont des sauvages, car ceux qui ont commis ces débordements sont des racailles à mahomet, même si dans le groupe se sont glissés des petits cons de français. J’approuve Christine, je me sens de drôles d’envies depuis quelque temps…

  7. Thierry1354

    Un remake version actuelle des coups de force des trotskistes et des maoïstes main dans la main avec les franges anarchistes et marxistes-léninistes dans les années 70 et précisément 68 (cette période qui a tant fait jubiler et jouir certains, n’est-ce pas ? ) voilà où cela nous a mené cette vaste mystification et manipulation qui court toujours et rejaillit des souterrains infernaux de l’utopie, démagogie et mensonge à l’encontre du bon sens et de la responsabilité issus de l’esprit mâture

  8. balcaen

    Ça on ne voit pas dans nos merdias…Ces racailles font la loi…ils importent l’intifada en France….nous l’aurons aussi bientôt en Belgique…c’est vrai que nos politiciers baissent plus vite leurs pantalons que les vôtres…avez-vous la série de couacs qu’il y a eu lors des attentats du 22 mars!!!!!!

  9. patito

    c’est la même chose que la chevalerie Française à Azincourt !
    les anti émeutes sont plus harnachés pour se protéger que pour attaquer et la cavalerie légère étudiante leur part sous le nez quand ils bougent ce qui fait bien rire les jeunes
    pour ma part je me souviens d’une petite unité de gendarmes anti émeutes de mon époque qui avaient une sorte de survétement bleu ciel et un  » bidule  » à la main ; ils courraient aussi vite que nous , étaient du genre balèze et pas aimable et ce sont eux qui poursuivaient les manifestants dans le petites rues alors que le gros de la troupe était sur les boulevards
    leur extrème mobilité était leur force

    ce

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